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Printemps 2014

Volume 12 Numéro 1

Dépistage des problèmes d’audition à l’université

Auteure: Lianne Morier

English version

L’ouïe et la parole sont inextricablement liées : si vous n’entendez pas les paroles des autres, il est pratiquement certain que vous aurez de la difficulté à communiquer.  Dans le but de souligner ce lien important et de promouvoir une bonne santé auditive, l’École des sciences de la communication humaine de McGill a organisé en mars dernier des examens de dépistage pour les membres des collectivités de McGill et de Montréal.  Ce service avait été offert pour la première fois en 2013 (Desautels Faculty of Management Bronfman Building), dans le cadre d’un événement spécial pour souligner le 50e anniversaire de l’École, et en raison de son succès retentissant, il revient pour une deuxième année (Faculty of Medicine McIntyre Building).

Les examens de dépistage ont été planifiés par la coordonnatrice clinique Sophie Vaillancourt et réalisés par des étudiants de troisième cycle en orthophonie, sous la supervision d’une audiologiste certifiée.  « L’objectif était en fait de sensibiliser la communauté de McGill à l’audition, à la perte d’audition et à la perte d’audition due au bruit, explique madame Vaillancourt.  C’était également une occasion pour la communauté d’en apprendre davantage sur l’École et ce que nous faisons. »

Les étudiants on examiné les oreilles des participants en effectuant des examens d’otoscopie, de tympanométrie et d’audiométrie.  Ils leur ont également donné des renseignements sur la perte d’audition due au bruit et les bonnes pratiques pour leur santé auditive.  Les étudiants ont communiqué quelques statistiques rapides, par exemple que l’exposition à des sons dépassant 85 dB peut causer des dommages auditifs permanents.  Le kiosque d’information était installé dans le Pavillon McIntyre (sciences médicales), dans une zone très passante, et les clients étaient invités à s’y arrêter pour faire évaluer leur audition dans l’ordre « premier arrivé, premier servi ».  Lorsqu’une perte d’audition était détectée, l’audiologiste qui était sur place donnait un avis supplémentaire et une recommandation pour un examen audiologique complet.

En général, les participants ont été emballés par cette activité et étaient reconnaissants de bénéficier d’un tel service.  Parmi les clients figuraient des étudiants, des enseignants de McGill et d’autres membres de la communauté, âgés de 3 à 84 ans.  Il ne fait aucun doute que les problèmes d’audition peuvent toucher tous les membres d’une société.  

Parmi les clients qui sont passés au kiosque se trouvait Laura, une étudiante en soins infirmiers. Lorsqu’on lui a demandé ce qui l’avait motivée à subir les examens de dépistage, elle a répondu : « Je me suis dit que c’était bien que le département nous offre ce service et j’étais curieuse de savoir si la musique forte avait eu des effets sur mon audition. »   Un autre participant, John, est gestionnaire à l’Université McGill.  Lorsqu’il a appris qu’il présentait une légère perte d’audition, il a soupçonné que c’était parce qu’il jouait des percussions.  Après que l’audiologiste lui eut expliqué les résultats de son examen, John a fait remarquer que « c’est fascinant de constater que le centre de l’audition se trouve entre l’oreille gauche et la droite et qu’il se divise en fréquences basses, moyennes et hautes. » Poursuivant ses réflexions sur les résultats de son audiogramme, John a ajouté : « Je suis vraiment déterminé à préserver les capacités auditives que j’ai. »

En plus d’être utiles à la communauté, ces examens de dépistage ont procuré aux étudiants une expérience d’apprentissage clinique importante.  « Cela donne aux étudiants la chance de voir une clientèle extrêmement diversifiée, affirme madame Vaillancourt,  et leur permet de s’exercer à travailler avec des adultes, ce qui les aide à développer leurs aptitudes de consultation. »  Cynthia, étudiante de première année en orthophonie, le confirme : « Ce fut une très belle expérience que de pouvoir appliquer nos toutes nouvelles aptitudes cliniques tout en offrant un service public comme celui-ci, a-t-elle confié après l’événement. Personnellement, j’ai aimé rencontrer autant d’étudiants, d’employés et d’enseignants de McGill, d’en apprendre davantage sur eux et de pouvoir leur transmettre des connaissances sur l’importance de préserver notre audition. »

La deuxième édition de l’activité de dépistage a eu encore plus de succès que la première : 394 personnes ont été examinées.  Cet événement faisait partie d’une initiative importante visant à sensibiliser les gens aux dangers de la perte d’audition due au bruit et aux conséquences d’une perte d’audition sur la communication.  Nous vivons dans une société de plus en plus bruyante, où les technologies de pointe permettent plus que jamais de nous exposer à des sons forts et à de la musique forte qui peuvent causer des dommages irréparables.  Les activités comme celle tenue à McGill, ainsi que les efforts des orthophonistes et audiologistes sur le terrain, pourront aider les gens à profiter pleinement de leurs oreilles pendant encore de nombreuses années.

Quelques statistiques :

Dépistage 2013

Dépistage 2014

Nombre total de participants

238 395

Âges

19 ans à 76 ans 3 ans à 84 ans

Pourcentage ayant une perte d’audition

21% 16%