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Tetley's history

Politics and history

I. Linear History of Canada

1) History of Canadian Language and Culture[.pdf]

2) Appendices to a History of Canadian Language and Culture[.pdf]

II. George Bush & the Iraq War

1) The Chinese/U.S. Incident at Hainan - A Confrontation of Super Powers and Civilizations (Five Unanswered Questions) - 2001 (written before the attack of September 11, 2001)

2) Bush Could Learn from War of 1812 (Montreal Gazette, November 28, 2002)

3) Iraq and the Peace (The New Yorker, May 12, 2003)

Iraq and the Peace

            Seymour Hersh`s article (May 12, 2003) on Donald Rumsfeld`s sources of information and special advisers immediately brings to mind Plato`s proposed government by philosophers, but there is a difference – Plato`s philosophers were disinterested, lived the simple life and only had the good of the people in mind.

             The British and American governments expect Iraq to go from tyranny straight into democracy but they might well hearken back to Plato, who in his Republic, noted that after tyranny (dictatorship) one passed into aristocracy (rule by philosophers) and then timocracy (rule by warriors), followed by oligarchy (rule by the rich), before democracy (rule by the people) could be attained.

             Today`s  philosophers are the persons, of whom Hersh wrote, such as Paul Wolfowitz, Deputy Secretary of Defense, his Deputy William Luti and the Pentagon`s Office of Special Plans under Abraham Shulsky, who convinced President Bush that Iraq was harboring weapons of mass destruction, had contributed to the September 11 attack and that war was necessary without the United Nations and without delay.

             The warriors, lead by Donald Rumsfeld, are the American troops, but there is not enough of them. The rich are persons such as businessman, Ahmad Chabali and the American contractors who hold contracts for reconstruction and the control of oil reserves, some contracts having been written months before the war began. But the philosophers, the warriors and the rich seem to be connected and sometimes are the same persons, while democracy is not their first preoccupation.

             The war in Iraq was won as the result of excellent military planning by the Pentagon and overwhelming force, but the peace is being lost because of bad planning and a lack of force.

             The United States did arrange for engineers to follow behind the troops in order to protect the oilfields, but the schools, hospitals, police stations, museums, libraries, businesses and public and private infrastructure have not been protected and there is a lack of personnel to do so. In Afghanistan, which should have been a lesson to the Bush government, the occupying forces are bunkered down in a few armed cities and the warlords have resumed power in the rest of the country.

             The American and British plan for governing Iraq, recently presented to the United Nations, calls for troops and material aid, including food and medicines from United Nations` members, but gives them no part in the planning or the decision making, including the handing out of contracts. 

             Attaining democracy is a long process, as Plato noted, and is a long way off in both Iraq and Afghanistan, because of insufficient forces and bad planning. America attained its goal of toppling tyrants, but hopes to leave the important task of achieving democracy to others. Oligarchy is the result so far.

            William Tetley

                                    (William Tetley, Q.C., was a Liberal Member of the Quebec National Assembly and Minister in the Bourassa government from 1970 - 1976. He was a law professor at  McGill University, Montreal, P.Q. Canada )

Email               william [dot] tetley [at] mcgill [dot] ca

Website           http://tetley.law.mcgill.ca

   Residence   514 733-8049

WT/May 12, 2003/Iraq and the Peace New Yorker

III. Pierre Elliott Trudeau

1) "A Remarkable Personality Has Been Revealed" (written October 5, 2006)

2) "Une personnalité remarquable se révèle" (le 5 octobre 2006)

3) Trudeau's First Coffee Party (written May 23, 2005)

 4) Le premier coffee party de Trudeau (translation)

5) Last Lunch with Trudeau (Toronto Star, September 28, 2001)

6) Un dernier dîner avec Trudeau (translation) (written 2000) (September 28, 2001)

Trudeau et la Crise d'octobre

Dîner avec Pierre Elliott Trudeau, le 29 août 1999

 Pierre Elliott Trudeau est mort le 28 septembre de l'année dernière, peu de temps avant le trentième anniversaire de la Crise d'octobre, assurément l’un des événements marquants des ses années comme Premier ministre du Canada.

 Comme je suis en train d'écrire un livre sur la Crise et parce que j'ai connu Trudeau depuis sa première campagne électorale en tant que candidat libéral de la circonscription de Mont-Royal en 1965, je lui ai téléphoné un an avant son décès et nous avons convenu de dîner ensemble.  J'ai apporté avec moi mon journal intime, écrit durant la Crise.

 Voici donc un compte-rendu de ce dîner du 29 août 1999.

 Suis allé chercher Trudeau à son bureau de la firme d'avocats Heenan Blaikie, au 26e étage du 1250, boulevard René-Lévesque.  Il portait un chandail de flanelle rouge, mais aucune cravate.  Il était aminci, mais son sens d’humour et son enthousiasme se manifestaient toujours par moments.  Il occupait un bureau d'angle protubérant, selon son expression, comme le nez d'un gros porteur dont il se sentait un peu comme le pilote.  Vue magnifique au sud au-delà du port et jusqu'aux États-Unis.   Derrière son bureau se trouvaient des piles de livres, cadeaux qu'on lui avait envoyés et qu'il essayait de lire et de commenter.

Il a dit que depuis le décès récent de son fils Michel, il vivait en reclus, évitant les foules et refusant les invitations aux événements publics. Comme il aimait la cuisine chinoise, il approuvait le restaurant chinois que je lui proposais, qui était tranquille et à peu de distance.

 Pendant que nous marchions lentement vers le restaurant, il fut reconnu par pratiquement tous les passants, mais personne ne nous dérangea.  Au restaurant, nous avons été bien reçus et avons commandé de la bière chinoise et des mets chinois.

 Il a parlé avec fierté de Michel et de son intérêt pour l'environnement et même pour les avalanches.  Il était choqué par la destruction des forêts au Canada, mais plutôt satisfait du nouveau ministre fédéral de l'Environnement, Anderson.

 J'ai brossé les grandes lignes de mon livre sur la Crise d'octobre dont j'avais déjà écrit environ 58 pages, tout en ajoutant que le rôle qu’a joué Pierre Trudeau dans la Crise, tout comme ses accomplissements dans les affaires étrangères, devraient faire l'objet d'une étude sérieuse.  J’ai déclaré qu’à mon avis, chacune des réalisations principales de son gouvernement, notamment la Charte canadienne des droits, les mesures sociales, l'assurance-maladie, ainsi que sa réorganisation de l’état fédéral lui-même, méritaient d’être examinées en profondeur.  Trudeau répondit qu’on avait déjà assez publié sur sa vie publique.  J'ai pourtant insisté que pour moi aucune analyse académique professionnelle n'avait encore été faite de son administration et de sa législation, non plus que des carrières de Lévesque, de Marchand, de Pelletier ou de Ryan.

Certains passages de mon journal semblaient l'intriguer.  Il avoua que le fait d’écouter ces extraits, dont j’ai fait lecture à haute voix, lui donnait des frissons.  Comme tout le monde, il avait oublié quelques détails des événements d'il y avait 29 ans, mais il en a ajouté d’autres une fois que cette l’histoire de cette époque lui a été remise en mémoire.

Il avait oublié par exemple que dans la même période de 24 heures durant laquelle nous avions demandé l'application de la Loi sur les mesures de guerre, nous, députés du gouvernement Bourassa, avions également adopté la loi sur l'assurance-maladie et mis fin à la grève des médecins spécialistes, les renvoyant au travail.  Trudeau a dit que l’instauration d’un régime d'assurance-maladie pour toutes les provinces était la première mesure législative qu'il avait fait adopter en tant que Premier ministre du Canada; c'était sa première promesse électorale de 1968 et celle qui lui avait fait gagner l'élection.  Il a fait remarquer qu'en 1970 plusieurs provinces avaient déjà adopté des lois sur l'assurance-maladie et que le Québec avait été en retard à cet égard.  Il se rappelait la chronologie exacte.  Je lui ai lu mes propres commentaires sur l'assurance-maladie, tirés de mon journal.  (Malheureusement, je ne l'ai pas questionné sur l'actuel démantèlement de l'assurance-maladie.  C'est là une autre histoire.)

Trudeau a affirmé avec force (comme il l’avait déjà fait au téléphone deux semaines auparavant) que lors de la Crise d’octobre, c'était Bourassa qui avait fait appel à l'armée et qui le lendemain avait demandé l'imposition de la Loi sur les mesures de guerre.  Il était évident que ces faits revêtaient d’une grande importance pour l’ancien Premier ministre canadien, lui qui se considérait toujours un libéral avec un "l" minuscule.

 

Trudeau a décrit comment René Lévesque avait parfois été confus dans ses idées, surtout quant au rôle du Québec dans un état fédéral par rapport à l'utilisation de l'armée et à la Loi sur les mesures de guerre.  Il se rappelait bien aussi qu'en plein milieu de la Crise, Lévesque, Claude Ryan et quatorze autres "personnalités éminentes" avaient organisé une conférence de presse publique, et avaient fait circuler une pétition, recommandant que Cross et Laporte soient échangés pour les 23 terroristes emprisonnés, hommes qu'ils décrivaient comme étant des «prisonniers politiques».  Trudeau était très content d'apprendre que suite à cet événement, Philippe de Grandpré (qui fut plus tard nommé à la Cour suprême) avait téléphoné au Devoir pour dire qu'il désapprouvait la pétition.  Trudeau n'a pu deviner que Dick Holden était le seul avocat dont le nom figurait sur la liste des signatiaires de la pétition, publiée le lendemain au Devoir.

J'ai mentionné que durant la Crise, Lévesque avait enregistré l’une de ses conversations téléphoniques avec Bourassa à l’insu de ce dernier.  J'ai demandé à Trudeau si d'après son expérience cela arrivait souvent, et il répondit que non.  Toutefois, quand j'ai mentionné que l’ancien Premier ministre britannique Harold Macmillan avait été outragé d'apprendre que Nixon l'avait enregistré en secret, Trudeau a dit qu'il avait lui aussi été secrètement enregistré par Nixon et que sur l’une des bandes sonores en cause, récemment rendues publiques, Nixon l'avait traité de "son of a bitch" pour avoir retiré les troupes canadiennes du Vietnam.

 J'ai lu le passage de mon journal où je cite Trudeau qui, en parlant de Ryan, avait paraphrasé Lord Acton en disant: "L'absence de pouvoir corrompt, l'absence absolue corrompt absolument".  Mon invité n’a fait que sourire.  Il semblait presque timide à propos de ses fameuses phrases-choc et réparties cinglantes du passé.  Il a toutefois apprécié mon commentaire à l'effet qu'il ne tolérait pas aisément l'incompétence à la Chambre des communes.  Il a aussi endossé mon opinion que bien des frictions fédérales/provinciales avaient été causées par des fonctionnaires et que le seul recours était de les renvoyer, comme il l'avait fait dans certains cas à Radio-Canada.

 J'ai lu un autre extrait du journal exprimant mon impression que la cellule de la F.L.Q. qui détenait Cross aurait aimé céder et accepter nos conditions, et que ce groupe semblait plus raisonnable que la cellule qui détenait Laporte.  J'ai demandé pourquoi je m'étais senti ainsi à l’époque et Trudeau a répondu que l'on tenait de tels sentiments de ça, de là.

J'ai rappelé comment Ryan et d'autres (par exemple, Camille Laurin, alors leader du PQ à l'Assemblée Nationale) avaient critiqué l’un de mes articles où je soutenais que le refus du gouvernement du Québec de remettre en liberté les terroristes constituait un précédent, ainsi que mon opinion que l’équilibre entre les pouvoirs des provinces et ceux du fédéral en vertu de la Constitution canadienne nous avait bien servi durant la Crise.  Le Devoir avait publié cet article en français, durant la Crise, mais le Montreal Star avait refusé d’en publier la version anglaise.  Trudeau voulait voir l'article.  Il a ri de ce que j'avais écrit dans mon journal intime que la presse n'obtiendrait plus jamais d'un ministre des déclarations improvisées.  J'ai ajouté qu'ils n'y sont jamais parvenus depuis.

 Quand j’ai mentionné que John Stuart Mill avait écrit dans son livre "Utilitarianism" que les canadiens-français devraient être assimilés, Trudeau était plutôt surpris et il voulait voir la référence.

 Nous avons aussi abordé la question de l'Accord de Victoria de 1971.  Trudeau a soutenu que l'Accord, que nous avons rejeté au gouvernement québécois, était la meilleure offre constitutionnelle que le Québec aurait jamais pu recevoir.  Durant tout le dîner, j’ai trouvé mon invité semblable à ce qu'il avait toujours été, jamais amer, mesquin ou bruyant, mais plutôt très juste, raisonnable, tranquille et calme.  Notre conversation qui touchait à divers sujets n'était jamais forcée.

Nous avons de nouveau parlé de son fils décédé.  Il était heureux d'entendre les commentaires élogieux faits à l’égard de Michel par certains de mes amis à Vancouver qui l’avaient connu.  Il était d'accord pour dire que la presse avait agi très correctement et de manière sensible aux funérailles.  Il m'a remercié encore pour ma lettre de condoléances, que j'avais composé avec beaucoup de soin après la mort de Michel.

 Pendant que nous revenions du restaurant, Trudeau semblait ne pas vouloir donner l’impression d'être protégé par moi.  En particulier, il ouvrait les portes, en me laissant passer en premier.  Malgré une allure un peu fragile, il avait gardé une grande énergie dans sa démarche, bien qu’il ne faisait plus les enjambées de jadis.  Il m’a dit qu'il marchait entre sa maison et le bureau, à l'aller comme au retour, en précisant qu’il montait toutes les 102 marches de l’escalier public de l'Avenue du Musée, et cela sans faire une pause.  D’ailleurs, au restaurant, il avait lu le menu sans lunettes.

Lorsque vint le temps de nous dire au revoir, il m'a remercié pour le long dîner et la discussion, puis se fit un devoir de traverser le boulevard René-Lévesque seul, presque au trot.

 Le lendemain matin dans la Gazette, on regardait la photo de Trudeau qui avait assisté la soirée précédente au Festival du Film.  Il y avait l'air aminci, mais autrement il conservait son allure d'autrefois.  Le reportage disait que le Festival avait été sa première sortie en public depuis la mort de Michel.  Peut-être notre dîner l'a-t-il encouragé?

 

 William Tetley était un professeur de droit de l'Université McGill et était Ministre des Institutions financières au conseil des ministres de Robert Bourassa de 1970 à 1976.

 

 

Wt/ Last Lunch Trudeau, français/ August 14, 2003

7) Lettre au Devoir - Le 18 octobre 2003 (Montréal, Le Devoir, le 24 octobre 2003 - avec modifications)

8) Reflections on the Referendum Debate and the October Crisis of 1970

9) Le Référendum et la Crise d'octobre (1970) (translation)

IV. U.S.A.

1) Why Canada Did Not Join the American Revolution in 1776

2) Martin Luther King Jr.'s View of Canada

3) Subprime Crisis (Letters to the Editor, Toronto Star, (Sent) December 31, 2007)

4) Le Péril Américain (Lettres, Le Devoir, (Envoyée) le 21 Janvier 2008)

V. Mulroney/Schreiber Affair

1) Re: Don't extradite Schreiber, but have a full enquiry (Letters to the Editor, The Gazette, (Sent) November, 28 2007)

2) Re: Dan Gardner Op-ed (Letters to the Editor, Ottawa Citizen, (Sent) December 2, 2007)

3) Re: MP's didn't shake Mulroney's version (Letters to the Editor, The Gazette, (Sent) December 16, 2007)

4) Re: Eteignez les Projecteurs (Carrefour des Lecteurs, (Envoyé) Le Soleil, 18 Décembre 2007)

5) Re: Mulroney Inquiry is Worth the Price (Letters to the Editor, Toronto Star, (sent) December 22, 2007)

6) Re: Norman Spector on Mulroney Inquiry (Letters to the Editor, Globe and Mail, (sent) January 4, 2008)

VI. Jean Chrétien

1) Chrétien Should "Go Gentle into that Good Night" (Toronto Star, October 4, 2003, and Montreal Gazette, October 5, 2003)

2) Chrétien devrait "Go Gentle into that Good Night" (translation)

3) What Sheila Copps, Paul Martin and Jean Chrétien Should Do (Toronto Star, September 24, 2003, and Montreal Gazette, September 25, 2003 (with emendations))

VII. Jacques Parizeau

1) Jacques Parizeau Revises the History of the October Crisis

2) La mémoire sélective de Parizeau à propos de la crise d'octobre (translation)

La mémoire sélective de Parizeau à propos de la crise d’octobre

  Le premier tome de la biographie de Jacques Parizeau, Le croisé, rédigée par Pierre Duchesne, contient quelques passages très révélateurs, et illustre bien l’impressionnante éducation formelle de M. Parizeau ainsi que sa toute aussi impressionnante éducation politique obtenue en tant que conseiller auprès de Jean Lesage et de Daniel Johnson.

  Toutefois, le bref chapitre sur la crise d’octobre 1970 est fait en grande partie de révisionisme et ne raconte pas toute l’histoire.

  Parizeau est très franc quand il dévoile le détail des dissensions qui existaient entre lui-même, en tant que président du conseil exécutif du Parti Québécois, et le chef du parti, René Lévesque.  Par exemple, immédiatement avant la crise, Parizeau a conseillé, avec raison, que le PQ supporte l’adoption au Québec de l’assurance-maladie, qui avait déjà été implantée dans presque toutes les autres provinces, plutôt que d’appuyer la grève des médecins spécialistes, une option plus facile politiquement et la solution préconisée par Lévesque.

  Parizeau prétend aussi, par contre, que, durant la crise, il n’a pas approuvé le leadership politique de Lévesque.  En particulier, Parizeau passe rapidement sur son rôle dans la fameuse conférence de presse et la pétition des seize «personnalités éminentes» pendant la semaine où James Cross et Pierre Laporte étaient tenus en otage.  Il ne mentionne pas que, plutôt que de supporter le gouvernement, comme il l’avait fait pour l’assurance-maladie, lui et les autres signataires de la pétition proposaient la remise en liberté des vingt-trois membres du FLQ trouvés coupables de terrorisme, de pose de bombes et de meurtre, les considérant comme des «prisonniers politiques», dont ils ne condamnaient pas les crimes.  Ils ajoutèrent que seul Québec devrait être impliqué dans la crise, comme si Ottawa et le reste du Canada n’avaient aucun intérêt légitime dans la menace de la séparation du Québec au moyen du terrorisme.

  Bien qu’il soit un des signataires originaux de la pétition, Parizeau affirme maintenant qu’il n’était qu’un «standardiste» entre Lévesque, le directeur du Devoir Claude Ryan, le leader parlementaire du PQ, Camille Laurin, les sept plus importants leaders syndicaux, les quatre professeurs de sciences sociales et un dirigeant du mouvement coopératif.  En d’autres mots, le document n’était pas de sa composition.

  La crise d’octobre était un moment sombre pour le PQ, parce que les actions de ses chefs ont fait perdre au parti le support de plusieurs de ses membres et de la majorité du public.  La plus grande part du chapitre consacré à la crise constitue une explication par Parizeau des efforts du parti pour minimiser les effets nuisibles de la situation, démarches qu’il décrit bien et dans lesquelles, apparemment, Lévesque n’a pas joué un grand rôle.

  La stratégie du Parti Québécois consistait à détourner l’attention du public du FLQ, des enlèvements, du meurtre et des actions opportunistes du parti lui-même, afin de prétendre plutôt que l’imposition de la Loi sur les mesures de guerre était injustifiée.

  Mais, même là, Parizeau n’est pas complètement transparent et omet de mentionner que, si 497 personnes furent arrêtées en vertu de cette loi, son imposition ne provoqua pas la perte de tous les droits civils.  En fait, la plupart des détenus furent vite libérés, ayant tous le droit à une indemnisation pouvant aller jusqu’à 30 000 dollars versée par l’ombudsman, que plusieurs ont en fait obtenue.  La Loi sur les mesures de guerre n’a pas non plus enlevé le droit de tenir des réunions publiques, d’afficher, de parler, de diffuser, d’écrire ou de publier contre le gouvernement ou même contre la Loi elle-même.  Seul le soutien au FLQ fut interdit.  En fait, Pothier Ferland, avocat du PQ, émit à l’époque une opinion légale à cet effet.

  L’omission la plus importante dans le texte de Duchesne est peut-être la discussion du prétendu gouvernement parallèle, provisoire ou de coalition.  Parizeau a toujours soutenu qu’une telle proposition n’avait jamais été considérée, ou que si elle l’a été, il n’y avait nullement participé.  Mais Carole De Vault, l’organisatrice du parti de Parizeau et sa maîtresse, a déclaré dans son livre, Toute ma vérité, en page 114, que Parizeau, qui faisait des appels téléphoniques de son appartement, lui avait dit qu’il y avait des personnes prêtes à former un gouvernement parallèle ou provisoire.  En conséquence, lui dit-il, «ton appartement sera historique, car tu pourras dire que c’est d’ici qu’est parti le gouvernement provisoire».

  Le jour suivant, les seize «personnalités éminentes» présentèrent leur fameuse pétition.

  Si la biographie révèle une divergence entre Parizeau et Lévesque, c’est Lévesque qui a eu le dernier mot.  Dans Attendez que je me rappelle…, publié en 1986, tout en se dégageant de toute implication personnelle dans la conspiration, il écrit, en page 327: «(…)des citoyens honorablement connus, dont Claude Ryan, s’étaient pourtant mis en quête d’une solution, allant jusqu’à évoquer, paraît-il, la perspective d’un gouvernement d’union nationale (italiques dans l’original), afin de redresser les échines qui risquaient visiblement de plier du côté québécois».

  Une de ces personnes était fort probablement Jacques Parizeau.

 William Tetley

Professeur de droit, Université McGill

Ancien ministre dans le cabinet de Robert Bourassa 1970-1976

3) Octobre 1970 et le "gouvernement provisoire" - Parizeau (Montréal, Le Devoir, le 26 juin 2001)

VIII. Bernard Landry

1) Bernard Landry's New Official Residence. A Comparison in Style With Robert Bourassa. (Montreal Gazette and Ottawa Citizen, November 29, 2001)

 Bernard Landry and his Office        nov/27/2001

2) La nouvelle résidence officielle de Bernard Landry. Bourassa et Landry: deux hommes, deux styles de vie. (translation)

 La nouvelle résidence officielle de Bernard Landry

Bourassa et Landry : deux hommes, deux styles de vie

 L’un des principaux reproches qu'on avait l'habitude d'adresser à Robert Bourassa, au sein du Parti Québécois, était son milieu aisé et sa présumée méconnaissance de la misère du peuple; ce peuple  que le Parti Québécois était censé représenter. Or, Bernard Landry vient d'établir sa nouvelle résidence officielle au sommet du plus grand édifice entre les murs de Québec. Et l'on se souviendra que Jacques Parizeau s'était également doté d'une grande résidence fastueuse alors qu'il était Premier ministre. René Lévesque et Lucien Bouchard s'étaient montrés quant à eux plus frugaux en se contentant de la chambre à coucher située derrière le bureau du Premier ministre, dans l'édifice en ciment de la Grande Allée, communément appelé le bunker.

 Qu'en est-il de Bourassa? Il avait été élu député en 1966 et avait passé quatre années dans une chambre à huit dollars par nuit dans l'ancien Hôtel Victoria du Vieux Québec. En 1970, alors qu'il venait de remplacer Jean Lesage, en tant que chef de l'Opposition, il y séjournait toujours. Claude Wagner était arrivé deuxième à la course à la direction du Parti Libéral, et Bourassa l'avait rencontré en privé afin d'obtenir sa coopération. Wagner avait choisi l'hôtel de Bourassa, mais quelle ne fut pas sa surprise, lors de leur rencontre, d'avoir à choisir entre s'asseoir sur le lit ou sur l'unique chaise de la chambre. Wagner, qui s'estimait populiste, s'étonnait que le Premier ministre se contente de si peu. Mais Bourassa ne se souciait guère du confort personnel. Ce qu'il aimait véritablement, c'était de parler aux gens de toutes les strates de la société, au nombre desquels, les clients de l'hôtel où il habitait. Quand Bourassa a été élu Premier ministre en 1970, il a continué d'habiter à cet endroit, jusqu'à ce qu'il doive, pour des raisons de sécurité, déménager au bunker.

 Bourassa, qui était d'origine modeste, avait connu la richesse au contact de la famille de son épouse, mais lui et sa femme vivaient sans ostentation. Il n'a jamais su conduire une auto, puisqu'il considérait que le taxi ou un chauffeur désigné étaient plus efficaces. En fait, toute sa vie publique reposait sur l'efficacité. Tandis qu'il se faisait couper les cheveux, au Ritz, à Montréal, son coiffeur lui avait fait remarquer que ses cheveux lui avaient paru en désordre la veille à la télé. Sur-le-champ, Bourassa avait embauché l’assistant du barbier comme coiffeur attitré, lequel devait être aussi son garde-du-corps et documentaliste. C'est bien connu, Trudeau avait une fois appelé Bourassa ''mangeur de hot dogs", et à vrai dire, il pouvait en manger fébrilement quatre ou cinq à l'heure du midi, comme un écolier, ce qui ne l'empêchait pas de prendre, en soirée, de fins repas avec collègues et amis dans un des meilleurs restaurants de Québec. Il était un hôte généreux, et à chaque année, lui et son épouse accueillaient tout le caucus libéral pour une soirée dansante dans un hôtel en région.

 Bourassa était plutôt du type cérébral et ne cherchait pas à se donner une image publique, ce qui, me semble-t-il, était dommage, car en tête-à-tête, il était charmant et on sentait qu'il respectait vraiment les autres.

 Doit-on attacher autant d'importance à la résidence du Premier ministre du Québec? Sans doute pas, mais il s'agit tout de même d'un élément qui en dit long quant aux priorités d'un  individu.  Landry perçoit sa nouvelle résidence comme une marque de prestige pour le Québec; il en parle souvent, et pas toujours avec sagesse. Bourassa, quant à lui, faisait peu de cas des symboles et était plus prudent dans ses déclarations, même si, dès sa première année en tant que Premier ministre, notamment, il avait promis (à la consternation de ses conseillers) la création de 100 000 emplois. Il y est tout de même presque parvenu avec le projet hydroélectrique de la Baie James.

 La résidence officielle de Landry, ainsi que ses déclarations parfois incendiaires, sont motivées par son but politique principal, soit de séparer le Québec du Canada à un moment futur indéterminé, tout en manifestant dès maintenant l’apanage symbolique et la grandeur de cette indépendance.

 William Tetley a été ministre dans le cabinet de Robert Bourassa de 1970 à 1976 et enseigne présentement le droit à l'université McGill.

 F:\Landry Français nov 28.doc

IX. October Crisis, 1970

1) Lettre au Devoir - Le 18 octobre 2003 (Montréal, Le Devoir, le 24 octobre 2003 - avec modifications)

 WT/19 octobre 2003-  Lettre au Devoir 18

2) Jacques Parizeau Revises the History of the October Crisis

see above

3) La mémoire sélective de Parizeau à propos de la crise d'octobre

voir au dessus

4) Octobre 1970 et le "gouvernement provisoire" - Parizeau (Montréal, Le Devoir, le 26 juin 2001)

5) Reflections on the Referendum Debate and the October Crisis of 1970

6) Le Référendum et la Crise d'octobre (1970) (translation)

7) New Light from England on the October Crisis, 1970? (Montreal Gazette, January 10, 2001)

8) Quiet Revolution

X. Mixed Jurisdictions

1) Mixed Jurisdictions, Language, Legislatures and Courts[.pdf]
(2003) 78 Tul. L. Rev. 176-218

2) Mixed Jurisdictions: common law vs. civil law (codified and uncodified) (Part I) 4 Uniform L. Rev. (N.S.) 1999-3, 591-619.

3) Mixed Jurisdictions: common law vs. civil law (codified and uncodified) (Part II) 4 Uniform L. Rev. (N.S.) 1999-4, 877-908.

4) Mixed jurisdictions: common law vs. civil law (codified and uncodified)[.pdf] (2000) 60 La. L. Rev. 677-738.

5) Maritime Law as a Mixed Legal System (With Particular Reference to the Distinctive Nature of American Maritime Law, Which Benefits from both Its Civil and Common Law Heritages) (1999) 23 Tul. Mar. L.J. 317-350.

XI. Miscellaneous

1) Non à la Fusion des Bourses de Montréal et Toronto (Lettres, Le Devoir, 12 Décembre 2007)

2) Re: Crusader's Last Hurrah (Letters to the Editor, Globe and Mail, (Sent) November 18, 2007)

3) The Charter 25 Years Ago (February 2007)

4) Cornelius Krieghoff, the Shakspeare Club and the Annexation Manifesto[.pdf] (September 2006)

5) Parallel Government in Lebanon and Gaza (History repeats itself) (July 2006)

6) Le gouvernement parallèle du Hezbollah au Liban et le Gaza (une histoire se répète) (juillet 2006)

514 733-8049 (résidence)

Courriel: william [dot] tetley [at] mcgill [dot] ca

Site web: www.mcgill.ca/maritimelaw/crisis

 M. Tetley fut ministre des Institutions financières au conseil des ministres Bourassa de 1970 à 1976.

7) Béliveau and Cardinal Léger (February 2006)

Minister in the Bourassa Cabinet 1970-1976

 william [dot] tetley [at] mcgill [dot] ca

8) Béliveau et le cardinal Léger ("Le Soleil", Quebec, February 10, 2006)

La rivalité entre Montréal et Québec

Le fait que plusieurs des ministres fédéraux récemment nommés proviennent de Québec plutôt que de Montréal, ainsi que la nomination d’un ministre montréalais non élu, souligne la rivalité historique entre ces deux villes. À titre d’exemple, lorsque l’hôtel du Parlement, alors situé à Montréal, fut incendié par une foule anglophone en 1849, le Parlement siégeait alternativement à Toronto et à Québec (au grand plaisir des «vrais québécois» de l’époque), jusqu’en 1857, alors qu’on a désigné comme siège permanent de gouvernement la ville de Bytown, devenue Ottawa. Un exemple plus récent de la même rivalité – cette fois à caractère non-politique – se manifesta alors que Jean Beliveau jouait pour les «Quebec Aces» pendant les trois premières saisons de sa carrière professionnelle comme joueur d’hockey (de 1950 à 1953). En janvier 1953, l’archevêque Paul-Émile Léger de Montréal fut nommé cardinal par le pape - titre qu’il a porté jusqu’à son décès en 1991. Cette nomination n’était pas sans soulever à l’époque une certaine consternation parmi les résidants de Québec. Et dans les milieux sportifs de Montréal, on osa même suggérer qu’il y aurait lieu d’échanger le cardinal Léger pour Beliveau. À l’automne de 1953, toutefois, Beliveau s’est joint à l’équipe des Canadiens de Montréal, pour y passer une carrière glorieuse de dix-sept ans. Éventuellement aussi, en 1965, Mgr Maurice Roy, archevêque de Québec, fut nommé au cardinalat par le pape - fonction qu’il exerçait jusqu’à son décès en 1985.

 Plus ça change… »

Nota bene : Citoyen de Québec Georges Cannon  a observé: « Lorsque Paul-Émile Léger fut nommé cardinal à Montréal, les gens de Québec ont rapidement conclu qu'il valait mieux avoir un archevêque "Roy" plutôt qu'un cardinal "Léger". »

William Tetley

William Tetley, c.r., a pratiqué le droit de 1952 à 1970 au cabinet présentement connu sous le nom de Fasken Martineau DuMoulin, et il a été membre du cabinet ministériel de Bourassa de 1970 à 1976. Depuis, il enseigne le droit à l’Université McGill. Il a été conseiller pour Langlois Kronström Desjardins à Montréal et à Québec. Courriel: william [dot] tetley [at] mcgill [dot] ca
Site web: http://www.mcgill.ca/maritimelaw/

9) Lettre au Devoir du 20 octobre 2005 ("Le Devoir", le 26 octobre 2005)

A l’éditeur du Devoir

Monsieur. ----

Je vous soumets ce texte, à titre de lettre ou d’article.

Dans leur critique de Pierre Elliott Trudeau dans la parution du 16 octobre 2003 du Devoir au sujet du recours à la Loi sur les mesures de guerre lors de la Crise d’octobre en 1970, Guy Bouthillier et Robin Philpot ont commis plusieurs erreurs de faits. Ils ont surtout ignoré le sérieux de la situation le 15/16 octobre 1970.

 Le 15 octobre 1970 au soir, alors que les membres du FLQ détenaient Cross et Laporte, 3000 personnes réunies sous la direction de Pierre Vallières, Charles Gagnon, Michel Chartrand et Robert Lemieux à l’arèna Paul Sauvé, scandaient: “FLQ, FLQ, FLQ…”. Jusque-là, le FLQ avait commis 200 attentats à la bombe, 6 meurtres et plusieurs vols de banque à main armée. L’étape suivante, qu’ils nous annonçaient d’ailleurs, serait leur confrontation avec la police, ainsi que des attaques physiques et du saccage. Cette année-là, Montréal avait été le théâtre de trois telles émeutes, le 7 octobre 1969 (grève illégale des policiers qui a fait un mort et plusieurs blessés), le 31 octobre 1969 (la manifestation contre la Loi 63- 40 blessés et 70 arrestations) puis le 7 novembre 1969 (manifestation pour la libération de Vallières et de Gagnon – feu mis à des banques, postes de police et mairie).

 L’on oublie aussi souvent que les médecins spécialistes ont décidé de faire la grève au moment de la Crise, et que le désordre régnait dans les hôpitaux. A Québec, le 15 octobre, le gouvernement Bourassa déposa trois projets de Lois sur l’assurance maladie qui, déjà, dans la nuit du 15 au 16 octobre, à minuit quarante-quatre, avaient toutes été votées.

 Dès lors, les gouvernements du Québec et de Montréal demandèrent à ce que soient appliquées certaines dispositions de la Loi sur les mesures de guerre, qui d’ailleurs se trouvaient – et le sont toujours- toutes codifiées dans le Code Criminel. xxx Trudeau n’avait de choix que d’accepter la demande, une sage décision au vu des circonstances. Les mesures de guerre entraient donc officiellement en vigueur le 16 octobre 1970 à quatres heures du matin. Comme le fit immédiatement remarquer l’avocat du Parti Québécois, Pothier Ferland dans un avis juridique au Parti, la réglementation en vigueur ne retirait pas tous les droits, permettant toujours les réunions privées et publiques, l’affichage, la critique des gouvernements fédéral et provincial et même de la loi sur les mesures de Guerre. Cependant, il était maintenant impossible d’encourager le FLQ.

 Il n’y avait donc plus aucune confrontation, ni de saccage ou de sang coulé, et même le FRAP, le parti politique radical en campagne contre le maire Jean Drapeau et partisan du FLQ, continua d’organiser de grands ralliements.

 Si nous, le gouvernement québécois, n’avions pas réagi et que la manifestation avait donc eu lieu, les mêmes gens qui se plaignent aujourd’hui, nous auraient tout aussi tenu responsables. Quant à Tommy Douglas, il se trompa aussi et démontra des signes d’hystérie que MM Bouthillier et Philpot déplorent. Le 16 octobre 1970, il s’adressa au parlement ainsi: “ En ce moment dans ce pays, il n’y a plus de Constitution, ni de Charte des Droits et Libertés, ni de constitution provinciale”.

Bien sur, plusieurs parmi les 497 personnes arrêtées n’auraient pas dû l’être, mais au moins 238 d’entre elles ont porté plainte à l’ombudsman du Québec et 103 ont pu obtenir une compensation en vertu d’une procédure spéciale adoptée par le gouvernement du Québec. Biens sur aussi, nous au gouvernement, aurions dû vérifier plus scrupuleusement les listes qui nous étaient données par les policiers, mais comme Bourassa nous le fit remarquer, dans un pays démocratique, les législateurs élus ne devraient pas s’immiscer dans la fonction du policier.

             Le FLQ avait intentionnellement crée une situation de dilemme pour le gouvernement et fut pris de court de voir notre réaction rapide et efficace. Comme le dit l’honorable et respecté professeur F.R. Scott, militant pour les droits civils: « Un traitement choc était nécessaire pour rétablir l’équilibre. C’est ce que l’on fit, et cela fonctionna. Il n’y eut qu’un seul mort, point victime de l’imposition des lois ou de l’ordre public. Les 6 millions de québécois avaient le droit de voir leur gouvernement retrouver son autonomie, son pouvoir et sa stabilité. Ils peuvent choisir d’élire René Lévesque comme premier ministre, mais cela se fait par vote et non à coups de bombes.  Lévesque ne l`aurait pas voulu  autrement. »

William Tetley fut ministre au gouvernement de Robert Bourassa de 1970 à 1976 et, depuis, il enseigne le droit à l’Université McGill.

10) McGill's Greatest Law Student: The Unknown Scholar (McGill News, Fall 2003)

 11) The Queen at the Olympics, 1976 (Twenty-Six Years Ago) (Toronto Globe and Mail, October 4, 2002)

 

How to Guide the Queen Around the Olympics Without Even Trying

or

The Queen at the Olympics, 1976

(Twenty-six years ago)

 This year the Queen is celebrating the 50th anniversary of her reign and is visiting many parts of Canada. Twenty-six years ago she visited Montreal for the 1976 Olympics and I have a special memory of the Sunday my wife Rosslyn and I spent with the Queen, Prince Philip and Prince Andrew, when they went to church and then toured the Olympic Stadium and other Olympic sites.

 As a Provincial minister in the Bourassa government at the time, I was invited to accompany the Queen for a day, during her official visit. Also present was Bud Drury, a Federal minister in Trudeau’s cabinet. I have recorded the events as follows.

 We arrive at the Royal Yacht “Britannia” at Bickerdike basin, in the port of Montreal, where hundreds of people are straining against the wire fence. We are met by the Vice-Admiral in charge of the Queen’s household and by the personal staff, who are all relaxed and charming. We have coffee in the main lounge and Prince Philip enters, but goes immediately into a small room, where he apparently intends to practice reading the lesson, which he will read at church that morning.

 The Queen’s Personal Private Secretary, who seems to be the real person in charge, and who has seen the jostling, surging crowd outside, asks me if the canvas roof to the large white Cadillac convertible that the Queen is to ride in, should be put up or down. Not knowing the mood of the crowd, I advise that we should not risk leaving the Queen in the open and that the car should be covered. The Queen enters, we are all presented, she asks for “Philip”, he appears and we all head down the gangway. The crowd lets out an enormous cheer and we proceed off in cars with the Cadillac in the lead, unfortunately with the roof in place. 

At Ste Catherine and University Streets there is an even larger, cheering crowd and we enter the Anglican Cathedral for the service. Philip reads the lesson without a hitch and after the service the Queen meets the Roman Catholic Archbishop of Montreal and leaders of all other denominations, as well as some Anglican friends of mine, who are variously amused or annoyed at my presence in the Royal cortege.  At this point, the Principal Private Secretary asks again, if I thought they should put down the convertible roof and I suggest they should. We leave the Church to joyous cheering from the crowd which has swelled even more, while RCMP, Surete du Quebec, and Montreal police are everywhere holding back the crowd and presumably standing on guard. There are even plainclothesmen, talking importantly into the large walkie-talkies of the era.

 The Queen enters the open Cadillac and we are just about to ride off, when a tall, bearded man in flowing robes, sandals and long blond hair has somehow breached security and leans over towards the Queen and hands her flowers and a scroll-like object. The Cadillac takes off like a shot while its roof is snapped down and we all follow in haste. The bearded figure is bundled off, by all four branches of the gendarmerie, who contend vigorously over his inert body. It later turns out that he is a French Canadian monarchist, who has picked wild flowers for the Queen and has written a long poem of affection and fealty for the occasion.

As we travel through Montreal to the Olympic village, there are more consultations with the Private Secretary, the roof is put down for the rest of the day and we are met by waving, welcoming  bystanders on the streets as we proceed along.

 At the Olympic Village we have lunch with the athletes in their cafeteria and we all carry our own plates, except for the Queen. Prince Andrew, who is a slim teenager and dreadfully handsome (a young Barrymore), plays outrageously to the girl athletes present, all of whom seem to be completely infatuated. I find him a little vain and inane, but am clearly in a minority. The Queen, on the other hand, is witty, informed, interested in everyone and speaks fluent French.

We then visit the wrestling and swimming pavilions, followed by tea in a private cordoned-off area in the interior of the Olympic Stadium. At tea, the Queen takes a tiny tin box from her purse and puts two small sacrene pills into her cup, just as everyone used to do in those days. She is sitting with Prince Philip and Drury on her left and Andrew, Rosslyn and myself opposite. At her right elbow on a table is a telephone, which for no reason whatsoever, starts to ring loudly and without stop. The Queen unperturbed, carries on with the conversation, despite the incessant ringing. Finally, Prince Andrew says, “Why don’t you pick it up and say, ‘Hello’”. The Queen says nothing, but looks at him with the most withering of laser-beam stares and Andrew is at last subdued and remains so, for the rest of the day. Later on the Queen is to say that Andrew is the handsome one and Charles the nice one. (She was very protective of Andrew, nevertheless, and wanted him at the Olympics, insisting that he get virtual head of state treatment at the various official banquets.)

We next enter the Olympic Stadium, where a soccer match is in progress. As we take our places high up in the VIP box, there is applause, which gains in magnitude. The Czechoslovakian referee, down on the field, sees who has arrived and immediately whistles the play to a stop. He meticulously forms the teams into two straight lines and then steps forward and salutes with a flourish worthy of a Royal Hussar of the old Austrian Empire. Play resumes and we realize that there are already breaches in the façade of East Bloc Communism.

Eventually, the caravan of cars heads back to the Royal Yacht, where we say good-bye.

Needless to say, I had become an admirer of the Queen, her dignity, sangfroid and charm and was soon after seen, picking wild flowers and composing long poems of homage.

 William Tetley former professor, McGill Law Faculty,

Minister of Financial Institutions in the Bourassa Cabinet of 1970 to 1976

Phone:  733-8049 (Res);  398-4659 Fax.

Email:    William.Tetley [at] McGill [dot] ca

Web:       http://tetley.law.mcgill.ca

 

 

 

 

 

Wt/September/19/2002/Queen at the Olympics

June 17, 2005

12) A Reply to Mordecai Richler on Anti-Semitism in Quebec (Ottawa National Post June 3, 2000 (in part) and Montreal Gazette, June 4, 2000)