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Tina Piper: Être réaliste

Tina Piper

« On n'a pas besoin d'aborder le changement comme un superhéros tentant des exploits surhumains et spectaculaires. »

Depuis qu'elle s'est jointe à la Faculté de droit en 2009, Tina Piper a enseigné les cours avancés sur l'histoire juridique du Canada, la propriété en common law et la propriété intellectuelle.

En 2009, elle a coordonné The Treble Cliff, un cours multidisciplinaire qui a réuni des universitaires et des étudiants de cinq facultés qui se sont penchés sur les problèmes concrets auxquels fait face le secteur de la musique à la lumière des changements technologiques.

Tina Piper est également membre de l'équipe de projet du Law Teaching Network.

Quelles expériences pédagogiques et professionnelles importantes façonnent votre enseignement?

Il y a quelques années, j’ai donné un cours multidisciplinaire que suivaient un mélange intéressant d’étudiants au bagage varié et dans le cadre duquel nous avons invité différents leaders de l’industrie et théoriciens éminents. Pour un des travaux importants, les étudiants devaient monter un projet en groupe, comme un modèle d’exploitation, un plan théorique ou un rapport d’orientation, afin de résoudre d’une quelconque façon les difficultés auxquelles fait face le secteur de la musique.

Les étudiants ont adoré cette approche, car elle leur a permis de réfléchir en adoptant une large perspective, d’interagir avec des personnes d’autres disciplines et d’aiguiser leurs aptitudes à régler des problèmes. Ce cours a influé fortement sur la façon dont je rends le contenu de mes autres cours constructif pour mes étudiants – la manière dont je peux les aider à lier ce qu’ils apprennent aux problèmes et aux démarches dans le monde extérieur.

Une autre expérience qui a eu une grande incidence sur mon enseignement a été ma participation au programme d’Action Canada. J’y appris que, même si de nombreux projets concrets peuvent naître dans le but ambitieux de sauver le monde, à la fin, on se rend compte qu’il faut être plus réaliste quant aux visées et aux réalisations recherchées. J’ai compris que, même si un projet ne donne lieu qu’à un changement modeste, ce changement peut finalement avoir des répercussions tangibles sur des décisions et des événements futurs, et qu’à force, de petits pas peuvent mener à de plus grands progrès dans le monde – souvent des changements que l’on n’avait pas envisagés.

Et comment parvenir à ces changements modestes, mais importants? Je laisse voir aux étudiants que pour provoquer un changement, il faut d’abord avoir les bonnes compétences pour le travail à accomplir, quel qu’il soit. C’est important pour les étudiants de nouer le dialogue avec les personnes qui font partie intégrante des problèmes pour qu’ils puissent mieux comprendre les complexités sous-jacentes. On n'a pas besoin d'aborder le changement comme un superhéros tentant des exploits surhumains et spectaculaires. Ils peuvent apporter un changement positif sans tambour ni trompette – la clé, c’est de savoir de quelles compétences ils disposent, puis comment et où ils peuvent le mieux les utiliser pour être plus efficaces dans leur propre plaidoyer.

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