Le français sur la sellette à la Francofête

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McGill Reporter
February 7, 2008 - Volume 40 Number 11
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Le français sur la sellette à la Francofête

Aujourd’hui à McGill, les francophones comptent pour 17% de l’ensemble du corps étudiant, selon Amélie Gouin et David-Marc Newman, étudiants au premier cycle et Commissaires francophones au sein de l’Association étudiante de l’Université McGill. Ils notent que ce chiffre est en baisse, ayant déjà atteint 25%. Faut-il constater un déclin du fait français à McGill? Certainement pas, si on se fie au récent succès de la Francofête!

La Francofête se déroule sur le campus avec plus ou moins d’ampleur depuis 2004. Avec la création, l’année dernière de la Commission des affaires francophones, des efforts ont été déployés pour offrir une grande célébration. Au lieu de la traditionnelle série d’événements culturels échelonnés sur un mois, on a voulu cette fois-ci « organiser un vrai festival avec des évènements tous les jours », concentrés sur une semaine seulement, selon David-Marc Newman.

Ainsi, du 21 au 30 janvier, les Mcgillois ont eu l’occasion de participer à une foule d’évènements : films, karaoke ainsi que discours de conférenciers réputés, lesquels représentaient pour les organisateurs une nouvelle formule adoptée cette année. Tout en maintenant la saveur culturelle de la semaine, on a voulu y apporter un élément politique comme l’ajout d’invités tels que Graham Fraser, commissaire aux langues officielles du Canada, et Jean-François Lisée, souverainiste notoire et directeur exécutif du Centre d’études et de recherches internationales à l’Université de Montréal.

« Il y a quelque chose de pertinent dans une université de parler plus des questions sociales que simplement organiser des événements culturels, » explique David-Marc Newman. Amélie Gouin note que c’est la première fois que des conférenciers viennent à la Francofête pour discuter de « sujets chauds » tels que l’état du bilinguisme et de ses effets politiques et sociaux.

« J’ai trouvé ça très intéressant d’entendre [Fraser] parler de bilinguisme au Canada », affirme Amélie Gouin « mais son discours à soulevé un débat important à McGill. Il félicitait largement McGill pour sa politique de bilinguisme mais il faut mettre un bémol sur cet état de chose. Même si on a le droit de rédiger nos examens ou de remettre nos travaux en français, ça ne fait pas toujours plaisir aux professeurs. » À ce sujet, Newman ajoute que « s’il y a des plaintes, on a le mandat de les appuyer », notant que le mandat officiel de la Commission francophone comprend la défense des droits des francophones à McGill.

Ces débats sur l’état du bilinguisme au Canada – et plus particulièrement à McGill – représentent les types de questions qu’on espérait soulever avec l’ajout de cette nouvelle formule, sans nécessairement « prendre partie d’un coté ou de l’autre », comme l’indique David-Marc Newman.

Amélie Gouin conclue que « le but de la Francofête n’est pas de se déclarer souverainiste ou fédéraliste – c’est plutôt de célébrer le fait français, de célébrer le bilinguisme, d’en parler, et de lancer le débat ». Cette célébration et ce débat laissent à croire que le fait français à McGill n’est en fin de compte pas en voie de disparition. Il y a alors de quoi à francofêter.

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