Pékin et McGill : Apprendre les uns des autres pour améliorer les soins de première ligne

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Publié: 20déc2018

Le 20 novembre dernier, des dirigeants de l’Université McGill se sont rendus à Pékin pour assister au premier symposium conjoint sur les soins de première ligne, From Policy to Action: Strengthening Primary Health Care as the Foundation of our Health Systems. Les deux universités ont établi des liens sur des buts et des défis communs, tout en apprenant des différences d’approches et de politiques de l’autre, et ont signé un protocole d’accord pour poursuivre des collaborations dans les soins, l’éducation et la recherche.

Organisé et accueilli par le Centre d’études sur le développement de la santé de la Chine de l’Université de Pékin et le Département de médecine de famille de l’Université McGill, le symposium a réuni plus de 100 participants spécialisés en soins de première ligne et en politiques de santé du Canada et de la Chine. Les discussions ont porté sur l’état des soins de première ligne dans les deux pays et sur les facteurs contextuels à prendre en compte pour définir les actions futures.

L’évènement était co-présidé par le Pr Xiaoyun Liu, directeur adjoint du Centre d’études sur le développement de la santé de la Chine et le Dr Howard Bergman, directeur du Département de médecine de famille de McGill. L’ambassadeur du Canada en Chine, l’honorable John McCallum, était également présent.

« La Chine et le Canada collaborent déjà depuis des décennies dans les domaines de la santé et de la médecine […] et le meilleur reste à venir en termes de coopération future dans une ère de nombreux défis, dont le vieillissement de la population », a-t-il déclaré.

Au cours des discussions en plénière, les membres des deux délégations ont convenu qu’un système de soins de première ligne solide était plus efficace et plus rentable pour soigner la majorité de la population, ainsi que pour gérer les maladies chroniques et faire face au vieillissement de la population. Les deux pays ont également souligné la nécessité d’accroître la collaboration entre les professionnels de la santé, d’assurer l’équité des soins entre les populations rurales et urbaines et de maintenir des politiques de soins axées sur le patient.

« Nous devons habiliter ceux qui travaillent dans le domaine de la première ligne à détecter, diagnostiquer, traiter, gérer et suivre les maladies chez les patients », a expliqué le Dr Bergman. « Plus que jamais, les équipes de santé sont capables de gérer la plupart des parties d’une maladie sans avoir besoin d’impliquer un spécialiste. »

Martha Crago, vice-rectrice à la recherche et à l’innovation de l’Université McGill, a souligné la nécessité de poursuivre la recherche en soins de première ligne pour appuyer ces efforts. « La recherche en soins de première ligne ne porte pas seulement sur la maladie, mais aussi sur la façon dont nous enseignons et dont nous enseignons aux enseignants et comment nous pouvons faire une différence en offrant diverses formes de soins aux patients », a-t-elle expliqué.

Conformément au plan stratégique du gouvernement chinois pour les services de santé (communément appelé Healthy China 2030), les facultés de médecine du pays travaillent main dans la main avec les professionnels de la santé et les intervenants externes pour atteindre les objectifs liés à la bonne santé et au bien-être à tout âge. À cette fin, la Chine tente de mettre l’accent sur l’augmentation du nombre d’étudiants en médecine et de dirigeants en santé communautaire qui participent aux soins de première ligne, à l’instar des initiatives du Canada.

« La majorité des diplômés canadiens en médecine d’aujourd’hui se dirigent vers la médecine de famille », a déclaré le Dr David Eidelman, vice-principal (santé et affaires médicales) et doyen de la Faculté de médecine de l’Université McGill. « L’importance des soins de première ligne pour un système de soins de santé durable a été largement promue par les gouvernements et les facultés de médecine au cours des dernières années, et les résultats ont été encourageants. »

Des plans sont déjà en cours pour un deuxième symposium conjoint, qui se tiendra à Montréal à l’automne 2019.