Quick Links

Série de conférences Great Trials III

Hiver 2013 : Private Lives, Public Law

La série de conférences Great Trials III porte sur des procès qui ont marqué l’histoire, et examine leurs conséquences culturelles ainsi que leurs contextes sociaux et politiques. La série suggère que la « loi » existe tant à l’extérieur du tribunal qu’à l’intérieur de celui-ci, et que les procès étudiés sont des événements décisifs qui représentent des indicateurs des procédés par lesquels nos conceptions de l’autorité, de la loi et de la justice ont influé sur la conscience culturelle à travers les siècles.


Où : Bibliothèque publique de Westmount, située au 4574 rue Sherbrooke Ouest
Quand : Toutes les conférences auront lieu à 17h.

Frais d’inscription : 60$ pour la série de 5 conférences, ou 15$ par conférence individuelle.
 

Il est possible de s’inscrire à la porte le jour même de chaque conférence (par chèque seulement, au nom de l’Université McGill), mais il est préférable de le faire à l’avance puisque les places sont limitées.

Les conférences de cette série ont été approuvées par le Barreau du Québec
comme formation continue obligatoire (FCO).


Veuillez prendre note que toutes les conférences seront en anglais.


Cliquez sur les titres suivants pour afficher le détail de chaque événement

Jeudi 10 janvier : “Trial of Error”

 

Prof. Gil Troy (histoire),
“Trial of Error”: The Impeachment with no Conviction of Bill Clinton

Cette conférence explorera l’extraordinaire bourbier dans lequel Bill Clinton a mis les pieds suite à sa relation extraconjugale avec une stagiaire à la Maison Blanche, Monica Lewinsky. Le titre reflète le verdict ultime du peuple américain, qui pensait que le Président était sous procès pour une erreur de jugement plutôt que pour un crime. Le sous-titre, de son côté, représente le déplorable esprit partisan – manquant franchement de consistance et de conviction – qui dicta la réaction de la majorité des politiciens face au scandale.

Jeudi 24 janvier : Spies and Lies

 

Prof. Andrea Tone (histoire et études sociales de la médecine),
Spies and Lies: Cold War Psychiatry, the CIA, and the Case Against Ewen Cameron

Cette conférence revisite la controverse politique, légale et médicale entourant le projet de recherche et de thérapie financé par la CIA d’Ewen Cameron, portant sur des patients psychiatriques à l’Hôpital Allan Memorial dans les années 1950. Se basant sur des archives nouvellement accessibles, du matériel légal, ainsi que sur des témoignages de sources premières, cette conférence cherche à améliorer notre compréhension de cette controverse, tout en jetant un regard neuf sur comment ce qui fut un jour appelé une « thérapie », fut transformé en un assaut américain sujet à d'éventuelles poursuites sur de vulnérables patients canadiens. De plus, la conférence abordera l’importance et les défis posés par la nouvelle loi sur la vie privée du Québec, un sujet ayant
des implications pour tous les chercheurs de la province.

Jeudi 7 février : Through Lizzie Borden’s Mirror

 

Prof. Shauna Van Praagh (droit),
Through Lizzie Borden’s Mirror: Reflections on Women and Law

“Lizzie Borden took an axe,
Gave her mother forty whacks,
When the job was nicely done,
She gave her father forty-one!”

Vers la fin du XIXe siècle, au Massachusetts, Lizzie Borden fut jugée et acquittée pour le meurtre de ses parents. Plus de cent ans après, nous sommes invités à réfléchir sur son histoire ainsi que par celle-ci, afin de reconsidérer comment nos normes sociales et nos attentes se forment. Récits réels et fictifs – incluant la pièce « Blood Relations » de la dramaturge canadienne Sharon Pollock – s’entremêlent dans cette discussion sur les contraintes et les possibilités de la loi révélées par les expériences et les perspectives de la femme. Lizzie Bolden, à la fois protagoniste et victime, nous démontre que nous sommes autant sujets que créateurs et créatrices de la loi dans nos vies.

Jeudi 28 février : The Trial of Wall Street

 

Prof. Peter Gibian (études anglaises),
The Trial of Wall Street

La nouvelle « Bartleby, the Scrivener » de Herman Melville se situe non pas dans un tribunal, mais dans le bureau d’une firme de droit de Wall Street. Ce conte expérimental ne fait pas exactement la narration d’un procès, mais présente plutôt un jugement sur le bureau de Wall Street lui-même, en tant que parangon des notions de droit, d’économie et de politique qui prédominaient aux États-Unis vers le milieu du XIXe siècle. Lorsque Bartleby « occupe » le cabinet de droit the Wall Street, il détruit littéralement et figurativement les murs qui définissent les divisions de cette société stratifiée, et brise le travail routinier de la pratique légale en refusant de copier des documents qui renforcent le statut quo des relations de propriété. Ce simple geste de résistance passive, vaguement thoreauvien, menace de saper les fondations mêmes du monde de son patron, avocat-narrateur de l’histoire. Ce qui débute par une dispute mineure concernant les aprioris conventionnels du droit contemporain finira par résonner vers l’extérieur, menant le prudent et conformiste avocat-narrateur dans une crise existentielle, dans un examen de conscience virulent, grâce auquel débute une reconsidération de sa vision des jugements légaux, éthiques et spirituels, ainsi que de sa propre implication dans les dynamiques du grand monde de Wall Street.

Jeudi 14 mars : Almost Persons

 

Prof. Wendy Adams (droit),
Almost Persons: Life on Trial

L’affirmation la plus ambitieuse du droit est la garantie que chaque personne est égale devant la loi. La distance qui nous séparera toujours de cette affirmation se reflète dans le concept même de ce que nous considérons essentiel à son succès : celui de personnalité juridique. Nous utilisons la personnalité juridique pour déterminer quelles vies comptent en droit. Ce faisant, nous reconnaissons ainsi que certaines réclamations échoueront, sans quoi la catégorie serait inutile. La personnalité juridique n’exemplifie pas une démarcation évidente et nette entre personne et objet. Nous avons une histoire d’utilisation de ce concept à des fins d’institutionnalisation de relations hiérarchiques de dominance. Nous n’affirmons plus la propriété d’êtres humains en tant qu’esclaves, comme ce fut le cas dans Dred Scott vs. Sandford, mais nous devrions nous souvenir de la conviction avec laquelle ce cas fut jugé. Alors que nous assistons à des réclamations plus récentes niant la personnalité juridique pour des animaux non-humains, nous sommes encore et toujours aussi convaincus que la loi est du bon côté de l’histoire. Nos croyances sont soutenues par la construction normative des relations entre humains et animaux provenant de la culture populaire, dans laquelle nous démontrons une tendance persistante à représenter les animaux comme des alliés volontaires dans l’accomplissement d’objectifs humains. Si nous voulons réaliser les aspirations à l’égalité de la loi, nous devrions peut-être questionner notre capacité à utiliser la personnalité juridique comme fondement des relations légales.


Séries précédentes sur podcasts:

2012

Prof. Mark Antaki (droit), The Trial of Louis XVI

Prof. Desmond Manderson (droit), The Trial of Billy Budd

Prof. Eugenio Bolongaro (études italiennes), The Trial of Sacco and Vanzetti

Prof. Carrie Rentschler (histoire de l'art et communication), The Trial of Winston Moseley

 

2011

Prof. Paul Yachnin (études anglaises), The Trial of Shylock

Prof. Brian Lewis (histoire), The Trial of Oscar Wilde

Prof. Payam Akhavan (droit), The Trial of Slobodan Milosevic