La planification du déménagement de l’École de physiothérapie et d’ergothérapie dans des locaux lumineux et ouverts au 680, rue Sherbrooke Ouest progresse rapidement. Rappelons que l’École occupe actuellement la Maison Hosmer. Réparti sur deux étages, l’espace entièrement rénové sera idéal pour l’enseignement et l’apprentissage de pointe.
« Le moment est propice à la réalisation de ce projet », se réjouit Isabelle Gagnon, B. Sc. (physiothérapie) 1992, Ph. D., vice-doyenne et directrice de l’École. « Il manque encore des fonds pour réaliser pleinement notre vision, mais nous avons déjà recueilli une part importante du financement nécessaire aux travaux de rénovation. »
Vers un milieu d’apprentissage interdisciplinaire, inclusif et immersif
L’engagement communautaire est une priorité absolue pour l’École. Les espaces de collaboration faciliteront la recherche interdisciplinaire et la réalisation de travaux novateurs avec des partenaires de l’Université et de l’extérieur. « Pour élargir nos partenariats, nous devons offrir un environnement accueillant et inclusif, explique la directrice. Les nouveaux locaux comprendront des espaces de conception universelle adaptés aux personnes en situation de handicap. »
« Nous souhaitons également ouvrir une clinique étudiante, poursuit Isabelle Gagnon. Notre objectif est d’offrir gratuitement des services aux populations mal desservies, et nous recueillons actuellement des fonds pour assurer la supervision clinique nécessaire à la prestation de ces services. »
Les nouveaux locaux comprendront également des environnements cliniques conçus pour offrir une expérience d’apprentissage immersive. « L’apprentissage par la simulation avec la réalité augmentée et les technologies de réalité virtuelle transforme la formation en la transportant en dehors de la salle de classe, explique Isabelle Gagnon. Grâce à ces outils, les étudiantes et étudiants pourront mettre en pratique leur raisonnement clinique et s’exercer à réaliser des évaluations, à prendre des décisions thérapeutiques et à travailler en équipe interprofessionnelle dans un cadre réaliste. »
Enfin, les nouvelles installations permettront à l’École d’accueillir davantage d’étudiants pour répondre à la demande de physiothérapeutes et d’ergothérapeutes dans le réseau de la santé du Québec. « Dans ce contexte de croissance, nos nouveaux locaux nous permettront de continuer d’offrir une expérience étudiante de qualité, sur le plan tant de la formation que du développement personnel. »
« L’emménagement de l’École dans des lieux modernes est un investissement essentiel pour son avenir », souligne Geneviève Côté, directrice du Bureau de gestion des bâtiments et des infrastructures de la Faculté de médecine et des sciences de la santé.
« Ce nouvel environnement expressément conçu pour l’École favorisera la prestation de services de qualité, l’efficacité opérationnelle et la collaboration, et permettra à l’École de mieux répondre à l’évolution des besoins de sa communauté ainsi que de poursuivre sa mission pour les années à venir. »
Hommage à l’héritage d’une pionnière
Anthony Mair, D.D.S. 1987, a fait un don à l’École en hommage à sa marraine, feu Dorothy Thomas Edding, B. Sc. (physiothérapie) 1964, M. Sc. A. 1975, Ph. D. Professeure influente à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie, elle a contribué à la fondation de la première—et de la seule—école de physiothérapie universitaire de la Jamaïque, à l’Université des Indes occidentales, à Kingston.
« Dorothy a consacré sa vie à l’enseignement universitaire et à la formation en physiothérapie à McGill, où elle a accompagné d’innombrables étudiantes et étudiants, rappelle le Dr Mair. Elle a probablement été la première physiothérapeute noire titulaire d’un doctorat au Canada. J’ai choisi d’utiliser l’argent qu’elle m’a laissé à son décès pour lui rendre hommage. »
« J’espère que le fait qu’un des nouveaux locaux porte son nom encouragera d’autres personnes de groupes marginalisés à suivre son exemple. »
Un investissement pour l’avenir
Valeria Rosenbloom, B. Sc. (physiothérapie) 1974, ambassadrice de la campagne de financement pour le déménagement, souligne la grande valeur de sa formation à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie. « Comme physiothérapeute, j’ai vu de mes propres yeux les bienfaits de la réadaptation; j’ai vu des gens retrouver leur mobilité, leur confiance et leur autonomie, note-t-elle. J’ai vu des gens retrouver la vie qu’ils avaient avant et souhaitaient tant retrouver. »
« J’ai décidé de faire un don pour la création de la nouvelle demeure de l’École, parce que, dès mon premier cours jusqu’après l’obtention de mon diplôme, cette école m’a outillée pour améliorer la vie des gens. »
Annette Majnemer, B. Sc. (ergothérapie) 1980, M. Sc. 1985, Ph. D. 1990, ancienne directrice de l’École, a également contribué à ce projet qu’elle considère comme essentiel pour l’avenir de l’École : « L’École est depuis longtemps à la fine pointe de la science, de la pratique et de la formation. Les nouveaux locaux offriront un environnement d’apprentissage mieux adapté à ses besoins. L’École connaît actuellement une période de transformation : de nouveaux membres du corps professoral et du personnel enseignant se joignent à nous, et nous renouvelons le programme d’ergothérapie. Le fait d’entreprendre un nouveau programme avec une nouvelle équipe dans de nouveaux locaux, c’est vraiment stimulant. »
Annette Majnemer entretient un lien très personnel avec l’École, puisqu’elle y a obtenu son diplôme et, aujourd’hui, y enseigne. « L’École a toujours été comme un deuxième chez-moi. J’y suis profondément attachée. J’espère contribuer avec mon don à créer un milieu vraiment accueillant où les étudiants et étudiantes pourront se réunir pour travailler et décompresser. »
Depuis 1982, Carol Myrianthis, B. Sc. (physiothérapie) 1975, Psy. D., et son conjoint, Nicolas Myrianthis, B. Sc. 1974, B. Sc. (physiothérapie) 1977, exercent comme physiothérapeutes et dirigent des cliniques à Hilo, à Pāhoa et à Volcano, dans des régions rurales de l’est de l’île d’Hawaï. « Nous voulions aider l’École à poursuivre sa mission d’excellence en éducation pour les générations futures, explique Carol au sujet de leur don destiné au déménagement. Le programme de physiothérapie et d’ergothérapie de McGill a été un véritable tremplin pour mon mari et moi. Il nous a permis d’aider un très grand nombre de personnes à composer avec un handicap, à soulager leur douleur et à retrouver leur autonomie. »
« Grâce à la solide formation offerte à l’École, nous avons pu améliorer des milliers de vies, fonder une clinique privée florissante et offrir des soins dans différents contextes culturels, ajoute-t-elle. J’exerce cette profession depuis 51 ans et je considère que c’est un véritable privilège. Il est naturel pour nous de redonner à l’établissement et au programme qui nous ont permis de trouver notre vocation. »
Vous aimeriez épauler le projet de déménagement de l’École de physiothérapie et d’ergothérapie? Communiquez avec margaux.watine [at] mcgill.ca (Margaux Watine), directrice générale du développement, réseau de santé.