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2012

Archives 2012

 13 décembre     The challenge of brain repair

Albert J. Aguayo (professeur émérite de médecine, Faculté de médecine) 

Neuroscientifique, le Dr Aguayo a apporté d'importantes contributions aux domaines de la regénération et de la réparation neurales. Ses travaux ont fortement influencé le traitement de lésions du système nerveux que l'on croyait auparavant non traitables. Le Dr Aguaya s'est joint à McGill en 1967 et a été nommé professeur en 1977. Il a dirigé le Centre de recherches en neurosciences durant 15 ans à compter de 1985. Lauréat de nombreux prix et distinctions dont l'Ordre du Canada et les prix Killam et Gairdner, le Dr Aguayo a enseigné dans de nombreux établissements de par le monde. Il a également été secrétaire général et président de l'Organisation internationale de recherche sur le cerveau, organisme affilié à l'UNESCO auquel adhèrent plus de 50 000 neuroscientifiques.


15 novembre:  Tunnels, bridges and scaffolds

Jacques Hurtubise (Département de mathématiques et de statistique, Université McGill).

L'une des facettes les plus passionnantes des mathématiques est leur faculté de déceler des liens profonds et surprenants entre deux réalités en apparence totalement différentes, comme les tunnels et les ponts, ou entre deux sujets. Parfois le lien est tel qu'un sujet offre le moyen de montrer qu'un résultat vaut aussi pour un autre sujet, fournissant ainsi pour cette construction un échafaudage que l'on peut ensuite supprimer. Cette conférence se propose d'examiner ce fait à l'aide de deux exemples, le premier étant les conjonctures de Weil, l'un des sujets dominants des mathématiques du XXe siècle, le second la preuve de la conjoncture de Poincaré, récemment apportée. Il s'agira de faire quelque peu comprendre ce que ces résultats ont de surprenant et de passionnant. Le niveau de connaissances mathématiques de la part de l'auditeur y sera présumé très faible, ce que compenseront quelques mouvements de mains.

Le professeur Jacques Hurtubise est actuellement directeur du Département de mathématiques et de statistique de l'Université McGill. Après avoir obtenu son doctorat à Oxford en 1982, il est revenu à Montréal et a enseigné à l'UQAM pendant six ans avant de se joindre à l'Université McGill. Il a été directeur du Centre de recherches mathématiques de 1999 à 2003. À McGill il a également occupé les fonctions de vice-principal, recherche, puis de vice-principal exécutif adjoint par intérim de 2004 à 2006. Il vient d'achever un mandat à la présidence de la Société mathématique du Canada.


18 octobre:  Warm bodies in cold places and the carbon footprint of endothermy 

Murray Humphries (professeur agrégé de biologie de la faune, Département de sciences des ressources naturelles). 

 Le Pr Humphries est titulaire de la Chaire de recherche nordique du CRSNG en biologie faunique et en sécurité des aliments traditionnels dans le Nord canadien en évolution, et membre du Centre d'études sur la nutrition et l'environnement des peuples autochtones (CINE), ainsi que du Centre de la science de la biodiversité du Québec (QCBS).

PHOTO : McGill En tête. Le Pr Humphries au lac Reindeer.


13 septembre : In Search of the Source of Earthquakes 

Christie Rowe (Département des sciences de la Terre, Université McGill)

Des séismes se produisent tous les jours sur notre planète. La plupart surviennent sur les bords des plaques tectoniques, mais certains se produisent parfois à des endroits inattendus. Comment ces phénomènes se déclenchent-ils? Qu'est-ce qui détermine le lieu où se produisent les séismes? Qu'advient-il de toute l'énergie libérée? Des milliers voire des millions d'années d'érosion ont mis à nu les roches crustales profondes où se situait le foyer d'anciens séismes. L'étude d'affleurements de ces anciennes failles peut fournir des informations sur les phénomènes chimiques et physiques qui déterminent les séismes. La Pre Rowe présentera des exemples de travaux menés sur le terrain en Amérique du Nord, en Afrique et sur le plancher océanique au large du Japon, à la recherche de réponse à ces questions. Elle décrira la découverte faite durant l'expédition de forage sous-marin menée en avril et mai 2012 sur la faille océanique profonde à l'origine du grand tremblement de terre de Tohoku, le 11 mars 2011, et comparera cette faille à d'autres, très anciennes, qui ont été le siège de forts séismes survenus il y a des millions d'années et dont on trouve des traces en Alaska et en Namibie. Enfin, elle soutiendra que les séismes sont des processus clés de la formation de dépôts de minerais, comme l'attestent quelques exemples au Québec et ailleurs dans le monde. ***Après la conférence, le musée Redpath fournira des loupes à c eux et celles qui souhaitent examiner un choix de roches formées par des séismes. Suivez ces liens vers les contributions de la Pre Rowe au blogue de Scientific American : travaux à bord du Chikyu (D/V Chikyu this spring off the coast of Japan); prévision des tremblements de terre.


12 avril 2012: The nature and origin of large explosive eruptions

John Stix (Département des sciences de la Terre et des planètes, Université McGill)

Cette conférence s'intéresse à la nature et aux causes des éruptions épisodiques responsables de dévastations locales, régionales et mondiales. Un paramètre clé de tels phénomènes est la présence de grands volumes de magma éruptif dans des réservoirs crustaux à des profondeurs de 5 à 10 km. Si la chambre magmatique se vide suffisamment durant l'éruption, le dôme du réservoir s'effondre, ce qui crée une grande dépression appelée caldera. La formation précoce ou tardive de la caldera influe sur le style de l'éruption. Un autre paramètre clé est le déclencheur qui amorce l'éruption. Les phénomènes qui peuvent servir de déclencheurs comprennent les tremblements de terre et les injections de magma provenant de régions plus profondes de la croûte ou du manteau. Comprendre le type d'activité annonciatrice qui conduit à une vaste éruption est l'un des défis actuels de la volcanologie, car un tel phénomène ne s'est jamais produit à l'ère historique. Des indices fournis par des événements de moindre ampleur nous en donnent cependant un aperçu. La conférence proposera en conclusion un examen des conséquences sociales probables de telles éruptions. Nous vous invitons à lire l'article que le Pr Stix a signé dans le Globe and Mail à propos des répercussions mondiales de l'éruption du volcan islandais en 2010.


15 mars 2012 : Medicines for Neglected Tropical Diseases — Reversing the Equation

timothy [dot] geary [at] mcgill [dot] ca (Tim Geary) (Institut de parasitologie de McGill)

Les infections humaines par des nématodes parasites — vers ronds — avaient auparavant une incidence essentiellement mondiale. Aujourd'hui, plus de un milliards d'humains, vivant pour la plupart dans des pays en développement, sont toujours infectés par ces vers. Ces maladies tropicales négligées sont la cause d'une importante morbidité et contribuent au cycle de pauvreté qui freine le développement dans les régions défavorisées du monde. Les médicaments utilisés pour traiter ces maladies sont généralement des dérivés de médicaments à usage vétérinaire (traitement du bétail et des animaux familiers) qui n'ont pas été optimisés pour les humains. Plusieurs de ces médicaments sont donnés par des sociétés pharmaceutiques occidentales et sont destinés à la médecine humaine en Afrique et ailleurs. Si admirable qu'elle soit, cette approche mériterait toutefois d'être délaissée au profit d'un appui à des systèmes d'innovation permettant à des scientifiques vivant dans les régions les plus affectées de jouer un rôle de leader dans la recherche de meilleurs médicaments pour traiter ces maladies.

Cette conférence se veut une introduction aux parasitoses associées à la pauvreté. Il y sera aussi question d'un nouveau processus de découverte de médicaments adopté en Afrique du Sud et au Botswana. Ce système repose principalement sur l'identification de candidats antiparasitaires de grande valeur à partir de substances chimiques purifiées d'origine botanique et microbienne africaine. La recherche de nouvelles façons de fournir les médicaments nécessaires aux régions pauvres passe par le renforcement de la capacité scientifique locale et le développement de nouveaux modes de conception de la propriété intellectuelle et du nécessaire leadership local. L'intégration de plusieurs niveaux de développement pose un défi considérable, mais plein de promesses.


1er mars 2012 : A diversity / tolerance model of cultural evolution

Andre Costopoulos (Département d'anthropologie, Université McGill)

En m'appuyant sur les résultats de simulations informatiques menées à mon laboratoire, je compte soutenir que nous nous considérons à tort comme des décideurs clairvoyants dont le cerveau complexe serait un moteur de décision rationnel, la sélection opérée par l'évolution nous ayant en réalité doté d'une aptitude limitée à prendre de bonnes décisions. Je soutiendrai que notre cerveau est en réalité une machine à produire de la diversité et que l'évolution culturelle repose sur l'aptitude de nos systèmes culturels à créer et à maintenir cette diversité, ainsi que sur notre aptitude à saisir et à reproduire les traits d'autrui lorsque les circonstances l'exigent. Ce modèle de « diversité-tolérance » de l'évolution culturelle pose que les humains sont suffisamment intelligents pour imaginer un éventail de solutions à leurs problèmes, mais peu doués pour discerner les meilleures solutions. Nous nous trompons souvent, mais même lorsque nous nous avons raison, il faut qu'on nous en convainque; de plus, le maintien de la diversité nous oblige à être en désaccord les uns avec les autres quant à la conduite à adopter devant un défi environnemental. Il nous faut aussi avoir une aptitude limitée à identifier les bons choix pour pouvoir discerner quand nous nous trouvons en grande difficulté et pouvoir alors adopter la solution de quelqu'un d'autre pour faire face à une crise.

Andre Costopoulos s'intéresse au changement social et à l'environnement préhistorique des régions nordiques. Nous vous invitons à découvrir les travaux qu'il mène en Finlande et dans le Nord canadien sur le site du projet SCENOP ainsi que ceux que l'étudiant de cycles supérieurs qu'il dirige réalise au laboratoire d'archéologie faunique  Ne manquez pas également l'interview qu'il a donnée à l'émission Le Code Chastenay.


19 janvier 2012: Non-invasive mapping of the human brain 

   Alan Evans  (INM et Départements de neurologie/neurochirurgie et de génie électrique et informatique, Université McGill)  

Alan Evans est directeur du Laboratoire de neuroimagerie ACE au Centre d'imagerie cérébrale McConnell, et du Consortium pour la recherche en imagerie cérébrale de Montréal. Spécialiste de la modélisation tridimensionnelle du cerveau vivant, il cherche à comprendre intégralement les pathologies neurologiques. « En fin de compte, nous essayons de comprendre l'histoire naturelle d'une maladie, » affirme-t-il. « Quelles parties du cerveau présentent-elles des changements anormaux dans la maladie d'Alzheimer? Quels rapports cette cartographie du cerveau présente-elle avec des comportements comme le déclin des capacités langagières? »

Nous vous invitons à découvrir comment l'imagerie cérébrale contribue à la lutte contre la maladie d'Alzheimer.