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Helge Dedek: Acquérir des compétences

Helge Dedek

« Mon objectif ultime est d'outiller mes étudiants afin qu’ils puissent expliquer et justifier leurs décisions, puis en assumer la responsabilité. »

Helge Dedek a enseigné le cours de première année sur les obligations contractuelles, le cours avancé sur les obligations de droit civil, un séminaire de cycle supérieur sur les traditions juridiques, et le droit romain. Il enseigne à la Faculté depuis son arrivée en tant que boursier Boulton en 2006. Helge a publié sur l'éducation juridique, et a un intérêt particulier pour l'histoire juridique et le droit comparé, le droit romain et la contribution de l'histoire intellectuelle au droit privé moderne. En savoir plus sur ses intérêts de recherche dans le de la Faculté, lisez un article sur sa recherche dans Focus online.

Quelles sont vos sources de motivation et que voulez­-vous que les étudiants retiennent de votre cours?

Bien que mon domaine de prédilection soit l’histoire du droit, qui peut parfois m'éloigner des processus et des questions considérés plus prioritaires, j’aime également enseigner des matières qui ne touchent pas directement mes recherches pour demeurer à l’affût, en quelque sorte, de ce qui se passe dans les tribunaux, dans la vraie vie. Je crois que l’enseignement du droit me permet de transmettre des connaissances pertinentes à mes étudiants; j’essaie de les préparer à jouer un rôle important auprès des gens, c’est-à-dire à participer aux décisions qui ont des répercussions sur la vie de gens. Je tente de leur apprendre les rudiments de la profession, à penser de façon logique, à penser comme un avocat.

De plus, comme une Faculté de droit n’est pas une école de métiers, je veux que mes étudiants acquièrent une perspective de second degré – comme une perspective sociologique ou historique – afin qu’ils soient en mesure d’observer les mécanismes du droit avec du recul. Par conséquent, particulièrement dans mes cours d’histoire, nous étudions comment les changements philosophiques, idéologiques et politiques ont eu une incidence sur le droit au fil des ans et, inversement, comment le droit a influencé les philosophes, les théologiens et les politiciens. Voilà qui attire l’attention sur d’importants enjeux : à quel point le système du droit est-il distinct de la société et comment les deux sont-ils enchâssés? Le droit constitue-t-il une tradition autoréférentielle et autosuffisante ou au contraire, fait-il partie des structures de pouvoir et d’économie de notre société? Le droit peut-il changer ce qui l’entoure?

À titre de professeur au programme de droit classique (je donne le cours sur les Contrats, un passage obligé pour tous les étudiants de première année), je dois parler de certains volets du droit positif afin que les étudiants apprennent les règles et comprennent comment les mettre en application. Toutefois, je souhaite également qu’ils acquièrent des compétences juridiques essentielles comme la capacité à définir les intérêts de chaque cause et à lire entre les lignes des décisions judiciaires. Voilà un aspect important de l’éducation juridique et je tente de favoriser le développement d’une mentalité qui permettra de maîtriser les enjeux. Comme le droit ne cesse d’évoluer, les étudiants doivent trouver une méthode pour aborder chaque problème auquel ils sont confrontés.

Mon objectif ultime est d'outiller mes étudiants afin qu’ils puissent expliquer et justifier leurs décisions, puis en assumer la responsabilité. Ils doivent comprendre qu’ils ne peuvent se cacher derrière la loi et que le droit n’est pas garant de justice.

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