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Le Devoir - Vraiment plus vite que la lumiére?

Nouvelles

Publié: 8 Oct 2011

…La plupart des physiciens sont toutefois sceptiques et croient plutôt à une erreur systématique, à une imprécision dans les mesures, voire à une incompréhension d'un élément qui nous échappe encore.

...La plupart des physiciens sont toutefois sceptiques et croient plutôt à une erreur systématique, à une imprécision dans les mesures, voire à une incompréhension d'un élément qui nous échappe encore. Le professeur François Corriveau de l'Université McGill a plutôt l'impression d'un «effet du détecteur ou d'une petite erreur systématique [...] même si le groupe travaille très bien et a fait toutes les vérifications qui s'imposaient».

Guy Moore, du Département de physique de l'Université McGill, abonde dans ce sens et précise que les neutrinos sont produits par paquets et que chaque salve dure 10 microsecondes. Des faisceaux de protons sont accélérés en direction d'une cible. Lorsqu'ils la frappent, ils se décomposent en pions, qui à leur tour se sépareront en muons et en neutrinos. Ce n'est que plusieurs millisecondes plus tard qu'un autre faisceau de protons est lancé et percute la cible. Mais comme les neutrinos interagissent très faiblement avec la matière, très peu sont interceptés par le détecteur du laboratoire de Gran Sasso, en Italie.

«Quand ils en détectent un, ils ne savent pas de quelle salve il provient. Mais comme ils ont détecté un total de 16 000 neutrinos, ils font des statistiques et déterminent des valeurs moyennes. Ils trouvent le temps moyen où le proton se décompose et le temps moyen auquel le neutrino arrive au laboratoire de Gran Sasso, soit environ 2,5 millisecondes plus tard, croyaient-ils. Or ils ont observé que cette moyenne était décalée de 60 nanosecondes, précise Guy Moore. Ils n'ont donc pas mesuré précisément le moment exact où les neutrinos ont été produits, prenant comme point de départ le moment où les protons frappent la cible. Mais on ne sait pas combien de neutrinos sont produits lors de chaque collision. Il y a donc là la possibilité d'une erreur ou d'une mauvaise interprétation des résultats expérimentaux.»

 

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