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Déclaration finale sur le Sommet

La professeure Heather Munroe-Blum
Allocution prononcée au Sommet sur l'enseignement supérieur (le 26 février, 2013)

Nous saluons des avancées, notamment : l’indexation et les frais afférents. Nous saluons la mise en place de chantiers, qui nous permettront de nous attaquer à des dossiers complexes. Et le fait qu’ils soient entre les mains de gens compétents me donne confiance.

Mais, à la fin de ce processus de discussion, nous ne pouvons passer sous silence 10 ans de sous-financement. C’est l’épine que nous avons au pied.                                                                              

Nous ne pouvons faire comme si le quart de milliard de dollars de compressions qu’on nous demande d’absorber n’allaient pas se solder par des coupures dans le personnel et les services aux étudiants.

Les compressions sont réelles, les personnes qui perdront leur emploi sont de vraies personnes. Les compressions, ce n’est pas des chiffres, c’est du vrai monde et des services aussi qui ne seront plus offerts aux étudiants. 

Cela veut dire qu’en sortant d’ici, nous aurons progressé sur certains dossiers, mais nous devrons faire une croix sur de nombreux programmes que nous avons mis des années à construire, et surtout vivre avec l’impact réel des compressions.

Au risque de me répéter : la qualité de la formation et de la recherche au Québec est à risque. Notre économie est aussi à risque.

Notre capacité comme nation de faire face à des enjeux globaux comme le vieillissement, l’innovation, les changements climatiques, et j’en passe, est à risque.

Mes collègues et moi demandons une nouvelle fois au gouvernement de trouver une solution aux coupures drastiques demandées aux universités déjà sous-financées.

Avec ce que j’ai vu depuis hier, je suis optimiste que nous pourrons avancer et que le dialogue est bien engagé.