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Angela Campbell: Mobiliser l’attention

Angela Campbell

«  …comme les testaments et successions comportent bien des règles qui peuvent sembler aléatoires, je dois régulièrement évaluer leur compréhension. J'aime alors leur raconter une anecdote…»

Angela Campbell s'est jointe à la Faculté de droit en 2003. Elle est professeure agrégée et également la directrice de l'Institut de droit comparé. Angela se spécialise dans le droit de la famille, le droit de la santé, ainsi que le droit pénal, le droit des successions, et les enfants et le droit.

L'Association des étudiants et étudiantes en droit de McGill lui a remis le Prix John W. Durnford d'excellence en enseignement en 2011.

Comment savez-vous que vos étudiants apprennent et comment rendez-vous votre enseignement significatif pour eux?

Dans le cadre de mes cours sur les testaments et successions, il m’arrive de dire des choses qui me semblent claires, mais qui laissent les étudiants perplexes. Et comme les testaments et les successions comportent bien des règles qui peuvent sembler aléatoires, je dois régulièrement évaluer leur compréhension. J'aime alors leur raconter une anecdote du temps où j’entraînais une jeune équipe de soccer. J’expliquais aux joueurs quelques règles de base comme « bottez le ballon dans cette direction », « ne touchez pas au ballon avec les mains » ou « arrêtez de jouer lorsque vous entendez le sifflet ». Après avoir terminé ces explications en apparence simples, une petite fille de cinq ans m’a lancé : « J'ai de nouvelles boucles d’oreille ! ».

C’est l’une de mes anecdotes d’enseignement préférées et une pierre de touche que j’utilise souvent pour voir si la matière est comprise par mes étudiants. À l’occasion, je leur dis : « Vous avez tous la tête de la petite fille aux nouvelles boucles d’oreille » pour leur signifier qu’ils ne semblent pas saisir ce que je dis.

À cet égard, j’essaie vraiment de mobiliser l'intérêt de mes étudiants en rendant mes cours différents et captivants. Pour voir à ce que mon enseignement soit aussi significatif que possible, je couvre la matière, qui est complexe, de diverses façons. D’une certaine manière, je n’ai pas le choix. Lorsque je regarde la classe, je vois souvent un mur de portables entre nous – une véritable barrière physique derrière laquelle il peut être trop facile de se désintéresser de l’apprentissage.

Pour varier, je peux demander à un étudiant de choisir un problème ou une question juridique dont nous avons traité ce jour-là et de l’expliquer aux autres. Il m'arrive aussi de demander à mes étudiants du cours sur le droit familial d’écrire un pamphlet pour les étudiants du secondaire sur les lois concernant la garde et le droit de visite au Québec. Ainsi, ils doivent assimiler la matière et la formuler sans encombrer le discours de jargon juridique afin que des non-initiés puissent comprendre. De cette manière, les étudiants se rendent compte que l’information juridique peut prendre différentes formes, ce qui d’après moi constitue une autre étape de leur cheminement universitaire.

Je veux qu’ils sachent que le droit, c’est beaucoup plus que d’entrer dans un cabinet et d'argumenter pour des clients. Il existe différentes façons de diffuser son savoir et de communiquer ses connaissances juridiques.

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