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Le Devoir - A l'origine d'un cri; de quoi l'indignation est-elle le symptôme ?

Published: 31 Dec 2011

Les pauvres s'appauvrissent. La classe moyenne fait baisser la moyenne. Les riches s'enrichissent. Le cabinet de conseil Cappemini et la Bank of America ont calculé que le nombre de millionnaires (en dollars) à crû encore, en cette année de crise généralisée. Les superriches sont maintenant près de onze millions aux États-Unis seulement.

Les pauvres s'appauvrissent. La classe moyenne fait baisser la moyenne. Les riches s'enrichissent. Le cabinet de conseil Cappemini et la Bank of America ont calculé que le nombre de millionnaires (en dollars) à crû encore, en cette année de crise généralisée. Les superriches sont maintenant près de onze millions aux États-Unis seulement.

La crise, quelle crise? «La presse fait beaucoup d'amalgames et mélange des réalisés sociales structurées par des facteurs très locaux», dit Marcos Ancelovici, professeur de sociologie de l'Université McGill, spécialiste des mouvement sociaux, en rappelant qu'en Espagne, là où tout a commencé cette année, on a d'abord parlé du Mouvement du 15 mai, puis des Indignados.

«Les manifestants ont repris cette étiquette des indignés. En France aussi, l'appellation est restée, même si la mobilisation ne décolle pas. En Grèce, il n'y a pas eu d'occupation, seulement des manifestations quasi quotidiennes, mais qui ne mobilisaient pas tant de monde que ça, surtout dans un pays de grande tradition militante. En comparaison, en France, la réforme des retraites à l'automne 2010 a mobilisé de un à trois millions de personnes par manifestation, à dix moments différents, pendant quatre mois. A côté, 10 000 Grecs devant le parlement, c'est minuscule.»

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Source Site: /newsroom
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