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Le financement de la recherche

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Les fonds d’exploitation par rapport aux subventions de recherche
Les coûts indirects de la recherche


Les fonds d’exploitation par rapport aux subventions de recherche

On nous demande parfois pourquoi nous ne coupons pas tout simplement les fonds alloués à la recherche pour les réaffecter à l’enseignement. En quelques mots : nous ne pouvons pas.

  • Les subventions de recherche nous sont octroyées pour aider les professeurs à réaliser des projets bien précis. Les universités conservent ces fonds dans des comptes en fiducie, mais ne sont pas autorisées à les utiliser à d’autres fins, comme la rénovation d’immeubles, par exemple. 
  • Les fonds d’exploitation fournissent les sommes nécessaires pour les services aux étudiants, l’électricité, les salaires, les bibliothèques, la plus grande partie de la rémunération des professeurs, l’entretien ménager et paysager, les technologies de l’information et tout autre service indispensable au fonctionnement d’une université.

Cela dit, sabrer aujourd’hui les fonds consacrés à la recherche pourrait à court terme injecter quelques dollars de plus dans les programmes de premier cycle, mais aurait à coup sûr comme effet de freiner l’économie du Québec, d’en affaiblir la capacité concurrentielle et de détourner les emplois hautement spécialisés. Pour que le Québec soit concurrentiel au sein d’une économie moderne, il faut accorder la priorité à l’innovation universitaire.

Les coûts indirects de la recherche

Certains coûts sont liés à la recherche – non seulement pour la réalisation d’études, mais également pour l’éclairage des laboratoires, la rémunération des employés, l’entretien des bâtiments, le suivi financier, etc. Ces dépenses et de nombreuses autres constituent les « coûts indirects » de la recherche.

Au Québec, le gouvernement assume la totalité des coûts de la recherche qu’il subventionne, y compris ceux du projet lui-même et les coûts indirects. Toutefois, pour ce qui est des subventions fédérales (source de la majeure partie des fonds consacrés à la recherche), McGill reçoit un supplément de 18 % destiné aux coûts indirects. C’est très bien, sauf que pour assumer ces derniers, un supplément d’environ 60 % est nécessaire. Plus vous obtenez de subventions fédérales pour la recherche, plus il y a de dépenses « supplémentaires » non couvertes – qu’il faut assumer en puisant dans l’aide au fonctionnement ou en enregistrant un déficit.

Pour obtenir un financement, les projets de recherche de McGill doivent donc entrer en concurrence avec l’enseignement et l’aide aux étudiants. Dans un document budgétaire déposé en mars 2011, le gouvernement du Québec estime que « le sous-financement, par le gouvernement fédéral, des coûts indirects de la recherche effectuée par les universités [québécoises] représente un manque à gagner de l’ordre de 90 M$, pour la seule année 2007-2008 ». Le gouvernement du Québec ne peut assumer à lui seul ce fardeau. C’est pourquoi le gouvernement fédéral se doit de financer les coûts réels de la recherche, permettant ainsi aux universités québécoises d’affecter une plus grande partie de leur budget d’exploitation à d’autres secteurs d’activité.