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Discours devant la Commission parlementaire de l'éducation

le 28 septembre 2004

 

Je remercie les membres de la Commission de nous accorder cette audience. L'intérêt soutenu que vous portez à l'enseignement supérieur est pour nous une véritable source d'encouragement. Comme vous, nous pensons que la santé de la société québécoise et de son économie est inséparable de la santé de nos universités.

J'exerce mes fonctions de principale depuis maintenant vingt et un mois. Permettez-moi de vous faire part de mes réflexions sur le dynamisme de la société qui est la nôtre et sur les défis que les universités doivent relever.

Je dois d'abord avouer que je tire une très grande fierté d'être principale de l'Université McGill et je suis très heureuse d'être au Québec. Avant d'arriver à Montréal, j'occupais un poste comme Vice-présidente à l'Université de Toronto où, bien sûr, la réputation d'excellence de McGill était déjà bien établie depuis fort longtemps, comme elle l'est d'ailleurs partout en Amérique du Nord et dans le monde.

And, like every other public research-intensive university, McGill faces a number of important challenges. I am pleased to report to you, however, that the management team at McGill is addressing these challenges aggressively and effectively and we are making significant progress. Already, our students and faculty are benefiting from our commitment to modernize professionalize our services and administrative structures to support McGill's students, educational priorities program needs and faculty.

La modernisation de la gestion de l'université s'applique aussi à sa gouvernance. Nous avons en particulier réduit la taille du Conseil des gouverneurs en faisant passer le nombre de membres de 45 à 25, à compter de janvier 2005. Cela nous permettra de créer une tribune décisionnelle beaucoup plus efficace.

We have put in place a comprehensive, multi-year academic and budget planning process for the future of the University and a clear process for the continuous and rigorous evaluation, review and updating of our programs. And we are enhancing accountability at all levels of the University and with all of our stakeholders. McGill is one of the best investments that Quebec tax-payers, that our students, and that our partners can make. Allow me to give you a preview of how effectively we are using the resources that are made available to us.

Our new commitment to planning affects everything that we do. That includes what academic programs we offer to our students, what faculty we recruit and where we put our priorities for capital investment in our facilities.

My colleagues, vice-principals Luc Vinet and Morty Yalovsky, will go into detail about McGill's action plan and recent accomplishments in a few moments. What they present will be an impressive list of some of the new initiatives that are unfolding at our university.

But I want to caution you that while the list will be impressive, what we are doing at this point is not enough, and our progress is fragile.

Ladies and Gentlemen, we are sprinting - hard - just to keep up with the competition from outside of Quebec - that is the other leading Canadian and American publicly-funded research-intensive universities. We compete, as an institution and as Quebec society, to attract and retain the best students, the best faculty and the best managers. We compete for research dollars, for means of providing needed financial aid to students and for philanthropic support.

Pour l'heure, nos réalisations sont très impressionnantes. Mais notre aptitude à maintenir la tradition d'excellence de McGill et à soutenir les immenses accomplissements récents reste très fragile.

Que le principal enjeu soit d'ordre financier n'étonnera personne: nous avons en effet besoin de plus d'argent.

Nous sommes d'accord avec la recommandation qui figure dans votre rapport du mois de juin, selon laquelle le financement des universités doit être porté à un niveau équivalent à celui de la moyenne canadienne. Cela nécessitera un effort important.

Cette année, McGill accuse un déficit d'exploitation de 8 (huit) millions de dollars, encouru en toute conscience. Le financement dont nous avons besoin, tout simplement pour compétitionner avec nos pairs canadiens est de 100 millions de dollars par an.

A new financial arrangement must build on Quebec's significant public investment and also give a greater marge de manœuvre.

We need tools to create greater social justice so that through several sources we grow the envelope of support.

Borrowing from the earlier work of your Commission, quality and accessibility as well as effective funding must become our collective mission and our mantra as we move to correct these funding imbalances. Our future prosperity as a society will be won or lost in the new, knowledge-based economy that has swept the globe. Our capacity to build and attract investment and competitive industries, to grow the marketable, exportable products and the value-added high-paying jobs of Quebec's future will be created in the capacity of the students educated in our universities. And there is no substitute for a university education in this regard.

Research intensive universities like Laval, Sherbrooke, the Université de Montréal and McGill play an especially critical role in this. Studies show how important they are for job creation. And McGill remains Quebec's most valuable knowledge and talent bridge between Quebec and the rest of the world.

Research-intensive universities are robust and competitive. They must be effectively funded and they must also be fully accountable for their activities. Public funds allocated to these institutions represent a strategic investment, and we must all take a leadership role to ensure these are well spent and well-leveraged in support of our future prosperity.

It is gratifying for me as the leader of a major university to be able to discuss these issues at the National Assembly.

Quebec leaders have recognized for more than a generation the importance of higher education and a broad diversified system of education and research.

Mais comme votre Commission l'a déjà reconnu, les universités souffrent d'un grave sous-financement. Le gouvernement le sait, et, nous sommes soulagés de voir qu'il est, comme nous, convaincu de la nécessité de trouver une solution dans les meilleurs délais possible.

Le gouvernement sait aussi que les universités du Québec doivent fonctionner dans un cadre financier beaucoup plus étroit que celui des autres provinces et territoires du Canada. La part publique du financement universitaire est plus importante au Québec qu'ailleurs en Amérique du Nord, compte tenu de la politique gouvernementale.

Pour tous ceux d'entre nous qui souhaitent dégager les universités de leurs entraves financières et leur permettre de donner la pleine mesure de leur immense potentiel, une question essentielle se pose: comment édifier la base de ressources nécessaires pour soutenir et faire progresser la qualité et l'accessibilité?

Les échanges que nous aurons sur la question revêtent donc à mes yeux une importance capitale. Mais auparavant, j'aimerais laisser au Vice-principal exécutif de l'Université McGill, Luc Vinet, le soin de revenir sur certaines des accomplissements que McGill a réalisés au cours des années qui viennent de s'écouler et sur nos plans d'avenir.

Dr Munroe-Blum

Merci Morty.

Comme je l'ai signalé tout à l'heure, ce programme de développement est impressionnant, mais il ne faut pas oublier que nos concurrents hors Québec font la même chose que nous, voire davantage.

Les universités reçoivent de l'argent parce que les gouvernements, et d'autres partenaires reconnaissent la valeur extraordinaire des investissements dans les établissements d'enseignement supérieur à forte intensité de recherche.

Et cela nous ramène à la réalité financière.

Lors de notre présentation en février dernier, nous avons été très explicites sur la manière dont le gouvernement devrait, à notre avis, résoudre le financement des universités et nous nous sommes rencontrés en, nous nous sommes penchés sur comment améliorer l'ensemble du système universitaire.

J'espère que vous comprenez aujourd'hui pourquoi nous expliquons avec autant de détails les initiatives et les aspects financiers de McGill.

Ladies and Gentlemen, I hope you agree that McGill is a very dynamic player on the Quebec scene. And I hope you forgive us for being as focused as we are on money in our presentation.

But the simple, unavoidable fact is that we will not be able to live up to the expectations of the community if this issue is not addressed quickly and authoritatively.

For more than forty years, Quebec governments have recognized the importance of higher education to our society. They have understood that universities enrich our economic, social, and cultural life. There is a strong consensus that universities must strive for excellence and accessibility, providing the best education possible for the greatest number of deserving students.

But years of under-funding have taken its toll. Quebec's university system is fragile, and our accomplishments are at risk if being eroded, along with their many benefits to Quebec society.

We must adapt to the changes we see around us.

Knowledge is becoming the world's most valued asset and our universities are where it is produced in its greatest quantities and concentrations. But the competition is as fierce in the creation of knowledge as it is with any valuable resource.

We are doing incredibly well keeping up. As I said earlier, we are sprinting hard. But the competition is of Olympic calibre and this isn't the 100 meter dash - it's more like a marathon.

Nous pouvons prouver que les sommes investies dans les universités à forte intensité de recherche figurent parmi les utilisations les plus rentables qu'il est possible de faire des fonds publics, pour le développement économique et social de toute société.

Nous pouvons prouver que les systèmes de gestion, de planification et d'établissement de rapports font déjà de McGill l'une des universités les plus efficaces et les plus responsable du Canada.

Nous pouvons nous engager à profiter de tous nos atouts et à investir toutes nos énergies pour assurer, avec vous, la prospérité du Québec et son bien-être. Mesdames et Messieurs, je suis arrivée à Montréal il y a 21 mois avec l'intention de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour que McGill reste concurrentielle et réussisse à l'échelle nationale et internationale. J'entends que l'Université McGill fasse sa part pour le Québec.

Je vous remercie de votre attention. Nous répondrons avec plaisir à toutes les questions que vous pourriez avoir.