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Les conférences « À la fine pointe »

Les conférences reprendront à l'automne. Bon été !

Fondées en 2003, les conférences scientifiques À la fine pointe ont expressément pour propos de favoriser la communication entre les scientifiques de différentes disciplines et entre ces derniers et le public. Elles bénéficient de l'appui généreux de la Faculté de sciences médicales (Pre Marianna Newkirk, vice-doyenne, recherche), de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnement (Pr Chandra Madramootoo, doyen), de la Faculté des sciences (Pr Martin Grant, doyen) et du Centre de mathématiques appliquées en biosciences et médecine (CAMBAM). Pour plus d'informations, veuillez composer le 514-398-4094.

Lieu : amphithéâtre du Musée Redpath, 859, rue Sherbrooke Ouest, métro McGill/Peel.
Places limitées. Sans réservation.  

Heure : 18 h (une réception suit)
Entrée : gratuite, bienvenue à tous.

La plupart des conférences À la fine pointe sont disponibles sur iTunes U et sur le site de balladodiffusion de McGill. Veuillez vous reporter à la section « Science and Technology » pour les enregistrements audio et vidéo des conférences.

Veuillez noter que toutes les conférences À la fine pointe sont présentées en anglais.


2014 - 2015


11 septembre: << Doing chemistry with less: How chemistry can help a more sustainable economy>>

Audrey Moores (Assistant Professor, Dept. Chemistry, McGill)


9 octobre:<<  Supersoldier ants>>

Ehab Abouheif (E.W.R. Steacie Memorial Fellow, Canada Research Chair in Evolutionary Developmental Biology, Associate Professor, McGill Dept. of Biology)


13 novembre: << The rising tide of dementia: Challenges for statisticians >>

David Wolfson (Professor, Dept. of Mathematics and Statistics, McGill)


11 decembre: << What our data says about us: Insights into human behavior from social media >>

Derek Ruths (Assistant Professor, School of Computer Science, McGill)


2015


8 janvier:

<< Nutrients and the Brain >>

John L. Hoffer (Professor,Professor, Faculty of Medicine, McGill University, Principal Investigator, Lady Davis Institute for Medical Research and Senior Physician, Divisions of Internal Medicine and Endocrinology, Jewish General Hospital, Montreal).


12 fevrier:

Luda Diatchenko (Professor, Canada Excellence Research Chair in Human Pain Genetics, Dept. Genetics, McGill University)


12 mars:

Brett D. Thombs (William Dawson Scholar and Associate Professor, Senior Investigator, Lady Davis Institute for Medical Research, Jewish General Hospital)


9 avril : << The Neuroscience of balance: From athletes and astronauts to the elderly>>

Kathleen Cullen (Professor, Physiology and Director of McGill’s Aerospace Medical Research Unit)


Archives 2013-2014


10 janvier    Catching your Breath: Hypoxia and Hot Fish in the Face of Global Change   

Conférencière : Lauren Chapman (professeure et titulaire d'une chaire de recherche du Canada en biologie, U. McGill)

Pour les organismes à respiration aquatique comme la plupart des poissons, la teneur en oxygène dissous de l'eau est l'un des facteurs environnementaux les plus importants, car il a un effet sur la qualité de l'habitat, ainsi que sur la croissance et la survie de l'organisme. Certes, le phénomène d'hypoxie (faible teneur en oxygène) s'observe naturellement dans certaines eaux sombres et stagnantes (marécages), mais la dégradation de l'environnement accroit spectaculairement la fréquence de tels phénomènes dans d'autres plans d'eau, à tel point que l'hypoxie est désormais considérée comme l'une des manifestations les plus graves de stress causé par l'activité humaine dans les eaux intérieures et côtières. Dans cette causerie, il sera question de cet agresseur environnemental dans les eaux équatoriales de l'Afrique de l'Est et de ses interactions potentielles avec le changement climatique. La Pre Lauren Chapman enseigne la biologie à l'Université McGill, où elle est titulaire d'une chaire de recherche du Canada en écologie respiratoire et en conservation aquatique. Ses recherches concernent principalement les problèmes causés par les agresseurs environnementaux dans les systèmes aquatiques et les adaptations chez les poissons dans les environnements extrêmes. La Pre Chapman est depuis plus de deux décennies profondément engagée dans des activités de recherche et de formation internationales en Afrique de l'Est où elle a tissé des liens étroits avec le National Fisheries Resources Research Institute et l'Université Makerere d'Ouganda.  

Photo : Lauren Chapman dans la région du lac Victoria.


14 février     Biological Invasions: The Ecological and Societal Impacts of Non-native Species

Conférencier : Anthony Ricciardi (musée Redpath et École d'environnement)

Dans le sillage des déplacements des humains et de leurs marchandises autour du globe, des milliers d'espèces de plantes, d'animaux et de microbes se disséminent dans de nouvelles régions plus rapidement que jamais dans l'histoire de la Terre. Ces « invasions biologiques » peuvent provoquer des extinctions, perturber des écosystèmes, modifier l'état des ressources naturelles, menacer la santé des humains et même poser des problèmes de sécurité nationale. Malgré ces risques, des écologistes ont préconisé des invasions planifiées afin de rescaper des espèces menacées par le changement climatique. Nommé « colonisation assistée », ce projet comporterait le déplacement d'un nombre potentiellement élevé d'espèces vers des habitats propices bien au-delà de leur aire naturelle. Cette causerie a pour propos d'évaluer cette stratégie controversée et les effets écologiques et sociaux des invasions dans différentes parties du monde. Anthony Ricciardi est professeur agrégé au musée Redpath et à l'École d'environnement, où il donne des cours sur la diversité animale, la science environnementale et l'écologie des invasions d'espèces. Il est titulaire d'un doctorat de l'Université McGill (1977) et a fait des études postdoctorales à l'Université Laval et à l'Université Dalhousie grâce, respectivement, à des bourses du CRSNG et de la Fondation Killam. Il est rédacteur en chef adjoint des revues Diversity and Distributions et Biological Invasion et membre du comité scientifique du Réseau canadien des espèces aquatiques envahissantes, groupe de recherche financé par le CRSNG qui a pour mission d'évaluer les risques d'invasion d'espèces dans les lacs, rivières et eaux côtières du Canada.


14 mars Witnessing the formation and evolution of Galaxies

Conférencière : Tracy Webb (Département de physique, U. McGill)

Les recherches de la Pre Webb portent principalement sur la croissance de structures dans l'Univers, et en particulier dans les galaxies. Son approche consiste à utiliser les données recueillies à de nombreuses longueurs d'ondes de lumière. Chaque longueur d'onde sonde un processus physique différent et révèle quelque chose d'unique à propos de la formation d'une galaxie. Comme beaucoup de phénomènes physiques en cours dans les galaxies se déroulent derrière d'épais voiles de poussières, la Pre Webb mène principalement ses observations dans la bande submillimétrique (~400-1200µm) et dans l'infrarouge moyen et lointain (~3-400µm), ce qui permet de détecter directement la poussière et de recueillir des indices sur ce qui se passe derrière ces nuages de poussières. Elle étudie principalement les galaxies très distantes et celles du jeune Univers (fort décalage vers le rouge). La vitesse de la lumière étant finie, nous voyons ces systèmes tels qu'ils étaient il y a de 5 à 12 milliards d'années et nous pouvons ainsi les voir littéralement se former! La Pre Webb mène en outre des programmes visant à étudier des galaxies rapprochées de nous, car ces systèmes se prêtent à une étude beaucoup plus détaillée et sont susceptibles de fournir des informations sur les processus qui ont formé les galaxies actuelles.


11 avril      Nature or Nurture: Do genes actually determine your personality?

Conférencière : Roberta Palmour (Département de génétique, U. McGill)

La Pre Palmour étudie les singes de Saint Kitts (île Saint-Christophe) depuis 25 ans afin de comprendre si les traits de personnalité sont génétiquement prédéterminés. À l'Université McGill, elle enseigne la psychiatrie et la génétique humaine. Vous pouvez écouter l'interview qu'elle a donnée l'émission All in a weekend sur les ondes de la CBC, l'année dernière. PHOTO : La Pre Roberta Palmour et Kandace Springer, adjointe administrative au Département de génétique humaine. Source: Human Genetics Weekly.


Le 12 septembre : The neuroscience of looking and seeing

Par Christopher Pack (professeur agrégé au Département de neurologie et de neurochirurgie de l’Université McGill et titulaire d’une chaire de recherche du Canada en neurophysiologie)

Selon Aristote, la vision est la capacité de savoir où se trouvent les objets grâce au regard. Il est vrai que nous en apprenons beaucoup sur notre environnement en ouvrant simplement les yeux. En l’espace de quelques millisecondes, nous pouvons reconnaître des visages, des endroits, des mots et des édifices. Toutefois, entre le moment où la lumière atteint l’œil et celui où la reconnaissance s’accomplit, quelque trente régions du cerveau ont participé à l’extraction d’informations sur les formes, les couleurs, la profondeur, la texture et la vitesse de chaque objet dans notre champ de vision. Le résultat de ce processus est ensuite transmis aux régions du cerveau responsables du rappel des souvenirs, de la prise de décisions et de la programmation des actions. Comment le cerveau transforme-t-il la lumière en perception visuelle consciente? Cette conférence portera sur les travaux théoriques et empiriques récents (et moins récents) permettant d’expliquer comment les neurones, organisés en circuits spécialisés, nous donnent la possibilité de voir.

Le professeur Pack a été titulaire d’une bourse Alfred P. Sloan et boursier de la Fondation EJLB. Il a récemment obtenu le Prix d’excellence pour le jeune chercheur le plus prometteur de l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal. PHOTO du professeur Pack reproduite avec la permission de l’auteure, Martine Doyon. Cette photo est tirée de l’exposition Neuro Portrait, le cerveau nous inspire.


Le 17 octobre : Mobile phones and health - how should we respond to public concerns?

Par Kenneth R. Foster (Département de génie biomédical, Université de la Pennsylvanie) et Lorne Trottier (cofondateur du Groupe Matrox)

Le professeur Foster consacre l’essentiel de ses recherches aux applications biomédicales des rayons non ionisants dont la gamme de fréquences s’étend des audiofréquences aux micro-ondes, ainsi qu’aux questions de santé et de sécurité liées aux interactions des champs électromagnétiques avec le corps. Il s’intéresse notamment aux travailleurs spécialisés dans les métiers de l’électricité et aux possibles risques de cancer auxquels ils sont exposés. Ses travaux portent également sur le risque technologique et l’incidence de la technologie (principalement de l’électrotechnologie) sur l’homme. Il vise notamment à examiner la technologie et à en replacer dans leur contexte les risques et les bienfaits pour la société. Il espère ainsi renvoyer à une meilleure perception de l’utilisation de la science à des fins sociales.

Lorne Trottier est cofondateur du Groupe Matrox, une entreprise privée reconnue pour ses produits novateurs dans les domaines de l’infographie, des vidéos et de l’imagerie. Monsieur Trottier est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en génie de l’Université McGill. Il a reçu un doctorat honorifique de McGill en 2006, et de l’Université de Montréal en 2011, sur la recommandation de l’École polytechnique. Il s’est vu octroyer le Prix Lionel Boulet du gouvernement du Québec en 2003, et a été décoré de l’Ordre du Canada en 2007. Lorne Trottier préside le conseil d’administration de la Fondation du Centre des sciences de Montréal. Il est également membre du conseil consultatif des facultés des sciences et de génie de l’Université McGill, dont il est également gouverneur émérite.


Le 14 novembre : Panama's forests and the global carbon cycle

Par Catherine Potvin (chercheuse principale, Laboratoire d’écologie des Néotropiques, Département de biologie, Université McGill)

Les activités scientifiques de la professeure Potvin couvrent trois domaines distincts : la biologie des changements climatiques, la recherche biostatistique, et le travail sur le terrain en collaboration avec les peuples autochtones du Panama, particulièrement la communauté Embera. Ses travaux portent actuellement sur l’évaluation des stocks de carbone dans la forêt tropicale et les moyens d’éviter la déforestation. En 2012, la Société royale du Canada lui a décerné la Médaille Miroslaw Romanowski en reconnaissance de son travail visant l’amélioration de tous les aspects des écosystèmes ‒ sol, air et eau ‒ par des moyens scientifiques.

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Le 12 décembre : << How well have we tested Einstein's Theory of Relativity? >>

Par Guy Moore (professeur, Département de physique, Université McGill)

Les travaux du professeur Moore portent principalement sur les problèmes de thermalisation d’un plasma en chromodynamique quantique, dont les résultats pourraient présenter un intérêt pratique dans le domaine des collisions d’ions lourds, comme celles que l’on observe au Collisionneur d’ions lourds relativistes.

Comme la plupart des théoriciens œuvrant dans le domaine de la haute énergie, le professeur Moore mène plusieurs projets de front. Récemment, il s’est intéressé à la façon d’appliquer la théorie de la supersymétrie aux réseaux, chose difficile en quatre dimensions, mais plus facile qu’il ne l’avait cru en trois dimensions. Pour prendre connaissance d’une présentation sur ce sujet, cliquez ici. Depuis quelques années, le professeur Moore s’emploie également à démontrer, en imposant des contraintes extrêmement strictes à toute violation de la symétrie de Lorentz, que cette dernière est en fait une symétrie de nature, surtout en contextes gravitationnels, mais aussi à l’aide de la physique des particules.

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Le 9 janvier 2014 : << Lights, action, camera - Making movies of molecules and materials  >>

Par Bradley J. Siwick (titulaire d’une chaire de recherche du Canada en science des vitesses ultrarapides (niveau 2), Département de chimie, Université McGill)

Dans le laboratoire du professeur Siwick, la recherche est axée sur la mise au point de technologies qui permettront de déterminer, au niveau de l’atome, les structures transitoires complexes des molécules et des matériaux. Les travaux portent principalement sur la conception de nouveaux instruments qui allient, de façon novatrice, les outils et techniques de la microscopie électronique à ceux de la spectroscopie au laser à résolution temporelle (ultrarapide). Les chercheurs étudient les transitions de phase photoinduites dans les matériaux (ordre-désordre et ordre-ordre), ce qui permettra de déterminer directement les modifications de la configuration atomique qui se produisent entre les phases. Ces techniques sont également utilisées pour comprendre l’évolution de la structure des nanocomposés photoactivés fonctionnels et des matières nanostructurées et organiques. Les travaux du professeur Siwick portent également sur la structure des états extrêmes de la matière (soit la matière qui existe au cœur des planètes, ou plasmas). Ces conditions extrêmes peuvent être reproduites de façon transitoire au moyen d’interactions à l’aide d’impulsions laser intenses. Certains projets sont réalisés au Laboratoire de Sources Femtosecondes en construction à Varennes, près de Montréal, au Québec – un établissement de classe mondiale de 21 M$ capable de produire des impulsions laser femtoseconde dont la longueur d’onde va de l’infrarouge moyen au rayonnement X, avec une puissance de crête supérieure à 1 014 W.

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Le 13 février 2014 :

Par Niky Kamran (titulaire d’une chaire James McGill au Département de mathématiques et statistique de l’Université McGill)

Découvrez les étonnants travaux du professeur Kamran sur les polynômes orthogonaux ici.

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Le 13 mars 2014 : << Neuroplasticity in the Adult Human Brain>>

Par David J. Ostry (Département de psychologie, Université McGill)

Les travaux du professeur Ostry sont axés principalement sur la compréhension des mécanismes biologiques à l’origine des mouvements volontaires, et portent aussi bien sur la production de la parole que sur le mouvement du bras chez l’homme. Dans son laboratoire, les chercheurs font appel à des modèles mathématiques, à des robots et à des techniques comportementales et physiologiques dans le but d’évaluer la fonction motrice et les caractéristiques de l’apprentissage moteur. Les travaux du professeur Ostry visent à comprendre l’influence réciproque des fonctions sensorielle et motrice et, plus récemment, à déterminer l’influence de l’apprentissage moteur et de l’adaptation sur la fonction sensorielle dans la parole et le mouvement des membres. Le professeur Ostry est également chercheur principal auprès des Laboratoires Haskins, à New Haven, au Connecticut.

Le 10 avril 2014: <Ecological and Forensic Applications of Remote Sensing>

Par Margaret Kalacska (Département de géographie, Université McGill)

La professeure Kalacska consacre l’essentiel de ses recherches aux applications écologiques et médicolégales de la télédétection, à l’analyse de données en hyperespace spectral par calcul à haute performance, à l’apprentissage machine (reconnaissance des formes, réseaux de Bayes, classification), à la modélisation spatiale et à l’écologie tropicale.