
« Les gens parlent d’internet comme du Far West, mais Google s’est montrée solidaire et réceptive. » | Nancy Heath
Comme bon nombre d’entre nous, Nancy heath consulte Google presque chaque jour. Toutefois, elle ne s’attendait pas à ce que Google lui rende visite. C’est pourtant ce qui s’est produit en février 2011, après qu’elle et son collègue de l’Université de Guelph, Stephen Lewis, eurent publié leur analyse de 100 vidéos YouTube sur lesquelles les gens témoignent de leur expérience en matière d’automutilation et invitent à la prudence. Malgré la meilleure intention de leurs créateurs, les deux millions de visionnements n’étaient pas nécessairement une bonne chose. « Les messages visaient à aider les autres en leur disant “Ne faites pas ce que j’ai fait”, mais ceux qui regardaient les vidéos s’automutilaient déjà et cherchaient à intégrer une communauté de gens vivant la même chose », explique madame heath, titulaire de la chaire James McGill au Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling.
Inquiète, Abbi Tatton, chef des communications mondiales et des affaires publiques de YouTube (propriété de Google), a écrit aux professeurs pour leur demander comment YouTube pourrait offrir d’autres types de vidéos plus saines. « C’était une idée formidable, déclare Nancy heath. Sauf qu’il n’en existait aucune. » Ils ont donc créé la leur. La ressource mondiale SiOS (pour Self-injury Outreach and Support) a nécessité une année de travail et offre des renseignements orientés vers le rétablissement aux personnes qui s’automutilent, ainsi qu’aux enseignants, fournisseurs de soins de santé et parents. Depuis son lancement en avril 2012, SiOS a reçu des visites de 64 pays. La professeure heath espère maintenir cette collaboration avec YouTube. « Les gens parlent d’Internet comme du Far West, mais Google s’est montrée solidaire et réceptive. »
Antonia Arnaert étudie également les possibilités technologiques dans la prestation de soins de santé. Professeure agrégée à l’École de sciences infirmières, elle a passé près de 20 ans à mettre au point des outils susceptibles d’aider les patients à mobilité réduite à recevoir un suivi médical de qualité à long terme. Elle a récemment dirigé un projet de l’Agence de la santé publique du Canada, grâce auquel des patients atteints de diabète et vivant dans cinq régions du Québec utilisent des téléphones intelligents pour transmettre leurs signes vitaux et des renseignements sur leur mode de vie à une infirmière qui surveille leur santé à distance. Le défi de créer u-health (u pour ubiquité) n’est pas tant de mettre au point une application pour téléphones intelligents permettant de surveiller la glycémie, la cicatrisation des plaies ou les tracés électrocardiographiques, que de réunir les technologies pour « obtenir une vue d’ensemble de l’état d’un patient ». « Le plus facile, de dire la professeure Arnaert, est d’apprendre aux patients à utiliser ces technologies. Même s’ils sont séparés par des milliers de kilomètres, ils disent recevoir beaucoup d’attention de la part de leur infirmière. Pour l’une de nos patientes, âgée de 85 ans, la technologie n’avait plus de secrets, si bien que c’est elle qui a montré à son infirmière comment utiliser le logiciel! »
L’établissement de liens internationaux est une composante essentielle de la prospérité au 21e siècle, qu’il s’agisse de rapprocher patients et soignants, ou de réunir les cerveaux les plus brillants pour s’attaquer à des problèmes à grande échelle.
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Un nombre record de sociétés de loterie dans le monde ont appuyé la campagne annuelle du Centre international d’étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes de la Faculté des sciences de l’éducation et du Conseil national sur les problèmes de jeu des États-Unis, visant à sensibiliser la population aux risques associés au fait d’offrir des billets de loterie à des mineurs à Noël.
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La Plateforme mondiale pour une meilleure convergence entre la santé et l’économie de McGill et INCLEN Trust International – un réseau mondial de biostatisticiens, de scientifiques sociaux et de professionnels de la santé dont les bureaux sont situés en Inde – ont été les hôtes d’un important atelier qui s’est déroulé à Delhi et qui réunissait des chercheurs, des décideurs et des membres de la haute direction de multinationales comme PepsiCo et Medtronic, afin de discuter des mesures à adopter pour éliminer la faim partout sur la planète.
![En mars dernier, l’Institut d’études en développement international de McGill, fondé et dirigé par le professeur Philip Oxhorn, a accueilli une conférence internationale sur le développement économique durable en matière d’extraction de ressources. Le chef Tony James [photo] du peuple wapichan du Guyana était l’un des participants. En mars dernier, l’Institut d’études en développement international de McGill, fondé et dirigé par le professeur Philip Oxhorn, a accueilli une conférence internationale sur le développement économique durable en matière d’extraction de ressources. Le chef Tony James [photo] du peuple wapichan du Guyana était l’un des participants.](http://www.mcgill.ca/principals-report/sites/mcgill.ca.principals-report/files/images/global_communities.jpg)
