D'importants progrès en recherche sur la maladie d'Alzheimer devraient être dévoilés durant le symposium

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8e Symposium international de Montréal/Springfield sur les progrès récents dans le traitement de la maladie d'Alzheimer

Plus de 650 spécialistes de l'étiologie et du traitement de la maladie d'Alzheimer, venus du monde entier, se retrouveront au 8e Symposium international de Montréal/Springfield sur les progrès récents dans le traitement de la maladie d'Alzheimer qui se déroulera du mercredi 14 au samedi 17 avril 2004, à l'Hôtel Fairmont Le Reine Élizabeth. Les organisateurs du colloque, le Dr Ezio Giacobini du département de gériatrie des Hôpitaux universitaires de Genève, le Dr Serge Gauthier du Centre McGill d'étude sur le vieillissement et Jean-Pierre Michel de l'Université de Genève en décriront brièvement les faits saillants lors d'une conférence de presse qui aura lieu à midi trente, le mercredi 14 avril, dans la salle Matapedia, à l'étage des salles de conférence de l'Hôtel Fairmont Le Reine Élizabeth. Un repas froid sera servi.

Organisé par la faculté de médecine de la Southern Illinois University (SIU) de Springfield (Illinois) qui a parrainé le premier symposium en 1988, et le département de gériatrie des Hôpitaux universitaires de Genève (Suisse), ainsi que par la faculté de médecine de l'Université McGill de Montréal, le Symposium international de Springfield sur les progrès récents dans le traitement de la maladie d'Alzheimer a lieu tous les deux ans.

Pendant trois jours, des spécialistes de la neurologie, de la génomique, de la protéomique, de la pharmacologie, de la médecine diagnostique, de la psychiatrie, de la physiothérapie, de l'ergonomie etc. discuteront des principaux progrès opérés dans le traitement de la maladie d'Alzheimer depuis deux ans. Seize ateliers sont prévus au programme sur des thèmes aussi divers que le traitement par cellules souches, la thérapie génique, la pharmacogénomique, l'immunothérapie, les liens entre le traitement, le patient et le/la soignant(e) ou le traitement pharmacologique des symptômes neuropsychiatriques de la maladie d'Alzheimer et des troubles connexes.

Cent vingt (120) conférenciers viendront présenter les résultats de différentes études sur la maladie d'Alzheimer. Plusieurs interventions devraient donner lieu à la présentation de résultats importants :

  • Annonce des résultats du premier essai de vaccination de patients Alzheimer aux États-Unis et en Europe, par Dale Schenk, PhD, Elan Pharmaceuticals, San Francisco (13 h 30, le 15 avril).
  • Présentation des résultats d'une étude utilisant des clichés du cerveau obtenus par TEP pour révéler des dépôts de protéine bêta amyloïde chez des patients vivants atteints d'une forme précoce ou légère de maladie d'Alzheimer et des sujets avec troubles de mémoire porteurs de la maladie mais non encore diagnostiqués, par Agneta Nordberg, PhD, Institut Karolinska de Stockholm, et W. Klunk, PhD, Université de Pittsburgh à Pittsburgh. Cette technique d'imagerie pourrait devenir une nouvelle méthode de diagnostic (16 h 00, le 15 avril).
  • Présentation des résultats d'une étude qui démontre que l'entraînement cognitif en association avec des inhibiteurs de la cholinestérase est un traitement plus efficace que la seule administration de médicaments, par le Dr Roberto Bernabei, Université catholique du Sacré-cœur de Rome (11 h 45, le 16 avril).
  • Présentation des résultats d'un essai thérapeutique portant sur l'administration de statines (anticholestérolémiants) à des patients Alzheimer, par Larry Sparks, PhD, Sun Health Research Institute, Sun City, Arizona (11 h 05, le 17 avril).
  • Présentation des résultats obtenus auprès de patients atteints de maladie d'Alzheimer qui donnent à penser qu'en se liant à la protéine soluble alpha bêta amyloïde Alzhemed (MC), le médicament expérimental de Neurochem pour le traitement de la maladie d'Alzheimer, semble favoriser la réduction des taux de cette protéine dans le liquide céphalorachidien, par Francine Gervais, PhD, Neurochem à Montréal (14 h 10 le 17 avril).
  • Des résultats intermédiaires prometteurs, après 12 mois de traitement dans le cadre d'une étude de prolongation de phase II en ouvert, montrent une stabilisation ou une amélioration de la performance aux tests d'exploration des fonctions cognitives chez au moins 72 % des patients atteints d'une forme légère de maladie d'Alzheimer. Denis Garceau, PhD, Neurochem à Montréal (affiche/poster session : 17 h 30-19 h30).

N.B. Le symposium de Springfield a été créé en 1988 par Ezio Giacobini, médecin, PhD, qui était à l'époque directeur du département de pharmacologie de la faculté de médecine de SIU. La première rencontre, à laquelle 88 chercheurs ont participé, a eu lieu à Springfield en Illinois. Les deux colloques suivants ont eu lieu à Springfield en 1991 et 1994. À l'époque, la recherche sur la maladie d'Alzheimer était relativement nouvelle, mais commençait à intéresser de nombreux établissements et quelques traitements faisaient déjà l'objet d'étude. Il n'y avait donc aucun motif de se réunir plus fréquemment en raison de la lenteur des résultats. Avec la multiplication des recherches sur la maladie d'Alzheimer, le symposium s'est ensuite tenu tous les deux ans, au lieu de tous les trois ans. Lorsque le professeur Giacobini a pris sa retraite en 1995, il s'est installé à Genève et a établi des collaborations avec des chercheurs d'autres universités. Le symposium de 1996 a eu lieu à Nice en France, et a été parrainée par l'Université de Nice. Celui de 1998 a eu lieu à Genève en collaboration avec l'Université de Genève à laquelle le Dr Giacobini est rattaché et celui de 2000 à Stockholm à l'Institut Karolinska. Le symposium de 2002 a eu lieu à Genève. Après Montréal, des réunions sont prévues à Genève en 2006 et Hong Kong en 2008. La participation à ce colloque a augmenté au fil des ans : en 2002 il y avait 880 participants ; Montréal en attend 650 à 700.