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European Society for Comparative Legal History

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The ESCLH aims to promote comparative legal history and seeks affiliation with individuals and organisations with complementary aims.
Mis à jour : il y a 25 min 44 sec

SEMINAR: "Quelle place pour l’individu dans un système jusnaturaliste classique : l’exemple de Domat" (Paris, May 21 2015)

mer, 05/13/2015 - 10:28

WHAT Quelle place pour l’individu dans un système jusnaturaliste classique : l’exemple de Domat, Seminar WHEN May 21, 2015 - 5:00/7:00 pm WHERE Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, EHESS, salle 1 - 105 bd Raspail, Paris en présence de David Gilles, organise' par le Projet Connaitre la Loi Sous l'Ancien Regime (CLAR)all information here
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NOTICE: "Réformer les facultés de droit en Europe au XXe siècle" (Paris, May 15 2015)

mer, 05/13/2015 - 10:18

WHAT Réformer les facultés de droit en Europe au XXe siècle, Journée d'étude  WHEN May 15 2015 - 10:30 - 16:30 WHERE Université Panthéon-Assas    
Salle des Conseils, 12, place du Panthéon - Paris all information here
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SEMINAR: "Un statut juridique des biens communs?‏ Réflexion à partir du rapport propriété, Etat, société civile " (Paris, May 19 2015)

mer, 05/13/2015 - 10:01
 WHAT Un statut juridique des biens communs?Réflexion à partir du rapport propriété, Etat, société civile , Seminar
WHEN May 19 2015, 10:00 -18:30

WHERE Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord, Salle 413 (sud), 20, avenue George Sand, La Plaine Saint-Denis (Metro station « Front Populaire » exit 3 (terminus ligne 12))
 Séminaire franco-Italien organisé parFabienne Orsi (IRD, SESSTIM, Université Aix-Marseille et CEPN, Université Paris 13) et Frédéric Sultan (Vecam)  Il s’agit du 1er séminaire d’un projet de recherche exploratoire financé par la MSH Paris Nord et coordonné par Fabienne Orsi (IRD), Caroline Guibet Lafaye (CNRS), Frédéric Sultan (Vecam), Sarah Vanuxem (Université de Nice Sophia Antipolis). Avec le soutien du Centre d’Economie de Paris Nord). Ce séminaire franco-italien s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche exploratoire et pluridisciplinaire en droit, en philosophie et en économie politique dont l’objectif est de conduire au renforcement d’un réseau d’équipes pour l’élaboration d’un projet de recherche international de plus grande ampleur. Ce projet s’inscrit dans la poursuite de nos travaux respectifs portant sur la manière de penser autrement la propriété ainsi que sur les formes d’actions collectives nouvelles associées à la gouvernance des communsi.  L’objectif de ce premier séminaire est d’explorer la manière dont une reconnaissance d’un statut juridique pour les biens communs permettrait à la fois d’élargir l’espace de réflexion sur des conceptions renouvelées de la propriété et d’offrir un cadre fécond pour penser la recomposition des rapports entre propriété, Etat et société civile.   En Italie, la  création d’un statut juridique pour les biens communs a fait l'objet de nombreuses initiatives, tant conceptuelles qu’empiriques. Les travaux de la commission Rodotà tout particulièrement ont permis d'élaborer une doctrine en vue de la reconnaissance d'une catégorie juridique pour les biens communs, doctrine dont l’élaboration s’est construite comme alternative aux processus de privatisation grandissant des biens et services publics et à partir d’une profonde réflexion sur la propriété publique, l’Etat,  les droits fondamentaux et la fonction sociale des biens publics. Ces travaux se poursuivent en dehors de la commission Rodotà, avec, en particulier ceux d’Alberto Lucarelli, professeur de droit public à l’Université de Naples qui  dans son essai « Biens communs : Une contribution pour une théorie juridique »ii approfondit de manière critique la notion de propriété d’Etat fondée sur le modèle du dominium de la propriété publique ainsi que sur la manière dont celle-ci affecte les diverses dimensions de la démocratie et des formes d’Etat.  La matinée du 19 mai sera consacrée à la présentation et à la discussion du texte d’Alberto Lucarelli. Le débat sera à dominante  juridique avec une introduction au débat par Séverine Dusollier et la participation à la discussion de plusieurs juristes invités à commenter le texte.    
 Si la réflexion théorique et conceptuelle, de même que la nécessité d’élaborer de nouvelles lois revêtent une importance capitale pour l’avenir du mouvement des communs, il reste que son avancée est aussi largement conditionnée à la présence ou non de forces sociales et de nouvelles formes d’actions citoyennes. L’originalité italienne tient d’ailleurs à cette alliance entre académiques et acteurs des mouvements sociaux pour les biens communs. C’est pourquoi ce séminaire mettra aussi l’accent sur la nature des initiatives militantes portant sur des ressources aussi différentes que l'eau, le foncier, la culture. L’après-midi débutera avec une intervention de Daniela Festa qui proposera un tour d’horizon sur le mouvement des communs en Italie.  Nous ferons une part importante à la question de la gestion de l’eau potable et de l’assainissement qui constitue le combat historique pour la reconnaissance des biens communs et dont on peut d’ores et déjà, au regard d’initiatives prises au niveau municipal, tirer certains enseignements. Ricardo Petrella, grande figure du combat international pour l’eau bien commun introduira la discussion.  D’autres initiatives italiennes existent qui ne s’inscrivent pas directement dans l’esprit de la commission Rodotà, ni directement dans le « mouvement des communs »,  mais qui pourtant, de par leur objet et les innovations sociales dont elles sont porteuses, nous paraissent pouvoir utilement alimenter la réflexion. C’est précisément le cas de l’expérience en matière de confiscation des biens des mafias et de leur redistribution à des fins sociales. Le projet Libera Terra, en particulier, qui  organise la réutilisation des terres agricoles confisquées par le biais de coopératives sociales nous est apparu comme pouvant apporter un éclairage singulier à notre questionnement. L’intervention de Niccolò Mignemi au sujet de Libera Terraiii constituera donc une contribution importante et originale sur les formes que peut prendre la reconquête des biens communs. A partir des trois interventions et au regard de la teneur du débat de la matinée, il s’agira, au cours de l’après-midi, de s’interroger sur la spécificité des initiatives italiennes, ainsi que sur les raisons de leurs émergences en Italie. Peut-on envisager de tirer certains enseignements des expériences italiennes pour la France et, au delà, pour l’Union européenne et ce au moment même où se crée un intergroupe sur les biens communs et les services d’intérêt général au sein du Parlement européen? Le débat sur les biens communs se trouve parfois posé comme alternative située au-delà la propriété, au-delà de l’Etat. Les expériences italiennes ne montrent-elles pas qu’il s’agit plutôt de mener l’analyse en termes de conceptions renouvelées et de la propriété et de l’Etat et de penser différemment leur rapport? Quelle est la place de la société civile dans ces nouveaux espaces en cours de reconfiguration ? Quelle est sa capacité à co-produire et mobiliser des instruments juridiques et des cadres de gestion (ou co-gestion) des ressources au service de l'intérêt général ? L’émergence d’espaces institués d’initiatives populaires et de démocratie participative apparaît souvent comme un des enjeux déterminants. La proposition de création d’une catégorie juridique pour les biens communs est d’ailleurs directement adossée à la création d’un modèle de gouvernance participative associant élus et acteurs de la société civile. Plusieurs expériences au niveau des municipalités ont été mises en place sur ce modèle en matière de gestion de l’eau potable principalement.  Quelles enseignements tirés de ces expériences ? Quelles sont la nature et les formes de l'engagement de la société civile ? Comment s’organise le partage du pouvoir ? Comment les acteurs acquièrent-ils leur légitimité ? Et, au-delà, en quoi une gouvernance plus participative est-elle garante d’une meilleure gestion du bien commun, - comme dans le cas de l’eau-, de sa qualité, de son accès socialement plus juste, de la maîtrise de son prix ? Quelles leçons tirer de ces initiatives et quelles comparaisons faire avec les initiatives françaises de remunicipalisation de l’eau ? Que nous enseignent d’autres expériences que celle de la gestion de l’eau ? Dans cette perspective, le projet Libera Terra fondé sur le principe de redistribution à des fins sociales des terres confisquées n’est-il pas porteur d’une autre manière d’aborder la question du statut juridique des biens communs et par là d’une autre manière de concevoir la reconfiguration des rapports entre propriété, Etat et société civile ?   Program 9h30 Accueil des participants10h-12h30 : « Bien communs : Une contribution pour une théorie juridique »- Présentation par Alberto Lucarelli (Université de Naples « Federico II »)- Introduction à la discussion : Séverine Dusollier (Ecole de droit, Sciences Po Paris)  12h30-14h Pause déjeuner14h – 14h30 Daniela Festa (IMM, EHESS, Paris ; Université de Pérouse, Italie): Une introduction au mouvement des communs en Italie   14h30-15h Ricardo Petrella (Professeur émérite de l'Université Catholique de Louvain ; Président de l’IERPE):Réflexion à partir de la gestion de l’eau bien commun historique 15h-16h discussion  16h-16h30 pause 16h30-17h : Niccolò Mignemi (Ecole française de Rome) : Réflexion à partir de l’expérience Libera Terra 17h-18h30 : discussion et clôture
 
  
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CONFERENCE: The Congress of Vienna 1814/1815. State of the Art and Perspectives (German Historical Institute, Paris, 15-16 June 2015)

mar, 05/12/2015 - 04:22
 (image source: hypotheses.org)
The German Historical Institute in Paris organizes a conference on 1814/1815 on 15-16 June 2015.

Abstract (in German):
Studientag des Deutschen Historischen Instituts Paris und des Österreichischen Kulturforums in Paris in Zusammenarbeit mit den Archives du ministère français des Affaires étrangères et du Développement international.
Mit der Unterzeichnung der »Wiener Schlussakte« am 9. Juni 1815 wurde die Landkarte Europas neu definiert und ein Verhältnis seiner Staaten zueinander begründet, das für Jahrzehnte Bestand haben sollte. Das 200-jährige Jubiläum ist Anlass den Wiener Kongresse und seine Folgen in einer multiplen Perspektive zu diskutieren. Das Kongressgeschehen und die politischen Kommunikation werden dabei ebenso thematisiert wie Fragen der kulturellen und alltagsgeschichtlichen Begleiterscheinungen, der unmittelbaren Medialisierung oder der mittel- und langfristigen Gedächtnisbildung.Program:
Lundi 15 juin 2015
09h00 Accueil et introduction

9h30 – 11h00 Les acteurs et leurs perspectives
Mark JARRETT
Castlereagh’s hundred days: a view from London
Raphael CAHEN
Friedrich Gentz (1764–1832): penseur, acteur et interprète du Congrès de Vienne et du »système des congrès«
Michael ROHRSCHNEIDER
Der Sekretär des Wiener Kongresses: Neue Quellen und Forschungsperspektiven zu Friedrich von Gentz (1764–1832)

11h30 – 12h30 Le congrès et la »périphérie«
Claudia REICHL-HAM
Die Habsburgermonarchie, das Osmanische Reich und die orientalische Frage auf und nach dem Wiener Kongress
Friedemann PESTEL
Das unmögliche Ancien Régime colonial. Restauration, Wiener Ordnung und das postkoloniale Haiti

13h30 – 15h30 Résultats
Stella GHERVAS
Du silence des canons à la paix des diplomates: deux visions de l’ordre politique européen en 1815
Milos VEC
Verrechtlichung und Rechtsvermeidung: Der Wiener Kongreß und das europäische Völkerrecht des 19. Jahrhunderts
Kathrin KININGER
Die Schlussakte des Wiener Kongresses als völkerrechtliches Dokument
Michel KERAUTRET
Le débat sur les résultats du congrès de Vienne à la fin du XIXe siècle

17h00 Conférence du soir
Heinz DUCHHARDT
Die »Wiener Ordnung« und die Welt »jenseits von Wien« commentée par Jacques-Olivier BOUDON (université Paris-Sorbonne)

18h30 Concert
Kreisler-Trio Wien
Concert commenté par Wilhelm SINKOVICZ: musique viennoise du temps du congrès

Mardi 16 juin 2015
9h00 – 12h00 Le congrès de Vienne: événement et forum
M. KURZEL-RUNTSCHEINER
Der Wiener Kongress Backstage: Ein logistisches Meisterwerk
Marion KOSCHIER
Die Rolle der Merchant Banker bei der Etablierung einer europäischen Friedensordnung auf dem Wiener Kongress
Florian KERSCHBAUMER
Die Frühsozialisten auf dem Wiener Kongress
Sarah LENTZ
»[K]ind[ling] a Flame all round Vienna, which will greatly aid our Cause« – Der Wiener Kongress als Schauplatz der Lobbyarbeit britischer Sklavereigegner am Beispiel ihrer Interaktion mit der preußischen Gesandtschaft
Silvia RICHTER
Die Frage der jüdischen Emanzipation auf dem Wiener Kongress – Das Beispiel Wilhelm von Humboldts

12h00 – 13h00 Discussion de clôture

14h00 Visite guidée de l’exposition autour du Congrès de Vienne au Musée Carnavalet Source: HSozKult.de

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CONFERENCE: Society for Legal and Institutional History of Flanders, Picardy and Wallonia (Compiègne, 14-15 May 2015)

lun, 05/11/2015 - 11:54
(image source: wikimedia commons)
 The Society for Legal and Institutional History of Flanders, Picardy and Wallonia (Société d'histoire du droit et des institutions des pays flamands, picards et walllons) holds its annual conference in Compiègne (see earlier on this blog).

The final programme has now been released:
Accueil et inscription à 9h00.

9h30    Philippe ANNAERT (Président de la Société) : Introduction aux « Journées internationales d'histoire du droit et des institutions ».

9h35    Jacques BERNET (Société d'histoire moderne et contemporaine de Compiègne) : « Compiègne et sa région : lieu d’histoire et de culture ».

10h00    Jean-Charles SPEECKAERT (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) : « La juridiction épiscopale de Monseigneur de Choiseul, archevêque de Cambrai, dans les Pays-Bas autrichiens, 1764-1774. Une source de tensions diplomatiques ».

10h25    Pause café

10h50    François-Xavier GERVASONI (Université de Bourgogne, Dijon) : « La Religion dans le milieu carcéral "Doubien" au XIXe siècle ».

11h15    Yann-Arzel DURELLE-MARC (Université Paris Nord-Paris 13) : « Pour une édition électronique des sources du droit européen contemporain (1789-1815) ».

12h00 Repas de midi (près de l’hôtel de ville)
14h00    Stanislas HORVAT (Ecole Royale Militaire de Belgique, Bruxelles) : « La Cour militaire de Belgique en 14-18 : cour d’appel et de cassation en territoire belge non occupé ».

14h25    Katrin VANHEULE (Katholieke Universiteit Leuven) : « Mauvais Belges ! - La répression du contre-espionnage allemand en Belgique après la première guerre mondiale ».

14h50    Georges VAYROU (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) : « Entre lobbying et expertise : l'apport discuté des professeurs de droit et du "Comité pour la réparation intégrale des dommages de guerre" à la loi du 17 avril 1919 ».

En fin d’après-midi et en avant-soirée : visite du château de Pierrefonds
et de l’abbatiale de Saint-Jean-au-Bois

En soirée : banquet de la Société à Saint-Jean-au-Bois
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REVIEW: "From Comparing to Comparative Law", by Dmitry Poldnikov (Paris, May 7 2015)

dim, 05/10/2015 - 10:11


Colloquium «From Comparing to Comparative Law», reviewed by Dmitry Poldnikov (Moscow)
On May 7, 2015 the faculty of law of the University Paris Descartes (Paris V) organized a one-day Colloquium on the origins of comparative methodology in legal science in the 19th and the 20th centuries. The event attracted over thirty participants, including thirteen speakers, from different countries (mostly from France, but also from Italy, England, Canada and Russia).The intense proceedings the Colloquium were arranged in three successive panels, addressing 1) the profiles of the prominent comparatists, 2) the range of topics and geographical extent of the comparative studies, and 3) the methodological foundations of the discipline.The main ideas of the Colloquium were distilled by the key speakers. Sylvain Soleil (University of Rennes 1) highlighted the many facettes of comparing laws in the 19th century. He talked about describing, illustrating, bring in new data, understanding, criticizing, imitating, practicing, unifying, developing theories, and teaching law students.Jean-Louis Halpérin (l’Ecole normale supèrieure) presented the results of his research in the international networks of comparatists with headquarters in France and Germany. He outlined the rise of such networks in the time between the two World Wars and their decay and fragility due to the political trubles.While other participants of the Colloquium offered more evidence of comparative activities of jurists in the domains of constitutional, criminal, civil law, two last speakers ventured out into the future of the discipline.Horatia Muis-Watt (l’Ecole de droit de Sciences Po Paris) shared her doubts about the truly scientific character of comparative law (as contested by Zweigert and Kötz). Acknowledging the value of comparing legal institutes, the speaker called for a broader subject of comparison (embracing all elements of legal culture). That would inevitably lead to interdisciplinary cooperation, comparing the dynamics of legal cultures, and taking into account the subjective perception of foreign legal phenomena.


In a similar vein Geoffrey Samuel (University of Kent) criticized the shortcomings of the comparative law of the 20th century and argued in favour of a new comparatisme (advocated by Whitman, Riles, Lasser, Legrand). It should opt for structural approach in place of functionalism, presumption of difference instead of praesumptio similitudinis, the paradigm of inquiry instead of that of authority. The presentations as well as the following debates during the Colloquium made it clear that comparative activities of the previous generations of jurists turned out to be a vibrant field of research. Hopefully, more exciting studies are to come and there will be another occasions to present and discuss them at the welcoming Paris Descartes.As a participant in the Colloquium I’d like to address my special thanks to the the organisers: Jean-Baptiste Busaall, Fatiha Cherfouh, and Gwenaël Guyon. for their great efforts.


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ROUNDTABLE: "Una cultura delle libertà: Magna Carta Libertatum 1215-2015" (Rome, May 21, 2015)

dim, 05/10/2015 - 09:54

WHAT Una cultura delle libertà: Magna Carta Libertatum 1215-2015, roundtable

WHEN May 21, 2015 - 3:00 pm

WHERE Roma Tre University, Law Faculty, Sala del Consiglio, first floor

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CONFERENCE & CFP: "Crime and Gender 1600-1900. Comparative perspectives" (Leiden, November 27 – 28, 2015)

dim, 05/10/2015 - 09:38


WHAT Crime and Gender 1600-1900. Comparative perspectives, International Conference
WHEN November 27 – 28, 2015
WHERE University of Leiden, Netherlands
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Historians and criminologists have often assumed that gender differences in recorded crime were static over time and that women were in general less likely to commit crime than men. The starting point of this conference is that there exists discontinuity rather than continuity in the participation of men and women in criminality. Given the evidence of high female crime rates in the past, there is a need for a long-term and comparative historical approach to crime and gender. This conference aims at developing comparative historical studies that will help explaining gender differences in crime in various settings, within and beyond Europe. Papers on the following subjects are welcome:
  • How violent were men and women between 1600 and 1900?
  • How can we explain fundamental changes in the prosecution of women’s crime (such as the decline of 'female crime' and the 'criminalization of men')?
  • How can we explain regional and global variations in female crime rates between 1600 and 1900?
  • In what ways did migration and household systems play a role in the crimes of men and women?
  • How did crime, space and gender relate?
  • How were crimes of men and women perceived by the media before ca.1920?
Researchers interested in participating in the conference are invited to send their abstracts (c. 500 words) before 1 July 2015 to the organizers Manon van der Heijden (m.p.c.van.der.heijden@hum.leidenuniv.nl) and Marion Pluskota (m.pluskota@hum.leidenuniv.nl) Candidates will be informed of the selection by 15 July 2015. Selected participants are expected to send their full paper to the organizers by 10 November 2015 to be circulated in advance among the participants. After review, the papers presented at the conference will be taken into consideration as chapters for a collective book series on crime and gender or a special issue, to be published in 2016. Travel costs and accommodation will be provided.
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BOOK: "Enfants perdus, enfants trouvés - Dire l'abandon en Europe du XVIe au XVIIIe siècle" dir. by Florence Magnot-Ogilvy, Janice Valls-Russell (Paris, March 2015)

dim, 05/10/2015 - 09:06


Enfants perdus, enfants trouvés - Dire l'abandon en Europe du XVIe au XVIIIe siècle dir. by Florence Magnot-Ogilvy, Janice Valls-Russell (Paris, March 2015)
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Cet ouvrage étudie l'abandon d'enfants dans l'Europe de la Renaissance aux Lumières. La prise en compte du discours social renouvelle les lectures littéraires. Les analyses littéraires révèlent la prégnance des modèles fictionnels sur la manière dont la société formule et imagine l'abandon.
This work studies the abandonment of children in Europe from the Renaissance to the Enlightenment. Taking social discourse into account renews literary readings. Literary analyses reveal how significant fictional models are with regard to the way society formulates and imagines the act of abandonment.
Table of contents
  • Florence Magnot-Ogilvy et Janice Valls-Russell, Introduction




Ire PartieAUX SOURCES DE L’EKTHESIS 
  • Julien Dubouloz, Présence et absence des enfants exposés dans le droit romain (Ier-IIIe siècles) 
  • Pierre-Louis Malosse, L’ekthesis de Chariclée dans lesÉthiopiques d’Héliodore 
IIe Partie APPROPRIATIONS DES ORIGINES, RENOUVELLEMENTS ET CIRCULATIONS 
  • Claudie Martin-Ulrich, «L’abandon fait le larron»? Les représentations de l’enfant abandonné de l’Heptaméron aux histoires tragiques
  • Janice Valls-Russell, De l’exposition à la reconnaissance. Étapes, lieux et mots dans Pandosto, de Robert Greene (v. 1588)
  • Lauren Shohet, Filles perdues, formes retrouvées dans lePericles de Shakespeare (c. 1608) et l’Urania de Mary Wroth (c. 1621-26)


IIIe PartieDISCOURS SOCIAL, IDÉOLOGIE, RELIGION 
  • Isabelle Robin-Romero, Fondateurs, administrateurs et auteurs face aux enfants délaissés en France aux XVIIe-XVIIIe siècles
  • Elena Taddia, Un débat politique et moraliste sur l’enfance abandonnée à Gênes. Andrea Spinola et le manuscrit Ricordi(vers 1624)
  • Patricia Touboul, L’enfant abandonné comme figure de la concupiscence dans l’opuscule de Bénigne Lordelot. De la charité qu’on doit exercer envers les pauvres enfants trouvés(1706)
IVe PartieTÉMOIGNAGES, REGARDS 
  • Naoko Seriu, Quête et enquête autour de la filiation naturelle devant le parlement de Tournai à la fin du XVIIe siècle
  • Catriona Seth, La Dame de cœur et le ruban couleur de chair. «Remarques» et «excuses» d’enfants trouvés des Lumières
  • Carole Dornier, La liberté de l’enfant errant. Le témoignage de Valentin Jamerey-Duval 
  • Anne Richardot, Vie et vicissitudes de Mademoiselle Le Blanc, sauvageonne de Champagne 
Ve PartiePOÉTIQUE 
  • Erin Ellerbeck, Adoptés par des animaux. Les parents temporaires d’enfants abandonnés dans le Daphnis and Chloed’Angel Day 
  • Daniel Aranda, Variations sur un stéréotype. Trois scènes de découverte d’enfants perdus en 1697 
  • Florence Magnot-Ogilvy, «And I am but a little Girl». L’abandon à la première personne dans les romans du XVIIIe siècle
  • Marianne Charrier-Vozel, L’enfant trouvé de Crébillon fils à Madame Riccoboni. Variations du roman libertin au roman sentimental
  • René Démoris, Les impasses du délaissement. L’histoire de Tervire dans La Vie de Marianne 
  • Bernard Golse, Mise en perspective à la lumière de l’enfant mythique d’aujourd’hui 
Bibliographie généraleIndex des nomsIndex des titresRésumés
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CFA: "Concevoir une base de données à partir d’un fonds d'archives judiciaires avec des outils open source" (Lille, September 24-25 2015)

dim, 05/10/2015 - 08:43

WHAT Concevoir une base de données à partir d’un fonds d'archives judiciaires avec des outils open source, (Building a database from court records using open source tools) Summer School
WHEN September 24-25 2015
WHERE Université de Lille 2, Law Faculty, Lille
all information here
A Summer School in the heart of digital and Humanities
Due to their rich and varied content, court records are the funds that are by far the most operated by researchers in Humanities and Social Sciences. Integrating data from these funds in a single database allows their content to be described and exploited.However, these contents are often very heterogeneous. There are dates, names of people, functions (legal, administrative, political), places (domicile of people and institutions), objects (maps, plans, seals etc.). The sum of the contents must involve a discipline-specific analysis in Humanities and Social Sciences (economic, legal historical analysis,prosopography, geographical etc.).
Thus, the team designing a database from these heterogeneous elements is often hampered in the search for a suitable pattern and the development of a website to make it accessible.

If one looks at the archives of the European Court earlier in the nineteenth century, beyond heterogeneity one may be struck by a certain consistency of data. For example, the comparison of the archives of the Imperial Chamber (conserved in Koblenz, Liege and Wetzlar) with those of the Great Council of Malines, the sacred royal Council of Naples, the Court of Sweden or parliaments of France, reveals striking similarities. From these similarities, a common European database model could emerge.
Without going into the specificities of each discipline of Humanities and Social Sciences, the summer school intends to sensitize participants to issues raised and provide open source solutions.
To do this, a workshop course should allow the participants to be confronted with problems (simulation, data granularity, the relationship between data), address them and develop solutions to provide interoperability and data continuity.
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BOOK: "La Mer des Califes. Une histoire de la Méditerranée musulmane (VIIe-XIIe siècle)" by Christophe Picard (Paris, January 2015)

dim, 05/10/2015 - 08:01


La Mer des Califes. Une histoire de la Méditerranée musulmane (VIIe-XIIe siècle), by Christophe Picard
all information hereFernand Braudel reconnut l’Islam comme l’une des grandes civilisations méditerranéennes, mais comme un acteur de second plan durant les siècles de croissance des échanges en Méditerranée. Dans son sillage, les histoires de la Méditerranée médiévale accordent une place subalterne aux marins de l’Islam, généralement relégués au rang de pirates.
Cet ouvrage propose une histoire totalement renouvelée de l’espace méditerranéen. La production écrite des Arabes, prolifique durant toute la période médiévale, et la documentation archéologique en pleine croissance permettent de réévaluer le rôle des musulmans dans l’histoire de la Méditerranée, dont tant de sites portent encore la trace.
On découvre alors que les califes et les oulémas ne se sont pas détournés de l’espace maritime, bien au contraire. Des marins, guerriers et marchands ne cessent de la sillonner tandis qu’elle est abondamment décrite par les géographes, cartographes et encyclopédistes. Territoire du jihad des califes, elle n’a cessé de faire l’objet d’une attention soutenue de la part de l’Islam médiéval.
AuthorChristophe Picard est professeur à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’Islam médiéval.
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CFP: "L’évolution des métiers de la justice en France et en Europe" (Paris, 2016-2018)

dim, 05/10/2015 - 06:57

WHAT L’évolution des métiers de la justice en France et en Europe, Call for Project
WHEN 2016-2018 (maximum 24 months)
WHERE Mission de recherche Droit & Justice, Paris
all information here
deadline September 7 2015
Projets à faire parvenir en 15 exemplaires 
Dépôt dans les locaux de la Mission de recherche : (avant 16 heures): Mission de Recherche Droit et Justice 2, rue des Cévennes – Bureau C100 75015 Paris ou Envoi postal : (cachet de la poste faisant foi) Mission de Recherche Droit et Justice Ministère de la Justice – Site Michelet 13 place Vendôme – 75042 Paris cedex 01 
ContactsPhone : 01 44 77 66 60 Fax : 01 44 77 66 70 Email address: mission@gip-recherche-justice.fr Website : www.gip-recherche-justice.fr
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COLLOQUIUM: "La tyrannie de la souveraineté" (Amiens, October 9 2015)

dim, 05/10/2015 - 06:42

WHAT Les obligations de l'Etat souverain : souveraineté de l'individu et protection des droits de l'homme, La tyrannie de la souveraineté, international colloquium
WHEN October 9 2015 (first part April 24 2015)
WHERE Pôle Cathédrale, Faculté de droit et de Science politique, Amphithéâtre Carré de Malberg, Université de Picardie Jules Verne CURAPP-ESS, Amiens, France
all information here
OrganizationCéline Husson-Rochcongar (Maître de conférences en droit public, UPJV, CURAPP-ESS) 
"Il est besoin de former la définition de la souveraineté, parce qu'il n'y a ni jurisconsulte, ni philosophe politique, qui l'ait définie.; jaçait que c'est le point principal et le plus nécessaire à être entendu au traité de la République". Jean Bodin 
"La souveraineté est la puissance absolue et perpétuelle d'une République." Par cette définition concise et pourtant mystérieuse, Jean Bodin fit de la notion de souveraineté l'un des éléments essentiels de la pensée juridique. Associée à l'Etat moderne et à son droit, elle sera par la suite déclinée en nombre de formules demeurées célèbres qui l'envisagent à la fois dans la sphère du droit interne et dans celle du droit international. Considérée dans la première comme la faculté de disposer de la "compétence de la compétence" (Georg Jellinek) ou comme "le caractère suprême d'un pouvoir" (Raymond Carré de Malberg) et dans la seconde comme "signifi[ant] l'indépendance [...] dans les relations entre Etats" (Max Huber, Sentence arbitrale du 4 avril 1928 dans l'affaire de l'île de Palmas), la souveraineté structure des pans entiers du droit, impossibles à penser sans son secours.


Or, étendant ainsi son ombre sur la réflexion juridique, la souveraineté exerce sur elle une forme de tyrannie en s'imposant comme référence inévitable, absolue et perpétuelle, au prisme de laquelle chaque théorie doit se (re)lire. Pourtant, paradoxalement, cette omniprésence s'accompagne d'une forme de renoncement, l'habitude d'un usage systématique de la notion faisant souvent oublier ce qu'elle recouvre. Dans cette mesure, tout comme le Rhinocéros de Dürer, la souveraineté dissimule donc tout autant qu'elle révèle. Car à l'incertitude initiale de son contenu ont peu à peu fait place l'omniprésence de sa représentation dans le discours juridique et l'invisibilité de ce qui se joue dans cette omniprésence.
Quelles conclusions tirer de ce double constat? Comment et pourquoi le droit s'est-il progressivement enfermé dans une approche de la souveraineté exclusivement centrée sur l'Etat, au détriment de l'idée de souveraineté de l'individu, chère aux philosophes attachés au cosmopolitisme kantien ? De quelle manière une réflexion consacrée à la notion de souveraineté et à ses usages permettrait-elle de penser plus distinctement la construction dialectique des relations unissant Droit et Etat ? Desserrer ce lien étroit en cessant de considérer la souveraineté exclusivement en tant qu'attribut de l'Etat (d'ailleurs souvent assimilé à la puissance étatique) ne permettrait-il pas d'introduire davantage de souplesse dans notre analyse des évolutions les plus contemporaines des processus juridiques de régulation sociale ?
Directement liée à ces problématiques, la construction du droit international des droits de l'homme porte indéniablement la marque de la souveraineté étatique. En ce sens, évoquer une "tyannie" de la souveraineté constitue une tentative pour mieux circonscrire le cadre de la réflexion dans laquelle ce droit trouve place et offrir, peut-être, une piste pour chercher à le renouveler. C'est donc des relations entre Etats et individus - et des diverses manières de les envisager - dont il sera question durant ce colloque, et ce en deux temps distincts.
October 9 2015 Les obligations de l'Etat souverain : souveraineté de l'individu et protection des droits de l'homme (Première partie - 24 avril 2015: Les droits de l'Etat souverain: quelle place pour les droits de l'homme?)
Contact et inscriptionNathalie Devèze - nathalie.deveze@u-picardie.fr 
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BOOK: "La Démocratie contre les experts. Les esclaves publics en Grèce ancienne" by Paulin Ismard (Paris, March 2015)

dim, 05/10/2015 - 06:11

La Démocratie contre les experts. Les esclaves publics en Grèce ancienne, by Paulin Ismard

Paris, Le Seuil (L'Univers historique),  mars 2015, 288 p., 20€all information here
Supposons un instant que le dirigeant de la Banque de France, le directeur de la police et celui des Archives nationales soient des esclaves, propriétés à titre collectif du peuple français. Imaginons, en somme, une République dans laquelle certains des plus grands serviteurs de l’État seraient des esclaves.
Ils étaient archivistes, policiers ou vérificateurs de la monnaie: tous esclaves, quoique jouissant d’une condition privilégiée, ils furent les premiers fonctionnaires des cités grecques. En confiant à des esclaves de telles fonctions, qui requéraient une expertise dont les citoyens étaient bien souvent dénués, il s’agissait pour la cité de placer hors du champ politique un certain nombre de savoirs spécialisés, dont la maîtrise ne devait légitimer la détention d’aucun pouvoir. Surtout, la démocratie directe, telle que la concevaient les Grecs, impliquait que l’ensemble des prérogatives politiques soit entre les mains des citoyens. Le recours aux esclaves assurait ainsi que nul appareil administratif ne pouvait faire obstacle à la volonté du peuple. En rendant invisibles ceux qui avaient la charge de son administration, la cité conjurait l’apparition d’un État qui puisse se constituer en instance autonome et, le cas échéant, se retourner contre elle.
Que la démocratie se soit construite en son origine contre la figure de l’expert gouvernant, mais aussi selon une conception de l’État qui nous est radicalement étrangère, voilà qui devrait nous intriguer.
AuthorPaulin Ismard est maître de conférences en histoire grecque à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a récemment publiéL’Événement Socrate (Flammarion, 2013, prix du livre d’histoire du Sénat 2014)
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BOOK: "La bataille de la parité. Mobilisations pour la féminisation du pouvoir", by Laure Bereni (Paris, March 2015)

dim, 05/10/2015 - 06:02

La bataille de la parité. Mobilisations pour la féminisation du pouvoir, by Laure Bereni
Paris, Economica (Etudes politiques), mars 2015, 304 p., réf.:9782717867824, 29€
all information here
Comment les quotas sont-ils devenus une évidence républicaine? Pourquoi l’équivalence numérique des sexes s’est-elle imposée comme le miroir de l’égalité dans les lieux de pouvoir?
Ce livre retrace l’histoire de l’idée de parité, en éclairant ses continuités et ruptures avec le féminisme des années 1970, les mobilisations qu’elle a suscitées, et les résistances tenaces auxquelles elle s’est heurtée avant de faire norme et loi.
Au fil de cette histoire, ce sont les prémisses des perceptions contemporaines de l’égalité et de la différence des sexes qui se donnent à voir. Au-delà, ce livre offre un nouveau regard sur la dynamique des contestations collectives et du changement social. En dégageant les contours d’un « espace de la cause des femmes », il met à l’épreuve les oppositions routinières entre mobilisations élitistes et populaires, mouvements sociaux et institutions, progressisme et conservatisme.
Author
Laure Bereni est sociologue, chercheuse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), et membre du Centre Maurice Halbwachs à Paris. Elle enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales et à Sciences po.
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CONFERENCE & CFP: "XV International Congress of Medieval Canon Law" (Paris, July 17-23, 2016)

ven, 05/08/2015 - 04:10


WHAT XV International Congress  of Medieval Canon Law, Conference & Call for papers
WHEN  July 17-23, 2016
WHERE University Panthéon-Assas (Paris II), Parisall information heredeadline for proposals is September 30, 2015

The Fifteenth International Congress of Medieval Canon Law will be held on 17-23 July, 2016, at the University Panthéon-Assas (Paris II), 12, place du Panthéon, 75005, Paris, France The Congress is held under the auspices of the Stephan Kuttner Institute of Medieval Canon Law and the Iuris Canonici Medii Aevi Consociatio (ICMAC).The conference is hosted by the Institut d’histoire du droit at the University Panthéon-Assas (Paris II)in association with the Centre National de la Recherche Scientifique, with the support of the Centre Droit et Sociétés Religieuses of the University Paris-Sud, the École nationale des chartes, the École des Hautes Études en Sciences Sociales and the Centre Michel de L’Hospital of the University of Auvergne.


Heir of the former faculty of law of the University of Paris, the University Panthéon-Assas is the biggest French institution for the studies of Law. History of Canon Law has been taught at the University Panthéon-Assas since 1921, when a chair was created for Paul Fournier (1853-1935). History of Canon Law has also been taught at the École nationale des chartes since 1847 and at the University Paris-Sud in cooperation with the Institut catholique de Paris since 1980.Call for papersThe program committee invites proposals for papers in any area of Medieval Canon Law, including the following:
  • Sources and Texts
  • Canonical Doctrine
  • Institutions, Legislation, Procedures
  • Application and Influence of Canon Law
  • Relationships between Law and Theology
  • Schools and teaching of Law
Please send your proposal by E-mail to callforpapers@icmcl2016.org and include the following information :
  • Title (Mrs./Mr., Dr., Prof., etc)
  • First Name
  • Second Name
  • Institutional Affiliation
  • Title of the Paper
  • Brief Summary of the Paper (one paragraph)
  • E-mail Address
  • Postal Address

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COLLOQUIUM & CFP: "Populisme(s) en Europe" (Tours, March 10-11 2016)

ven, 05/08/2015 - 03:54

WHAT Populisme(s) en Europe, Colloquium & Call for papers
WHEN March 10-11  2016
WHERE Université François Rabelais de Tours, Tours
deadline June 1, 2015
Les élections qui se succèdent depuis une dizaine d’années en Europe ont vu émerger à droite des partis politiques que nombre d’observateurs se sont empressés de qualifier de «populistes». Ce terme générique a permis de regrouper sous une même appellation des partis ayant des traditions, voire des fondements idéologiques forts divers. En effet, alors que plusieurs d’entre eux s’inscrivent dans une tradition historique d’extrême droite, au demeurant plurielle, à l’instar du Front national français, du FPÖ autrichien ou du Vlaams Belang belge, d’autres puisent dans des traditions agrariennes de droite, tel l’UDC suisse de Chrisophe Blocher et Oskar Freysinger ou constituent des courants inédits, mêlant xénophobie et défense des valeurs libérales (droits des femmes, des homosexuels), comme le PPV de Geert Wilders l’incarne aux Pays-Bas. À cette pluralité de populismes droitiers s’ajoute le fait que depuis peu en Europe, des leaders charismatiques de formations de gauche, Mouvement cinq étoiles en Italie lancé par Pepe Grillo, Parti de gauche en France avec Jean-Luc Mélenchon, n’hésitent pas à plaider la souveraineté du peuple face à la confiscation du pouvoir par les élites politiques ou économiques inscrites dans des configurations supranationales. 
Ce terme «populisme» paraît commode d’un point de vue sémantique, en ce qu’il permet de regrouper sous une même appellation des partis que beaucoup de choses opposent en dehors du rejet des élites «déconnectées» et/ou «corrompues» s’accaparant le pouvoir au détriment du peuple. Cependant, il s’avère pour le moins problématique dès lors que l’on tâche d’en préciser les termes, que ce soit dans ses dimensions historiques ou politiques. Cette complexité tient également à la polysémie du mot «peuple» susceptible de prendre différentes figures: plèbe, ethnie, classes populaires, ouvriers, nation, etc. D’où la difficulté de rendre ce terme opératoire en sciences sociales, qui tient autant à son caractère excessivement flou qu’aux enjeux politiques et idéologiques qui entourent son usage. 
Nous souhaitons, lors de ce colloque, interroger l’actualité de l’émergence de ces mouvements dits populistes en Europe à travers quatre interrogations principales. Étant donné le flou conceptuel qui entoure le terme étudié, on privilégiera les communications basées sur de solides données empiriques ressortissant de perspectives disciplinaires variées (histoire, sociologie, science politique, ethnologie, droit, etc.).
Axe 1. Genèses et théories du populisme Dans ce premier axe, il s’agira d’interroger la notion de «populisme», d’un point de vue d’analyse conceptuelle et/ou comparative. L’attention se portera en particulier sur les expériences politiques qui ont façonné le terme et les réflexions qui l’entourent, tels que (par exemple) le socialisme agrarien russe du XIXe siècle, les multiples mouvements états-uniens des XIXe et XXe siècles, ou encore les diverses expériences sud-américaines, du péronisme aux mouvements bolivariens. À la croisée entre études empiriques et analyses théoriques, l’enjeu sera de préciser ce qu’est le phénomène populiste, à la fois comme praxis, comme logique et comme projet politique, ainsi que son rapport ambivalent à la logique démocratique. 
À travers la diversité des expériences et des mouvements, il s’agira de tenter d’identifier ce qui fait la spécificité du populisme, ce qui le distingue d’autres logiques politiques, mais aussi d’interroger sa plasticité et ses évolutions historiques. Le détour comparatif et conceptuel pourra ainsi déboucher sur l’étude critique des usages contemporains de la notion, en particulier son application à des mouvements européens contemporains extrêmement divers, nonobstant leurs modalités d’organisation et d’action différentes, aussi bien que leurs orientations politiques parfois radicalement divergentes. 


Axe 2. Actualités du populisme en Europe Dans un deuxième axe seront interrogées les spécificités des mouvements dits populistes qui émergent en Europe depuis maintenant une dizaine d’années. On se penchera dans cette perspective tant sur ce qui rassemble ces mouvements que sur ce qui les distingue. Cette session se focalisera aussi bien sur la mise en avant d’un leader charismatique, sur le rejet des élites économiques et/ou politiques que sur les renouveaux des discours identitaires par lesquels certains de ces mouvements se sont efforcés de construire depuis quinze ans une nouvelle forme d’altérophobie tentant de concilier le rejet de l’islam et des Musulmans avec la défense des valeurs libérales. 
On attendra de ces interventions qu’elles s’inscrivent dans une perspective empirique, que ce soit à partir d’enquêtes qualitatives au sein de ces mouvements, l’étude de leurs programmes ou de leurs outils de propagande, ou encore d’enquêtes quantitatives auprès des adhérents ou électeurs. 
Axe 3. Les populismes face aux institutions européennes Un troisième axe questionnera le rapport de ces mouvements à l’Union européenne et à la Convention européenne des droits de l’homme, en s’attachant notamment au paradoxe de leur positionnement consistant à vilipender l’UE et la CEDH et à participer aux élections au Parlement européen. Les usages des institutions européennes par les responsables de ces partis méritent ainsi une attention particulière. Beaucoup de ces mouvements se distinguent de par leurs discours souverainistes, voire nationalistes, combattant toute perspective supranationale, au premier rang desquels on compte la globalisation économique et/ou culturelle et la «fédéralisation» européenne. Toutefois, les occurrences électorales propres aux institutions européennes sont instrumentalisées de façon à disposer d’une caisse de résonance de leurs discours populistes et il conviendra d’en analyser en particulier les retombées sur les scènes nationales. 
Il faudrait aussi se pencher sur le comportement des membres « populistes » des institutions européennes, en particulier les députés au Parlement européen : les membres de ces partis adaptent-ils leur comportement une fois représentés dans ces institutions ou se limitent-ils encore à la dénonciation des institutions européennes? Dans quelle mesure les utilisent-ils pour mieux défendre leurs idées et/ou leurs intérêts? Si des travaux récents tentent de classer les comportements des «eurosceptiques», qu’en est-il des députés européens «populistes»? 
De même, au sein des institutions du Conseil de l’Europe, les membres «populistes» essaient-ils d’infléchir ou non la démocratie et les droits de l’homme? L’exemple de la surveillance de l’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme par le Comité des ministres pourrait être intéressant. 
Axe 4. Les institutions européennes face aux populismes Un quatrième axe s’interrogera sur ce que font les institutions européennes face aux populismes aussi bien en termes de capacité des institutions européennes que de prise en compte de ces mouvements. Il s’agit d’analyser comment sont appréhendés ces mouvements par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe. Pourraient être abordées aussi bien les questions d’identification de ces mouvements en droit européen (conventionnel et de l’Union européenne), que celles de capacité des institutions européennes à les laisser s’exprimer en leur sein (compte tenu notamment du jeu des coalitions européennes et des règles du «droit parlementaire européen») et de sanction en cas de non-respect des valeurs communes quand ces mouvements sont au pouvoir dans un État. L’exemple de l’(in)application de l’article 7 du traité sur l’Union européenne et de la clause d’exclusion du Conseil de l’Europe pourrait être pris, à travers notamment l’étude de la crise autrichienne. Les prises de position et (in)actions des institutions européennes face aux réformes constitutionnelles récentes d’un État membre comme la Hongrie qui, pour de nombreux observateurs, éloignent ce pays du socle de valeurs de la démocratie et des droits de l’homme, mériteraient aussi d’être analysées. 
Une analyse sociologique des pratiques du personnel européen vis-à-vis des représentants populistes aurait ici toute sa place. En se glissant dans les interstices du droit, ou en jouant sur ses ressorts, s’efforcent-ils de limiter la «capacité de nuisance» de ces représentants qui mettent en cause les fondements mêmes des institutions qu’ils incarnent? Ou, à l’inverse, s’en tiennent-ils à une position de neutralité propre à leur devoir de fonctionnaire? 
Cet axe pourrait rassembler aussi bien des études académiques que des témoignages d’acteurs en poste auprès d’une institution européenne ou de la Cour européenne des droits de l’homme. 
Modalités de soumission 
  • Le colloque privilégiera les communications traitant de l’un ou de l’autre des quatre axes de réflexion ci-dessus. Des propositions pourront néanmoins s’inscrire au croisement de plusieurs thématiques. 
  • Le colloque est ouvert aux communications en anglais.
  • Les propositions de communication ne devront pas dépasser 5000 signes. Elles sont à transmettre au plus tard le 1er juin 2015 à l’adresse suivante: colloquepopulismes@univ-tours.fr 
  • Les réponses seront communiquées à la mi-juillet. Une version écrite de la communication (30.000 signes environ) devra être transmise aux organisateurs le 15 janvier 2016 au plus tard
Comité scientifique 
  • Cécile Alduy, Professeure de littérature et de civilisation française à l’Université de Stanford (États-Unis), chercheuse au Freeman Spogli Institute for International Studies 
  • Pierre Birnbaum, Professeur émérite de sociologie politique à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne 
  • Pascal Delwit, Professeur de science politique à l’Université libre de Bruxelles (Belgique) 
  • Alexandre Dézé, Maître de conférences de science politique à l’Université Montpellier 1 
  • Guy Hermet, Directeur d’études émérite à Sciences Po Paris 
  • Hanspeter Kriesi, Professeur de science politique, Chaire Stein Rokkan en Politique comparée, Institut d’études européennes de Florence (Italie) 
  • Nonna Mayer, Directrice de recherche émérite au CNRS, Centre d’études européennes de Science Po 
  • Pierre-Yves Monjal, Professeur de droit public à l’Université de Tours 
  • Henri Oberdorff, Professeur émérite de droit public à l'Université de Grenoble-Alpes, directeur honoraire de l’IEP de Grenoble 
  • Stéphane Vibert, Professeur de sociologie et d’anthropologie à l’Université d’Ottawa (Canada) 
Comité d’organisation 
  • Sylvain Crépon (maître de conférences de science politique à l’Université de Tours) 
  • Morgan Donot (Docteure en science politique, Université Paris 3-Sorbonne nouvelle) 
  • Nathalie Duclos (maître de conférences de science politique à l’Université de Tours) 
  • Christine Guillard (maître de conférences de droit public à l’Université de Tours) 
  • Audric Vitiello (maître de conférences de science politique à l’Université de Tours) 
Bibliographie indicative 
  • «Populisme, Contre-populisme», Actuel Marx, n°54, 2013 
  • «Peuple, populaire, populisme», Hermès, n°42, 2005 
  • «Les populismes», Politique et sociétés, vol.21 n°2, 2002 
  • Cécile Alduy, Stéphane Wahnich, Marine Le Pen prise aux mots. Décryptage du nouveau discours frontiste, Paris, Seuil, 2015 
  • Hans-Georg Betz, La droite populiste en Europe. Extrême et démocrate ? Paris, Autrement-CEVIPOF, 2004 
  • Hans-Georg Betz, Stefan Immerfall (eds), The New Politics of the Right : Neo-Populist Parties and Movments in Established Democracies, London, Macmillan, 1998 
  • Pierre Birnbaum, Le peuple et les gros : genèse du populisme, Paris, Hachette, 2012 
  • Laurent Bouvet, Le sens du peuple : la gauche, la démocratie, le populisme, Paris, Gallimard, 2012 
  • Nathalie Brack, L'euroscepticisme au sein du parlement européen. Stratégies d'une opposition anti-système au coeur des institutions, Promoculture-Larcier, 2014
  • Margaret Canovan, Populism, London, Junctions books, 1981 
  • Janine Chêne, Olivier Ihl, Éric Vial, Ghislain Waterlot, La tentation populiste au coeur de l’Europe, Paris, La Découverte, 2003 
  • Catherine Colliot-Thélène, Florent Guénard (dir.), Peuples et populisme, Paris, PUF, 2014 
  • Annie Collovald, Le « populisme » du FN, un dangereux contresens, Bellecombes-en-Bauge, Ed. du Croquant, 2004 
  • Christine Couvrat, Joseph Yvon Thériault (dir.), Les formes contemporaines du populisme, Montréal, Athéna, 2014 
  • Pascal Delwit, Philippe Poirier (dir.), Extrême droite et pouvoir en Europe, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2007 
  • Alexandre Dézé, « Le populisme ou l’introuvable Cendrillon. Autour de quelques ouvrages récents », Revue française de science politique, 1/2004 (Vol. 54) 
  • Francette Fines, « De l’influence de la crise autrichienne sur l’avenir de l’Union européenne », in Cinquante ans de droit communautaire. Mélanges en hommage G. Isaac, Presses de l’université de Toulouse, 2004 
  • Sergie Gherghina, Sergiu Mişcoiu, Sorina Soare (eds.), Contemporary Populism : a controversial concept and its diverse forms, Newcastle, Cambridge Scholars Publishing, 2013 
  • Paul Hainsworth (ed.), The Extreme Right in Europe and the USA, London, Pinter, 1994 
  • Guy Hermet, Les populismes dans le monde, Paris, Fayard, 2001 
  • Michael Kazin, The Populist Persuasion : An American History, New York, Basic Books, 1995 
  • Hanspeter Kriesi, (et al), West European Politics in the Age of Globalization, Cambridge, Cambridge University Press, 2008 
  • Hanspeter Kriesi, « The Populist Challenge », in West European Politics, 37(2), 2014 
  • Ernesto Laclau, La raison populiste, Paris, Seuil, 2008 
  • Seymour Martin Lipset, Political Man, New-York, Doubleday and Co, 1960 
  • Nonna Mayer, Ces français qui votent FN, Paris, Flammarion, 1999 
  • Yves Mény, Yves Surel, Par le peuple, pour le peuple : le populisme et les démocraties, Paris, Fayard, 2000 
  • Cas Mudde, Populist Radical Right Parties in Europe, Cambridge, Cambridge University Press, 2007 
  • Henri Oberdorff, Libertés fondamentales et droits de l’homme, Paris, LGDJ, 2013 
  • Henri Oberdorff, « Le respect des valeurs communes : Démocratie, Etat de droit et respect des droits de l’Homme », in Laurence Potvin-Solis (dir.), Le statut de l’Etat membre de l’Union européenne, Quatorzièmes journées Jean Monet, Caen, 27 novembre 2014 
  • Norman Pollack, The Populist Mind, Indianapolis, Bobbs-Merrill Company, 1967 
  • Laurence Potvin-Solis (dir.), Les valeurs communes dans l'Union européenne, coll. Colloques Jean Monet, Bruylant, 2014 
  • Pierre-André Taguieff, L’illusion populiste : de l’archaïque au médiatique, Paris, Berg International, 2002
  • Carlos de la Torre, Cynthia Arnson (eds), Latin America Populism in the 21st century, Washington / Baltimore, Woodrow Wilson Center Press / John Hopkins University Press, 2013 
  • Jean-Pierre Rioux (dir.), Les populismes, Paris, Perrin, 2007 
  • Franco Venturi, Les intellectuels, le peuple et la révolution : histoire du populisme russe au 19e siècle, Paris, Gallimard, 1972 
  • Stéphane Vibert, « Le populisme et les aléas de l’expression démocratique », in Christine Couvrat, Joseph-Yvon Thériault (dir.), Les formes contemporaines du populisme, Montréal, Athena, 2014 
  • Ruth Wodak, Brigitte, Majid KhosraviNik (dir.), Right-Wing Populism in Europe : Politics and Discourse, Londres / New York, Bloomsbury Academic, 2013
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BOOK: "La république apaisée. Aristide Briand et les leçons politiques de la laïcité (1902-1919)" by Christophe Bellon (Paris, March 2015)

ven, 05/08/2015 - 03:42

Christophe Bellon

La république apaisée. Aristide Briand et les leçons politiques de la laïcité (1902-1919)

Vol. 1. Comprendre et agir - Vol. 2. Gouverner et choisir
Prix de thèse 2010 de l’Assemblée nationaleall information here
Paris, Editions du Cerf,  mars 2015, vol. 1: 408 p., ISBN:978-2-204-10064-9, 29€ / vol. 2: 492 p., ISBN:978-2-204-10444-9, 29€
À l’approche des fêtes de Noël 1905, après plusieurs décennies de débats passionnés, les républicains touchent au but. Le 9 décembre, le président de la République Émile Loubet promulgue la loi de séparation des Églises et de l’État.C’est l’amorce d’une pacification entre deux France qui s’opposent violemment – la catholique et la républicaine: une véritable révolution, pour un pays en perpétuelle guerre religieuse. Sans pour autant marquer la fin d’un si vif conflit, la loi de 1905, production législative hors du commun, traduit un apaisement «institutionnel».Au centre du dispositif, un homme, le rapporteur de la loi: Aristide Briand. Socialiste et réformiste, organisateur du mouvement jaurésien, il a mis la question laïque au coeur des débats du Parti, avant de la porter au Parlement, au cours de longues séances exaltantes, en commission et en séance publique. À partir de 1906, il la déclinera au gouvernement, comme ministre des Cultes.Il tentera de la représenter, à son départ du mouvement socialiste, dans des majorités de «juste milieu», puis dans une force politique médiane. Chef du gouvernement, il parviendra à pacifier progressivement la vie politique, économique et sociale, lui assurant une forme de modération encore bien présente à la veille de la crise économique de 1929. Entre-temps, il faudra en passer par la gouvernance de guerre où l’Union sacrée, vaste rassemblement, s’enracine pour quelques années.À chaque étape de son «chemin centriste», Aristide Briand l’indépendant aura su tirer les leçons politiques de la laïcité et promouvoir une République apaisée.
AuthorChristophe Bellon est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université catholique de Lille. Vice-doyen de faculté, il est l’auteur de nombreux travaux sur l’histoire politique et parlementaire du religieux. Il est membre correspondant du Centre d’histoire de Sciences Po Paris.
Contact
Marion Scheffels – 01 80 05 36 41 –marion.scheffels@editionsducerf.fr


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COLLOQUIUM: "Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômés du moyen âge au début du XXe siècle" (Bruxelles, May 29, 2015 - Lyon, October 16, 2015)

ven, 05/08/2015 - 03:31

WHAT Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômés du moyen âge au début du XXe siècle, Colloquium
WHEN May 29, 2015 - October 16, 2015
WHERE Université Saint-Louis, salle du conseil (4e étage),43 Bd du Jardin Botanique, Bruxelles/ Université Lumières Lyon 2, Lyon
all information here
Selon Alphonse Dupront, le temps et l’espace sont les deux catégories essentielles pour aborder les questions religieuses. Si nous avons désormais de nombreuses réflexions sur la géographie sacrée, voire le paysage sacré, le rapport au temps est peu étudié malgré quelques travaux récents.
Dès les premiers siècles, les chrétiens instaurèrent des fêtes en l’honneur du Christ, de la Vierge, des apôtres ou encore des saints. De nombreux conciles généraux ou provinciaux mirent en avant certaines d’entre elles, les imposèrent aux fidèles. Rapidement, leur nombre s’accrut. À côté des fêtes majeures célébrées par toute la chrétienté, des spécificités se firent jour qui privilégièrent notamment des saints régionaux. Les évêques jouèrent un rôle essentiel en imposant des calendriers à l’échelle de leur diocèse. Les fêtes d’obligation, le temps sacré, rythmaient ainsi la vie des fidèles sous l’Ancien Régime. Au nombre d’une trentaine ou d’une quarantaine par an dans la plupart des diocèses, elles ne constituaient pas seulement une réalité religieuse, mais aussi sociale, économique et humaine.
La terminologie et la typologie suscitent d’abord la réflexion. Fêtes de précepte, fêtes d’obligation, fêtes chômées, fêtes majeures, fêtes mineures, demi-fêtes, fêtes à garder, fêtes à dévotion etc. peuvent désigner des pratiques identiques, mais aussi des usages fort variables : obligation d’entendre la messe, interdiction de travailler la journée ou une partie de celle-ci, jeûne, etc.
L’évolution de ces fêtes constitue une autre réalité fondamentale. Quand les calendriers diocésains ont-ils été établis et se sont-ils stabilisés ? Peut-on remarquer l’ajout de nouvelles fêtes au fil du temps ? Mais aussi – et surtout – se pose la question des réductions de ces fêtes. A quelle époque intervinrent-elles ? Certaines régions figurent-elles à l’avant-garde ou d’autres demeurèrent-elles plus attachées aux traditions ?



Ceci amène à s’interroger à propos des raisons de ces réductions. Les critiques furent nombreuses et reposent sur des arguments variés : entrave au travail, perte de revenus pour l’Etat, désordre, immoralité qu’entraînent les jours chômés, etc. Il faut examiner également l’origine des critiques et des réformes menées dès le moyen âge, mais surtout à l’époque moderne et singulièrement au XVIIIe siècle : fidèles, philosophes, économistes, autorités civiles, autorités ecclésiastiques ? Souvent la réponse est complexe et résulte d’une conjonction de motivations et d’intervenants. En lien, se fait jour la question de la portée des mesures prises (diocèses, états, catholicité ?) et du poids des frontières ecclésiastiques, mais aussi politiques.
La période révolutionnaire va balayer ce calendrier et instaurer de nouveaux repères festifs. Le début du XIXe siècle va marquer à la fois un renouveau et un tournant radical pour ces fêtes. Calendriers ecclésiastique et civil sont maintenant bien séparés. Mais ce dernier intégrera nombre d’anciennes fêtes religieuses, sans – il va sans dire – que plus aucune obligation cultuelle ni sens sacré n’y soient associés. Mais que choisit-on de conserver et, à l’inverse, d’éliminer, dans une perspective cette fois de «jours de congé ». Quels furent les arbitrages ? Se pose également la question de l’évolution de ces fêtes et de leur perception au regard du contexte de 1905 et des lois françaises de séparation entre l’Église et l’État.
Acteurs multiples, mais aussi ressentis multiples, tant au regard des fêtes et des obligations qu’elles sous-tendent que des réformes. On pense en premier lieu aux fidèles et plus largement aux individus. Quelles furent ensuite les attitudes du clergé paroissial, des autorités ecclésiastiques, mais aussi du Saint-Siège ? Les milieux jansénistes adoptèrent-ils des positions spécifiques ? On rejoint ainsi la question du respect et du contrôle des obligations liées à ces fêtes religieuses, qui traduit un état d’esprit révélateur des conceptions par rapport aux devoirs du chrétien et à la dévotion, mais également par rapport aux règles sociétales.
Qu’il s’agisse des origines, de la situation médiévale et du début des temps modernes, de l’époque phare de la réduction des fêtes au XVIIIe siècle ou encore de leur destin jusqu’aux premières années du XXe siècle, les fêtes seront abordées en tant que réalité pour les fidèles. Cela inclut, bien entendu, les influences exercées par les autorités civiles et le clergé séculier, mais aussi régulier dans la mesure où celui-ci intervint dans les pratiques du « peuple de Dieu ».
En s’ouvrant largement à l’espace catholique européen, ce colloque vise à mettre en évidence les différences régionales et à insister sur les grandes pulsations qui caractérisent près de quinze siècles d’histoire religieuse.
Program
29 mai 2015. Université Saint-Louis – Bruxelles
9 h - Introduction
9 h 15 - Bruno Dumézil (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : L'instauration du dimanche comme jour chômé. Etude comparative dans l’espace européen 
9 h 40 - Charles Mériaux (Lille 3) : Jours chômés et fêtes dans le monde franc (VIe – XIe siècles)
10 h 05 - Discussion
10 h 35 - Catherine Vincent (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : Fixer, respecter et critiquer les fêtes de précepte au Moyen Âge: enjeux doctrinaux, pastoraux et sociaux
11 h 00 - Alain Cabantous (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) : Un calendrier à l’épreuve. Dimanches et jours de fête en Angleterre (fin XVIe – début XIXe siècle)
11 h 30 - Discussion
13 h 45 - Philippe Martin (Université Lumières Lyon 2) : Assister à la messe : obligation ou geste de piété ? 
14 h 10 - Philippe Moulis (Université Paris 13) : Prélats jansénistes et calendriers diocésains dans la France septentrionale 
14 h 35 - Discussion
15 h 05 - Gaël Rideau (Université d’Orléans) : La fête processionnelle en France au XVIIIème siècle entre dévotion et police
15 h 30 - Philippe Desmette (Université Saint-Louis Bruxelles) : Les fêtes de précepte : un enjeu entre épiscopat et pouvoir civil dans les Pays-Bas et la principauté de Liège du XVe au XVIIIe siècle.
15 h 55 - Discussion
16 h 20 - Silvia Mostaccio (Université catholique de Louvain) : ConclusionsInformations pratiques29 mai 2015 - BruxellesUniversité Saint-Louis - Bruxellessalle du conseil (4e étage)43 Bd du Jardin Botanique1000 Bruxelles (Belgique)
16 octobre 2015 - LyonUniversité Lyon 2 LumièreLes programme et local seront communiqués ultérieurement  Comité organisateurPhilippe Desmette (Université Saint-Louis - Bruxelles) - philippe.desmette(at)usaintlouis.bePhilippe Martin (Université Lyon 2) - philippe.martin(at)univ-lyon2.fr
Comité scientifiqueCatherine Vincent (Paris Ouest Nanterre La Défense)Paola Vismara (Università degli studi di Milano)Christian Sorrel (Lyon 2)Philippe Martin (Lyon 2)Silvia Mostaccio (Université catholique de Louvain)Philippe Desmette (Saint-Louis Bruxelles)  
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BOOK: "Philosophie du droit. Norme, validité et interprétation", edited by Christophe Béal (Paris, 2015)

jeu, 05/07/2015 - 09:24

Philosophie du droit. Norme, validité et interprétation, edited by Christophe Béal (Paris, 2015)

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Manuels et traités de droit nous instruisent du droit positif et de l’ensemble des lois qui sont reconnues comme valides sur un territoire donné. Quelle idée du droit et de la norme juridique véhiculent-ils? La norme juridique peut-elle être pensée indépendamment de toute considération morale? Que fait exactement le juge lorsqu’il prononce le droit? Ces questions ne sauraient être réduites à la simple opposition entre le positivisme juridique et les théories du droit naturel. Les théories normativistes du droit, les multiples variantes du réalisme juridique ou la théorie du droit comme intégrité ont permis de renouveler profondément la manière de penser la normativité du droit. Ce volume présente au lecteur un ensemble de textes qui lui permettront d’en débattre et d’en juger.Table of contents
Christophe Béal, Introduction générale, p. 7
Première partie. Faits et normes
Introduction, p. 39
John Austin, Délimitation du domaine de la théorie du droit, p. 49
Hans Kelsen, Théorie pure du droit, p. 79
Oliver W. Holmes, La passe étroite du droit, p. 99
Alf Ross, Du droit et de la justice, p. 133
Norberto Bobbio, Être et devoir-être dans la science du droit, p. 147
Deuxième partie. La thèse de la séparation du droit et de la morale
Introduction, p. 167
Gustav Radbruch, Injustice légale et droit supralégal, p. 175
Herbert L.A. Hart, Le positivisme et la séparation du droit et de la morale, p. 193
Lon L. Fuller, La moralité du droit, p. 229
Joseph Raz, Le positivisme juridique et les sources du droit, p. 245
Troisième partie. Droit et interprétation
Introduction, p. 273
William Blackstone, Commentaires sur les lois d’Angleterre, p. 281
Ronald Dworkin, La théorie du droit comme interprétation, p. 287
Richard A. Posner, Une conception pragmatique de la décision judiciaire, p. 313
Michel Troper, Une théorie réaliste de l’interprétation, p. 345
Bibliographie, p. 369
Index des notions, p. 379
Index des noms, p. 383
Table des matières, p. 385

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