Notre deuxième rencontre avec les partenaires s’est tenue en septembre 2012 et a réuni des communautés autochtones et des collaborateurs universitaires de l’ensemble des Amériques. Au cours de cette rencontre, nous nous sommes entendus sur les orientations à prendre dans nos projets à venir. Les éléments suivants résument notre discussion :
+ Aspects centraux communs
- Aires protégées et protection de l’environnement
- Conflits liés à l’extraction des ressources (industrie minière, foresterie, hydro-électricité)
- Sites sacrés et cérémonies (patrimoine, identité, récupération de lieux, espaces, territoire)
- Savoirs autochtones et politiques d’interaction avec l’état
- Relations de collaboration durables entre les chercheurs et les partenaires autochtones
+ Thèmes soulevés lors des discussions
- Les “projets de vie” des partenaires autochtones comme points de départ et guides pour la collaboration
- La qualité de vie, bien vivre (buen vivir), ayant priorité sur le développement mesuré en fonction des revenus financiers
- Les savoirs autochtones sur la terre et les relations primordiales pour comprendre l’environnement
- Établir des liens entre ces savoirs et le pouvoir et donner du pouvoir à ces savoirs
- Les liens essentiels entre terre, modes de subsistance et langage
- La manière dont les cérémonies/rituels, les sites sacrés et le patrimoine archéologique sont utilisés dans les stratégies de survie culturelle et de résistance
- Gouvernementalité : les occasions de gouvernance pour les partenaires autochtones, la gouvernance coloniale et les droits relatifs à l’environnement
- Les façons d’aborder les caractéristiques inexorables du développement néo-libéral « conventionnel »
- Divers modèles de développement : modèles « énergétiques », modèles de la sécurité alimentaire, etc.
- Diverses souverainetés : autochtones, étatiques, « souveraineté alimentaire », « souveraineté sur l’énergie », etc.
- Les façons de dire « non » aux modèles conventionnels de développement et aux juridictions sur les ressources centrées sur l’état
- Les stratégies employées par les compagnies exploitant les ressources et les gouvernements pour infiltrer et diviser
- La criminalisation et les moyens pour y résister
- Ce qui peut être arrêté; les avantages qui peuvent être retirés de ce qui ne peut être arrêté
- Les manières par lesquelles les partenaires autochtones peuvent apprendre des succès et difficultés de chacun
- Les stratégies pour que les populations autochtones puissent créer des réseaux et travailler ensemble en dehors des cadres formels des Nations Unies et ONG
- La façon dont INSTEAD peut soutenir la communication entre les communautés et l’accès à l’information
- La façon dont INSTEAD peut contribuer à la capacité des partenaires à réaliser des recherches autodirigées sur des enjeux cruciaux
+ Points de comparaison entre les expériences des communautés autochtones partenaires
- Les “cultures de la nature” en jeu pour chacun des partenaires autochtones; implications pour les approches centrées sur l’acteur de la responsabilité de gérer les relations environnementales
- L’écologie du paysage – les habitats et relations essentiels pour tout ce qui est vivant dans chaque territoire autochtone
- Le profil démographique – population humaine, répartition, types de peuplement du territoire, etc.
- Les pratiques économiques, les modes de subsistance; enjeux et espoirs
- Les régimes de biens et leur histoire; les multiples revendications, parfois conflictuelles, relatives à la propriété foncière et aux ressources
- Les institutions de gouvernance, les revendications, souvent en concurrence, portant sur les juridictions, les relations formelles/informelles et locales/externes
+ Notre façon de travailler
- Responsabilités éthiques et positionnement politique de notre projet
- Identifier des sources de financement adéquates pour de la recherche « militante »
- Coordonner notre travail avec la recherche entreprise par les communautés partenaires et les organisations elles-mêmes
- Leadership autochtone dans la gouvernance des projets