Summer Seminar: Vie et mort dans les traditions civiliste, de common law et autochtone. Éléments de réflexion sur la présence d’un « commun » des traditions

Event

Chancellor Day Hall NCDH 316, 3644 rue Peel, Montreal, QC, H3A 1W9, CA

Each summer, the Paul-André Crépeau Centre for Private and Comparative Law organizes a series of seminars to promote research of students from McGill and elsewhere. Attendance is open to all. For more information, email centre.crepeau [at] mcgill.ca.

Speaker: Kathy Bellefleur (McGill University)

[In French only] Cet atelier se propose d’articuler une réflexion sur les conceptions de la vie et de la mort dans les traditions de droit civil, de common law et de droit autochtone, plus particulièrement chez les Innus. L’objectif consiste à identifier les traits communs et/ou divergents entre ces traditions à un niveau conceptuel.

Vie et mort constituent des réalités incontournables pour tout être vivant. Celles-ci sont expérimentées, sans discrimination, par chaque être humain appelé à s’épanouir en ce monde. Que l’on appartienne à une tradition valorisant la rationalité (comme le droit civil) ou à une autre plus réceptive à la spiritualité (tel que le droit des autochtones), vie et mort constituent le premier d’un « commun » entre les traditions.  

Le premier point de divergence entre ces traditions se situe au niveau de la manière d’appréhender ces réalités. Dans le droit civil québécois actuel, toute référence aux aspects sacrés de la vie et de la mort a été progressivement élaguée du droit positif. Le droit civil est un droit qui s’occupe de la personne et de ses biens. Il s’agit d’un droit strictement orienté vers les vivants et le monde des objets. En outre, la common law a évolué selon une tangente plutôt similaire au droit civil. Quant à la tradition autochtone, elle propose plutôt une vision du monde ouverte aux aspects spirituels et sacrés. La frontière entre la vie et la mort y est souple, voire poreuse.

Au terme de cette conférence, nous tâcherons de mettre en lumière que même les traditions juridiques qui semblent les plus éloignées peuvent néanmoins être mises en dialogue.