Nouveau cours à l'hiver 2019: FREN 499 - Lire la dette en littérature française

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FREN 499 - Questions de littérature 4: Lire la dette en littérature française

Enseignant: David Bélanger

Horaire: Lundi-mercredi, 14h35-15h55

La dette constitue une notion flottante. La crise du crédit en 2008 témoigne de l’incapacité de s’affranchir des dettes pour une bonne part des ménages américains ; la crise postmoderne après 1945, comme le diagnostiquent les philosophes, témoigne d’un refus d’affranchir les dettes transmises par les générations précédentes. C’est dire que la dette est polysémique, entre l’économique et le symbolique. Par là, elle participe à un imaginaire qui pétrit la littérature française. Ce cours consistera à suivre la dette dans quelques oeuvres depuis 1800, afin de saisir l’évolution de ce concept. L’itinéraire sera le suivant : du crédit chez Balzac, en tant que mesure économique et expression de transition, à la dette de classe chez Quintane, et tout ce que cela révèle sur le caractère « avancé » du capitalisme. Cet itinéraire sera également l’occasion d’explorer la dialectique – centrale – de l’économique et du symbolique.

Dans un deuxième temps, le cours s’engagera dans des « approches » précises de la dette, qu’il s’agira de mettre en relation avec les notions générales présentées. Chez Hémon, on verra à l’oeuvre une approche biographique et culturelle – la dette culturelle. Chez Beckett, on approfondira la notion psychanalytique de dette du langage. Chez Salvayre, on verra à l’oeuvre la « dette routinisée », celle intégrée comme « virtualité du vécu ».

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David Bélanger
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david.belanger3 [at] mail.mcgill.ca
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