La planète s'invite à l'université McGill

Sous la tutelle de 'La planète s’invite à l’université', une manifestation aura lieu aujourd'hui, le 15 mars.

Ce 15 mars prendra place la version québécoise de la grève estudiantine du vendredi, lancé par Greta Thunberg depuis août 2018. Vendredi, La Planète s’invite à l’université (LPSU) invite les étudiants à venir manifester en réponse à l’appel de la jeune suédoise activiste. La Planète s’invite à l’université, est une un collectif d’initiative citoyenne québécois, dont le nom s’inspire de la Planète s’invite au Parlement, initié cette fois-ci par un partenariat de groupe universitaire.

Débuté à l’Université de Montréal, la LPSU est un collectif de partisan étudiant qui s’est répandu dans les écoles de Montréal et à travers le Québec, dont McGill a rejoint la tendance. Seulement âgée de quelques semaines, le collectif est aujourd’hui implanté à l’Université du Québec à Montréal, l’École de technologie supérieure, l’Université McGill , l’Université Concordia, l’Université de Québec à Chicoutimi, l’Université Laval à Québec, Collège Montmorency, Lionel Groulx, Saint Laurent et d’autres encore. Tel une ‘organisation parapluie’, La LPSU ne suit pas d’ordre hiérarchique et regroupe seulement les élèves et autres associations inquiétés de l’indifférence des gouvernement face à de la crise climatique.

Si le LPSU n’est pas particulièrement en relation avec ses homologues canadiens, elle suit surtout le mouvement mondial - aujourd’hui disséminé dans 77 pays selon le site Fridays for Future. Au sein de ce mouvement international, un dizaine d’étudiant Mcgillois ont initié La Planète s’invite à McGill, dans le but de participer aux revendications climatiques fédérale et provinciale canadienne, mais surtout envers l’université même de McGill.

Les demandes du LPSU sont regroupés sous trois demandes claires: établir un programme de sensibilisation et d’éducation à la crise climatique, adopter une loi climatique forçant l’atteinte des cibles recommandées le GIEC en terme de réduction de gaz à effet de serre, et plus de transparences des institutions d’enseignement par rapport à leurs investissements dans les énergies fossiles et à leurs émissions carbones. Ainsi le 15 mars, non pas sous la même température mais à la même date, c’est quelques 59 pays qui ont déclarés leur participation à la grève climatique. Particulièrement adressé par les jeunes et pour les jeunes, le mouvement invite les jeunes étudiants à quitter les bancs d’école pour s’asseoir afin d’aller manifester devant les ceux leurs élus locaux. Greta Thunberg, aujourd’hui un phénomène mondial et une star des réseaux sociaux, publie régulièrement des vidéos incitatives à rejoindre la lutte pour le changement climatique peignant une vision d’une classe politique indifférente à la crise écologique et d’un environnement en détresse sous les hashtags devenus virales de #FridayForFuture #ClimateStrike. On remarque ainsi dans ce nouveau mouvement ses tendances fortes au réseaux sociaux et jeune, particularité du mouvement. Même si celui-ci est loin d’être le seul regroupant ces deux caractéristiques, il est tout de même intéressant de remarquer le peu d’institutionnalisation (sites internet, hiérarchie, logo etc.) à l’instar d’une existence quasi exclusive via les réseaux principaux: Twitter, Facebook et Instagram.

Suite à cette initiative individuelle, c’est une dizaine d’étudiants de McGill qui ont décidés d’initier le mouvement au sein de notre université. La planète s'invite à McGill adresse ses propres revendications face à son institution. Il demande à McGill de désinvestir son argent des compagnies à énergie fossile, de lutter contre les inégalités que ces dernières provoquent et d’appeler le gouvernement à reconnaitre et implémenter la Déclaration des droits des peuples autochtones adopté par l’Assemblée générale de l’ONU. Concernant les étudiants de toute facultés, son but politique et environnemental place ces débats au cœur des préoccupations de notre future et du rôle que nous avons à jouer en tant qu’étudiant. Pour l’instant, l’événement présent sur Facebook annonce plus de 500 participants et milles intéressés. L’engagement de chacun reste cruciale afin de créer un mouvement d’ampleur et à résonances signifiante. La grève du vendredi 15 mars est la première mobilisation d’une série d’autres dont les dates sont déjà annoncées par l’organisation: 22 avril et 27 septembre.

Comme dans tout mouvement notamment d’ordre politique, la parole la plus légitime revient aux plus concernés: la jeune génération. Si nombreuses sont déjà les victimes du réchauffement climatique, les jeunes d’aujourd’hui et les adultes de demain constitue la première génération à être au courant de ce problème d’ordre mondial, à en voir les conséquences directes et subir celles futures. C’est donc pourquoi l’université et ses élèves se mobilisent chacun à son échelle. La planète s'invite à McGill invite tous ces étudiants à s’intéresser à son action, s’en informer, prendre part à son organisation. Dans ce nouveau mouvement, il ressort également de notre volonté de former un mouvement qui nous ressemble et d’en mettre l’accent sur nos priorités. L’organisation étudiante détaille son programme et les détails de la marche du 15 septembre sur son événement Facebook, et invite tout individus ou autres organisations à participer à l’organisation des prochaines marches et autres activités en rejoignant son groupe Facebook.