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Stagiaires Archie Malloch en apprentissage public

Les stages Archie Malloch en apprentissage public s'adressent aux étudiants entamant la dernière année de leur programme de premier cycle. Pour ce programme, l'IVPAI s'est associé à un excellent groupe d'organisations montréalaises œuvrant dans le monde des arts et des politiques sociales. Les internes choisis seront jumelés à l'une d'entre elles selon leur expertise académique et leurs intérêts professionnels. Les étudiants sont priés d'appliquer directement à l'IVPAI.

Pour le processus d'application, cliquez ici.

Voir plus bas pour les profils des anciens stagiaires Malloch.

Été 2012

Sheehan Moore, B. A. honneurs (anthropologie) 2013

Centre canadien d'architecture

Pendant l'été 2012, et grâce au généreux soutien de l'IVPAI, j'ai travaillé pendant trois mois comme stagiaire à la programmation du Centre canadien d'architecture de Montréal – un centre d'étude et un musée fondé en 1979 par l'architecte et philanthrope Phyllis Lambert. Mon temps au CCA a principalement été dédié à l'exposition ABC : MTL, qui a ouvert ses portes en novembre 2012, et qui cherche ultimement à présenter une série de points de vue critiques sur le caractère spatial, urbain et architectural de la ville. En tant qu'étudiant en anthropologie et en histoire de l'art, je me suis rarement senti hors de mon élément lors de mon travail au CCA, malgré mon absence de formation directe en architecture ou en ce qui concerne l'organisation d’un musée. Cela est principalement dû au fait que le CCA n’a jamais été uniquement intéressé par des études typologiques ou par une histoire unidimensionnelle de l’architecture. En fait, les expositions tendent à porter sur des thèmes plus larges (vitesse, voyages, santé), pour ensuite les développer en portant une attention particulière à l’expérience vécue de l’architecture comme quelque chose qui structure et oriente la vie humaine et son environnement. Cette approche est ce qui m’a incité à appliquer au CCA en premier lieu – j’en suis aux premières étapes d’un mémoire sur l’espace de protestation, et je savais que de travailler sur ce genre d’expositions me donnerait une meilleure et plus solide compréhension de la manière dont nous interagissons et contestons l’espace au quotidien. ABC : MTL, avec son thème de l’espace urbain de Montréal, était tout à fait adapté à ce genre de questions. Dès le départ, j’ai été totalement immergé dans le processus d’organisation du musée, et au cours des trois mois, j’ai observé (et participé à!) l’élaboration de cette énorme exposition à partir du tout début. Certaines de mes plus précieuses expériences pendant cette période proviennent des réunions sur les portés et les objectifs de l’exposition. Le processus décisionnel à propos des manières de représenter Montréal en tant que concept pour les visiteurs du CCA impliquait de réfléchir sur comment et pourquoi définir un espace urbain, ce qui me permit de mette en pratique une variété d’approches théoriques de l’utilisation et de la représentation de l’espace que j’avais exploré dans mes cours d’anthropologie et dans des cours des la série PLAI. Ces réflexions me permirent aussi de mette en pratique les problématiques relatives au travail de conservation d’un musée que j’avais étudiées dans mes cours d’histoire de l’art. Finalement, mes trois mois au CCA furent extrêmement enrichissants – j’y ai affiné mes intérêts de recherche, appliqué les théories apprises à l’école, tout en ayant la chance de pouvoir poser un regard de l’intérieur sur le travail de conservation d’une institution muséale majeure de Montréal.


Jasmine Wilson, BMus (interprétation - voix) 2013

Centre Segal des arts de la scène

Mon travail comme stagiaire au Centre Segal des arts de la scène a été multidimensionnel et très concret. Ma tâche principale impliquait le développement d’une présentation basée sur les 45 ans d’histoire du centre. Cependant, j’ai aussi bénéficié de plusieurs opportunités de participer et d’apprendre sur d’autres aspects importants de l’administration et des habitudes de production du Centre Segal. En seulement deux mois, j’ai eu droit à un incroyable aperçu des dynamiques, du travail, du talent et de la passion nécessaire à rendre vivant un centre dédié aux arts de la scène.

Mon projet impliquait de faire de la recherche sur l’histoire du centre et de compiler l’information sous forme d’une présentation qui ferait supplément à son contenu éducatif. J’ai fait une recherche exhaustive dans les archives du centre, principalement à la Bibliothèque publique juive et au Centre canadien d’architecture. J’ai aussi employé plusieurs livres et fait de la recherche dans plusieurs sites web afin de trouver des faits et des témoignages concernant les bienfaits de l’art en éducation. Toutes mes recherches ont finalement abouties en une présentation Prezi, qui révélait les transformations, défis, et points marquants qui formèrent le Centre Segal que nous connaissons aujourd’hui.

Au-delà de la recherche, j’ai aussi eu plusieurs opportunités d’interagir avec l’administration. J’ai travaillé avec l’assistant producteur pour son travail d’évaluation des propositions faites par des comédiens pour la saison 2013-2014 et j’ai observé les réunions de production avec le directeur de chaque départements. C’était excitant et fascinant d’être témoin du type de conversations qui ont lieu lors de l’organisation d’une production. Celles-ci portaient parfois sur ce qui semblait être le plus minuscule détail pour un membre de l’audience, ou même pour un comédien. En tant que musicienne, je prenais ce genre de détail pour acquis. Maintenant j’ai une compréhension beaucoup plus profonde du niveau de planification et de préparation nécessaire avant, pendant, et après une production. J’ai aussi rencontré les directeurs de l’Espace cinéma du Centre Segal. En seulement une seule conversation, ils ont augmenté ma connaissance du cinéma en me faisant réaliser que c’était une forme artistique, et non seulement une forme de divertissement commercialisée.

J’ai été plongée dans la partie de la saison qui portait principalement sur le théâtre. J’y ai suivi l’assistant-directeur technique pendant quelques jours. Il m’a renseigné sur l’équipement de sonorisation qu’utilise le Centre Segal, et sur le type de préparation nécessaire avant les différents genres de spectacles (théâtre ou musique). J’ai appris sur les éclairages de scène et ses complexités. Je suis même allé en haut d’une grue et appris comment enlever et replacer les lumières de scène du plafond!

Mon expérience générale en tant que stagiaire au Centre Segal m’a permis d’interagir avec une pléthore d’aspects de la vie dans une centre pour les arts de la scène. Je suis très reconnaissante pour la quantité de connaissances que j’ai amassées, ainsi que pour ma nouvelle compréhension du travail nécessaire aux arts. Le stage a grandement complémenté mon éducation en tant que musicienne et m’a permis d’établir une base sur laquelle me développer tant comme interprète que comme potentielle administratrice des arts. J’espère avoir bientôt la chance de pouvoir appliquer ce que j’ai appris dans de nouveaux contextes.

Été 2011

Bora Plumptre, B. A. honneurs (histoire et philosophie) 2012

Centre canadien d'architecture

En tant qu’étudiant au programme spécialisé en histoire et philosophie, appliquer pour être un stagiaire à l’IVPAI représentait une chance en or d’élargir mes expériences académiques universitaires vers des domaines ne m’étant pas familiers. Les étudiants en art se demandent bien souvent où vont les mener leurs études, et le stage Malloch est une façon exceptionnelle d’explorer des réponses possibles à ces interrogations. En choisissant d’appliquer à un stage au département de la programmation éducative du Centre canadien d’architecture, je cherchais à combiner une fascination de longue date pour l’architecture et les outils que mon diplôme de premier cycle à McGill m’a aidé à développer. D’un côté, j’entrais en territoire inconnu : l’architecture et les pratiques muséales étaient des sujets dans lesquels je n’avais aucune connaissance formelle. Mais d’un autre côté, j’étais confiant que mes habiletés à penser historiquement et de façon critique allaient être des outils pour affronter tout ce que j’allais rencontrer. En ce sens, j’ai approché mon travail au CCA avec comme objectif de représenter fidèlement les impératifs de mes études académiques. J’espérais aussi prendre part à un travail ayant une réelle pertinence publique et pratique, et d’ainsi promouvoir l’idée centrale de l’IVPAI : la croyance au pouvoir des idées publiques.

Mon temps au CCA a toujours été stimulant. Après une semaine d’orientation, durant laquelle j’ai appris sur l’histoire de l’institution, sur ses équipements, et sur les différents départements responsables de son fonctionnement, je me suis installé au département de l’éducation. J’y ai travaillé avec les guides du centre, qui forment une partie essentielle de la mission du CCA : développer l’intérêt du public envers les questions qui touchent l’architecture. Bien que cette mission fut toujours intégrale à la vocation du CCA, mon superviseur était intéressé à explorer de nouvelles (et peut-être pas très orthodoxes) stratégies pour y arriver. Motivés par la récente littérature en histoire de l’art décrite comme un « tournant pédagogique » vers des modes « conversationnels » d’expression artistique, nous avons développé un projet de recherche portant sur la conversation. Nous nous intéressions à ce concept comme à quelque chose qui pourrait être à la fois utile et revigorant pour le département d’éducation, spécialement parce qu’il pourrait servir à neutraliser l’autorité présumée d’une institution ou d’un musée (comme le CCA) dans son rapport au public. En ce sens, nous avons pensé que d’apprendre les leçons de la conversation pourrait permettre au visiteur habituel de reconnaitre sa capacité d’interroger (une exposition ou un thème), et ainsi de contribuer en tant que partenaire plus égal et actif avec l’entreprise éducative.

Ma tâche devint donc une de définition : qu’est-ce que la conversation? Dans le but de lui donner une signification concrète, cependant, on m’a donné la liberté d’explorer ses multiples facettes, et on m’a permis de prendre l’initiative et de diriger mes propres travaux. En quoi consiste l’histoire de la conversation? Où prend-t-elle place? Quel espace occupe-t-elle? En existe-t-il différentes sortes? C’est ce genre de questions qui guida mon travail. De plus, comme mes recherchent allaient des pensées de Samuel Johnson sur les plaisirs de la conversation aux « procédures conversationnelles » de l’art médiatique interactif moderne, j’ai réalisé que j’avais adopté une symétrie méthodologique avec le contenu même de mes recherche. En d’autres mots, j'avais un style de recherche conversationnel, et je laissais mon attention diverger selon les connections que je trouvais entre les éléments de recherche que je pensais être pertinents. J’ai tenté de ne pas fixer le sujet, en réalisant qu’il pourrait avoir des choses à me dire (une manière de se définir lui-même), autant que je pourrait avoir des conceptions préétablies sur ce qu’il pourrait me dire (mes propres définitions, ou mes idées sur lui). J’ai agis comme quiconque l’aurait fait lors d’une conversation informelle, naturelle : en donnant à mon interlocuteur la chance de parler pour lui-même, sans imposer une seule direction au cours de nos pensées. Nous allons là où la conversation nous mène, nous prenons et donnons, et de cette façon créons une expérience interactive authentique. La conversation nous répond.

Travailler au CCA fut une expérience unique. Bien que la tâche d’aider le département d’éducation en utilisant la conversation est loin d’être terminée, je suis reconnaissant d’avoir été accordé la chance de présenter certains de mes travaux lors d’un grand rassemblement d’employés du CCA. Les autres faits saillants incluent une visite guidée du Silo No. 5 dans le Vieux-Port de Montréal, et une visite privée du CCA et de ses machineries complexes et fermées au publique, donnée par le directeur de l’immeuble. Plus que tout, je suis fier d’exprimer ma gratitude à l’IVPAI pour m’avoir aidé à développer une compréhension du pouvoir des idées de transformer la vie publique. Je me prépare à quitter McGill et à aller de l’avant dans mes études de deuxième cycle, et je le fais en sachant que mon temps à l’IVPAI a profondément marqué la vision du monde que je partage avec tous et chacuns.


Rachel Thorne, B.A. (?) 2011

Musée McCord

Été 2010

Thea Fitz-James

B.A. honneurs (English) 2011

J’ai fait une majeure à McGill en histoire de l’art et en études anglaises (théâtre), et une mineure en études culturelles. L’année dernière, je me suis impliquée dans la communauté théâtrale de McGill, en étant comédienne pour les productions départementales de In Extremis et Good Person of Sichuan. Dans la prochaine année, j’espère élargir ma connaissance de l’anglais par le programme spécialisé, avec des intérêts pour le théâtre comme méthode d’enrichissement personnel, la représentation de la femme en art et au théâtre, et la métaphore féministe du tricot au théâtre, dans la littérature, et en art. Je suis très excitée de travailler avec l’IVPAI cet été, puisque leur foi en la vie dynamique des arts correspond à mes propres idées. La mémoire et l’écho est particulièrement applicable à la nature de la performance théâtrale : une pièce de théâtre est éphémère et intangible, mais cyclique, répétitive, voire même rituelle, tout comme les échos. J’ai confiance que mon expérience à l’Institut ajoutera à mes futures études et à mes interactions, tant académiques que pratiques, avec les arts et les idées.

Ce que l’IVPAI peut ajouter à votre expérience en tant qu’étudiantE de premier cycle

L’IVPAI cherche à amener l’académie hors des portes de McGill, et à créer une communauté intéressée aux plaisirs de l’apprentissage et à la puissance que peuvent avoir les idées. L’Institut organise des événements, des cours de premier cycle et des stages faisant la promotion de manières de penser interdisciplinaires, tentant de dissiper la dichotomie entre étudiant et professeur, tout en nous rappelant la raison pour laquelle nous sommes venus à l’université : pourquoi sinon pour interagir, discuter et disperser des idées. L’IVPAI est là pour les mêmes raisons : pour la dissémination d’idées, et pour une implication dans la vie publique. Nous invitons les étudiants de premier cycle à nous rejoindre dans ce but commun, et à explorer les arts et les idées par nos nombreux événements et cours de l’année qui vient.

Il existe cinq cours interdisciplinaires offerts en 2010-2011 pour les étudiants de premier cycle. Ils portent sur notre thème de l’écho et de la mémoire par la représentation de l’enfance, la construction historique et philosophique de « lieux », et l’analyse de la mémoire par le cinéma et la philosophie (pour ne nommer que ceux-ci). Ces cours offrent non seulement des manières différentes de compléter votre diplôme, mais défie les manières de penser communes et les divisions par disciplines – enseignant ainsi aux étudiants à apprendre, penser et interagir avec notre monde de manières différentes. Vous trouverez plus d’information sur les cours ici.

Nous proposons aussi cette année une variété d’événements ouverts aux étudiants de premier cycle, incluant les colloques Pensées sauvages sur Claude Lévi-Strauss en septembre, et The Ghost in the Machine sur les effets de la technologie sur la musique en février. Ces événements rassemblent des conférenciers et des interprètes de notre université et de l’international afin d’engager une conversation et répandre la soif de connaissance. Pour plus d’information sur ces événements ainsi que sur les futurs événements ouverts aux étudiants de premier cycle, veuillez consulter notre page d’événements.

L’IVPAI offrira encore les stages Malloch à l’été 2011. Ce nouveau programme de stage enverra des étudiants de McGill faire un stage dans une institution artistique située à Montréal. C’est un stage unique, jumelant l’étudiant avec son lieu de stage idéal basé sur ses intérêts de recherche. Veuillez consulter notre page concernant les stages Malloch pour voir la liste des institutions montréalaises associées, et pour connaître le processus d’application.

L’IVPAI offre plusieurs opportunités de s’impliquer aux étudiants de premier cycle. L’Institut peut être une ressource, un cours, ou simplement le début d’une bonne conversation. Ces possibilités ouvertes aux étudiants est ce qui forme l’expérience au premier cycle. Nous devons nous souvenir que nous ne venons pas à l’université simplement pour obtenir un diplôme; nous ne sommes pas là simplement pour repartir. Nous venons pour la communauté, pour l’expérience et pour les interactions. En bref, nous venons à l’université pour les arts et les idées; pour les discuter, les entendre, et bien sûr, pour les vivre.