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Jalons de la recherche

1829 Fondée par quatre médecins écossais, la Faculté de médecine devient non seulement la première faculté du Collège McGill, mais aussi la première faculté de médecine au Canada.



1872 Considéré comme le plus illustre diplômé de médecine de McGill, Sir William Osler a obtenu son diplôme de médecine à McGill et il était, au moment de son décès, le médecin le plus connu et le plus apprécié dans le monde anglophone.



1898 La pathologiste Maude Abbott a commencé à travailler sur son ouvrage, The Atlas of Congenital Cardiac Disease, dans lequel elle a décrit son nouveau système de classification des cardiopathies congénitales. Publié en 1936, l’atlas fut plus tard décrit comme un apport majeur pour l’étude des maladies cardiaques.



1899 Principal fondateur de la physique atomique et professeur de physique de McGill, Ernest Rutherford a découvert un gaz radioactif auquel on donnera plus tard le nom de radon. Ce gaz sera largement utilisé pendant plusieurs décennies comme agent de radiothérapie anticancéreuse.



1930s Wilder Penfield, professeur de neurologie et de neurochirurgie, a révolutionné notre compréhension du cerveau humain. Penfield met au point la « technique de Montréal », une nouvelle approche neurologique pour éliminer les crises épileptiques.



 
1940 Le professeur Herbert Jasper de McGill était le premier à recourir à l’électro-encéphalographie (ECG) pour étudier l’activité électrique du cerveau. L’ECG constitue encore de nos jours un outil précieux pour le diagnostic de l’épilepsie.



1945 Charles-Philippe Leblond, professeur d’anatomie et de biologie cellulaire, a mis au point le processus dit de radioautographie, qui consiste à injecter un matériau radioactif dans des organismes afin d’étudier la dynamique des cellules et les processus moléculaires.



1946 Arthur Vineberg a fait figure de pionnier en matière de revascularisation cardiaque grâce à la mise au point d’une intervention chirurgicale – la technique Vineberg – qui comprenait l’implantation de l’artère mammaire gauche dans le ventricule gauche du coeur.



1952 Le spécialiste en chimie nucléaire, Leo Yaffe, a créé à McGill le plus grand laboratoire universitaire de recherche canadien en radiochimie. Yaffe a été un pionnier de la recherche en vue d’une utilisation pacifique des technologies nucléaires, incluant le traitement du cancer et les traceurs radioactifs pour le diagnostic médical et la recherche.



1965 Deux chercheurs de McGill, Sam Freedman et Phil Gold, ont découvert l’antigène carcinoembryonnaire (ACE), une protéine souvent présente dans le sang de patients atteints de certains cancers. L’ACE est aujourd’hui l’antigène le plus utilisé pour le diagnostic et le traitement du cancer.



1971 Le professeur de psychologie Ronald Melzack a totalement révolutionné le domaine de la douleur, d’abord avec sa théorie dite du portillon, puis avec le Questionnaire d’évaluation de la douleur de McGill qui demeure un outil clinique largement utilisé dans le monde entier pour évaluer l’intensité de la douleur chez les patients.



1980 Le neuroscientifique Albert Aguayo, de l’Hôpital général de Montréal, a présenté les premières preuves que les cellules nerveuses lésées des animaux peuvent se régénérer et former de nouvelles connexions.



1980 Un professeur de biotechnologie de McGill, Kelvin K. Ogilvie, a inventé le synthétiseur de gènes, ou « machine à gènes », grâce auquel il est désormais possible de produire des séquences d’ADN en quelques heures plutôt qu’en plusieurs mois. Plus tard, en 1986, Ogilvie devient célèbre pour avoir synthétisé l’ARN qui permet la mise au point de nombreux nouveaux médicaments.



1984 Après l’identification du virus du SIDA par des équipes française et américaine, des chercheurs de McGill ont signé les premières cultures de VIH réalisées au Canada.



Bernard Belleau
1989 Un chimiste de McGill, Bernard Belleau, a découvert un nouveau composé, le 3TC, dont Mark Wainberg, aujourd’hui directeur du Centre SIDA McGill, confirme les propriétés antirétrovirales et l’utilité dans la lutte contre le SIDA.



Emil Skamene
1993 Deux chercheurs de McGill, Philippe Gros et Emil Skamene, ont isolé un gène de souris qui fait office de mécanisme de défense contre certaines maladies infectieuses comme la tuberculose et la lèpre.



1996 Après 13 ans de recherche, le biologiste Howard Bussey a contribué à la cartographie de la structure génétique de la levure. Cet organisme présente une structure cellulaire semblable à celle des humains et pourrait constituer un outil puissant pour l’élucidation de la génétique des maladies humaines complexes.



2004 Michael Meaney, Moshe Szyf et Ian Weaver ont découvert un mécanisme épigénétique lié aux soins maternels susceptibles d’entraîner des effets considérables sur l’expression génétique pendant la petite enfance, qui, en dernier ressort, peut agir sur la façon dont « l’amour maternel » déjoue parfois la « nature ».



2005 De concert avec des collègues australiens et japonais, le pathologiste spécialiste des maladies gastro-intestinales, Jeremy Jass, du Centre universitaire de santé McGill, a établi le fondement génétique d’un type héréditaire de cancer du côlon, qui se classe au deuxième rang des cancers les plus meurtriers dans les pays industrialisés.



2008 Une équipe dirigée par Morag Park, directrice du Groupe d’oncologie moléculaire du Centre universitaire de santé McGill, a identifié 26 gènes dans les tissus entourant une tumeur maligne du sein qui pourraient être utilisés pour prévoir la façon dont les patients réagiront aux divers traitements.