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Hoi Kong: Fournir des rétroactions

Hoi Kong

« ...je pose des questions pour que les étudiants apprennent de manière active et qu’ils assimilent activement l’information, et aussi pour qu’ils développent leur esprit d’analyse. »

Hoi Kong enseigne le droit public en général, y compris des cours sur les processus administratifs, le droit constitutionnel canadien et un séminaire comparatif dans le fédéralisme constitutionnel.

Un diplômé de la Faculté, Hoi est retourné à McGill en 2009 après quelques années à l'Université Queen's, où il a reçu en 2008 le Prix d'excellence en enseignement des étudiants en droit de Queen's. En 2013, les étudiants de la Faculté de droit de McGill lui ont attribué le prix John Durnford d'excellence en enseignement.

Comment savez-vous que vos étudiants progressent?

Je reformulerais la question : comment pensez-vous savoir que vos étudiants progressent! Je crois que tout est dans la manière de concevoir le cours, en mettant en place des mécanismes de rétroaction pour les étudiants et pour moi. Chaque cours, chaque examen éclair, chaque travail et projet en groupe fait l’objet de rétroaction pour leur bénéfice et pour le mien. Par exemple, j’aime bien commencer mes cours en passant en revue le contenu du cours de la semaine précédente. Ensuite, je prends une pause pour que les étudiants puissent poser des questions; ils ont donc l’occasion de réfléchir à ce qu’ils ont appris au cours précédent et d’en discuter. Cette façon de faire me permet aussi d'évaluer ce qu’ils ont appris et comment ils ont retenu l’information.

Par ailleurs, dans mon cours Droit constitutionnel – chaque semaine, avant même de commencer – trois ou quatre étudiants désignés (d’une classe d’environ 60) auront rédigé des billets en ligne sur les textes à lire. J’intègre ces commentaires dans mon cours; une autre manière de mesurer le degré de compréhension des étudiants et de leur donner de la rétroaction individuelle. De cette façon, ils voient où ils se situent par rapport aux autres étudiants – une partie de l’apprentissage se fait entre collègues de classe. Si un étudiant s’est carrément trompé, j’apporte une correction, sans humilier personne, et nous poursuivons.

Ma méthode d’enseignement laisse beaucoup de place aux questions. Plutôt que de livrer simplement du contenu, je pose des questions pour que les étudiants apprennent de manière active, et qu’ils assimilent activement l’information et aussi pour qu’ils développent leur esprit d’analyse. Pour appuyer cette démarche, je fais souvent une pause, après 20 ou 40 minutes de contenu, je récapitule et je leur demande si tout est bien clair ou s’ils ont besoin de prendre deux minutes pour discuter entre eux. À la fin, je fais un résumé de ce qu’ils devraient avoir appris, en utilisant des verbes actifs comme « Vous devriez être capable d’énoncer le jugement... d’appliquer la cause... ». Ainsi, je suis transparent quant à mes attentes et j’offre aux étudiants la possibilité d’évaluer leur propre apprentissage.

Après chaque cours, je reste une vingtaine de minutes dans l’atrium afin que les étudiants intéressés puissent me poser d’autres questions. C’est un autre moyen de faire avancer les discussions, de clarifier certains points, surtout pour ceux qui sont trop timides pour lever la main en classe. Ces séances sont populaires et les questions posées me donnent une autre manière d’évaluer ce qu’ils ont compris, ou ce qu’ils n’ont pas compris. J’en tire une excellente rétroaction et j’intègre parfois certains éléments dans mon récapitulatif du cours suivant.

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