Des sciences et des rêves

Miasya Bulger et Raphael Hotter ont reçu la prestigieuse bourse d’études canadienne en science, technologie, ingénierie et mathématiques, d’une valeur pouvant atteindre 100 000 $, qui leur permettra d’étudier à McGill. Le programme de bourses Schulich Leader a pour mission de soutenir les prochains chefs de file mondiaux.

Miasya Bulger et Raphael Hotter se rappellent l’instant précis où ils ont appris qu’ils étaient admis à McGill à titre de boursiers Schulich Leader.

« J’ai figé », explique Miasya Bulger, qui se dirigeait vers sa classe au Lisgar Collegiate Institute, à Ottawa, lorsqu’elle a appris qu’elle recevait la bourse Schulich Leader de 100 000 $. « Je me suis arrêtée au beau milieu du couloir. J’avais les yeux rivés sur mon téléphone et je ne voyais plus les autres étudiants autour de moi. Je rêvais d’aller à McGill depuis que j’avais visité le campus, il y a quelques années. Soudainement, la prochaine étape de ma vie est devenue bien réelle. »

À 200 kilomètres de là, à Montréal, Raphael Hotter vivait son propre moment de grâce.

« Mon cours d’éducation physique venait de se terminer lorsque j’ai reçu le courriel », déclare Raphael Hotter, diplômé du Collège Marianopolis, qui a reçu une bourse Schulich Leader d’une valeur de 80 000 $. « Je suis sorti en courant pour appeler mes parents; je n’arrivais pas à y croire. Le lendemain matin, j’étais persuadé que j’avais rêvé tout ça. »

Miasya Bulger et Raphael Hotter font partie d’un groupe restreint de 50 étudiants au Canada qui ont reçu la prestigieuse bourse en science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) cette année.

Homme d’affaires, philanthrope et diplômé de McGill, Seymour Schulich (B.A. 1961, MBA 1965, D. Litt. 2004) a établi un fonds de 100 millions de dollars en 2012 pour soutenir les étudiants canadiens les plus brillants afin qu’ils deviennent les prochains pionniers de l’innovation et de la recherche scientifiques à l’échelle mondiale.

Miasya Bulger a fait son entrée au Département de bioingénierie de la Faculté de génie de McGill à l’automne 2018, alors que Raphael Hotter s’est joint au groupe physique, sciences de la Terre, mathématiques et informatique à la Faculté des sciences de McGill. Ils ont tous deux obtenu la bourse grâce à leur excellence scolaire et à leurs réalisations parascolaires impressionnantes.

Cofondateur d’un club informatique et d’un marathon de programmation, Raphael Hotter a remporté un prix dans le cadre d’une expo-sciences pour un projet proposant l’emploi d’un nouveau médicament dans le traitement de la maladie à virus Ebola (projet qu’il a mené avec l’encadrement de chercheurs de McGill). Plus récemment, il a découvert une nouvelle méthode d’imagerie de l’architecture vasculaire du cerveau, qui lui a valu la seconde place mondiale lors de la Foire internationale des sciences et du génie Intel.

Avant d’arriver à McGill, Miasya Bulger a joué le rôle de mentore auprès d’étudiants en STIM dans le cadre du programme des cadets royaux de l’Armée canadienne et a mis en œuvre des programmes à l’intention de la jeune clientèle de la Bibliothèque publique d’Ottawa. Elle s’est également consacrée à des initiatives visant à réduire la pauvreté infantile dans la capitale nationale, notamment par l’organisation d’ateliers de sensibilisation destinés aux étudiants et de campagnes de financement au profit de banques alimentaires et d’organismes de bienfaisance.

Pour les deux étudiants, une bourse Schulich Leader est synonyme d’occasions qui leur permettront de développer la pleine mesure de leur potentiel.

« La bourse d’études Schulich Leader me procure les ressources nécessaires à la poursuite de mes études de rêve, affirme Miasya. Elle contribue également à promouvoir l’accès des femmes à une carrière en STIM. J’espère devenir un modèle aux yeux des jeunes filles qui, souvent, s’inspirent de mentors pour envisager leur avenir professionnel. »

« Cette bourse représente vraiment une chance énorme, affirme pour sa part Raphael Hotter. Elle me donne les moyens financiers nécessaires pour me consacrer à mes études et à mes activités parascolaires. Un jour, mon travail se situera peut-être au croisement des neurosciences, des mathématiques et de l’informatique. »