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Ex-principaux et vice-chanceliers

Bernard J. Shapiro, 1994-2002

Montréalais de naissance, Bernard Shapiro fait toutes ses études dans la métropole et ses études de 1er cycle à l'Université McGill où il obtient la médaille d'or Alan Oliver. Peu après avoir obtenu son diplôme, il reprend avec son frère le restaurant familial qu'ils administrent ensemble durant plusieurs années.

Il est par la suite président de la Société canadienne pour l'étude de l'éducation et de la Fédération canadienne des sciences sociales, membre du comité exécutif de l'Association internationale pour l'évaluation du rendement scolaire et président du conseil d'administration du Centre de la recherche et de l'innovation dans l'enseignement, qui a son siège à Paris.

Auteur de nombreux articles sur les programmes d'enseignement, les politiques publiques en matière d'éducation, l'acquisition de la pensée logique chez les jeunes enfants et la recherche et la méthodologie pédagogiques, conférencier invité par plusieurs organismes provinciaux, nationaux et internationaux canadiens et étrangers, il est également titulaire de diplômes honoris causa de nombreuses universités (McGill, Toronto, Ottawa, Yeshiva, McMaster, Montréal et Édimbourg).

David Lloyd Johnston, 1979-1994

Né à Sudbury (Ontario), David Johnston obtient un B. A. à Harvard en 1963 avant de poursuivre des études de droit à Cambridge et à Queeen's. Il enseigne ensuite le droit à cette dernière université et à l'Université de Toronto avant d'être nommé doyen de la Faculté de droit de l'Université Western Ontario en 1974. Auteur de nombreuses publications et spécialiste de la réglementation des valeurs mobilières, il entame son premier mandat à titre de principal en septembre 1979.

Robert Edward Bell, 1970-1979

Après une carrière de chercheur en physique nucléaire durant laquelle il est notamment titulaire de la chaire de physique Rutherford et doyen de la Faculté d'études supérieures, Robert E. Bell est nommé principal en 1970. C'est durant son principalat que l'Université érige les pavillons Rutherford (physique) et Bronfman et réorganise les programmes d'études de 1er cycle désormais échelonnés sur 3 ans, suite à la création des cégeps.

Harold Rocke Robertson, 1962-1970

Né à Victoria (C.-B.) en 1912, Harold Robertson fait ses études de sciences (B. Sc., 1932) et de médecine (M.D.,C.M., 1936) à McGill. Après avoir été successivement professeur de chirurgie à l'Université de Colombie-britannique, chirurgien en chef à l'Hôpital général de Montréal et directeur du département de chirurgie de la Faculté de médecine de McGill, il est nommé principal en décembre 1962, premier diplômé de McGill désigné à cette fonction. Durant son principalat, plusieurs pavillons sont conçus et érigés dans un nouveau secteur du campus où se dressent aujourd'hui le pavillon McIntyre (médecine), la Faculté de droit et le pavillon Stewart (biologie). L'effectif étudiant et le corps professoral doublent durant cette période, qui est aussi marquée au sceau de la décentralisation administrative, comme en témoigne la nomination de nouveaux vice-principaux et d'autres cadres.

Frank Cyril James, 1939-1962

Né à Londres en 1903, Frank Cyril James fait ses études à la London School of Economics et à l'Université de Pennsylvanie où il obtient son doctorat en 1926. Il mène ensuite une carrière d'économiste, de professeur de finance et d'auteur. Invité à McGill en 1939 pour y réorganiser l'École de commerce, il est nommé principal et vice-chancelier lorsque, la guerre venant d'être déclarée, L. Douglas retourne soudainement aux États-Unis. Tout en assumant ses fonctions de principal, il reste actif dans son domaine et prend part aux activités de nombreux organismes au Canada et aux États-Unis. Président du Comité consultatif canadien sur la reconstruction de 1941 à 1943, il est également membre du American Committee on Financial Research du National Bureau of Economic Research de 1935 à 1945. De 1940 à 1952, il est membre du comité exécutif de la Conférence nationale des universités canadiennes, dont il est vice-président de 1946 à 1948 et président de 1948 à 1950. Son engagement dans la sphère universitaire est constant, comme l'atteste les différentes fonctions qu'il assume : membre du conseil d'administration de l'Association of Universities of the British Commonwealth de 1948 à 1951 et de 1960 à 1962; président de la Fondation des universités canadiennes en 1949 et vice-président (1959-1962) et président (1960-1965) de l'International Association of Universities. Lauréat de nombreux prix, il prête également son concours à différentes oeuvres sociales et caritatives. Il résigne ses fonctions en 1962 et meurt en Grande-Bretagne en 1973.

Le mandat de F. Cyril James, durant lequel Sir Edward Beatty résigne ses fonctions de chancelier, voit le bureau du principal resserrer son autorité sur tous les aspects de l'administration de l'Université qui accroît son engagement dans quelques domaines établis et s'engage dans de nouvelles avenues. À la Faculté de théologie, créée en 1948, viennent s'ajouter les départements de géographie et de génie chimique, le Laboratoire de radiation Foster, l'Institut d'études islamiques et l'Institut de recherche Bellairs. Les archives de F. Cyril James reflètent sa participation à toutes les facettes de la vie universitaire. La documentation relative à son travail pour différents organismes de l'extérieur comme l'International Association of Universities se trouve dans ses archives personnelles (M.G. 1017)

Lewis Williams Douglas, 1938-1939

Américain, petit-fils de James Douglas qui avait été membre du Conseil des gouverneurs de 1911 à 1919 et avait fait preuve d'une grande générosité envers l'Université McGill, Lewis Williams Douglas est principal de 1938 à 1939. Né le 2 juillet 1894, il obtient un premier diplôme universitaire au Amherst College avant de poursuivre des études supérieures au Massachusetts Institute of Technology. Il fait ensuite carrière dans le secteur privé et est vice-président de l'American Cyanamid Co. lorsqu'il est nommé principal de l'Université McGill. Sous sa gouverne, l'Université équilibre son budget, au grand étonnement du Conseil des gouverneurs. C'est également durant son principalat que l'Université approuve le projet de construction du gymnase Sir Arthur Currie et les plans d'un immeuble qui abritera le laboratoire de radiation et le cyclotron. Lorsque la guerre est déclarée, il rentre aux États-Unis où il est affecté à la War Shipping Administration. Ambassadeur à la cour de St. James de 1947 à 1950, il meurt le 7 mars 1974.

Arthur Eustace Morgan, 1935-1937

Né à Bristol (Grande-Bretagne) le 26 juillet 1886, Arthur Eustace Morgan a été le premier principal du University College (Hull) de 1926 à 1935 lorsqu'il est nommé principal de l'Université McGill. Son principalat est marqué par une controverse sur l'attitude à adopter à l'égard d'un groupe restreint mais très actif de professeurs et d'étudiants socialistes. Il résigne ses fonctions en mai 1937 et meurt en février 1972. Entre son départ et la nomination de L.W. Douglas, c'est le doyen de la Faculté d'agriculture, W.H. Britain, qui assure l'intérim.

Sir Arthur Currie, 1920-1933

Né à Adelaide (Ontario) en 1875, Arthur Currie reçoit une formation d'instituteur et part s'établir à Victoria (Colombie-Britannique) dès l'âge de dix-neuf ans. Après une brève carrière dans l'enseignement, il se tourne vers les assurances, puis la gestion et l'immobilier. Il mène parallèlement une seconde carrière dans la milice et est promu lieutenant-colonel en 1912. Durant la guerre, il monte rapidement en grade, orchestre la célèbre victoire canadienne de Vimy et est nommé commandant du Corps expéditionnaire canadien en France en 1917. Ses qualités de dirigeant, sa maîtrise des situations complexes et son souci du détail sur le champ de bataille sont autant d'atouts que son travail acharné lui permet de transposer au milieu universitaire. Orateur persuasif, il contribue pour beaucoup au succès de la campagne d'appel de fonds de 1920. Sa réputation de général ayant été attaquée par un journal ontarien qui l'accuse d'avoir inutilement sacrifié la vie de soldats canadiens durant la guerre, il lui intente un procès, qu'il gagne, mais s'en trouve si affecté qu'il doit prendre un congé pour se rétablir. Il meurt en fonction en 1933.

Sir Auckland Campbell Geddes, 1919-1920

Né le 27 juin 1879, Sir Auckland Campbell Gedde a été professeur d'anatomie à l'Université McGill de 1913 à 1914 avant de remplir les fonctions de ministre du service national de Grande-Bretagne de 1917 à 1919. Nommé principal en 1919, il n'a pas le temps d'entrer en fonctions, car il est nommé ambassadeur de Grande-Bretagne aux États-Unis dès 1920. C'est le doyen de la Faculté des sciences appliquées, Frank Dawson Adams, qui assure l'intérim pendant la majorité de son bref mandat.

Sir William Peterson, 1895-1919

Diplômé d'Édimbourg et d'Oxford, formé aux humanités et administrateur doué, Sir William était le candidat idéal pour la fonction de principal. Ce n'est toutefois qu'en mai 1895, après de longues négociations, qu'il accepte cette nomination. Il se révèle vite un administrateur avisé tant en ce qui a trait au recrutement du personnel qu'aux finances. Son principalat voit la création du Collège Macdonald et du Conservatoire de musique et est marqué par le progrès des sciences et des arts. Grâce surtout à la générosité de Sir William Macdonald et de Sir Donald A. Smith, le campus se transforme. Y sont érigés le pavillon Macdonald (génie), les pavillons de physique et de chimie, le pavillon Strathcona (médecine), le siège de l'Association des étudiants (aujourd'hui Musée McCord) et le Collège royal Victoria. Sir William Peterson meurt le 4 janvier 1921.

Sir John William Dawson, 1855-1893

Géologue et éducateur, Sir John William Dawson est né à Pictou (Nouvelle-Écosse) le 13 octobre 1820. Surintendant du système d'éducation de Nouvelle-Écosse de 1850 à 1853, il est principal de l'Université McGill de 1855 à 1893 et principal de l'École normale de McGill de 1857 à 1870. Sous sa direction, McGill se dote de solides assises financières, développe l'enseignement des sciences pures et appliquées, conforte le développement de la Faculté de médecine, créée l'École normale et construit le Musée et la bibliothèque Redpath. Son principalat est également marqué par diverses controverses ayant notamment trait aux propriétés des jésuites et à l'admission des femmes à McGill. Durant ses années à la tête de l'Université, Dawson continue de s'intéresser à la géologie et à l'évolution et à signer des écrits dans ces deux domaines. Il meurt à Montréal le 19 novembre 1899.

Charles Dewey Day, 1853-1855

Nommé par le Conseil des gouverneurs en 1853, Charles Dewey Day, quatrième principal de l'Université McGill, accepte de remplir les fonctions qui lui sont confiées à titre provisoire et démissionne dès qu'un remplaçant peut être désigné, en 1855. Il est également président de l'Institution royale de 1852 à 1864 et chancelier de 1864 à 1884.



Edmund Allen Meredith, 1846-1853

Avocat et diplômé de Trinity College(Dublin), Edmund Allen Meredith est âgé d'à peine trente-neuf ans lorsqu'il est nommé principal du Collège McGill en 1846, où il est en outre chargé de cours en mathématiques et en philosophie de la nature. Il résigne toutefois ces fonctions lorsqu'il est nommé secrétaire provincial adjoint du Haut-Canada en octobre 1847. Son principalat est à ce point marqué par la désorganisation du Conseil des gouverneurs et des affaires du pays qu'il ne se trouve personne pour le remplacer lorsqu'il tente de remettre sa démission le 26 octobre 1849. Lorsque le gouvernement du Haut-Canada s'établit à Toronto cette même année, Meredith fait de même. Durant les quatre années suivantes, une vacance de fait semble exister à la tête de l'Université et ce n'est que le 21 juin 1853 qu'un organe compétent accepte officellement la démission de Meredith.

John Bethune, 1835-1846

Ministre du culte et recteur de la paroisse anglicane de Montréal, John Bethune est âgé de quarante-quatre ans lorsqu'il est nommé principal du Collège McGill. N'ayant jamais fait d'études dans un établissement de haut savoir, il ne détient aucun grade universitaire, mais est disponible et disposé à remplir les fonctions de principal du Collège McGill. C'est durant son principalat que sont construites les ailes centrale et est de la Faculté des arts et que l'enseignement dispensé cesse de se limiter à la médecine. Cette période est également marquée par des difficultés financières, par des différends administratifs et par les tentatives de Bethune de faire de l'Université un établissement anglican.

George Jehoshaphat Mountain, 1824-1835

Prêtre anglican dont le père, Mgr Mountain, est président de l'Institution royale, George Jehoshaphat Mountain est nommé principal du Collège McGill en 1829, premier titulaire de cette fonction. Faisant preuve de détermination et de largeur d'esprit, Mountain et ses collègues dotent McGill d'une constitution progressiste dans toute l'acception du terme. Cette constitution, en effet, « ne soumet à aucun test les professeurs et les étudiants (...), toutes les fonctions étant également accessibles aux protestants et aux catholiques, et ouvre les portes de l'Université aux étudiants de toutes confessions ». Pour l'époque, ces idées étaient vraiment progressistes.