De la chimie verdissante à l'Université McGill

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Atelier sur la chimie verte organisé par McGill présente des solutions à des procédés polluants

Le concept de chimie verte peut sembler paradoxal - quand on parle de « chimie », on a tendance à penser à des polluants. Or, si à l'origine l'industrie était confrontée au défi que posaient la rétention et la neutralisation des déchets toxiques, on parle aujourd'hui de « chimie verte », un terme mis de l'avant en 1991 par Paul Anastas.

Aujourd'hui à l'emploi du bureau de la science et des technologies de la Maison-Blanche, M. Anastas sera au nombre des 21 conférenciers qui participeront au "Canada-U.S. Joint Workshop on Innovative Chemistry in Clean Media" (Atelier conjoint Canada-États-Unis sur la chimie innovatrice en milieux propres) qui se tiendra à l'Université McGill les 20 et 21 mai. L'atelier de deux jours comprendra des présentations et des discussions en groupe mettant en vedette des scientifiques de renom des milieux universitaires et industriels états-uniens, canadiens et européens. Ils discuteront notamment de l'utilisation de solvants « plus verts » en science et en technologie. Des présentations par des scientifiques des secteurs pharmaceutique, papetier et des machines de bureau sont aussi au programme. L'atelier organisé par l'Université McGill sera le premier du genre à réunir des représentants tant canadiens qu'états-uniens et devrait être d'intérêt pour les journalistes scientifiques et des secteurs de l'énergie et de l'environnement.

Un des produits chimiques verts au programme des discussions est le dioxyde de carbone. Considéré comme une des causes des changements climatiques actuels en raison de sa condition de gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone, une composante essentielle de toute forme de vie végétale, se prête bien mieux au recyclage que le chlore, une composante de nombreux solvants industriels. Dans sa forme liquide, le dioxyde de carbone est, par exemple, employé dans le nettoyage à sec comme solution de rechange au très polluant tétrachloroéthène.

Le dioxyde de carbone et l'eau figurent parmi plusieurs solvants verts sur lesquels porteront les discussions dans le cadre de l'atelier. Le premier a suscité beaucoup d'intérêt en raison de ses nombreuses qualités non polluantes. « Le dioxyde de carbone généré, par exemple, par une centrale électrique peut être capturé, liquéfié sous pression, puis utilisé comme solvant dans de nombreux procédés industriels », affirme Chao-Jun Li Chan, professeur en chimie organique à McGill, chaire de recherche du Canada en chimie verte et co-organisateur de la conférence. Il croit que, avec le temps, de nombreuses industries passeront au dioxyde de carbone quand elles auront accès aux moyens techniques rendant possible cette conversion.

Pour en savoir plus sur la chimie verte et le programme de la conférence, consulter le site Web. Le Canada-U.S. Joint Workshop on Innovative Chemistry in Clean Media se tiendra à l'Édifice McConnell (3480, rue University), de 8 h 30 à 17 h, les 20 et 21 mai. Composer le 514-398-8457 pour s'inscrire ou pour coordonner des entrevues avec des conférenciers.