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Comparative Law News

BOOK: "La Mer des Califes. Une histoire de la Méditerranée musulmane (VIIe-XIIe siècle)" by Christophe Picard (Paris, January 2015)



La Mer des Califes. Une histoire de la Méditerranée musulmane (VIIe-XIIe siècle), by Christophe Picard
all information hereFernand Braudel reconnut l’Islam comme l’une des grandes civilisations méditerranéennes, mais comme un acteur de second plan durant les siècles de croissance des échanges en Méditerranée. Dans son sillage, les histoires de la Méditerranée médiévale accordent une place subalterne aux marins de l’Islam, généralement relégués au rang de pirates.
Cet ouvrage propose une histoire totalement renouvelée de l’espace méditerranéen. La production écrite des Arabes, prolifique durant toute la période médiévale, et la documentation archéologique en pleine croissance permettent de réévaluer le rôle des musulmans dans l’histoire de la Méditerranée, dont tant de sites portent encore la trace.
On découvre alors que les califes et les oulémas ne se sont pas détournés de l’espace maritime, bien au contraire. Des marins, guerriers et marchands ne cessent de la sillonner tandis qu’elle est abondamment décrite par les géographes, cartographes et encyclopédistes. Territoire du jihad des califes, elle n’a cessé de faire l’objet d’une attention soutenue de la part de l’Islam médiéval.
AuthorChristophe Picard est professeur à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’Islam médiéval.
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CFP: "L’évolution des métiers de la justice en France et en Europe" (Paris, 2016-2018)


WHAT L’évolution des métiers de la justice en France et en Europe, Call for Project
WHEN 2016-2018 (maximum 24 months)
WHERE Mission de recherche Droit & Justice, Paris
all information here
deadline September 7 2015
Projets à faire parvenir en 15 exemplaires 
Dépôt dans les locaux de la Mission de recherche : (avant 16 heures): Mission de Recherche Droit et Justice 2, rue des Cévennes – Bureau C100 75015 Paris ou Envoi postal : (cachet de la poste faisant foi) Mission de Recherche Droit et Justice Ministère de la Justice – Site Michelet 13 place Vendôme – 75042 Paris cedex 01 
ContactsPhone : 01 44 77 66 60 Fax : 01 44 77 66 70 Email address: mission@gip-recherche-justice.fr Website : www.gip-recherche-justice.fr
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COLLOQUIUM: "La tyrannie de la souveraineté" (Amiens, October 9 2015)


WHAT Les obligations de l'Etat souverain : souveraineté de l'individu et protection des droits de l'homme, La tyrannie de la souveraineté, international colloquium
WHEN October 9 2015 (first part April 24 2015)
WHERE Pôle Cathédrale, Faculté de droit et de Science politique, Amphithéâtre Carré de Malberg, Université de Picardie Jules Verne CURAPP-ESS, Amiens, France
all information here
OrganizationCéline Husson-Rochcongar (Maître de conférences en droit public, UPJV, CURAPP-ESS) 
"Il est besoin de former la définition de la souveraineté, parce qu'il n'y a ni jurisconsulte, ni philosophe politique, qui l'ait définie.; jaçait que c'est le point principal et le plus nécessaire à être entendu au traité de la République". Jean Bodin 
"La souveraineté est la puissance absolue et perpétuelle d'une République." Par cette définition concise et pourtant mystérieuse, Jean Bodin fit de la notion de souveraineté l'un des éléments essentiels de la pensée juridique. Associée à l'Etat moderne et à son droit, elle sera par la suite déclinée en nombre de formules demeurées célèbres qui l'envisagent à la fois dans la sphère du droit interne et dans celle du droit international. Considérée dans la première comme la faculté de disposer de la "compétence de la compétence" (Georg Jellinek) ou comme "le caractère suprême d'un pouvoir" (Raymond Carré de Malberg) et dans la seconde comme "signifi[ant] l'indépendance [...] dans les relations entre Etats" (Max Huber, Sentence arbitrale du 4 avril 1928 dans l'affaire de l'île de Palmas), la souveraineté structure des pans entiers du droit, impossibles à penser sans son secours.


Or, étendant ainsi son ombre sur la réflexion juridique, la souveraineté exerce sur elle une forme de tyrannie en s'imposant comme référence inévitable, absolue et perpétuelle, au prisme de laquelle chaque théorie doit se (re)lire. Pourtant, paradoxalement, cette omniprésence s'accompagne d'une forme de renoncement, l'habitude d'un usage systématique de la notion faisant souvent oublier ce qu'elle recouvre. Dans cette mesure, tout comme le Rhinocéros de Dürer, la souveraineté dissimule donc tout autant qu'elle révèle. Car à l'incertitude initiale de son contenu ont peu à peu fait place l'omniprésence de sa représentation dans le discours juridique et l'invisibilité de ce qui se joue dans cette omniprésence.
Quelles conclusions tirer de ce double constat? Comment et pourquoi le droit s'est-il progressivement enfermé dans une approche de la souveraineté exclusivement centrée sur l'Etat, au détriment de l'idée de souveraineté de l'individu, chère aux philosophes attachés au cosmopolitisme kantien ? De quelle manière une réflexion consacrée à la notion de souveraineté et à ses usages permettrait-elle de penser plus distinctement la construction dialectique des relations unissant Droit et Etat ? Desserrer ce lien étroit en cessant de considérer la souveraineté exclusivement en tant qu'attribut de l'Etat (d'ailleurs souvent assimilé à la puissance étatique) ne permettrait-il pas d'introduire davantage de souplesse dans notre analyse des évolutions les plus contemporaines des processus juridiques de régulation sociale ?
Directement liée à ces problématiques, la construction du droit international des droits de l'homme porte indéniablement la marque de la souveraineté étatique. En ce sens, évoquer une "tyannie" de la souveraineté constitue une tentative pour mieux circonscrire le cadre de la réflexion dans laquelle ce droit trouve place et offrir, peut-être, une piste pour chercher à le renouveler. C'est donc des relations entre Etats et individus - et des diverses manières de les envisager - dont il sera question durant ce colloque, et ce en deux temps distincts.
October 9 2015 Les obligations de l'Etat souverain : souveraineté de l'individu et protection des droits de l'homme (Première partie - 24 avril 2015: Les droits de l'Etat souverain: quelle place pour les droits de l'homme?)
Contact et inscriptionNathalie Devèze - nathalie.deveze@u-picardie.fr 
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BOOK: "La Démocratie contre les experts. Les esclaves publics en Grèce ancienne" by Paulin Ismard (Paris, March 2015)


La Démocratie contre les experts. Les esclaves publics en Grèce ancienne, by Paulin Ismard

Paris, Le Seuil (L'Univers historique),  mars 2015, 288 p., 20€all information here
Supposons un instant que le dirigeant de la Banque de France, le directeur de la police et celui des Archives nationales soient des esclaves, propriétés à titre collectif du peuple français. Imaginons, en somme, une République dans laquelle certains des plus grands serviteurs de l’État seraient des esclaves.
Ils étaient archivistes, policiers ou vérificateurs de la monnaie: tous esclaves, quoique jouissant d’une condition privilégiée, ils furent les premiers fonctionnaires des cités grecques. En confiant à des esclaves de telles fonctions, qui requéraient une expertise dont les citoyens étaient bien souvent dénués, il s’agissait pour la cité de placer hors du champ politique un certain nombre de savoirs spécialisés, dont la maîtrise ne devait légitimer la détention d’aucun pouvoir. Surtout, la démocratie directe, telle que la concevaient les Grecs, impliquait que l’ensemble des prérogatives politiques soit entre les mains des citoyens. Le recours aux esclaves assurait ainsi que nul appareil administratif ne pouvait faire obstacle à la volonté du peuple. En rendant invisibles ceux qui avaient la charge de son administration, la cité conjurait l’apparition d’un État qui puisse se constituer en instance autonome et, le cas échéant, se retourner contre elle.
Que la démocratie se soit construite en son origine contre la figure de l’expert gouvernant, mais aussi selon une conception de l’État qui nous est radicalement étrangère, voilà qui devrait nous intriguer.
AuthorPaulin Ismard est maître de conférences en histoire grecque à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a récemment publiéL’Événement Socrate (Flammarion, 2013, prix du livre d’histoire du Sénat 2014)
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BOOK: "La bataille de la parité. Mobilisations pour la féminisation du pouvoir", by Laure Bereni (Paris, March 2015)


La bataille de la parité. Mobilisations pour la féminisation du pouvoir, by Laure Bereni
Paris, Economica (Etudes politiques), mars 2015, 304 p., réf.:9782717867824, 29€
all information here
Comment les quotas sont-ils devenus une évidence républicaine? Pourquoi l’équivalence numérique des sexes s’est-elle imposée comme le miroir de l’égalité dans les lieux de pouvoir?
Ce livre retrace l’histoire de l’idée de parité, en éclairant ses continuités et ruptures avec le féminisme des années 1970, les mobilisations qu’elle a suscitées, et les résistances tenaces auxquelles elle s’est heurtée avant de faire norme et loi.
Au fil de cette histoire, ce sont les prémisses des perceptions contemporaines de l’égalité et de la différence des sexes qui se donnent à voir. Au-delà, ce livre offre un nouveau regard sur la dynamique des contestations collectives et du changement social. En dégageant les contours d’un « espace de la cause des femmes », il met à l’épreuve les oppositions routinières entre mobilisations élitistes et populaires, mouvements sociaux et institutions, progressisme et conservatisme.
Author
Laure Bereni est sociologue, chercheuse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), et membre du Centre Maurice Halbwachs à Paris. Elle enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales et à Sciences po.
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JURIS DIVERSITAS BOOK SERIES: Update and Call for Proposals

Juris Diversitas - Fri, 05/08/2015 - 07:39
Juris Diversitas is proud to have a book series with Ashgate Publishing (we're also a Publishing Partner): 
Rooted in comparative law, the Juris Diversitas Series focuses on the interdisciplinary study of legal and normative mixtures and movements. Our interest is in comparison broadly conceived, extending beyond law narrowly understood to related fields. Titles might be geographical or temporal comparisons. They could focus on theory and methodology, substantive law, or legal cultures. They could investigate official or unofficial ‘legalities’, past and present and around the world. And, to effectively cross spatial, temporal, and normative boundaries, inter- and multi-disciplinary research is particularly welcome. 
Since October 2014, the following titles have been published:
  1. Seán Patrick Donlan and Lukas Heckerdon-Ursheler (eds), Concepts of Law: Comparative, Jurisprudential, and Social Science Perspectives 
  2. Sue Farran, Esin Örücü, and Seán Patrick Donlan (eds), A Study of Mixed Legal Systems: Endangered, Entrenched, or Blend
  3. Vernon Palmer, Mohamed Y Mattar, and Anna Koppel (eds), Mixed Legal Systems, East and West
  4. Daniela Berti, Anthony Good, and Gilles Tarabout (eds), Of Doubt and Proof: Ritual and Legal Practices of Judgment
  5. Shauna van Praagh and Helge Deldek (eds), Stateless Law: Evolving Boundaries of a Discipline
Among other titles, the following are due in 2015:While we anticipate publishing future collections (original, conference-based, Festschriften, etc), we're also very interested in publishing monographs and student texts. 
Note that selected volumes are also provided free with membership.
In addition, Ashgate Publishing is delighted to offer members of Juris Diversitas a special discount of 20% on all Ashgate’s titles. 
How to claim your Ashgate discount. 
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BOOK (Juris Diversitas): Dedek and van Praagh (eds), Stateless Law: Evolving Boundaries of a Discipline

Juris Diversitas - Fri, 05/08/2015 - 07:06
Juris Diversitas is delighted to announce the publication, with Ashgate Publishing, of our latest volume:

Helge Dedek and Shauna van Praagh (eds), Stateless Law: Evolving Boundaries of a Discipline.

As the book's blurb explains:

This volume offers a critical analysis and illustration of the challenges and promises of ‘stateless’ law thought, pedagogy and approaches to governance - that is, understanding and conceptualizing law in a post-national condition. From common, civil and international law perspectives, the collection focuses on the definition and role of law as an academic discipline, and hybridity in the practice and production of law. With contributions by a diverse and international group of scholars, the collection includes fourteen chapters written in English and three in French.

Confronting the ‘transnational challenge’ posed to the traditional theoretical and institutional structures that underlie the teaching and study of law in the university, the seventeen authors of Stateless Law: Evolving Boundaries of a Discipline bring new insight to the ongoing and crucial conversation about the future shape of legal scholarship, education and practice that is emblematic of the early twenty-first century.

This collection is essential reading for academics, institutions and others involved in determining the future roles, responsibilities and education of jurists, as well as for academics interested in Law, Sociology, Political Science and Education.

Reviewers have said:


‘This collection is a brilliant, insightful resource on the relationships between the law and the state in the West. A must-have for anyone interested in critically understanding the historical process of construction of Western law as an intellectual (and largely stateless) discipline.' - Mauro Bussani, University of Trieste, Italy

‘Legal educators must open their students to a world of multi-national markets and corporations, the European Union, and the increasing federalization of existing nations, a world in which the identity of law and state is increasingly destabilized. This remarkable set of essays, owing so much to McGill University's trail-blazing effort to shape the legal education it offers to these realities, sets a high standard for scholarship on this challenge.’ - Peter L. Strauss, Columbia Law School, USA

‘Stateless Law is an extremely impressive collection of ground-breaking contributions concentrating on a much-needed and overdue systematic exploration of law outside of the territorial paradigm. There is a need of this kind of “undisciplined” scholarship to overcome a state-centered bias that still spells the western lawyer.’ - Ugo Mattei, UC Hastings, USA and University of Turin, Italy

Additional information, including the tablet of contents, preface, and index, are available here.
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BOOK (Recommended): Jaakko Husa's New Introduction to Comparative Law

Juris Diversitas - Fri, 05/08/2015 - 06:49
RECOMMENDED:

Jaakko Husa,
A New Introduction to Comparative Law


This thought provoking introduction to the study of comparative law provides in-depth analyses of all major comparative methodologies and theories and serves as a common sense guide to the study of foreign legal systems. It is written in a lively and accessible style and will prove indispensable reading to advanced students of the subject. It also contains much that will be of interest to comparative law scholars, offering novel insights into commonplace methodological and theoretical questions and making a significant contribution to the field.

"Professor Jaakko Husa is one of the very few people who is able to act as a reliable guide in the vigorous debates in comparative legal scholarship. In this volume he provides the legal scholar with a sensible and sensitive overview of the schools, themes, problems and challenges when 'doing' comparative law. He objectively examines the themes and problems in comparative law in a way that both elevates the scholarly debate and provides an illuminating introduction for beginners. We should be very grateful to him for that!"
Maurice Adams, Full Professor of Law at Tilburg University.

"Jaakko Husa's new book presents a major contribution to modern comparative law. It benefits from the author's profound knowledge in matters of comparative law, both in terms of the method of comparison and examples from many parts of the world. The book also has a strong didactic element: it is the best one on the market that explains core discussions to aspiring comparative lawyers. An important innovation is that it firmly puts the concept of legal culture to the centre of a comparative law textbook. It is to be applauded that this is done in a diplomatic way, not trying to impose a particular position but rather to convince the readers that the author's approach is a beneficial way forward. This book will certainly be well received by both students and scholars."
Mathias Siems, Professor of Commercial Law at Durham University.

"Jaakko Husa’s new book provides a delightful and fresh approach to the comparative study of law. Written by one of the world’s leading comparatists, Husa shows the way to how to do meaningful and stimulating comparative legal work. A must-read for any legal academic."
Jan Smits, Chair of European Private Law, Maastricht University


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CONFERENCE & CFP: "XV International Congress of Medieval Canon Law" (Paris, July 17-23, 2016)



WHAT XV International Congress  of Medieval Canon Law, Conference & Call for papers
WHEN  July 17-23, 2016
WHERE University Panthéon-Assas (Paris II), Parisall information heredeadline for proposals is September 30, 2015

The Fifteenth International Congress of Medieval Canon Law will be held on 17-23 July, 2016, at the University Panthéon-Assas (Paris II), 12, place du Panthéon, 75005, Paris, France The Congress is held under the auspices of the Stephan Kuttner Institute of Medieval Canon Law and the Iuris Canonici Medii Aevi Consociatio (ICMAC).The conference is hosted by the Institut d’histoire du droit at the University Panthéon-Assas (Paris II)in association with the Centre National de la Recherche Scientifique, with the support of the Centre Droit et Sociétés Religieuses of the University Paris-Sud, the École nationale des chartes, the École des Hautes Études en Sciences Sociales and the Centre Michel de L’Hospital of the University of Auvergne.


Heir of the former faculty of law of the University of Paris, the University Panthéon-Assas is the biggest French institution for the studies of Law. History of Canon Law has been taught at the University Panthéon-Assas since 1921, when a chair was created for Paul Fournier (1853-1935). History of Canon Law has also been taught at the École nationale des chartes since 1847 and at the University Paris-Sud in cooperation with the Institut catholique de Paris since 1980.Call for papersThe program committee invites proposals for papers in any area of Medieval Canon Law, including the following:
  • Sources and Texts
  • Canonical Doctrine
  • Institutions, Legislation, Procedures
  • Application and Influence of Canon Law
  • Relationships between Law and Theology
  • Schools and teaching of Law
Please send your proposal by E-mail to callforpapers@icmcl2016.org and include the following information :
  • Title (Mrs./Mr., Dr., Prof., etc)
  • First Name
  • Second Name
  • Institutional Affiliation
  • Title of the Paper
  • Brief Summary of the Paper (one paragraph)
  • E-mail Address
  • Postal Address

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COLLOQUIUM & CFP: "Populisme(s) en Europe" (Tours, March 10-11 2016)


WHAT Populisme(s) en Europe, Colloquium & Call for papers
WHEN March 10-11  2016
WHERE Université François Rabelais de Tours, Tours
deadline June 1, 2015
Les élections qui se succèdent depuis une dizaine d’années en Europe ont vu émerger à droite des partis politiques que nombre d’observateurs se sont empressés de qualifier de «populistes». Ce terme générique a permis de regrouper sous une même appellation des partis ayant des traditions, voire des fondements idéologiques forts divers. En effet, alors que plusieurs d’entre eux s’inscrivent dans une tradition historique d’extrême droite, au demeurant plurielle, à l’instar du Front national français, du FPÖ autrichien ou du Vlaams Belang belge, d’autres puisent dans des traditions agrariennes de droite, tel l’UDC suisse de Chrisophe Blocher et Oskar Freysinger ou constituent des courants inédits, mêlant xénophobie et défense des valeurs libérales (droits des femmes, des homosexuels), comme le PPV de Geert Wilders l’incarne aux Pays-Bas. À cette pluralité de populismes droitiers s’ajoute le fait que depuis peu en Europe, des leaders charismatiques de formations de gauche, Mouvement cinq étoiles en Italie lancé par Pepe Grillo, Parti de gauche en France avec Jean-Luc Mélenchon, n’hésitent pas à plaider la souveraineté du peuple face à la confiscation du pouvoir par les élites politiques ou économiques inscrites dans des configurations supranationales. 
Ce terme «populisme» paraît commode d’un point de vue sémantique, en ce qu’il permet de regrouper sous une même appellation des partis que beaucoup de choses opposent en dehors du rejet des élites «déconnectées» et/ou «corrompues» s’accaparant le pouvoir au détriment du peuple. Cependant, il s’avère pour le moins problématique dès lors que l’on tâche d’en préciser les termes, que ce soit dans ses dimensions historiques ou politiques. Cette complexité tient également à la polysémie du mot «peuple» susceptible de prendre différentes figures: plèbe, ethnie, classes populaires, ouvriers, nation, etc. D’où la difficulté de rendre ce terme opératoire en sciences sociales, qui tient autant à son caractère excessivement flou qu’aux enjeux politiques et idéologiques qui entourent son usage. 
Nous souhaitons, lors de ce colloque, interroger l’actualité de l’émergence de ces mouvements dits populistes en Europe à travers quatre interrogations principales. Étant donné le flou conceptuel qui entoure le terme étudié, on privilégiera les communications basées sur de solides données empiriques ressortissant de perspectives disciplinaires variées (histoire, sociologie, science politique, ethnologie, droit, etc.).
Axe 1. Genèses et théories du populisme Dans ce premier axe, il s’agira d’interroger la notion de «populisme», d’un point de vue d’analyse conceptuelle et/ou comparative. L’attention se portera en particulier sur les expériences politiques qui ont façonné le terme et les réflexions qui l’entourent, tels que (par exemple) le socialisme agrarien russe du XIXe siècle, les multiples mouvements états-uniens des XIXe et XXe siècles, ou encore les diverses expériences sud-américaines, du péronisme aux mouvements bolivariens. À la croisée entre études empiriques et analyses théoriques, l’enjeu sera de préciser ce qu’est le phénomène populiste, à la fois comme praxis, comme logique et comme projet politique, ainsi que son rapport ambivalent à la logique démocratique. 
À travers la diversité des expériences et des mouvements, il s’agira de tenter d’identifier ce qui fait la spécificité du populisme, ce qui le distingue d’autres logiques politiques, mais aussi d’interroger sa plasticité et ses évolutions historiques. Le détour comparatif et conceptuel pourra ainsi déboucher sur l’étude critique des usages contemporains de la notion, en particulier son application à des mouvements européens contemporains extrêmement divers, nonobstant leurs modalités d’organisation et d’action différentes, aussi bien que leurs orientations politiques parfois radicalement divergentes. 


Axe 2. Actualités du populisme en Europe Dans un deuxième axe seront interrogées les spécificités des mouvements dits populistes qui émergent en Europe depuis maintenant une dizaine d’années. On se penchera dans cette perspective tant sur ce qui rassemble ces mouvements que sur ce qui les distingue. Cette session se focalisera aussi bien sur la mise en avant d’un leader charismatique, sur le rejet des élites économiques et/ou politiques que sur les renouveaux des discours identitaires par lesquels certains de ces mouvements se sont efforcés de construire depuis quinze ans une nouvelle forme d’altérophobie tentant de concilier le rejet de l’islam et des Musulmans avec la défense des valeurs libérales. 
On attendra de ces interventions qu’elles s’inscrivent dans une perspective empirique, que ce soit à partir d’enquêtes qualitatives au sein de ces mouvements, l’étude de leurs programmes ou de leurs outils de propagande, ou encore d’enquêtes quantitatives auprès des adhérents ou électeurs. 
Axe 3. Les populismes face aux institutions européennes Un troisième axe questionnera le rapport de ces mouvements à l’Union européenne et à la Convention européenne des droits de l’homme, en s’attachant notamment au paradoxe de leur positionnement consistant à vilipender l’UE et la CEDH et à participer aux élections au Parlement européen. Les usages des institutions européennes par les responsables de ces partis méritent ainsi une attention particulière. Beaucoup de ces mouvements se distinguent de par leurs discours souverainistes, voire nationalistes, combattant toute perspective supranationale, au premier rang desquels on compte la globalisation économique et/ou culturelle et la «fédéralisation» européenne. Toutefois, les occurrences électorales propres aux institutions européennes sont instrumentalisées de façon à disposer d’une caisse de résonance de leurs discours populistes et il conviendra d’en analyser en particulier les retombées sur les scènes nationales. 
Il faudrait aussi se pencher sur le comportement des membres « populistes » des institutions européennes, en particulier les députés au Parlement européen : les membres de ces partis adaptent-ils leur comportement une fois représentés dans ces institutions ou se limitent-ils encore à la dénonciation des institutions européennes? Dans quelle mesure les utilisent-ils pour mieux défendre leurs idées et/ou leurs intérêts? Si des travaux récents tentent de classer les comportements des «eurosceptiques», qu’en est-il des députés européens «populistes»? 
De même, au sein des institutions du Conseil de l’Europe, les membres «populistes» essaient-ils d’infléchir ou non la démocratie et les droits de l’homme? L’exemple de la surveillance de l’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme par le Comité des ministres pourrait être intéressant. 
Axe 4. Les institutions européennes face aux populismes Un quatrième axe s’interrogera sur ce que font les institutions européennes face aux populismes aussi bien en termes de capacité des institutions européennes que de prise en compte de ces mouvements. Il s’agit d’analyser comment sont appréhendés ces mouvements par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe. Pourraient être abordées aussi bien les questions d’identification de ces mouvements en droit européen (conventionnel et de l’Union européenne), que celles de capacité des institutions européennes à les laisser s’exprimer en leur sein (compte tenu notamment du jeu des coalitions européennes et des règles du «droit parlementaire européen») et de sanction en cas de non-respect des valeurs communes quand ces mouvements sont au pouvoir dans un État. L’exemple de l’(in)application de l’article 7 du traité sur l’Union européenne et de la clause d’exclusion du Conseil de l’Europe pourrait être pris, à travers notamment l’étude de la crise autrichienne. Les prises de position et (in)actions des institutions européennes face aux réformes constitutionnelles récentes d’un État membre comme la Hongrie qui, pour de nombreux observateurs, éloignent ce pays du socle de valeurs de la démocratie et des droits de l’homme, mériteraient aussi d’être analysées. 
Une analyse sociologique des pratiques du personnel européen vis-à-vis des représentants populistes aurait ici toute sa place. En se glissant dans les interstices du droit, ou en jouant sur ses ressorts, s’efforcent-ils de limiter la «capacité de nuisance» de ces représentants qui mettent en cause les fondements mêmes des institutions qu’ils incarnent? Ou, à l’inverse, s’en tiennent-ils à une position de neutralité propre à leur devoir de fonctionnaire? 
Cet axe pourrait rassembler aussi bien des études académiques que des témoignages d’acteurs en poste auprès d’une institution européenne ou de la Cour européenne des droits de l’homme. 
Modalités de soumission 
  • Le colloque privilégiera les communications traitant de l’un ou de l’autre des quatre axes de réflexion ci-dessus. Des propositions pourront néanmoins s’inscrire au croisement de plusieurs thématiques. 
  • Le colloque est ouvert aux communications en anglais.
  • Les propositions de communication ne devront pas dépasser 5000 signes. Elles sont à transmettre au plus tard le 1er juin 2015 à l’adresse suivante: colloquepopulismes@univ-tours.fr 
  • Les réponses seront communiquées à la mi-juillet. Une version écrite de la communication (30.000 signes environ) devra être transmise aux organisateurs le 15 janvier 2016 au plus tard
Comité scientifique 
  • Cécile Alduy, Professeure de littérature et de civilisation française à l’Université de Stanford (États-Unis), chercheuse au Freeman Spogli Institute for International Studies 
  • Pierre Birnbaum, Professeur émérite de sociologie politique à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne 
  • Pascal Delwit, Professeur de science politique à l’Université libre de Bruxelles (Belgique) 
  • Alexandre Dézé, Maître de conférences de science politique à l’Université Montpellier 1 
  • Guy Hermet, Directeur d’études émérite à Sciences Po Paris 
  • Hanspeter Kriesi, Professeur de science politique, Chaire Stein Rokkan en Politique comparée, Institut d’études européennes de Florence (Italie) 
  • Nonna Mayer, Directrice de recherche émérite au CNRS, Centre d’études européennes de Science Po 
  • Pierre-Yves Monjal, Professeur de droit public à l’Université de Tours 
  • Henri Oberdorff, Professeur émérite de droit public à l'Université de Grenoble-Alpes, directeur honoraire de l’IEP de Grenoble 
  • Stéphane Vibert, Professeur de sociologie et d’anthropologie à l’Université d’Ottawa (Canada) 
Comité d’organisation 
  • Sylvain Crépon (maître de conférences de science politique à l’Université de Tours) 
  • Morgan Donot (Docteure en science politique, Université Paris 3-Sorbonne nouvelle) 
  • Nathalie Duclos (maître de conférences de science politique à l’Université de Tours) 
  • Christine Guillard (maître de conférences de droit public à l’Université de Tours) 
  • Audric Vitiello (maître de conférences de science politique à l’Université de Tours) 
Bibliographie indicative 
  • «Populisme, Contre-populisme», Actuel Marx, n°54, 2013 
  • «Peuple, populaire, populisme», Hermès, n°42, 2005 
  • «Les populismes», Politique et sociétés, vol.21 n°2, 2002 
  • Cécile Alduy, Stéphane Wahnich, Marine Le Pen prise aux mots. Décryptage du nouveau discours frontiste, Paris, Seuil, 2015 
  • Hans-Georg Betz, La droite populiste en Europe. Extrême et démocrate ? Paris, Autrement-CEVIPOF, 2004 
  • Hans-Georg Betz, Stefan Immerfall (eds), The New Politics of the Right : Neo-Populist Parties and Movments in Established Democracies, London, Macmillan, 1998 
  • Pierre Birnbaum, Le peuple et les gros : genèse du populisme, Paris, Hachette, 2012 
  • Laurent Bouvet, Le sens du peuple : la gauche, la démocratie, le populisme, Paris, Gallimard, 2012 
  • Nathalie Brack, L'euroscepticisme au sein du parlement européen. Stratégies d'une opposition anti-système au coeur des institutions, Promoculture-Larcier, 2014
  • Margaret Canovan, Populism, London, Junctions books, 1981 
  • Janine Chêne, Olivier Ihl, Éric Vial, Ghislain Waterlot, La tentation populiste au coeur de l’Europe, Paris, La Découverte, 2003 
  • Catherine Colliot-Thélène, Florent Guénard (dir.), Peuples et populisme, Paris, PUF, 2014 
  • Annie Collovald, Le « populisme » du FN, un dangereux contresens, Bellecombes-en-Bauge, Ed. du Croquant, 2004 
  • Christine Couvrat, Joseph Yvon Thériault (dir.), Les formes contemporaines du populisme, Montréal, Athéna, 2014 
  • Pascal Delwit, Philippe Poirier (dir.), Extrême droite et pouvoir en Europe, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2007 
  • Alexandre Dézé, « Le populisme ou l’introuvable Cendrillon. Autour de quelques ouvrages récents », Revue française de science politique, 1/2004 (Vol. 54) 
  • Francette Fines, « De l’influence de la crise autrichienne sur l’avenir de l’Union européenne », in Cinquante ans de droit communautaire. Mélanges en hommage G. Isaac, Presses de l’université de Toulouse, 2004 
  • Sergie Gherghina, Sergiu Mişcoiu, Sorina Soare (eds.), Contemporary Populism : a controversial concept and its diverse forms, Newcastle, Cambridge Scholars Publishing, 2013 
  • Paul Hainsworth (ed.), The Extreme Right in Europe and the USA, London, Pinter, 1994 
  • Guy Hermet, Les populismes dans le monde, Paris, Fayard, 2001 
  • Michael Kazin, The Populist Persuasion : An American History, New York, Basic Books, 1995 
  • Hanspeter Kriesi, (et al), West European Politics in the Age of Globalization, Cambridge, Cambridge University Press, 2008 
  • Hanspeter Kriesi, « The Populist Challenge », in West European Politics, 37(2), 2014 
  • Ernesto Laclau, La raison populiste, Paris, Seuil, 2008 
  • Seymour Martin Lipset, Political Man, New-York, Doubleday and Co, 1960 
  • Nonna Mayer, Ces français qui votent FN, Paris, Flammarion, 1999 
  • Yves Mény, Yves Surel, Par le peuple, pour le peuple : le populisme et les démocraties, Paris, Fayard, 2000 
  • Cas Mudde, Populist Radical Right Parties in Europe, Cambridge, Cambridge University Press, 2007 
  • Henri Oberdorff, Libertés fondamentales et droits de l’homme, Paris, LGDJ, 2013 
  • Henri Oberdorff, « Le respect des valeurs communes : Démocratie, Etat de droit et respect des droits de l’Homme », in Laurence Potvin-Solis (dir.), Le statut de l’Etat membre de l’Union européenne, Quatorzièmes journées Jean Monet, Caen, 27 novembre 2014 
  • Norman Pollack, The Populist Mind, Indianapolis, Bobbs-Merrill Company, 1967 
  • Laurence Potvin-Solis (dir.), Les valeurs communes dans l'Union européenne, coll. Colloques Jean Monet, Bruylant, 2014 
  • Pierre-André Taguieff, L’illusion populiste : de l’archaïque au médiatique, Paris, Berg International, 2002
  • Carlos de la Torre, Cynthia Arnson (eds), Latin America Populism in the 21st century, Washington / Baltimore, Woodrow Wilson Center Press / John Hopkins University Press, 2013 
  • Jean-Pierre Rioux (dir.), Les populismes, Paris, Perrin, 2007 
  • Franco Venturi, Les intellectuels, le peuple et la révolution : histoire du populisme russe au 19e siècle, Paris, Gallimard, 1972 
  • Stéphane Vibert, « Le populisme et les aléas de l’expression démocratique », in Christine Couvrat, Joseph-Yvon Thériault (dir.), Les formes contemporaines du populisme, Montréal, Athena, 2014 
  • Ruth Wodak, Brigitte, Majid KhosraviNik (dir.), Right-Wing Populism in Europe : Politics and Discourse, Londres / New York, Bloomsbury Academic, 2013
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BOOK: "La république apaisée. Aristide Briand et les leçons politiques de la laïcité (1902-1919)" by Christophe Bellon (Paris, March 2015)


Christophe Bellon

La république apaisée. Aristide Briand et les leçons politiques de la laïcité (1902-1919)

Vol. 1. Comprendre et agir - Vol. 2. Gouverner et choisir
Prix de thèse 2010 de l’Assemblée nationaleall information here
Paris, Editions du Cerf,  mars 2015, vol. 1: 408 p., ISBN:978-2-204-10064-9, 29€ / vol. 2: 492 p., ISBN:978-2-204-10444-9, 29€
À l’approche des fêtes de Noël 1905, après plusieurs décennies de débats passionnés, les républicains touchent au but. Le 9 décembre, le président de la République Émile Loubet promulgue la loi de séparation des Églises et de l’État.C’est l’amorce d’une pacification entre deux France qui s’opposent violemment – la catholique et la républicaine: une véritable révolution, pour un pays en perpétuelle guerre religieuse. Sans pour autant marquer la fin d’un si vif conflit, la loi de 1905, production législative hors du commun, traduit un apaisement «institutionnel».Au centre du dispositif, un homme, le rapporteur de la loi: Aristide Briand. Socialiste et réformiste, organisateur du mouvement jaurésien, il a mis la question laïque au coeur des débats du Parti, avant de la porter au Parlement, au cours de longues séances exaltantes, en commission et en séance publique. À partir de 1906, il la déclinera au gouvernement, comme ministre des Cultes.Il tentera de la représenter, à son départ du mouvement socialiste, dans des majorités de «juste milieu», puis dans une force politique médiane. Chef du gouvernement, il parviendra à pacifier progressivement la vie politique, économique et sociale, lui assurant une forme de modération encore bien présente à la veille de la crise économique de 1929. Entre-temps, il faudra en passer par la gouvernance de guerre où l’Union sacrée, vaste rassemblement, s’enracine pour quelques années.À chaque étape de son «chemin centriste», Aristide Briand l’indépendant aura su tirer les leçons politiques de la laïcité et promouvoir une République apaisée.
AuthorChristophe Bellon est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université catholique de Lille. Vice-doyen de faculté, il est l’auteur de nombreux travaux sur l’histoire politique et parlementaire du religieux. Il est membre correspondant du Centre d’histoire de Sciences Po Paris.
Contact
Marion Scheffels – 01 80 05 36 41 –marion.scheffels@editionsducerf.fr


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COLLOQUIUM: "Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômés du moyen âge au début du XXe siècle" (Bruxelles, May 29, 2015 - Lyon, October 16, 2015)


WHAT Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômés du moyen âge au début du XXe siècle, Colloquium
WHEN May 29, 2015 - October 16, 2015
WHERE Université Saint-Louis, salle du conseil (4e étage),43 Bd du Jardin Botanique, Bruxelles/ Université Lumières Lyon 2, Lyon
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Selon Alphonse Dupront, le temps et l’espace sont les deux catégories essentielles pour aborder les questions religieuses. Si nous avons désormais de nombreuses réflexions sur la géographie sacrée, voire le paysage sacré, le rapport au temps est peu étudié malgré quelques travaux récents.
Dès les premiers siècles, les chrétiens instaurèrent des fêtes en l’honneur du Christ, de la Vierge, des apôtres ou encore des saints. De nombreux conciles généraux ou provinciaux mirent en avant certaines d’entre elles, les imposèrent aux fidèles. Rapidement, leur nombre s’accrut. À côté des fêtes majeures célébrées par toute la chrétienté, des spécificités se firent jour qui privilégièrent notamment des saints régionaux. Les évêques jouèrent un rôle essentiel en imposant des calendriers à l’échelle de leur diocèse. Les fêtes d’obligation, le temps sacré, rythmaient ainsi la vie des fidèles sous l’Ancien Régime. Au nombre d’une trentaine ou d’une quarantaine par an dans la plupart des diocèses, elles ne constituaient pas seulement une réalité religieuse, mais aussi sociale, économique et humaine.
La terminologie et la typologie suscitent d’abord la réflexion. Fêtes de précepte, fêtes d’obligation, fêtes chômées, fêtes majeures, fêtes mineures, demi-fêtes, fêtes à garder, fêtes à dévotion etc. peuvent désigner des pratiques identiques, mais aussi des usages fort variables : obligation d’entendre la messe, interdiction de travailler la journée ou une partie de celle-ci, jeûne, etc.
L’évolution de ces fêtes constitue une autre réalité fondamentale. Quand les calendriers diocésains ont-ils été établis et se sont-ils stabilisés ? Peut-on remarquer l’ajout de nouvelles fêtes au fil du temps ? Mais aussi – et surtout – se pose la question des réductions de ces fêtes. A quelle époque intervinrent-elles ? Certaines régions figurent-elles à l’avant-garde ou d’autres demeurèrent-elles plus attachées aux traditions ?



Ceci amène à s’interroger à propos des raisons de ces réductions. Les critiques furent nombreuses et reposent sur des arguments variés : entrave au travail, perte de revenus pour l’Etat, désordre, immoralité qu’entraînent les jours chômés, etc. Il faut examiner également l’origine des critiques et des réformes menées dès le moyen âge, mais surtout à l’époque moderne et singulièrement au XVIIIe siècle : fidèles, philosophes, économistes, autorités civiles, autorités ecclésiastiques ? Souvent la réponse est complexe et résulte d’une conjonction de motivations et d’intervenants. En lien, se fait jour la question de la portée des mesures prises (diocèses, états, catholicité ?) et du poids des frontières ecclésiastiques, mais aussi politiques.
La période révolutionnaire va balayer ce calendrier et instaurer de nouveaux repères festifs. Le début du XIXe siècle va marquer à la fois un renouveau et un tournant radical pour ces fêtes. Calendriers ecclésiastique et civil sont maintenant bien séparés. Mais ce dernier intégrera nombre d’anciennes fêtes religieuses, sans – il va sans dire – que plus aucune obligation cultuelle ni sens sacré n’y soient associés. Mais que choisit-on de conserver et, à l’inverse, d’éliminer, dans une perspective cette fois de «jours de congé ». Quels furent les arbitrages ? Se pose également la question de l’évolution de ces fêtes et de leur perception au regard du contexte de 1905 et des lois françaises de séparation entre l’Église et l’État.
Acteurs multiples, mais aussi ressentis multiples, tant au regard des fêtes et des obligations qu’elles sous-tendent que des réformes. On pense en premier lieu aux fidèles et plus largement aux individus. Quelles furent ensuite les attitudes du clergé paroissial, des autorités ecclésiastiques, mais aussi du Saint-Siège ? Les milieux jansénistes adoptèrent-ils des positions spécifiques ? On rejoint ainsi la question du respect et du contrôle des obligations liées à ces fêtes religieuses, qui traduit un état d’esprit révélateur des conceptions par rapport aux devoirs du chrétien et à la dévotion, mais également par rapport aux règles sociétales.
Qu’il s’agisse des origines, de la situation médiévale et du début des temps modernes, de l’époque phare de la réduction des fêtes au XVIIIe siècle ou encore de leur destin jusqu’aux premières années du XXe siècle, les fêtes seront abordées en tant que réalité pour les fidèles. Cela inclut, bien entendu, les influences exercées par les autorités civiles et le clergé séculier, mais aussi régulier dans la mesure où celui-ci intervint dans les pratiques du « peuple de Dieu ».
En s’ouvrant largement à l’espace catholique européen, ce colloque vise à mettre en évidence les différences régionales et à insister sur les grandes pulsations qui caractérisent près de quinze siècles d’histoire religieuse.
Program
29 mai 2015. Université Saint-Louis – Bruxelles
9 h - Introduction
9 h 15 - Bruno Dumézil (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : L'instauration du dimanche comme jour chômé. Etude comparative dans l’espace européen 
9 h 40 - Charles Mériaux (Lille 3) : Jours chômés et fêtes dans le monde franc (VIe – XIe siècles)
10 h 05 - Discussion
10 h 35 - Catherine Vincent (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : Fixer, respecter et critiquer les fêtes de précepte au Moyen Âge: enjeux doctrinaux, pastoraux et sociaux
11 h 00 - Alain Cabantous (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) : Un calendrier à l’épreuve. Dimanches et jours de fête en Angleterre (fin XVIe – début XIXe siècle)
11 h 30 - Discussion
13 h 45 - Philippe Martin (Université Lumières Lyon 2) : Assister à la messe : obligation ou geste de piété ? 
14 h 10 - Philippe Moulis (Université Paris 13) : Prélats jansénistes et calendriers diocésains dans la France septentrionale 
14 h 35 - Discussion
15 h 05 - Gaël Rideau (Université d’Orléans) : La fête processionnelle en France au XVIIIème siècle entre dévotion et police
15 h 30 - Philippe Desmette (Université Saint-Louis Bruxelles) : Les fêtes de précepte : un enjeu entre épiscopat et pouvoir civil dans les Pays-Bas et la principauté de Liège du XVe au XVIIIe siècle.
15 h 55 - Discussion
16 h 20 - Silvia Mostaccio (Université catholique de Louvain) : ConclusionsInformations pratiques29 mai 2015 - BruxellesUniversité Saint-Louis - Bruxellessalle du conseil (4e étage)43 Bd du Jardin Botanique1000 Bruxelles (Belgique)
16 octobre 2015 - LyonUniversité Lyon 2 LumièreLes programme et local seront communiqués ultérieurement  Comité organisateurPhilippe Desmette (Université Saint-Louis - Bruxelles) - philippe.desmette(at)usaintlouis.bePhilippe Martin (Université Lyon 2) - philippe.martin(at)univ-lyon2.fr
Comité scientifiqueCatherine Vincent (Paris Ouest Nanterre La Défense)Paola Vismara (Università degli studi di Milano)Christian Sorrel (Lyon 2)Philippe Martin (Lyon 2)Silvia Mostaccio (Université catholique de Louvain)Philippe Desmette (Saint-Louis Bruxelles)  
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BOOK: "Philosophie du droit. Norme, validité et interprétation", edited by Christophe Béal (Paris, 2015)


Philosophie du droit. Norme, validité et interprétation, edited by Christophe Béal (Paris, 2015)

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Manuels et traités de droit nous instruisent du droit positif et de l’ensemble des lois qui sont reconnues comme valides sur un territoire donné. Quelle idée du droit et de la norme juridique véhiculent-ils? La norme juridique peut-elle être pensée indépendamment de toute considération morale? Que fait exactement le juge lorsqu’il prononce le droit? Ces questions ne sauraient être réduites à la simple opposition entre le positivisme juridique et les théories du droit naturel. Les théories normativistes du droit, les multiples variantes du réalisme juridique ou la théorie du droit comme intégrité ont permis de renouveler profondément la manière de penser la normativité du droit. Ce volume présente au lecteur un ensemble de textes qui lui permettront d’en débattre et d’en juger.Table of contents
Christophe Béal, Introduction générale, p. 7
Première partie. Faits et normes
Introduction, p. 39
John Austin, Délimitation du domaine de la théorie du droit, p. 49
Hans Kelsen, Théorie pure du droit, p. 79
Oliver W. Holmes, La passe étroite du droit, p. 99
Alf Ross, Du droit et de la justice, p. 133
Norberto Bobbio, Être et devoir-être dans la science du droit, p. 147
Deuxième partie. La thèse de la séparation du droit et de la morale
Introduction, p. 167
Gustav Radbruch, Injustice légale et droit supralégal, p. 175
Herbert L.A. Hart, Le positivisme et la séparation du droit et de la morale, p. 193
Lon L. Fuller, La moralité du droit, p. 229
Joseph Raz, Le positivisme juridique et les sources du droit, p. 245
Troisième partie. Droit et interprétation
Introduction, p. 273
William Blackstone, Commentaires sur les lois d’Angleterre, p. 281
Ronald Dworkin, La théorie du droit comme interprétation, p. 287
Richard A. Posner, Une conception pragmatique de la décision judiciaire, p. 313
Michel Troper, Une théorie réaliste de l’interprétation, p. 345
Bibliographie, p. 369
Index des notions, p. 379
Index des noms, p. 383
Table des matières, p. 385

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BOOK: Saliha BELMESSOUS (ed.), Empire by Treaty, negotiating European Expansion, 1600-1900 (Oxford/New York: Oxford UP, 2015), ISBN 978-0-19-939178-3, £ 47,99

(image source: OUP
Saliha Belmessous (Univ of New South Wales) published the collective volume Empire by Treaty. Negotiating European Expansion, 1600-1900.

Abstract:
Most histories of European appropriation of indigenous territories have, until recently, focused on conquest and occupation, while relatively little attention has been paid to the history of treaty-making. Yet treaties were also a means of extending empire. To grasp the extent of European legal engagement with indigenous peoples, Empire by Treaty: Negotiating European Expansion, 1600-1900 looks at the history of treaty-making in European empires (Dutch, Spanish, Portuguese, French and British) from the early 17th to the late 19th century, that is, during both stages of European imperialism. While scholars have often dismissed treaties assuming that they would have been fraudulent or unequal, this book argues that there was more to the practice of treaty-making than mere commercial and political opportunism. Indeed, treaty-making was also promoted by Europeans as a more legitimate means of appropriating indigenous sovereignties and acquiring land than were conquest or occupation, and therefore as a way to reconcile expansion with moral and juridical legitimacy. As for indigenous peoples, they engaged in treaty-making as a way to further their interests even if, on the whole, they gained far less than the Europeans from those agreements and often less than they bargained for. The vexed history of treaty-making presents particular challenges for the great expectations placed in treaties for the resolution of conflicts over indigenous rights in post-colonial societies. These hopes are held by both indigenous peoples and representatives of the post-colonial state and yet, both must come to terms with the complex and troubled history of treaty-making over 400 years of empire. Empire by Treaty looks at treaty-making in Dutch Colonial Expansion, Spanish-Portuguese border in the Americas, Aboriginal Land in Canada, French Colonial West Africa, and British India.Contents:
Acknowledgments
 List of maps and illustrations
 1. The Paradox of an Empire by Treaty
 Saliha Belmessous
 2. 'Love Alone Is Not Enough': Treaties in Seventeenth-Century Dutch Colonial Expansion
 Arthur Weststeijn
 3. To "Clear the King's and Indians' Title": Seventeenth-Century Origins of North American Land Cession Treaties
 Daniel Richter
 4. Struggling Over Indians: Territorial Conflict and Alliance-Making in the Heartland of South America (17th-18th Centuries)
 Tamar Herzog
 5. The Acquisition of Aboriginal Land in Canada: The Genealogy of an Ambivalent System (1600-1867)
 Alain Beaulieu
 6. A British Empire by Treaty in Eighteenth Century India
 Robert Travers
 7. Palavers and Treaty-Making in the British Acquisition of the Gold Coast Colony (West Africa)
 Rebecca Shumway
 8. The Tradition of Treaty-Making in Australian History
 Saliha Belmessous
 9. "A text for every agitator amongst the natives": Maori property, settler politics and the M?ori franchise in the 1850s
 Damen Ward
 10. The 'lessons of history': the ideal of treaty in settler colonial societies
 Paul Patton
 Contributors
 Index  Author information:
Edited by Saliha Belmessous, senior research fellow, University of New South Wales

Saliha Belmessous is a senior research fellow at the University of New South Wales. She researches and writes about European colonial ideologies and the imperial experiences of indigenous peoples. She has held research fellowships in the United States and Australia. Her most recent publications include Assimilation and Empire: Uniformity in French and British Colonies, 1541-1954 (Oxford University Press, 2013); she is the editor of Native claims: Indigenous Law against Empire, 1500-1920 (Oxford University Press, 2012).

Contributors: 
Alain Beaulieu, professor in history, Université du Québec à Montréal

Saliha Belmessous, senior research fellow at the University of New South Wales.

Tamar Herzog, Monroe Gutman Professor of Latin American Affairs and Professor of Spanish and Portuguese History, Harvard University.

Paul Patton, Scientia Professor in philosophy, University of New South Wales.

Daniel Richter, Roy F. and Jeannette P. Nichols professor of American History, University of Pennsylvania.

Rebecca Shumway, faculty affiliate of the Center for Africanamerican Urban Studies and the Economy, Carnegie Mellon University

Robert Travers, associate professor of history at Cornell University.

Damen Ward, Senior Associate, Simpson Grierson, Wellington and an adjunct research associate in law at Victoria
University of Wellington.

Arthur Weststeijn, director of historical studies, Royal Netherlands Institute in Rome. 
More information on OUP's website.
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BOOK: "Les sciences sociales et la corporation (1880-1945)", edited by Mélanie Plouviez


Les sciences sociales et la corporation (1880-1945), edited by Mélanie Plouviez, March 2015
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Table of contents

Les sciences sociales et la corporation (1850-1945), dossier coordonné par Mélanie Plouviez
Mélanie Plouviez, Introduction, p. 3
I. La corporation dans la science sociale leplaysienne
Antoine Savoye, Corporations sans corporations : la conception de Le Play, p. 11
Laetitia Guerlain, La corporation vue par la science sociale leplaysienne : du rejet au modèle de société (1880-1939), p. 21
II. La corporation dans l’école durkheimienne
Mélanie Plouviez, Le projet durkheimien de réforme corporative : droit professionnel et protection des travailleurs, p. 57
Philippe Steiner, Mauss, les groupements professionnels et « l’atmosphère de don », p. 105
Claude Didry, Classe sociale contre groupement professionnel ? Le durkheimisme « scientifique » de Maurice Halbwachs, p. 123
III. Les juristes et les économistes face à la corporation
David Deroussin, L’idée corporative saisie par les jurisets : de la corporation au pluralisme juridique ?, p. 147
Alessio gagliardi, De la crise de l’État à l’État corporatif. Le corporatisme dans la réflexion des économistes et des juristes italiens, p. 187
IV. Les corporations entre politique et sciences sociales
Thomas Branthôme, Introduction à l’historiographie des corporations : une histoire polémique (1880-1945), p. 213
Alain Chatriot, Un débat politique incertain : le corporatisme dans la France des années 1930, p. 231
Jean-Pierre Le Crom, La défense du corporatisme intégral sous Vichy. Ses acteurs, leurs inspirations, leurs réalisations, p. 245
Note critique
Fabien Cardoni, Antoine Savoye, Compte rendu de : Alain Cottereau, Mokhtar Mohatar Marzok, Une famille andalouse. Ethnocomptabilité d’une économie invisible (Saint-Denis, Bouchêne, 2012), p. 263
Résumés, p. 269
Summaries, p. 275
Auteurs, p. 281
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BOOK: "Le travail en prison. Mise en perspective d’une problématique contemporaine", dir. by R. Eckert et J.-M. Tuffery-Andrieu (Strasbourg, 2015)


Le travail en prison. 
Mise en perspective d’une problématique contemporaine, dir. by R. Eckert et J.-M. Tuffery-Andrieu (Strasbourg, 2015)
all information hereLe travail des détenus, hier et aujourd’hui. Le travail en prison est, depuis plusieurs années, au coeur de l’actualité juridique. Ce volume propose pour la première fois en France une synthèse sur les fondements juridiques et historiques du travail en prison et ses enjeux contemporains. Le travail carcéral est ici analysé dans une perspective pluridisciplinaire et comparée, française comme internationale, par des spécialistes d’histoire du droit, de droit contemporain ou encore de sociologie historique. Initialement envisagé comme un moyen d’amendement moral du condamné, le travail en prison devient progressivement un instrument d’administration et de réinsertion du travailleur incarcéré. Les études ici réunies apportent un éclairage nouveau sur la question – droit applicable au travailleur incarcéré, rôle dans la réinsertion des détenus – afin de mieux comprendre les enjeux actuels du travail en détention. L’ouvrage entend contribuer à la réflexion des juristes et aider au travail du juge et du législateur de demain. Table of contents

  • Introduction – Raphaël Eckert et Jeanne-Marie Tuffery-Andrieu 
Première partie Les fondements historiques du travail en prison: approche pluridisciplinaire 
  • Claire Bouglé-Le Roux – Souvenirs de prison et utopie carcérale: oisiveté et travail derrière les barreaux, des Lumières à la Révolution française-
  • Jean-Christophe Gaven – Le travail en prison dans la pensée pénitentiariste du XIXe siècle
  • Fabrice Guilbaud – Entre normalisation et différenciation, le travail des détenus au XIXe siècle
Deuxième partie L’évolution du travail en prison au prisme des pratiques européenne et internationale 
  • Thomas Krause – Conceptions of penal labour in Germany – a historical overview
  • Annamaria Monti – L’expérience italienne au XIXe siècle. Entre pratique, débats doctrinaux et réformes législatives
  • Laurent Waelkens – Le travail en prison, l’expérience belge
  • Carole Chabanon – Les multiples fonctions du travail dans les prisons françaises et canadiennes au XIXe siècle
  • Estelle Rothweiler – Le travail des prisonniers de guerre français à bord des pontons sous le Premier Empire
  • Marta Peguera Poch – Le travail en prison à Nancy au XIXe siècle
  • Nina Deschamps – Le travail pénitentiaire à Nice au XIXe siècle
  • François-Xavier Gervasoni – Le travail dans le milieu carcéral doubien au XIXe siècle
Troisième partie L’actualité du travail en prison : mise en perspective contemporaine 
  • Philippe Auvergnon – Travail en prison et droits des détenus: questions d’hier et d’aujourd’hui
  • Léa Maulet – Les institutions européennes face au travail en prison
  • Alexandre Linden – Actualité jurisprudentielle du travail en prison
  • Alexandre Bouquet – Les enjeux contemporains du travail en prison
Authors
  • Raphaël Eckert et Jeanne-Marie Tuffery-Andrieu University of Strasbourg

 
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BOOK: Mamadou HEBIÉ, Territorial Sovereignty by Treaty. A Study of Agreements Between Colonial Powers and Local Political Entities [Publications de l'Institut universitaire des Hautes Études Internationales - Genève] (Paris: PUF, 2015), ISBN 978-2...

 (image source: lgdj.fr)
Madadou Hébié (Graduate Institute, Geneva) published Souveraineté territoriale par traité, a study on the agreements concluded between colonial powers and local political entities.
 
Abstract:
Sur plus de 700 pages finement travaillées, Mamadou Hébié décrit l'histoire des relations juridiques entre les puissances européennes et les entités politiques locales durant l'expansion coloniale. L'auteur a produit une contribution majeure à l'étude de l'établissement de la souveraineté territoriale, de l'histoire du droit international et du droit des traités. Si le sujet restait jusqu'alors obscur, les quelques travaux qui lui étaient consacrés laissaient transparaître des présupposés influencés par une conception ethnocentrique du droit et des relations internationales. Ce sont ces idées reçues sur le cadre juridique de la colonisation que ce livre amène à remettre en question.

Pour offrir ce voyage dans les coulisses de l'histoire, Mamadou Hébié a analysé des centaines de documents établis à partir du XVe siècle. Ce travail colossal dévoile l'importance des termes des accords conclus entre les représentants des puissances coloniales et les chefs locaux pour déterminer leurs effets juridiques et leur rôle dans le processus de l'expansion coloniale européenne. Évitant les jugements de valeur sur cette expansion, l'auteur démontre que les puissances coloniales reconnaissaient aux entités politiques locales la capacité de conclure des traités ainsi que leurs droits de souveraineté territoriale et de propriété. Ce faisant, il permet de sortir du slogan anticolonial facile et non étayé. En effet, on ne saurait parler de mauvaise foi des puissances coloniales, de non-respect de l'engagement pris, voire de la nullité ou de l'extinction des accords passés, sans avoir préalablement établi qu'il s'agissait d'accords régis par le droit international.

Préface de Marcelo G. Kohen.
Mamadou Hébié est lecturer au Geneva LL.M. in International Dispute Settlement et professeur invité à l'Université catholique de Lille. Titulaire du doctorat en droit international et du diplôme d'études avancées en relations internationales - spécialisation en droit international, de l'Institut de hautes études internationales et du développement, il est également diplômé de la Harvard Law School, de l'Académie de droit international de La Haye, de l'Institut international des droits de l'homme et de l'Académie de droit international humanitaire et de droits humains à Genève. Il a été conseiller de la République argentine dans l'affaire de l'ARA Libertad.

More information on the publisher's website.
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CALL FOR ABSTRACTS: World Congress of Roman and Comparative Law, "Contracts, Goods and Trade Market" (Valparaiso, 23-24 Jul 2015); DEADLINE 15 JUN 2015

(image source: Wikimedia Commons)
We were informed of the call for abstracts for the upcoming "World Congress of Roman and Comparative Law" in Valparaiso (Chile).

Each participant will have 20 minutes to give his communication. All proposals should relate to the main subject of the congress: “Contracts,goods and trade market”. Presentations can be given in Spanish, English, French, Italian, German or Portuguese.

The  following  publication  of  the  works  presented  to  the  Congress  will  be  subject  to  a  blind  refereeing process and to the editorial norms of the Revista de Estudios Histórico-Jurídicos (www.derecho.ucv.cl). The deadline to send the full text of the communications that wish to be included in the publication will be notified in due time
Proposals are expected by 15 June 2015.

More information on the conference website.
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CALL FOR ABSTRACTS: Law and Culture Conference (London, 10-11 Sep 2015); DEADLINE 30 JUN 2015

(image source: ukuniversitysearch.com)
We received a call for abstracts for the upcoming "Law and Culture" conference at St Mary's University (London).

Law and Culture Conference 2015: Change
10-11 September 2015, St Mary’s University, Twickenham, London

Law and culture are two significant forces in human life, both shaping and influencing the conduct of individuals, communities and societies, and the values they develop. The emergence of values and norms, of traditions and beliefs—of laws—is a chronological phenomenon, taking place through the evolution of history and the influential forces of the present. But these laws are not static: change is an on-going process: a restless development and dynamic interaction of legal, cultural, social, and human reality.

Beyond the multifaceted avenues of change that traverse the history of law and its relationship(s) with culture (changing laws, values and practices; the changing presence and visibility of law in mainstream society and culture; the changing presence of women and others in law; changes in the philosophical grounding of justice), there are also widespread changes afoot in the present of 2015. In Europe, for example, there is the possibility of enormous political change with general elections, with the ebb and flow of the corporate giant, and with the EU facing challenges that may result in its reconfiguration. Beyond politics, present life is also bringing fresh challenges for law and culture globally, such as: the increased use of technology in law and human life (including amongst other challenges the darknet, and the integration of our online and physical selves); the shifting authority of law’s cultural presence and its increasingly complex relationships with science, religion, and society; the challenges of globalisation and transnational crime; the blurring of the first, second and third world; the fluidity of values as our relationship with modernity becomes ever more strained.

The Law and Culture Conference 2015 will engage with this question of change: of how law and value have developed and changed in the cultures of the past; of how it might develop in the future; of the forces and changes acting and taking place in the cultures and societies around law today (locally, globally; nationally, transnationally); of how representations of law and justice in culture (television, film, literature, comics, newsmedia) might be evolving today, yesterday, tomorrow; of how law might respond to or encounter change or changing cultures, or challenges to its authority from other sources of value and justice; of how change might be effected within law, intentionally or otherwise, for good or for bad; of how law and culture could change one another, for better, for worse, or for something else…

These are but indicative examples of the on-going process of change, all of which require fresh perspectives to decipher and understand its significance for law, and for law’s place in contemporary culture. Such questioning also provides new opportunities to visualise and explore the frontiers and changing dynamics of law and culture. Submissions are thus sought from all areas of law and cultural legal studies, engaging in some way with this broad and open question of ‘change’.

Please submit (abstract 300 words plus 3 keywords) by email, no later than 30 June 2015

The organisers are happy to discuss potential ideas in advance of submission.

Organisers’ contact details:
•         judith.bourne@stmarys.ac.uk
•         thomas.giddens@stmarys.ac.uk
•         mark.mackarel@stmarys.ac.uk
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BOOK: "La justice en questions", by Gérard Guyon

Gérard Guyon, "La justice en questions",Recueil d’articles all information here:
http://www.lcdpu.fr
http://www.pulim.unilim.fr 
L'originalité de cet ouvrage traitant de la justice et de son histoire, en Europe et particulièrement en France, jusqu'à l'époque contemporaine, tient à un fil conducteur qui ne sépare pas le droit pénal de la religion. Au point de le faire dépendre des dogmes et même des règles canoniques. S'appuyant sur des sources variées, littéraires et juridiques, il montre que jusqu'au xviiie siècle, la justice criminelle trouve ses raisons, ses moyens et son but dans une utopie religieuse chrétienne qui lui confère une autorité incontestable. La procédure s'inscrit dans une démarche probatoire où la Vérité prend la forme de l'aveu de la culpabilité aboutissant à la juste punition de la faute. Délégataires de leur souverain, les juges doivent avant tout rendre des comptes à Dieu qui confirmera ou infirmera leurs arrêts. Donnant ainsi sa signification ultime à l'éternité des peines. Ce qui inclut la peine de mort. Le temps de la justice pénale s'est inscrit, depuis l'aube de la civilisation, dans une sphère religieuse devenue l'objet même de l'histoire judiciaire en dépit de ses efforts pour s'en extraire définitivement.

Sommaire

1 Justice et miséricorde dans la Règle de Saint Benoît – le regard de l’historien du droit
2 Utopie religieuse et procès pénal : l’héritage historique
3 La justice pénale dans le théâtre religieux du xive siècle : les Miracles de Notre-Dame par personnage
4 La torture et les clercs. Notes sur une exception à la règle ‘irregularitas ex defectu lenitatis’
5 À propos du sens pénal de la conception anthropo­morphique de l’offense à Dieu dans le christianisme »,
6 La religiosité en question : vérité de la foi et procès pénal médiéval
7 La victime propitiatoire : question sur un héritage chrétien et sa valeur pénale
8 De la chasse et des clercs au Moyen Âge
9 Doctrines et pratiques répressives de la sexualité – autour de quelques arrêts du Parlement de Bordeaux au xvie siècle
10 L’information criminelle et la détention avant jugement du Moyen Âge au xviiie siècle
11 Proximité des procédures et proximité des peines dans la justice pénale de l’ancien droit
12 Saint Vincent de Paul et l’internement des mineurs au xviie siècle
13 Violence et droit, quelques leçons de l’histoire
14 L’utopie et l’imaginaire juridique
15 La torture et le droit
16 La Révolution Française : de l’utopie pénale à la démonstration totalitaire

L’auteur

Gérard Guyon, professeur émérite à l’Université Montesquieu de Bordeaux, invité dans des universités étrangères (Allemagne, Espagne, Italie), est historien des institutions et des idées politiques. Outre ses travaux sur le droit bordelais, il est l’auteur de nombreuses publications dans des livres et des revues savantes qui traitent principalement du rôle du christianisme dans les fondations du droit occidental.

Il a publié dans la même collection Le droit bordelais dans tous ses états. Les anciennes coutumes, Les juristes et la justice, Les institutions de l’Eglise locale. Recueil d’articles (CIAJ n° 31) ainsi que des articles dans Le pardon (CIAJ n° 3), La culpabilité (CIAJ n° 6), Procéder. Pas d’action pas de droit ou pas de droit pasd’action ? (CIAJ n° 13), La victime. I. Définitions et statut (CIAJ n° 19), L’offense. Du « torrent de boue » à l’offense au chef de l’Etat (CIAJ n° 26), La religiosité du droit (CIAJ n° 35).
430 pages ISBN : 978-2-84287-645-6 32 €


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