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Le point de vue de McGill

Sur cette page :
La qualité | Le financement | L’accessibilité
La gouvernance | La contribution


En vue du prochain Sommet, la présente section explique la position de McGill quant au rôle et au financement de l’enseignement supérieur au Québec. Nous vous invitons à parcourir les différentes rubriques sur notre position à l’égard de l’accessibilité, du financement, de la gouvernance, de la contribution et de la qualité, puis à consulter le point de vue d’autres organisations.

Dans les grandes lignes, voici la position de la haute direction de McGill :

Sur la qualité  :

  • Tout dialogue constructif sur l’enseignement supérieur au Québec doit commencer par un consensus selon lequel des universités de qualité exceptionnelle sont absolument impératives pour l’avenir du Québec dans un monde moderne. Sans elles, le Québec ne peut prospérer et les enjeux — notre bien-être et notre prospérité futurs — sont trop élevés pour faire de l’évaluation de la qualité un débat politique.
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Sur le financement :

  • Nos universités ont besoin d’un modèle de financement en partenariat, selon lequel tous les bénéficiaires de l’enseignement supérieur versent une juste part :
    1. Il est avantageux pour le gouvernement d’offrir un appui solide, car, à long terme, il retirera des avantages de ses investissements grâce à l’augmentation des revenus fiscaux et à la réduction des dépenses au chapitre de services dont l’aide sociale et l’assurance-emploi.
    2. Les étudiants issus de milieux aisés qui peuvent payer des droits de scolarité plus élevés devraient le faire.
    3. Les étudiants de milieux moins bien nantis devraient recevoir une aide financière plus généreuse — pour assumer non seulement leurs droits de scolarité, mais aussi leurs frais de subsistance.
    4. L’industrie, qui tire parti d’une main-d’œuvre très instruite, devrait également apporter une contribution par le biais de la philanthropie.
  • Il existe des preuves irréfutables soutenant que les universités du Québec sont sous‑financées — y compris des études réalisées par des observateurs objectifs qui n’ont aucun intérêt en matière d’éducation ou de politique québécoise. Avec des dettes s’élevant à 251,5 G$ — et la dette par habitant la plus élevée au Canada —, le gouvernement du Québec ne peut tout simplement pas assumer à lui seul l’ensemble des coûts de l’enseignement supérieur.
  • L’enseignement supérieur a un prix qu’il vaut la peine de payer. En moyenne, les diplômés universitaires gagnent au cours de leur vie environ un million $ de plus que les non-diplômés.
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Sur l’accessibilité :

  • Étonnamment, un grand nombre d’études révèlent que l’accès à l’université a peu à voir avec les frais de scolarité ou le niveau de revenu — du moment qu’une aide étudiante suffisante est offerte aux candidats de milieux moins bien nantis. 
  • En outre, selon certaines études, le statut socioéconomique influe beaucoup moins sur la probabilité d’aller à l’université que les résultats scolaires au secondaire et les aptitudes à la lecture, l’influence et l’attitude des parents et la qualité de l’établissement secondaire fréquenté.
  • L’expérience du Québec, où les droits de scolarité sont extrêmement faibles, ne fonctionne pas. Bien que ces derniers y sont peu élevés, et ce, depuis des décennies, le taux de diplomation québécois demeure inférieur à celui de la moyenne enregistrée au Canada et dans les pays de l’OCDE.
  • McGill a considérablement augmenté le montant de l’aide apportée aux étudiants. En 2012-2013, elle entend y consacrer 25,1 M$ — soit près de 600 % de ce qu’elle y avait affecté en 2006-2007, ce qui avait déjà fait une énorme différence. L’Université a également réussi à attirer des étudiants hors pair provenant de tous les horizons, non seulement sur le plan de l’origine géographique, mais également socioéconomique.
  • Pour les étudiants à faible revenu résidents du Québec, les droits de scolarité sont déjà gratuits — puisque le gouvernement les finance par l’entremise de subventions.
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Sur la gouvernance :

  • McGill est bien gouvernée et gérée de manière responsable—et nous pouvons le prouver.
  • Nous produisons chaque année des milliers de pages de rapports pour le gouvernement du Québec, et les agences de notation et autres organismes reconnaissent généralement nos saines pratiques de gouvernance. Nous ne réclamons pas une surveillance moins rigoureuse — nous demandons une surveillance qui s’exerce dans la transparence sans sacrifier l’autonomie.
  • McGill est une institution transparente tenue de rendre compte à tous les Québécois, et elle est rend ses finances accessibles au public.
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Sur la contribution :

  • Chaque année, McGill attire au Québec des étudiants et des chercheurs de premier plan des quatre coins du monde — qui viennent ici pour apprendre, favoriser la dissémination du savoir à l’intérieur de nos frontières et, bien souvent, s’enraciner ici et contribuer à long terme à bâtir une économie axée sur l’innovation capable de rivaliser avec celle d’autres provinces et pays.
  • Nous formons des médecins — une profession très recherchée —, nous mettons sur pied des programmes à l’intention des groupes autochtones et des communautés marginalisées, et nous apportons une contribution inestimable au Québec de très nombreuses façons.
  • D’après une étude réalisée en 2010, les retombées économiques annuelles de McGill au Québec se chiffrent à 5,2 G$ — un excellent rendement pour le gouvernement québécois qui investit environ 470 M$ par année dans l’Université.
  • Le gouvernement canadien estime qu’au cours de la prochaine décennie, 75 % des nouveaux emplois exigeront une formation postsecondaire. Cette estimation vient souligner l’importance des choix que les Québécois devront faire en matière de financement de l’enseignement supérieur — et les graves conséquences que de mauvaises décisions pourraient entraîner.
  • L’enseignement supérieur profite à tous :
    • une population instruite est en meilleure santé, a moins recours à des services sociaux coûteux et paie davantage d’impôts qui contribuent à l’intérêt public;
    • une instruction supérieure comporte également des avantages sur le plan personnel, car un diplôme universitaire permet de toucher un revenu nettement supérieur, de profiter d’une qualité de vie accrue et de meilleures perspectives d’emploi;
    • l’industrie et les organisations sociales doivent pouvoir compter sur une main-d’œuvre instruite, polyvalente et créative pour répondre à leurs besoins.
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