Des partenaires du milieu de la recherche de Montréal s’associent à l’Institut de recherche Terry Fox pour faire avancer la recherche sur le cancer

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Un consortium multi-centre offrira des traitements plus personnalisés aux patients atteints de mélanomes et de leucémies au Québec

Les meilleurs chercheurs, centres de cancérologie et hôpitaux de Montréal et l’Institut de recherche Terry Fox ont formé un partenariat afin de réaliser de nouvelles avancées dans le domaine de la médecine personnalisée et de précision dans le but d’améliorer les traitements offerts aux 18 000 patients atteints de cancer qui sont traités annuellement.

Le Consortium contre le cancer de Montréal (CCM) réunira des chercheurs et des cliniciens du Centre de recherche sur le cancer Goodman de la Faculté de médecine de l’Université McGill,, du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et de son Institut de recherche, de l’Hôpital général juif (HGJ), du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) et du Centre d’innovation Génome Québec.

Pour l’Institut de recherche Terry Fox, le lancement de ce consortium marque une nouvelle étape vers l’atteinte de son objectif d’accélérer l’application de la médecine de précision pour tous les Canadiens. Le Consortium est le second projet pilote créé par l’Institut dans le cadre de sa stratégie visant à former un réseau pancanadien de centres de cancérologie.

Les membres du projet pilote montréalais poursuivront l’élaboration d’une nouvelle stratégie de traitement du cancer qui renforce le système immunitaire du patient pour qu’il combatte le cancer. Ce traitement appelé immunothérapie a récemment donné des résultats impressionnants chez certains patients.

L’immunothérapie a changé la vie de Stan Czebruk.

« C’était en 2009. Je faisais une randonnée en Écosse quand mon épouse m’a appelé pour m’annoncer que j’avais le cancer. C’était un mélanome sur mon oreille gauche qui s’est ensuite propagé aux poumons et au cerveau », explique ce Montréalais âgé de 60 ans qui est traité au CUSM. Après deux opérations au cerveau  et toute une batterie de traitements, il est aujourd’hui en rémission et il subira son dernier traitement d’immunothérapie au début du mois d’août.

Le Consortium contre le cancer de Montréal se concentrera en premier lieu sur les traitements d’immunothérapie pour le mélanome et la leucémie aiguë. Il se servira par la suite des connaissances et des ressources acquises pour soutenir les traitements d’autres types de cancers.

« Le parcours a été long, mais j’ai une grande confiance dans le système de santé. J’ai grand espoir que davantage de recherches seront faites et que d’autres traitements seront trouvés  », dit M. Czebruk, diplômé d’un bac en commerce dans les années 80 à l’Université Concordia, et qui a depuis décidé de retourner à son premier amour et qui commencera en septembre une majeure en géographie à  son ancienne université.

«Beaucoup de progrès ont été réalisés dans la recherche sur le mélanome au Québec , il  y a maintenant un besoin urgent de développer un réseau pour recruter des patients et leur proposer de nouvelles options thérapeutiques au sein d’un centre d’expertise. «C’est le but de ce consortium réunissant des experts pour stimuler la recherche et les soins contre le cancer », affirme le Dr Catalin Mihalcioiu, co-chercheur du CCM, oncologue médical au CUSM et chercheur du Programme de recherche sur le cancer de l’Institut de recherche du CUSM et aussi professeur adjoint de médecine à l’Université McGill.

« Le mélanome est un type de cancer qui peut être facilement négligé, en particulier chez les personnes âgées ou chez les jeunes qui ne font pas attention à leur santé », ajoute le Dr Mihalcioiu, qui soigne M. Czebruk depuis 2013.

Les chercheurs du CCM, en collaborant,  tenteront également de mieux comprendre comment les divers aspects du système immunitaire sont liés à la leucémie aiguë et pourquoi la thérapie fonctionne chez certains patients, mais pas chez d’autres. Ils espèrent découvrir de nouveaux biomarqueurs et de nouvelles cibles qui répondront aux traitements d’immunothérapie.

« Au total, le Consortium contre le cancer de Montréal tirera profit des données de plus de 18 000 patients annuellement et de plus de 50 essais cliniques continus en immunothérapie et en médecine de précision dans le but de créer l’un des pôles d’innovation en oncologie les plus centrés sur le patient au Canada », déclare professeur Ian Watson, Chaire de recherche du Canada en génomique fonctionnelle du mélanome et professeur adjoint, Département de biochimie de l’Université McGill, membre du Centre de recherche sur le cancer Goodman et co-chercheur principal du projet de CCM.

Plusieurs organisations appuyant l’initiative verseront une somme totale de 6,5 M$ au CCM au cours des deux prochaines années. À titre de catalyseur du projet, l’IRTF fournira 2 M$. Parmi les autres bailleurs de fonds, il y a notamment Oncopole, Génome Québec, le Centre de recherche sur le cancer Goodman et l’Institut du cancer de Montréal.

« Nous sommes ravis de voir la formation de ce partenariat avec les meilleurs chercheurs, cliniciens et centres de cancérologie universitaires et de santé de Montréal. En regroupant leurs travaux et en établissant ces nouvelles collaborations, nous créons un nouveau modèle de travail qui a le potentiel de changer réellement les choses dans les cliniques. Ce sont d’excellentes nouvelles pour les patients vivant ici, au Québec, et partout au Canada », affirme le Dr Victor Ling, président et directeur scientifique de l’IRTF.

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