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CONFERENCE & CFP: "XV International Congress of Medieval Canon Law" (Paris, July 17-23, 2016)



WHAT XV International Congress  of Medieval Canon Law, Conference & Call for papers
WHEN  July 17-23, 2016
WHERE University Panthéon-Assas (Paris II), Parisall information heredeadline for proposals is September 30, 2015

The Fifteenth International Congress of Medieval Canon Law will be held on 17-23 July, 2016, at the University Panthéon-Assas (Paris II), 12, place du Panthéon, 75005, Paris, France The Congress is held under the auspices of the Stephan Kuttner Institute of Medieval Canon Law and the Iuris Canonici Medii Aevi Consociatio (ICMAC).The conference is hosted by the Institut d’histoire du droit at the University Panthéon-Assas (Paris II)in association with the Centre National de la Recherche Scientifique, with the support of the Centre Droit et Sociétés Religieuses of the University Paris-Sud, the École nationale des chartes, the École des Hautes Études en Sciences Sociales and the Centre Michel de L’Hospital of the University of Auvergne.


Heir of the former faculty of law of the University of Paris, the University Panthéon-Assas is the biggest French institution for the studies of Law. History of Canon Law has been taught at the University Panthéon-Assas since 1921, when a chair was created for Paul Fournier (1853-1935). History of Canon Law has also been taught at the École nationale des chartes since 1847 and at the University Paris-Sud in cooperation with the Institut catholique de Paris since 1980.Call for papersThe program committee invites proposals for papers in any area of Medieval Canon Law, including the following:
  • Sources and Texts
  • Canonical Doctrine
  • Institutions, Legislation, Procedures
  • Application and Influence of Canon Law
  • Relationships between Law and Theology
  • Schools and teaching of Law
Please send your proposal by E-mail to callforpapers@icmcl2016.org and include the following information :
  • Title (Mrs./Mr., Dr., Prof., etc)
  • First Name
  • Second Name
  • Institutional Affiliation
  • Title of the Paper
  • Brief Summary of the Paper (one paragraph)
  • E-mail Address
  • Postal Address

Categories: Comparative Law News

COLLOQUIUM & CFP: "Populisme(s) en Europe" (Tours, March 10-11 2016)


WHAT Populisme(s) en Europe, Colloquium & Call for papers
WHEN March 10-11  2016
WHERE Université François Rabelais de Tours, Tours
deadline June 1, 2015
Les élections qui se succèdent depuis une dizaine d’années en Europe ont vu émerger à droite des partis politiques que nombre d’observateurs se sont empressés de qualifier de «populistes». Ce terme générique a permis de regrouper sous une même appellation des partis ayant des traditions, voire des fondements idéologiques forts divers. En effet, alors que plusieurs d’entre eux s’inscrivent dans une tradition historique d’extrême droite, au demeurant plurielle, à l’instar du Front national français, du FPÖ autrichien ou du Vlaams Belang belge, d’autres puisent dans des traditions agrariennes de droite, tel l’UDC suisse de Chrisophe Blocher et Oskar Freysinger ou constituent des courants inédits, mêlant xénophobie et défense des valeurs libérales (droits des femmes, des homosexuels), comme le PPV de Geert Wilders l’incarne aux Pays-Bas. À cette pluralité de populismes droitiers s’ajoute le fait que depuis peu en Europe, des leaders charismatiques de formations de gauche, Mouvement cinq étoiles en Italie lancé par Pepe Grillo, Parti de gauche en France avec Jean-Luc Mélenchon, n’hésitent pas à plaider la souveraineté du peuple face à la confiscation du pouvoir par les élites politiques ou économiques inscrites dans des configurations supranationales. 
Ce terme «populisme» paraît commode d’un point de vue sémantique, en ce qu’il permet de regrouper sous une même appellation des partis que beaucoup de choses opposent en dehors du rejet des élites «déconnectées» et/ou «corrompues» s’accaparant le pouvoir au détriment du peuple. Cependant, il s’avère pour le moins problématique dès lors que l’on tâche d’en préciser les termes, que ce soit dans ses dimensions historiques ou politiques. Cette complexité tient également à la polysémie du mot «peuple» susceptible de prendre différentes figures: plèbe, ethnie, classes populaires, ouvriers, nation, etc. D’où la difficulté de rendre ce terme opératoire en sciences sociales, qui tient autant à son caractère excessivement flou qu’aux enjeux politiques et idéologiques qui entourent son usage. 
Nous souhaitons, lors de ce colloque, interroger l’actualité de l’émergence de ces mouvements dits populistes en Europe à travers quatre interrogations principales. Étant donné le flou conceptuel qui entoure le terme étudié, on privilégiera les communications basées sur de solides données empiriques ressortissant de perspectives disciplinaires variées (histoire, sociologie, science politique, ethnologie, droit, etc.).
Axe 1. Genèses et théories du populisme Dans ce premier axe, il s’agira d’interroger la notion de «populisme», d’un point de vue d’analyse conceptuelle et/ou comparative. L’attention se portera en particulier sur les expériences politiques qui ont façonné le terme et les réflexions qui l’entourent, tels que (par exemple) le socialisme agrarien russe du XIXe siècle, les multiples mouvements états-uniens des XIXe et XXe siècles, ou encore les diverses expériences sud-américaines, du péronisme aux mouvements bolivariens. À la croisée entre études empiriques et analyses théoriques, l’enjeu sera de préciser ce qu’est le phénomène populiste, à la fois comme praxis, comme logique et comme projet politique, ainsi que son rapport ambivalent à la logique démocratique. 
À travers la diversité des expériences et des mouvements, il s’agira de tenter d’identifier ce qui fait la spécificité du populisme, ce qui le distingue d’autres logiques politiques, mais aussi d’interroger sa plasticité et ses évolutions historiques. Le détour comparatif et conceptuel pourra ainsi déboucher sur l’étude critique des usages contemporains de la notion, en particulier son application à des mouvements européens contemporains extrêmement divers, nonobstant leurs modalités d’organisation et d’action différentes, aussi bien que leurs orientations politiques parfois radicalement divergentes. 


Axe 2. Actualités du populisme en Europe Dans un deuxième axe seront interrogées les spécificités des mouvements dits populistes qui émergent en Europe depuis maintenant une dizaine d’années. On se penchera dans cette perspective tant sur ce qui rassemble ces mouvements que sur ce qui les distingue. Cette session se focalisera aussi bien sur la mise en avant d’un leader charismatique, sur le rejet des élites économiques et/ou politiques que sur les renouveaux des discours identitaires par lesquels certains de ces mouvements se sont efforcés de construire depuis quinze ans une nouvelle forme d’altérophobie tentant de concilier le rejet de l’islam et des Musulmans avec la défense des valeurs libérales. 
On attendra de ces interventions qu’elles s’inscrivent dans une perspective empirique, que ce soit à partir d’enquêtes qualitatives au sein de ces mouvements, l’étude de leurs programmes ou de leurs outils de propagande, ou encore d’enquêtes quantitatives auprès des adhérents ou électeurs. 
Axe 3. Les populismes face aux institutions européennes Un troisième axe questionnera le rapport de ces mouvements à l’Union européenne et à la Convention européenne des droits de l’homme, en s’attachant notamment au paradoxe de leur positionnement consistant à vilipender l’UE et la CEDH et à participer aux élections au Parlement européen. Les usages des institutions européennes par les responsables de ces partis méritent ainsi une attention particulière. Beaucoup de ces mouvements se distinguent de par leurs discours souverainistes, voire nationalistes, combattant toute perspective supranationale, au premier rang desquels on compte la globalisation économique et/ou culturelle et la «fédéralisation» européenne. Toutefois, les occurrences électorales propres aux institutions européennes sont instrumentalisées de façon à disposer d’une caisse de résonance de leurs discours populistes et il conviendra d’en analyser en particulier les retombées sur les scènes nationales. 
Il faudrait aussi se pencher sur le comportement des membres « populistes » des institutions européennes, en particulier les députés au Parlement européen : les membres de ces partis adaptent-ils leur comportement une fois représentés dans ces institutions ou se limitent-ils encore à la dénonciation des institutions européennes? Dans quelle mesure les utilisent-ils pour mieux défendre leurs idées et/ou leurs intérêts? Si des travaux récents tentent de classer les comportements des «eurosceptiques», qu’en est-il des députés européens «populistes»? 
De même, au sein des institutions du Conseil de l’Europe, les membres «populistes» essaient-ils d’infléchir ou non la démocratie et les droits de l’homme? L’exemple de la surveillance de l’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme par le Comité des ministres pourrait être intéressant. 
Axe 4. Les institutions européennes face aux populismes Un quatrième axe s’interrogera sur ce que font les institutions européennes face aux populismes aussi bien en termes de capacité des institutions européennes que de prise en compte de ces mouvements. Il s’agit d’analyser comment sont appréhendés ces mouvements par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe. Pourraient être abordées aussi bien les questions d’identification de ces mouvements en droit européen (conventionnel et de l’Union européenne), que celles de capacité des institutions européennes à les laisser s’exprimer en leur sein (compte tenu notamment du jeu des coalitions européennes et des règles du «droit parlementaire européen») et de sanction en cas de non-respect des valeurs communes quand ces mouvements sont au pouvoir dans un État. L’exemple de l’(in)application de l’article 7 du traité sur l’Union européenne et de la clause d’exclusion du Conseil de l’Europe pourrait être pris, à travers notamment l’étude de la crise autrichienne. Les prises de position et (in)actions des institutions européennes face aux réformes constitutionnelles récentes d’un État membre comme la Hongrie qui, pour de nombreux observateurs, éloignent ce pays du socle de valeurs de la démocratie et des droits de l’homme, mériteraient aussi d’être analysées. 
Une analyse sociologique des pratiques du personnel européen vis-à-vis des représentants populistes aurait ici toute sa place. En se glissant dans les interstices du droit, ou en jouant sur ses ressorts, s’efforcent-ils de limiter la «capacité de nuisance» de ces représentants qui mettent en cause les fondements mêmes des institutions qu’ils incarnent? Ou, à l’inverse, s’en tiennent-ils à une position de neutralité propre à leur devoir de fonctionnaire? 
Cet axe pourrait rassembler aussi bien des études académiques que des témoignages d’acteurs en poste auprès d’une institution européenne ou de la Cour européenne des droits de l’homme. 
Modalités de soumission 
  • Le colloque privilégiera les communications traitant de l’un ou de l’autre des quatre axes de réflexion ci-dessus. Des propositions pourront néanmoins s’inscrire au croisement de plusieurs thématiques. 
  • Le colloque est ouvert aux communications en anglais.
  • Les propositions de communication ne devront pas dépasser 5000 signes. Elles sont à transmettre au plus tard le 1er juin 2015 à l’adresse suivante: colloquepopulismes@univ-tours.fr 
  • Les réponses seront communiquées à la mi-juillet. Une version écrite de la communication (30.000 signes environ) devra être transmise aux organisateurs le 15 janvier 2016 au plus tard
Comité scientifique 
  • Cécile Alduy, Professeure de littérature et de civilisation française à l’Université de Stanford (États-Unis), chercheuse au Freeman Spogli Institute for International Studies 
  • Pierre Birnbaum, Professeur émérite de sociologie politique à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne 
  • Pascal Delwit, Professeur de science politique à l’Université libre de Bruxelles (Belgique) 
  • Alexandre Dézé, Maître de conférences de science politique à l’Université Montpellier 1 
  • Guy Hermet, Directeur d’études émérite à Sciences Po Paris 
  • Hanspeter Kriesi, Professeur de science politique, Chaire Stein Rokkan en Politique comparée, Institut d’études européennes de Florence (Italie) 
  • Nonna Mayer, Directrice de recherche émérite au CNRS, Centre d’études européennes de Science Po 
  • Pierre-Yves Monjal, Professeur de droit public à l’Université de Tours 
  • Henri Oberdorff, Professeur émérite de droit public à l'Université de Grenoble-Alpes, directeur honoraire de l’IEP de Grenoble 
  • Stéphane Vibert, Professeur de sociologie et d’anthropologie à l’Université d’Ottawa (Canada) 
Comité d’organisation 
  • Sylvain Crépon (maître de conférences de science politique à l’Université de Tours) 
  • Morgan Donot (Docteure en science politique, Université Paris 3-Sorbonne nouvelle) 
  • Nathalie Duclos (maître de conférences de science politique à l’Université de Tours) 
  • Christine Guillard (maître de conférences de droit public à l’Université de Tours) 
  • Audric Vitiello (maître de conférences de science politique à l’Université de Tours) 
Bibliographie indicative 
  • «Populisme, Contre-populisme», Actuel Marx, n°54, 2013 
  • «Peuple, populaire, populisme», Hermès, n°42, 2005 
  • «Les populismes», Politique et sociétés, vol.21 n°2, 2002 
  • Cécile Alduy, Stéphane Wahnich, Marine Le Pen prise aux mots. Décryptage du nouveau discours frontiste, Paris, Seuil, 2015 
  • Hans-Georg Betz, La droite populiste en Europe. Extrême et démocrate ? Paris, Autrement-CEVIPOF, 2004 
  • Hans-Georg Betz, Stefan Immerfall (eds), The New Politics of the Right : Neo-Populist Parties and Movments in Established Democracies, London, Macmillan, 1998 
  • Pierre Birnbaum, Le peuple et les gros : genèse du populisme, Paris, Hachette, 2012 
  • Laurent Bouvet, Le sens du peuple : la gauche, la démocratie, le populisme, Paris, Gallimard, 2012 
  • Nathalie Brack, L'euroscepticisme au sein du parlement européen. Stratégies d'une opposition anti-système au coeur des institutions, Promoculture-Larcier, 2014
  • Margaret Canovan, Populism, London, Junctions books, 1981 
  • Janine Chêne, Olivier Ihl, Éric Vial, Ghislain Waterlot, La tentation populiste au coeur de l’Europe, Paris, La Découverte, 2003 
  • Catherine Colliot-Thélène, Florent Guénard (dir.), Peuples et populisme, Paris, PUF, 2014 
  • Annie Collovald, Le « populisme » du FN, un dangereux contresens, Bellecombes-en-Bauge, Ed. du Croquant, 2004 
  • Christine Couvrat, Joseph Yvon Thériault (dir.), Les formes contemporaines du populisme, Montréal, Athéna, 2014 
  • Pascal Delwit, Philippe Poirier (dir.), Extrême droite et pouvoir en Europe, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2007 
  • Alexandre Dézé, « Le populisme ou l’introuvable Cendrillon. Autour de quelques ouvrages récents », Revue française de science politique, 1/2004 (Vol. 54) 
  • Francette Fines, « De l’influence de la crise autrichienne sur l’avenir de l’Union européenne », in Cinquante ans de droit communautaire. Mélanges en hommage G. Isaac, Presses de l’université de Toulouse, 2004 
  • Sergie Gherghina, Sergiu Mişcoiu, Sorina Soare (eds.), Contemporary Populism : a controversial concept and its diverse forms, Newcastle, Cambridge Scholars Publishing, 2013 
  • Paul Hainsworth (ed.), The Extreme Right in Europe and the USA, London, Pinter, 1994 
  • Guy Hermet, Les populismes dans le monde, Paris, Fayard, 2001 
  • Michael Kazin, The Populist Persuasion : An American History, New York, Basic Books, 1995 
  • Hanspeter Kriesi, (et al), West European Politics in the Age of Globalization, Cambridge, Cambridge University Press, 2008 
  • Hanspeter Kriesi, « The Populist Challenge », in West European Politics, 37(2), 2014 
  • Ernesto Laclau, La raison populiste, Paris, Seuil, 2008 
  • Seymour Martin Lipset, Political Man, New-York, Doubleday and Co, 1960 
  • Nonna Mayer, Ces français qui votent FN, Paris, Flammarion, 1999 
  • Yves Mény, Yves Surel, Par le peuple, pour le peuple : le populisme et les démocraties, Paris, Fayard, 2000 
  • Cas Mudde, Populist Radical Right Parties in Europe, Cambridge, Cambridge University Press, 2007 
  • Henri Oberdorff, Libertés fondamentales et droits de l’homme, Paris, LGDJ, 2013 
  • Henri Oberdorff, « Le respect des valeurs communes : Démocratie, Etat de droit et respect des droits de l’Homme », in Laurence Potvin-Solis (dir.), Le statut de l’Etat membre de l’Union européenne, Quatorzièmes journées Jean Monet, Caen, 27 novembre 2014 
  • Norman Pollack, The Populist Mind, Indianapolis, Bobbs-Merrill Company, 1967 
  • Laurence Potvin-Solis (dir.), Les valeurs communes dans l'Union européenne, coll. Colloques Jean Monet, Bruylant, 2014 
  • Pierre-André Taguieff, L’illusion populiste : de l’archaïque au médiatique, Paris, Berg International, 2002
  • Carlos de la Torre, Cynthia Arnson (eds), Latin America Populism in the 21st century, Washington / Baltimore, Woodrow Wilson Center Press / John Hopkins University Press, 2013 
  • Jean-Pierre Rioux (dir.), Les populismes, Paris, Perrin, 2007 
  • Franco Venturi, Les intellectuels, le peuple et la révolution : histoire du populisme russe au 19e siècle, Paris, Gallimard, 1972 
  • Stéphane Vibert, « Le populisme et les aléas de l’expression démocratique », in Christine Couvrat, Joseph-Yvon Thériault (dir.), Les formes contemporaines du populisme, Montréal, Athena, 2014 
  • Ruth Wodak, Brigitte, Majid KhosraviNik (dir.), Right-Wing Populism in Europe : Politics and Discourse, Londres / New York, Bloomsbury Academic, 2013
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BOOK: "La république apaisée. Aristide Briand et les leçons politiques de la laïcité (1902-1919)" by Christophe Bellon (Paris, March 2015)


Christophe Bellon

La république apaisée. Aristide Briand et les leçons politiques de la laïcité (1902-1919)

Vol. 1. Comprendre et agir - Vol. 2. Gouverner et choisir
Prix de thèse 2010 de l’Assemblée nationaleall information here
Paris, Editions du Cerf,  mars 2015, vol. 1: 408 p., ISBN:978-2-204-10064-9, 29€ / vol. 2: 492 p., ISBN:978-2-204-10444-9, 29€
À l’approche des fêtes de Noël 1905, après plusieurs décennies de débats passionnés, les républicains touchent au but. Le 9 décembre, le président de la République Émile Loubet promulgue la loi de séparation des Églises et de l’État.C’est l’amorce d’une pacification entre deux France qui s’opposent violemment – la catholique et la républicaine: une véritable révolution, pour un pays en perpétuelle guerre religieuse. Sans pour autant marquer la fin d’un si vif conflit, la loi de 1905, production législative hors du commun, traduit un apaisement «institutionnel».Au centre du dispositif, un homme, le rapporteur de la loi: Aristide Briand. Socialiste et réformiste, organisateur du mouvement jaurésien, il a mis la question laïque au coeur des débats du Parti, avant de la porter au Parlement, au cours de longues séances exaltantes, en commission et en séance publique. À partir de 1906, il la déclinera au gouvernement, comme ministre des Cultes.Il tentera de la représenter, à son départ du mouvement socialiste, dans des majorités de «juste milieu», puis dans une force politique médiane. Chef du gouvernement, il parviendra à pacifier progressivement la vie politique, économique et sociale, lui assurant une forme de modération encore bien présente à la veille de la crise économique de 1929. Entre-temps, il faudra en passer par la gouvernance de guerre où l’Union sacrée, vaste rassemblement, s’enracine pour quelques années.À chaque étape de son «chemin centriste», Aristide Briand l’indépendant aura su tirer les leçons politiques de la laïcité et promouvoir une République apaisée.
AuthorChristophe Bellon est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université catholique de Lille. Vice-doyen de faculté, il est l’auteur de nombreux travaux sur l’histoire politique et parlementaire du religieux. Il est membre correspondant du Centre d’histoire de Sciences Po Paris.
Contact
Marion Scheffels – 01 80 05 36 41 –marion.scheffels@editionsducerf.fr


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COLLOQUIUM: "Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômés du moyen âge au début du XXe siècle" (Bruxelles, May 29, 2015 - Lyon, October 16, 2015)


WHAT Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômés du moyen âge au début du XXe siècle, Colloquium
WHEN May 29, 2015 - October 16, 2015
WHERE Université Saint-Louis, salle du conseil (4e étage),43 Bd du Jardin Botanique, Bruxelles/ Université Lumières Lyon 2, Lyon
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Selon Alphonse Dupront, le temps et l’espace sont les deux catégories essentielles pour aborder les questions religieuses. Si nous avons désormais de nombreuses réflexions sur la géographie sacrée, voire le paysage sacré, le rapport au temps est peu étudié malgré quelques travaux récents.
Dès les premiers siècles, les chrétiens instaurèrent des fêtes en l’honneur du Christ, de la Vierge, des apôtres ou encore des saints. De nombreux conciles généraux ou provinciaux mirent en avant certaines d’entre elles, les imposèrent aux fidèles. Rapidement, leur nombre s’accrut. À côté des fêtes majeures célébrées par toute la chrétienté, des spécificités se firent jour qui privilégièrent notamment des saints régionaux. Les évêques jouèrent un rôle essentiel en imposant des calendriers à l’échelle de leur diocèse. Les fêtes d’obligation, le temps sacré, rythmaient ainsi la vie des fidèles sous l’Ancien Régime. Au nombre d’une trentaine ou d’une quarantaine par an dans la plupart des diocèses, elles ne constituaient pas seulement une réalité religieuse, mais aussi sociale, économique et humaine.
La terminologie et la typologie suscitent d’abord la réflexion. Fêtes de précepte, fêtes d’obligation, fêtes chômées, fêtes majeures, fêtes mineures, demi-fêtes, fêtes à garder, fêtes à dévotion etc. peuvent désigner des pratiques identiques, mais aussi des usages fort variables : obligation d’entendre la messe, interdiction de travailler la journée ou une partie de celle-ci, jeûne, etc.
L’évolution de ces fêtes constitue une autre réalité fondamentale. Quand les calendriers diocésains ont-ils été établis et se sont-ils stabilisés ? Peut-on remarquer l’ajout de nouvelles fêtes au fil du temps ? Mais aussi – et surtout – se pose la question des réductions de ces fêtes. A quelle époque intervinrent-elles ? Certaines régions figurent-elles à l’avant-garde ou d’autres demeurèrent-elles plus attachées aux traditions ?



Ceci amène à s’interroger à propos des raisons de ces réductions. Les critiques furent nombreuses et reposent sur des arguments variés : entrave au travail, perte de revenus pour l’Etat, désordre, immoralité qu’entraînent les jours chômés, etc. Il faut examiner également l’origine des critiques et des réformes menées dès le moyen âge, mais surtout à l’époque moderne et singulièrement au XVIIIe siècle : fidèles, philosophes, économistes, autorités civiles, autorités ecclésiastiques ? Souvent la réponse est complexe et résulte d’une conjonction de motivations et d’intervenants. En lien, se fait jour la question de la portée des mesures prises (diocèses, états, catholicité ?) et du poids des frontières ecclésiastiques, mais aussi politiques.
La période révolutionnaire va balayer ce calendrier et instaurer de nouveaux repères festifs. Le début du XIXe siècle va marquer à la fois un renouveau et un tournant radical pour ces fêtes. Calendriers ecclésiastique et civil sont maintenant bien séparés. Mais ce dernier intégrera nombre d’anciennes fêtes religieuses, sans – il va sans dire – que plus aucune obligation cultuelle ni sens sacré n’y soient associés. Mais que choisit-on de conserver et, à l’inverse, d’éliminer, dans une perspective cette fois de «jours de congé ». Quels furent les arbitrages ? Se pose également la question de l’évolution de ces fêtes et de leur perception au regard du contexte de 1905 et des lois françaises de séparation entre l’Église et l’État.
Acteurs multiples, mais aussi ressentis multiples, tant au regard des fêtes et des obligations qu’elles sous-tendent que des réformes. On pense en premier lieu aux fidèles et plus largement aux individus. Quelles furent ensuite les attitudes du clergé paroissial, des autorités ecclésiastiques, mais aussi du Saint-Siège ? Les milieux jansénistes adoptèrent-ils des positions spécifiques ? On rejoint ainsi la question du respect et du contrôle des obligations liées à ces fêtes religieuses, qui traduit un état d’esprit révélateur des conceptions par rapport aux devoirs du chrétien et à la dévotion, mais également par rapport aux règles sociétales.
Qu’il s’agisse des origines, de la situation médiévale et du début des temps modernes, de l’époque phare de la réduction des fêtes au XVIIIe siècle ou encore de leur destin jusqu’aux premières années du XXe siècle, les fêtes seront abordées en tant que réalité pour les fidèles. Cela inclut, bien entendu, les influences exercées par les autorités civiles et le clergé séculier, mais aussi régulier dans la mesure où celui-ci intervint dans les pratiques du « peuple de Dieu ».
En s’ouvrant largement à l’espace catholique européen, ce colloque vise à mettre en évidence les différences régionales et à insister sur les grandes pulsations qui caractérisent près de quinze siècles d’histoire religieuse.
Program
29 mai 2015. Université Saint-Louis – Bruxelles
9 h - Introduction
9 h 15 - Bruno Dumézil (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : L'instauration du dimanche comme jour chômé. Etude comparative dans l’espace européen 
9 h 40 - Charles Mériaux (Lille 3) : Jours chômés et fêtes dans le monde franc (VIe – XIe siècles)
10 h 05 - Discussion
10 h 35 - Catherine Vincent (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : Fixer, respecter et critiquer les fêtes de précepte au Moyen Âge: enjeux doctrinaux, pastoraux et sociaux
11 h 00 - Alain Cabantous (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) : Un calendrier à l’épreuve. Dimanches et jours de fête en Angleterre (fin XVIe – début XIXe siècle)
11 h 30 - Discussion
13 h 45 - Philippe Martin (Université Lumières Lyon 2) : Assister à la messe : obligation ou geste de piété ? 
14 h 10 - Philippe Moulis (Université Paris 13) : Prélats jansénistes et calendriers diocésains dans la France septentrionale 
14 h 35 - Discussion
15 h 05 - Gaël Rideau (Université d’Orléans) : La fête processionnelle en France au XVIIIème siècle entre dévotion et police
15 h 30 - Philippe Desmette (Université Saint-Louis Bruxelles) : Les fêtes de précepte : un enjeu entre épiscopat et pouvoir civil dans les Pays-Bas et la principauté de Liège du XVe au XVIIIe siècle.
15 h 55 - Discussion
16 h 20 - Silvia Mostaccio (Université catholique de Louvain) : ConclusionsInformations pratiques29 mai 2015 - BruxellesUniversité Saint-Louis - Bruxellessalle du conseil (4e étage)43 Bd du Jardin Botanique1000 Bruxelles (Belgique)
16 octobre 2015 - LyonUniversité Lyon 2 LumièreLes programme et local seront communiqués ultérieurement  Comité organisateurPhilippe Desmette (Université Saint-Louis - Bruxelles) - philippe.desmette(at)usaintlouis.bePhilippe Martin (Université Lyon 2) - philippe.martin(at)univ-lyon2.fr
Comité scientifiqueCatherine Vincent (Paris Ouest Nanterre La Défense)Paola Vismara (Università degli studi di Milano)Christian Sorrel (Lyon 2)Philippe Martin (Lyon 2)Silvia Mostaccio (Université catholique de Louvain)Philippe Desmette (Saint-Louis Bruxelles)  
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BOOK: "Philosophie du droit. Norme, validité et interprétation", edited by Christophe Béal (Paris, 2015)


Philosophie du droit. Norme, validité et interprétation, edited by Christophe Béal (Paris, 2015)

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Manuels et traités de droit nous instruisent du droit positif et de l’ensemble des lois qui sont reconnues comme valides sur un territoire donné. Quelle idée du droit et de la norme juridique véhiculent-ils? La norme juridique peut-elle être pensée indépendamment de toute considération morale? Que fait exactement le juge lorsqu’il prononce le droit? Ces questions ne sauraient être réduites à la simple opposition entre le positivisme juridique et les théories du droit naturel. Les théories normativistes du droit, les multiples variantes du réalisme juridique ou la théorie du droit comme intégrité ont permis de renouveler profondément la manière de penser la normativité du droit. Ce volume présente au lecteur un ensemble de textes qui lui permettront d’en débattre et d’en juger.Table of contents
Christophe Béal, Introduction générale, p. 7
Première partie. Faits et normes
Introduction, p. 39
John Austin, Délimitation du domaine de la théorie du droit, p. 49
Hans Kelsen, Théorie pure du droit, p. 79
Oliver W. Holmes, La passe étroite du droit, p. 99
Alf Ross, Du droit et de la justice, p. 133
Norberto Bobbio, Être et devoir-être dans la science du droit, p. 147
Deuxième partie. La thèse de la séparation du droit et de la morale
Introduction, p. 167
Gustav Radbruch, Injustice légale et droit supralégal, p. 175
Herbert L.A. Hart, Le positivisme et la séparation du droit et de la morale, p. 193
Lon L. Fuller, La moralité du droit, p. 229
Joseph Raz, Le positivisme juridique et les sources du droit, p. 245
Troisième partie. Droit et interprétation
Introduction, p. 273
William Blackstone, Commentaires sur les lois d’Angleterre, p. 281
Ronald Dworkin, La théorie du droit comme interprétation, p. 287
Richard A. Posner, Une conception pragmatique de la décision judiciaire, p. 313
Michel Troper, Une théorie réaliste de l’interprétation, p. 345
Bibliographie, p. 369
Index des notions, p. 379
Index des noms, p. 383
Table des matières, p. 385

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BOOK: Saliha BELMESSOUS (ed.), Empire by Treaty, negotiating European Expansion, 1600-1900 (Oxford/New York: Oxford UP, 2015), ISBN 978-0-19-939178-3, £ 47,99

(image source: OUP
Saliha Belmessous (Univ of New South Wales) published the collective volume Empire by Treaty. Negotiating European Expansion, 1600-1900.

Abstract:
Most histories of European appropriation of indigenous territories have, until recently, focused on conquest and occupation, while relatively little attention has been paid to the history of treaty-making. Yet treaties were also a means of extending empire. To grasp the extent of European legal engagement with indigenous peoples, Empire by Treaty: Negotiating European Expansion, 1600-1900 looks at the history of treaty-making in European empires (Dutch, Spanish, Portuguese, French and British) from the early 17th to the late 19th century, that is, during both stages of European imperialism. While scholars have often dismissed treaties assuming that they would have been fraudulent or unequal, this book argues that there was more to the practice of treaty-making than mere commercial and political opportunism. Indeed, treaty-making was also promoted by Europeans as a more legitimate means of appropriating indigenous sovereignties and acquiring land than were conquest or occupation, and therefore as a way to reconcile expansion with moral and juridical legitimacy. As for indigenous peoples, they engaged in treaty-making as a way to further their interests even if, on the whole, they gained far less than the Europeans from those agreements and often less than they bargained for. The vexed history of treaty-making presents particular challenges for the great expectations placed in treaties for the resolution of conflicts over indigenous rights in post-colonial societies. These hopes are held by both indigenous peoples and representatives of the post-colonial state and yet, both must come to terms with the complex and troubled history of treaty-making over 400 years of empire. Empire by Treaty looks at treaty-making in Dutch Colonial Expansion, Spanish-Portuguese border in the Americas, Aboriginal Land in Canada, French Colonial West Africa, and British India.Contents:
Acknowledgments
 List of maps and illustrations
 1. The Paradox of an Empire by Treaty
 Saliha Belmessous
 2. 'Love Alone Is Not Enough': Treaties in Seventeenth-Century Dutch Colonial Expansion
 Arthur Weststeijn
 3. To "Clear the King's and Indians' Title": Seventeenth-Century Origins of North American Land Cession Treaties
 Daniel Richter
 4. Struggling Over Indians: Territorial Conflict and Alliance-Making in the Heartland of South America (17th-18th Centuries)
 Tamar Herzog
 5. The Acquisition of Aboriginal Land in Canada: The Genealogy of an Ambivalent System (1600-1867)
 Alain Beaulieu
 6. A British Empire by Treaty in Eighteenth Century India
 Robert Travers
 7. Palavers and Treaty-Making in the British Acquisition of the Gold Coast Colony (West Africa)
 Rebecca Shumway
 8. The Tradition of Treaty-Making in Australian History
 Saliha Belmessous
 9. "A text for every agitator amongst the natives": Maori property, settler politics and the M?ori franchise in the 1850s
 Damen Ward
 10. The 'lessons of history': the ideal of treaty in settler colonial societies
 Paul Patton
 Contributors
 Index  Author information:
Edited by Saliha Belmessous, senior research fellow, University of New South Wales

Saliha Belmessous is a senior research fellow at the University of New South Wales. She researches and writes about European colonial ideologies and the imperial experiences of indigenous peoples. She has held research fellowships in the United States and Australia. Her most recent publications include Assimilation and Empire: Uniformity in French and British Colonies, 1541-1954 (Oxford University Press, 2013); she is the editor of Native claims: Indigenous Law against Empire, 1500-1920 (Oxford University Press, 2012).

Contributors: 
Alain Beaulieu, professor in history, Université du Québec à Montréal

Saliha Belmessous, senior research fellow at the University of New South Wales.

Tamar Herzog, Monroe Gutman Professor of Latin American Affairs and Professor of Spanish and Portuguese History, Harvard University.

Paul Patton, Scientia Professor in philosophy, University of New South Wales.

Daniel Richter, Roy F. and Jeannette P. Nichols professor of American History, University of Pennsylvania.

Rebecca Shumway, faculty affiliate of the Center for Africanamerican Urban Studies and the Economy, Carnegie Mellon University

Robert Travers, associate professor of history at Cornell University.

Damen Ward, Senior Associate, Simpson Grierson, Wellington and an adjunct research associate in law at Victoria
University of Wellington.

Arthur Weststeijn, director of historical studies, Royal Netherlands Institute in Rome. 
More information on OUP's website.
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BOOK: "Les sciences sociales et la corporation (1880-1945)", edited by Mélanie Plouviez


Les sciences sociales et la corporation (1880-1945), edited by Mélanie Plouviez, March 2015
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Table of contents

Les sciences sociales et la corporation (1850-1945), dossier coordonné par Mélanie Plouviez
Mélanie Plouviez, Introduction, p. 3
I. La corporation dans la science sociale leplaysienne
Antoine Savoye, Corporations sans corporations : la conception de Le Play, p. 11
Laetitia Guerlain, La corporation vue par la science sociale leplaysienne : du rejet au modèle de société (1880-1939), p. 21
II. La corporation dans l’école durkheimienne
Mélanie Plouviez, Le projet durkheimien de réforme corporative : droit professionnel et protection des travailleurs, p. 57
Philippe Steiner, Mauss, les groupements professionnels et « l’atmosphère de don », p. 105
Claude Didry, Classe sociale contre groupement professionnel ? Le durkheimisme « scientifique » de Maurice Halbwachs, p. 123
III. Les juristes et les économistes face à la corporation
David Deroussin, L’idée corporative saisie par les jurisets : de la corporation au pluralisme juridique ?, p. 147
Alessio gagliardi, De la crise de l’État à l’État corporatif. Le corporatisme dans la réflexion des économistes et des juristes italiens, p. 187
IV. Les corporations entre politique et sciences sociales
Thomas Branthôme, Introduction à l’historiographie des corporations : une histoire polémique (1880-1945), p. 213
Alain Chatriot, Un débat politique incertain : le corporatisme dans la France des années 1930, p. 231
Jean-Pierre Le Crom, La défense du corporatisme intégral sous Vichy. Ses acteurs, leurs inspirations, leurs réalisations, p. 245
Note critique
Fabien Cardoni, Antoine Savoye, Compte rendu de : Alain Cottereau, Mokhtar Mohatar Marzok, Une famille andalouse. Ethnocomptabilité d’une économie invisible (Saint-Denis, Bouchêne, 2012), p. 263
Résumés, p. 269
Summaries, p. 275
Auteurs, p. 281
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BOOK: "Le travail en prison. Mise en perspective d’une problématique contemporaine", dir. by R. Eckert et J.-M. Tuffery-Andrieu (Strasbourg, 2015)


Le travail en prison. 
Mise en perspective d’une problématique contemporaine, dir. by R. Eckert et J.-M. Tuffery-Andrieu (Strasbourg, 2015)
all information hereLe travail des détenus, hier et aujourd’hui. Le travail en prison est, depuis plusieurs années, au coeur de l’actualité juridique. Ce volume propose pour la première fois en France une synthèse sur les fondements juridiques et historiques du travail en prison et ses enjeux contemporains. Le travail carcéral est ici analysé dans une perspective pluridisciplinaire et comparée, française comme internationale, par des spécialistes d’histoire du droit, de droit contemporain ou encore de sociologie historique. Initialement envisagé comme un moyen d’amendement moral du condamné, le travail en prison devient progressivement un instrument d’administration et de réinsertion du travailleur incarcéré. Les études ici réunies apportent un éclairage nouveau sur la question – droit applicable au travailleur incarcéré, rôle dans la réinsertion des détenus – afin de mieux comprendre les enjeux actuels du travail en détention. L’ouvrage entend contribuer à la réflexion des juristes et aider au travail du juge et du législateur de demain. Table of contents

  • Introduction – Raphaël Eckert et Jeanne-Marie Tuffery-Andrieu 
Première partie Les fondements historiques du travail en prison: approche pluridisciplinaire 
  • Claire Bouglé-Le Roux – Souvenirs de prison et utopie carcérale: oisiveté et travail derrière les barreaux, des Lumières à la Révolution française-
  • Jean-Christophe Gaven – Le travail en prison dans la pensée pénitentiariste du XIXe siècle
  • Fabrice Guilbaud – Entre normalisation et différenciation, le travail des détenus au XIXe siècle
Deuxième partie L’évolution du travail en prison au prisme des pratiques européenne et internationale 
  • Thomas Krause – Conceptions of penal labour in Germany – a historical overview
  • Annamaria Monti – L’expérience italienne au XIXe siècle. Entre pratique, débats doctrinaux et réformes législatives
  • Laurent Waelkens – Le travail en prison, l’expérience belge
  • Carole Chabanon – Les multiples fonctions du travail dans les prisons françaises et canadiennes au XIXe siècle
  • Estelle Rothweiler – Le travail des prisonniers de guerre français à bord des pontons sous le Premier Empire
  • Marta Peguera Poch – Le travail en prison à Nancy au XIXe siècle
  • Nina Deschamps – Le travail pénitentiaire à Nice au XIXe siècle
  • François-Xavier Gervasoni – Le travail dans le milieu carcéral doubien au XIXe siècle
Troisième partie L’actualité du travail en prison : mise en perspective contemporaine 
  • Philippe Auvergnon – Travail en prison et droits des détenus: questions d’hier et d’aujourd’hui
  • Léa Maulet – Les institutions européennes face au travail en prison
  • Alexandre Linden – Actualité jurisprudentielle du travail en prison
  • Alexandre Bouquet – Les enjeux contemporains du travail en prison
Authors
  • Raphaël Eckert et Jeanne-Marie Tuffery-Andrieu University of Strasbourg

 
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BOOK: Mamadou HEBIÉ, Territorial Sovereignty by Treaty. A Study of Agreements Between Colonial Powers and Local Political Entities [Publications de l'Institut universitaire des Hautes Études Internationales - Genève] (Paris: PUF, 2015), ISBN 978-2...

 (image source: lgdj.fr)
Madadou Hébié (Graduate Institute, Geneva) published Souveraineté territoriale par traité, a study on the agreements concluded between colonial powers and local political entities.
 
Abstract:
Sur plus de 700 pages finement travaillées, Mamadou Hébié décrit l'histoire des relations juridiques entre les puissances européennes et les entités politiques locales durant l'expansion coloniale. L'auteur a produit une contribution majeure à l'étude de l'établissement de la souveraineté territoriale, de l'histoire du droit international et du droit des traités. Si le sujet restait jusqu'alors obscur, les quelques travaux qui lui étaient consacrés laissaient transparaître des présupposés influencés par une conception ethnocentrique du droit et des relations internationales. Ce sont ces idées reçues sur le cadre juridique de la colonisation que ce livre amène à remettre en question.

Pour offrir ce voyage dans les coulisses de l'histoire, Mamadou Hébié a analysé des centaines de documents établis à partir du XVe siècle. Ce travail colossal dévoile l'importance des termes des accords conclus entre les représentants des puissances coloniales et les chefs locaux pour déterminer leurs effets juridiques et leur rôle dans le processus de l'expansion coloniale européenne. Évitant les jugements de valeur sur cette expansion, l'auteur démontre que les puissances coloniales reconnaissaient aux entités politiques locales la capacité de conclure des traités ainsi que leurs droits de souveraineté territoriale et de propriété. Ce faisant, il permet de sortir du slogan anticolonial facile et non étayé. En effet, on ne saurait parler de mauvaise foi des puissances coloniales, de non-respect de l'engagement pris, voire de la nullité ou de l'extinction des accords passés, sans avoir préalablement établi qu'il s'agissait d'accords régis par le droit international.

Préface de Marcelo G. Kohen.
Mamadou Hébié est lecturer au Geneva LL.M. in International Dispute Settlement et professeur invité à l'Université catholique de Lille. Titulaire du doctorat en droit international et du diplôme d'études avancées en relations internationales - spécialisation en droit international, de l'Institut de hautes études internationales et du développement, il est également diplômé de la Harvard Law School, de l'Académie de droit international de La Haye, de l'Institut international des droits de l'homme et de l'Académie de droit international humanitaire et de droits humains à Genève. Il a été conseiller de la République argentine dans l'affaire de l'ARA Libertad.

More information on the publisher's website.
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CALL FOR ABSTRACTS: World Congress of Roman and Comparative Law, "Contracts, Goods and Trade Market" (Valparaiso, 23-24 Jul 2015); DEADLINE 15 JUN 2015

(image source: Wikimedia Commons)
We were informed of the call for abstracts for the upcoming "World Congress of Roman and Comparative Law" in Valparaiso (Chile).

Each participant will have 20 minutes to give his communication. All proposals should relate to the main subject of the congress: “Contracts,goods and trade market”. Presentations can be given in Spanish, English, French, Italian, German or Portuguese.

The  following  publication  of  the  works  presented  to  the  Congress  will  be  subject  to  a  blind  refereeing process and to the editorial norms of the Revista de Estudios Histórico-Jurídicos (www.derecho.ucv.cl). The deadline to send the full text of the communications that wish to be included in the publication will be notified in due time
Proposals are expected by 15 June 2015.

More information on the conference website.
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CALL FOR ABSTRACTS: Law and Culture Conference (London, 10-11 Sep 2015); DEADLINE 30 JUN 2015

(image source: ukuniversitysearch.com)
We received a call for abstracts for the upcoming "Law and Culture" conference at St Mary's University (London).

Law and Culture Conference 2015: Change
10-11 September 2015, St Mary’s University, Twickenham, London

Law and culture are two significant forces in human life, both shaping and influencing the conduct of individuals, communities and societies, and the values they develop. The emergence of values and norms, of traditions and beliefs—of laws—is a chronological phenomenon, taking place through the evolution of history and the influential forces of the present. But these laws are not static: change is an on-going process: a restless development and dynamic interaction of legal, cultural, social, and human reality.

Beyond the multifaceted avenues of change that traverse the history of law and its relationship(s) with culture (changing laws, values and practices; the changing presence and visibility of law in mainstream society and culture; the changing presence of women and others in law; changes in the philosophical grounding of justice), there are also widespread changes afoot in the present of 2015. In Europe, for example, there is the possibility of enormous political change with general elections, with the ebb and flow of the corporate giant, and with the EU facing challenges that may result in its reconfiguration. Beyond politics, present life is also bringing fresh challenges for law and culture globally, such as: the increased use of technology in law and human life (including amongst other challenges the darknet, and the integration of our online and physical selves); the shifting authority of law’s cultural presence and its increasingly complex relationships with science, religion, and society; the challenges of globalisation and transnational crime; the blurring of the first, second and third world; the fluidity of values as our relationship with modernity becomes ever more strained.

The Law and Culture Conference 2015 will engage with this question of change: of how law and value have developed and changed in the cultures of the past; of how it might develop in the future; of the forces and changes acting and taking place in the cultures and societies around law today (locally, globally; nationally, transnationally); of how representations of law and justice in culture (television, film, literature, comics, newsmedia) might be evolving today, yesterday, tomorrow; of how law might respond to or encounter change or changing cultures, or challenges to its authority from other sources of value and justice; of how change might be effected within law, intentionally or otherwise, for good or for bad; of how law and culture could change one another, for better, for worse, or for something else…

These are but indicative examples of the on-going process of change, all of which require fresh perspectives to decipher and understand its significance for law, and for law’s place in contemporary culture. Such questioning also provides new opportunities to visualise and explore the frontiers and changing dynamics of law and culture. Submissions are thus sought from all areas of law and cultural legal studies, engaging in some way with this broad and open question of ‘change’.

Please submit (abstract 300 words plus 3 keywords) by email, no later than 30 June 2015

The organisers are happy to discuss potential ideas in advance of submission.

Organisers’ contact details:
•         judith.bourne@stmarys.ac.uk
•         thomas.giddens@stmarys.ac.uk
•         mark.mackarel@stmarys.ac.uk
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BOOK: "La justice en questions", by Gérard Guyon

Gérard Guyon, "La justice en questions",Recueil d’articles all information here:
http://www.lcdpu.fr
http://www.pulim.unilim.fr 
L'originalité de cet ouvrage traitant de la justice et de son histoire, en Europe et particulièrement en France, jusqu'à l'époque contemporaine, tient à un fil conducteur qui ne sépare pas le droit pénal de la religion. Au point de le faire dépendre des dogmes et même des règles canoniques. S'appuyant sur des sources variées, littéraires et juridiques, il montre que jusqu'au xviiie siècle, la justice criminelle trouve ses raisons, ses moyens et son but dans une utopie religieuse chrétienne qui lui confère une autorité incontestable. La procédure s'inscrit dans une démarche probatoire où la Vérité prend la forme de l'aveu de la culpabilité aboutissant à la juste punition de la faute. Délégataires de leur souverain, les juges doivent avant tout rendre des comptes à Dieu qui confirmera ou infirmera leurs arrêts. Donnant ainsi sa signification ultime à l'éternité des peines. Ce qui inclut la peine de mort. Le temps de la justice pénale s'est inscrit, depuis l'aube de la civilisation, dans une sphère religieuse devenue l'objet même de l'histoire judiciaire en dépit de ses efforts pour s'en extraire définitivement.

Sommaire

1 Justice et miséricorde dans la Règle de Saint Benoît – le regard de l’historien du droit
2 Utopie religieuse et procès pénal : l’héritage historique
3 La justice pénale dans le théâtre religieux du xive siècle : les Miracles de Notre-Dame par personnage
4 La torture et les clercs. Notes sur une exception à la règle ‘irregularitas ex defectu lenitatis’
5 À propos du sens pénal de la conception anthropo­morphique de l’offense à Dieu dans le christianisme »,
6 La religiosité en question : vérité de la foi et procès pénal médiéval
7 La victime propitiatoire : question sur un héritage chrétien et sa valeur pénale
8 De la chasse et des clercs au Moyen Âge
9 Doctrines et pratiques répressives de la sexualité – autour de quelques arrêts du Parlement de Bordeaux au xvie siècle
10 L’information criminelle et la détention avant jugement du Moyen Âge au xviiie siècle
11 Proximité des procédures et proximité des peines dans la justice pénale de l’ancien droit
12 Saint Vincent de Paul et l’internement des mineurs au xviie siècle
13 Violence et droit, quelques leçons de l’histoire
14 L’utopie et l’imaginaire juridique
15 La torture et le droit
16 La Révolution Française : de l’utopie pénale à la démonstration totalitaire

L’auteur

Gérard Guyon, professeur émérite à l’Université Montesquieu de Bordeaux, invité dans des universités étrangères (Allemagne, Espagne, Italie), est historien des institutions et des idées politiques. Outre ses travaux sur le droit bordelais, il est l’auteur de nombreuses publications dans des livres et des revues savantes qui traitent principalement du rôle du christianisme dans les fondations du droit occidental.

Il a publié dans la même collection Le droit bordelais dans tous ses états. Les anciennes coutumes, Les juristes et la justice, Les institutions de l’Eglise locale. Recueil d’articles (CIAJ n° 31) ainsi que des articles dans Le pardon (CIAJ n° 3), La culpabilité (CIAJ n° 6), Procéder. Pas d’action pas de droit ou pas de droit pasd’action ? (CIAJ n° 13), La victime. I. Définitions et statut (CIAJ n° 19), L’offense. Du « torrent de boue » à l’offense au chef de l’Etat (CIAJ n° 26), La religiosité du droit (CIAJ n° 35).
430 pages ISBN : 978-2-84287-645-6 32 €


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WORKSHOP: Mapping Law Globally

Juris Diversitas - Tue, 05/05/2015 - 06:47
Half Day Workshop: 'Mapping Law Globally'13 May 2015 - 3:00 - 6:30pm
Room 313, Law Building, School of Law, Queen Mary University of London,Mile End Road, London E1 4NS
Hosted by the Centre for Law and Society in a Global Context (CLSGC). 
This seminar considers the spatial dimensions of legal processes and the (dis)orderly aspects of geographical processes as we discuss land title registration systems, the world’s first factory and public billboards.  By participating in this conversation between geography and law, we hope for further critical consideration of the racist effects of liquefying land, the different legal mechanisms of industrial place-making, and the role of judicial ‘space-talk’ in constituting public spheres.   
Chair
Dr Ruth Fletcher, Queen Mary University of London
Programme
3-4pm: Making Land Liquid: Race, Time and Title Registration

Author: Sarah Keenan, Birkbeck University of London
Commentator: Simon Reid-Henry, Queen Mary University of LondonDiscussion
4-5pm: How does law make place? Localisation, translocalisation and thing-law at the world’s first factory

Author: Luke Bennett, Sheffield Hallam University
Commentator: Miles Ogborn, Queen Mary University of LondonDiscussion
5-6pm: Freedom of Expression and Spatial (Imaginations of) Justice

Author: Antonia Layard, University of Bristol
Commentator: TBC
Discussion
6-6.30pm: General Discussion
Abstracts

Keenan, Making Land Liquid: Race, Time and Title Registration
In this paper I explore the temporalities of land title registration systems, and the racist effects of those systems.  Legal and commercial systems that require land titles to be registered produce definitive archival memories that wipe out historically created entitlements to land that are unregistered and/or unregisterable.  As a range of authors have noted, title registration systems are an important mechanism in turning land into a liquid asset, (Harris 2010: 263, de Soto 2000, Pasternak 2014).  Historically, land title registration systems have been an important tool in the legal displacement and criminalisation of indigenous people in settler colonies.  More recently, the registration of mortgage titles in the USA, through “MERS”, the corporate Mortgage Electronic Registration System which currently holds the legal title to 60% of American mortgages, has been instrumental in facilitating the trade of sub-prime mortgages, which have disproportionately resulted in the evictions of black families from their homes (Chakravartty and Ferreira da Silva 2012).  Drawing on Ruthie Wilson Gilmore (2007), I argue that registration of title systems are racist because they produce patterns of displacement and criminalisation that make particular groups vulnerable to premature death.  
Bennett, How does law make place? Localisation, translocalisation and thing-law at the world’s first factory
This paper explores how law is implicated in the formation of place, and how place in turn can shape law. It is an empirical explication of Latour’s call for researchers to study the global through its local instantiations, and thus to seek to show how:  “the world is … brought inside … places and then, after having been transformed there … pumped back out of [their] narrow walls” (Latour 2005: 179, italics in original). In pursuit of this the paper presents a case study focussed around the creation and circulation of a new form of place in the late eighteenth century, the industrial scale cotton mill. The study centres around the interplay of law and material formations at one originating site, Sir Richard Arkwright’s Cromford Mills in Derbyshire. It shows how a diverse range of legal elements ranging across patent law, the Calico Acts and ancient local Derbyshire lead mining laws all helped to shape that place-form, its proliferation across the United Kingdom, and ultimately farther afield. In doing so the paper conceptualises processes of localisation, translocalisation and thing-law by which the abstractions of both place-forms and law elements become activated through their pragmatic local emplacement. Whilst the case study concerns 200 year old place-making machinations, many of the spatio-legal articulations of Arkwright and his opponents have a surprisingly modern feel about them. The paper therefore advocates the benefits of a longitudinal, historical approach to the study of place-making, and in particular, calls for a greater attentiveness in contemporary legal geography to law’s role in business-place formation and its use by site managers.  
Layard, Freedom of Expression and Spatial (Imaginations of) Justice

For legal geographers, it seems to be common sense to say that justice has a spatial context, that there is such a thing as – or a series of relations of – spatial justice. Similarly, for legal geographers it is assumed that the social, the spatial and the legal are co-constituted, none is a background to another: there is constant, processual reflexivity. Taking these two positions as starting points, the paper identifies how courts produce spatial justice, drawing on a case study, the decision by the European Court of Human Rights, Rael v Switzerland (2012). It identifies three key techniques: the use of splices, “space talk” (and its absence) and the use of differing legal-spatial imaginaries. In exploring how these techniques are used, it considers two places or sites: first, the billboard and public street where the poster was displayed and secondly, drawing on the work of Habermas and Arendt, the European public sphere itself.
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CONFERENCE ANNOUNCEMENT: Brussels Global Law Week

Juris Diversitas - Tue, 05/05/2015 - 06:06
From 18 to 22 May 2015, the Perelman Centre will run the first edition of the Brussels Global Law Week. After the New York Global Law Week (2011) and the London Global Law Summit held in February 2015, the capital of Europe is ready to launch its own forum on the globalization of law. Reuniting theory and practice, the Brussels Global Law Week will be an annual forum open to academics, researchers, students, NGOs, legal practitioners, regulators and decision-makers to discuss issues of law & globalization. Each year, special attention will be drawn to both research in global and transnational legal theory and practical issues in specific sectors. In 2015, special focus will be given to the regulation of global finance.
  Here you can find the program.
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NOTICE: "The Languages of Early Medieval Charters: Anglo-Saxon England and Eastern Francia, c.700–c.1100"


The Languages of Early Medieval Charters: Anglo-Saxon England and Eastern Francia, c.700–c.1100all information here
Project team: 
'The Languages of Early Medieval Charters' is a project which began in late 2014 at the University of the Basque Country, in the Departamento de Historia Medieval, Moderna y de América, Vitoria-Gasteiz, Spain. It is funded by the Spanish Ministerio de Economía y Competitividad (HAR2014-51484-ERC) and the Universidad del País Vasco UPV/EHU.Our research investigates the roles of language in the production and subsequent use of legal documents, or charters, in the early Middle Ages (c.700–c.1100). In particular, the project examines the relationship between Latin and the vernacular in these records. Charters from Anglo-Saxon England offer remarkable evidence for exploring this topic, as they contain Old English alongside the Latin. In comparison, charters from eastern Francia (an area roughly spanning the Rhineland, Switzerland and Bavaria) – which was non-Romance-speaking, like Anglo-Saxon England – were almost always written in Latin, never developing the bilingualism which characterises the Anglo-Saxon material. These linguistic features have largely been taken for granted. Taking our cue from recent work on sociolinguistics, historical linguistics, the interaction between oral and literary cultures, and the uses of the written word, we shall assess comparatively the appearance of vernacular language in Anglo-Saxon and Frankish charters in order to better understand the social, cultural and linguistic history of the early Middle Ages.
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JOURNAL: PoLAR: Political and Legal Anthropology Review (May 2015, Volume 38, Issue 1)

VOLUME 38, ISSUE 1Editors’ Introduction (pages 1–2)John Conley and Justin B. Richland
"This is our final issue as co-editors. We will be succeeded in the summer by Heath Cabot and Will Garriott. As we leave, we want to emphasize how much we’ve enjoyed editing your journal. We want to express our gratitude to the many people who make PoLAR possible. A few words about the current issue: it features a Symposium organized by Melissa Demian, entitled ‘Internationalizing Custom and Localizing Law.’ As Demian writes in her Introduction, it is ‘an endeavor to re-evaluate and update what may at first blush appear to be a thoroughly old-fashioned or folkloristic set of ideas for anthropologists: the concept of custom, particularly as it is deployed in relation to the concept of law.’ As Demian explains in that Introduction, the articles explore the complexities and ironies suggested by the Symposium title."


SYMPOSIUM ON INTERNATIONALIZING CUSTOM AND LOCALIZING LAWIntroduction: Internationalizing Custom and Localizing Law (pages 3–8)Melissa Demian
When the State Tries to See Like a Family: Cultural Pluralism and the Family Group Conference in New Zealand (pages 9–29)Amy J. Cohen and Ilana Gershon
Ordering Legal Plurality: Allocating Jurisdiction in State and Tribal Courts in Wisconsin (pages 30–52)Larry Nesper
Customizations of Law: Courts of Elders (Aksakal Courts) in Rural and Urban Kyrgyzstan (pages 53–71)Judith Beyer
Refracting Custom in Western Sahara’s Quest for Statehood (pages 72–90)Alice Wilson
Dislocating Custom (pages 91–107)Melissa Demian
ARTICLES
“A Logic of Camps”: French Antiracism as Competitive Nationalism (pages 108–128)Riaz Tejani
Toward an Anthropology of War Propaganda (pages 129–146)Jordan Kiper
The Land Question in Amazonia: Cadastral Knowledge and Ignorance in Brazil’s Tenure Regularization Program (pages 147–167)Jeremy M. Campbell
REVIEW ESSAYPartial Wars (pages 168–178)
Keith Brown
BOOK REVIEWSWhere the River Ends: Contested Indigeneity in the Mexican Colorado Delta by Shaylih Muehlmann (Durham, NC: Duke University Press 2013) (pages 179–181)Stephanie C. Kane
The Make-Believe Space: Affective Geography in a Postwar Polity by Yael Navaro-Yashin (Durham, NC: Duke University Press, 2012) (pages 181–183)Kabir Tambar
The State and the Social: State Formation in Botswana and its Precolonial and Colonial Genealogies by Ørnulf Gulbrandsen (New York and Oxford: Berghahn Books, 2012) (pages 183–185)Blair Rutherford
Building Fortress Europe: The Polish-Ukrainian Frontier by Karolina S. Follis (Philadelphia: University of Pennsylvania Press, 2012) (pages 185–187)Madeleine Reeves
Balkan Smoke: Tobacco and the Making of Modern Bulgaria by Mary C. Neuburger (Ithaca, NY: Cornell University Press, 2012) (pages 187–189)Peter Benson
Markets of Sorrow, Labors of Faith: New Orleans in the Wake of Katrina by Vincanne Adams (Durham, NC: Duke University Press, 2013) (pages 189–190)Greg Beckett
Barrio Libre: Criminalizing States and Delinquent Refusals by Gilberto Rosas (Durham, NC: Duke University Press, 2012) (pages 191–192)Connie McGuire
Resources for Reform: Oil and Neoliberalism in Argentina by Elana Shever (Stanford, CA: Stanford University Press, 2012) (pages 192–195)Omolade Adunbi
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POSITION: Two PhD / Post-doctoral Positions in the field of late medieval/early modern history, legal history or ecclesiastical history at Max Planck Institute (Frankfurt, July 1, 2015, or later)


WHAT Two PhD / Post-doctoral Positions in the field of late medieval/early modern history, legal history or ecclesiastical history, 3-year contracts, call for positions
WHEN starting July 1, 2015, or later 
WHERE Max Planck Institute for European Legal History, Frankfurt
all information heredeadline May 15 2015
Research project
A Collaborative Research Centre / CRC (‘Sonderforschungsbereich’ / ‘SFB’ in German) is an institution established at German universities for a period of up to twelve years that enables researchers to pursue an outstanding research programme, crossing the boundaries of disciplines, institutes and faculties. Financed by the Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG), it facilitates scientifically ambitious, complex, long-term research by concentrating and coordinating the resources available at a university.

The CRC 1095 ‘Discourses of Weakness and Resource Regimes’ at the Goethe University, Frankfurt am Main, employs a transepochal and comparative approach in order to deal with the question of how discourses of weakness had an impact on the use of resources. These discourses can be observed in the history of all cultures at all times. Changes in the use of both material and immaterial resources constitute a special and important aspect of processes of historical transformation which will be addressed by historians, historians of science, anthropologists, philosophers, sinologists and legal historians within the framework of the new CRC 1095.

CRC sub-project C 01 ‘Knowledge of the pragmatici. Presence and significance of pragmatic normative literature in Ibero-America in the late 16th and early 17th century’, led by Prof. Dr. Thomas Duve, reflects upon the significance of normative texts which addressed themselves primarily to practitioners – especially those who would nowadays be seen as part of moral theology or confessional literature. The respective texts were ‘weak’ insofar as they lacked theoretical complexity compared to erudite treatises; they were ‘strong’, however, in terms of pragmatic usefulness because they offered the reader adaptable bases of normative knowledge. There are some indications that these resources helped to establish, even minimally, conceptions of normative order in early modern empires such as the Spanish one. It is the objective of the sub-project to bring to light not only the practical significance but also the intellectual weight of a literary genre which has received little attention for a long time. Characteristic of this genre are condensation processes which might constitute a considerable achievement in abstraction.
Job description
In this context, the position holders are expected to research on one of the two following subjects: 

I. Martín de Azpilcueta’s Manual for Confessors and the phenomenon of epitomization
The subject of the first research project are processes of condensation and, possibly, abstraction of canonistic or moral theological knowledge, which was already available in copious works. These processes of epitomization are to be analyzed with regard to a confession manual written by Martín de Azpilcueta (1492-1586), an important canon lawyer and moral theologian. His manual was published in 1552 in Portuguese, 1553 in Spanish and received, in a brief period, multiple editions and translations (1573 into Latin). It was one of the most influential works of moral theology in the late 16th and early 17th centuries, a ‘bestseller’ in the book trade with the New World – and itself subject to various processes of adaptation. The research project on Azpilcueta’s Manual for Confessors, in sum, should focus on the question how learned knowledge was condensed and transformed into a work of pragmatic literature.

II. The Third Provincial Council of Mexico (1585) and the elaboration of a Manual for Confessors
In a second study, a researcher is to investigate how the need for normative action which arose from a concrete historical situation found expression in a Mexican confession manual of the late 16th century. The research will be based on the recent edition of the Directorio de confesores y penitentes elaborated at the Third Provincial Council of Mexico (1585). The conciliar decrees which have also been published, show that the council fathers regarded the confession manual as an essential medium for translating their discussions. In brief, the research project will focus on the question how reflections on moral theology and canon law discussed during the provincial council were incorporated into such a pragmatic work. – In exceptional cases it is possible to answer the questions outlined above on the basis of the Third Provincial Council of Lima (1582-83) and its catechetic literature.

Qualification 
The applicants must hold a university degree, preferably in one of the following disciplines: law, canon law, theology, history or philology. Language skills must include English as well as Latin (project I) or Spanish (project II). Moreover, researchers who do not speak German, are expected to learn it during their stay in Frankfurt. Furthermore, participation in the collective activities of the CRC is mandatory.

Both doctoral and post-doctoral researchers can apply for the above mentioned positions. As regards doctoral students the PhD can be granted by the Goethe University Frankfurt am Main, if the applicants fulfill the necessary requirements. However, candidates who wish to obtain their PhD from another university will also be admitted. Doctoral students will be given the opportunity to familiarize with their research topic.

The selected candidates will be working at the Max-Planck-Institute for European Legal History in Frankfurt am Main and will be integrated into the respective research fields of the Institute.
Application Process
Applications should contain a CV, copies of the relevant university certificates, a letter of motivation, the copy of a short research text written by the candidate (e.g. a seminar paper or a published article), and, if applicable, a list of publications and letters of recommendation.

Candidates who would like to apply for a post-doctoral position, are additionally invited to submit a five-page outline of their research design for project I or project II, respectively (including a short bibliography).

The applicants must clearly indicate whether the application is for a PhD position or a post-doctoral position, and whether (or not) – in the case of doctoral students – the candidate is already participating in a PhD program.

The postgraduate remuneration is governed by the German Collective Agreement for the Public Sector (TVöD) EG 13 (65 %) and currently amounts to 2,268.25 Euro gross. In case of a postdoc-contract, the remuneration (E13) will be increased to 100% and currently amounts to 3.489,62 Euro gross. In both cases, the working time consists of 39 hours per week.

The Max-Planck Society is committed to increase the number of individuals with disabilities in its workforce and therefore encourages applications from these persons.

The Max Planck Society seeks to increase the number of women in those areas where they are underrepresented and therefore explicitly encourages women to apply.
Kontakt
Inquiries about the research program ‘Knowledge of the pragmatici’ can be directed to
Otto Danwerth (danwerth@rg.mpg.de).

More information about the research project:
Knowledge of the pragmatici ( http://www.rg.mpg.de/research/knowledge_of_the_pragmatici )
Schwächediskurse und Ressourcenregime ( http://www.geschichte.uni-frankfurt.de/53831812 )

We look forward to receiving your comprehensive online application by 15.05.2015 following the below mentioned link:

Online application

You may print the job advert using this link. 
Categories: Comparative Law News

POSITION: Six Doctoral Students at Max Planck Institute (Frankfurt, October 1 2015)


WHAT Six doctoral students, call for positions
WHEN from October 1 2015 or as soon as possible thereafter 
WHERE Max Planck Institute for European Legal History, Frankfurt
all information heredeadline June 12 2015
for the following research fields in the department of Professor Stefan Vogenauer:
(1) Legal Transfer in the Common Law World;
(2) Legal History of the European Union
 
Your tasks
You will develop, co-ordinate and pursue a doctoral project in one of the two research fields. Your doctoral thesis will turn on
(1) the development of rules, principles, doctrines and institutions of English law outside England, for example in selected jurisdictions of the British Empire; or
(2) the legal history of selected areas of EU law, particularly in their interaction with the legal sys-tems of the member states.
You will publish your findings and actively participate in the research activities of the Institute under the guidance of Professor Vogenauer.
Your profile
You hold a first class degree in law, the humanities or the social sciences. You work independently, are fully proficient in the English language and willing to learn German if necessary.
Our offer
We offer an attractive and international work environment with an unparalleled research infrastructure and a good working atmosphere. Payment and social benefits are based on the German Civil Service Collective Agreement (TVÖD). Depending on your qualification, the annual salary before tax will amount to EUR 28,470 (EG13 band 1, 65%). The job is a full time position (currently 39 hours per week). The position is a fixed-term appointment for three years, with the possibility of renewal for a further year in exceptional circumstances.

The Max Planck Society is committed to increasing the number of individuals with severe disabilities in its workforce and therefore encourages applications from such persons.

The Max Planck Society seeks to increase the number of women in those areas where they are un-derrepresented and therefore explicitly encourages women to apply.

Application procedure
You will be asked to submit the following documents:
1. Personal Statement:
- Cover letter with reference to your research proposal and an explanation as to how your profile matches the selection criteria
- Names and addresses (postal and electronic) of two scholars who have agreed to pro-vide a reference for you
2. CV: 
- Detailed CV
- List of publications
3. Other Documents:
- Research proposal (up to five pages)
- Transcripts
- A sample of writing of some 20 pages length (seminar paper, journal article, book chap-ters etc)

Please provide your referees with all the documents that you submit for your application and ask them to send their references direct to jobs@rg.mpg.de by the closing date of 12 June 2015. References may only be submitted by email. They do not have to be signed as long as they are emailed from the official mail address of the referee. Strong applicants will be invited for an interview.
Contact
Informal enquiries as to the substance of the research fields may be directed to Professor Stefan Vogenauer (vogenauer@rg.mpg.de).

Questions as to the terms and conditions of employment may be directed to Ms Sabrina Penczynski (jobs@rg.mpg.de).

Your application must be submitted online via the followed link by the closing date of 12 June 2015:
Categories: Comparative Law News

POSITION: Five Postdoctoral Research Associates at Max Planck Institute (Frankfurt, October 1 2015)


WHAT Five Postdoctoral Research Associates, call for positions
WHEN from October 1 2015 or as soon as possible thereafter 
WHERE Max Planck Institute for European Legal History, Frankfurt
all information here
deadline June 12 2015
for the following research fields in the department of Professor Stefan Vogenauer:
(1) Legal Transfer in the Common Law World;
(2) Legal History of the European Union
 
Your tasksYou will develop, co-ordinate and pursue an independent project in one of the two research fields. Your research will turn on
(1) the development of rules, principles, doctrines and institutions of English law outside England, for example in selected jurisdictions of the British Empire; or
(2) the legal history of selected areas of EU law, particularly in their interaction with the legal sys-tems of the member states.
You will publish your findings and actively participate in the research activities of the Institute under the guidance of Professor Vogenauer.

Your profileYou hold a first class degree in law, the humanities or the social sciences and you produced an outstanding doctoral thesis or an equivalent portfolio of publications in a similar subject. Your CV shows the potential to produce outstanding research at an internationally advanced level. You work independently, are fully proficient in the English language and willing to learn German if necessary.Our offer

Activities in the position are varied and challenging. We offer an attractive and international work environment with an unparalleled research infrastructure and a good working atmosphere. The job is a full time position (currently 39 hours per week). As a general rule, it may be shared. Payment and social benefits are based on the German Civil Service Collective Agreement (TVÖD). Depending on your qualification, the annual salary before tax will be on a scale from EUR 43,000 (E 13 band 1) to EUR 55,900 (E14 band 3). The position is a fixed-term appointment for three years in the first instance, with the possibility of renewal for a further fixed-term period subject to satisfactory performance and the requirements of the 2007 Act on Academic Fixed-term Contracts (Wissenschaftszeitvertragsgesetz).

The Max Planck Society is committed to increasing the number of individuals with severe disabilities in its workforce and therefore encourages applications from such persons.

The Max Planck Society seeks to increase the number of women in those areas where they are un-derrepresented and therefore explicitly encourages women to apply.

Application procedure
You will be asked to submit the following documents: 
1. Personal Statement:
- Cover letter with reference to your research proposal and an explanation as to how your profile matches the selection criteria
- Names and addresses (postal and electronic) of three scholars who have agreed to pro-vide a reference for you
2. CV: 
- Detailed CV
- List of publications
3. Other Documents:
- Research proposal (up to five pages)
- Transcripts
- Two of your publications of some 20 pages length each (journal articles, book chapters etc)
Please provide your referees with all the documents that you submit for your application and ask them to send their references direct to jobs@rg.mpg.de by the closing date of 12 June 2015. References may only be submitted by email. They do not have to be signed as long as they are emailed from the official mail address of the referee. Strong applicants will be invited for an interview.Contact
Informal enquiries as to the substance of the research fields may be directed to Professor Stefan Vogenauer (vogenauer@rg.mpg.de). 
Categories: Comparative Law News

SEMINAR: "Remarques sur les fondements d’une histoire normative de l’intériorité et de la subjectivité" (Paris, May 6 2015)

 
WHAT Remarques sur les fondements  d’une histoire normative de l’intériorité et de la subjectivité, Seminar Droit, conscience, subjectivité : approches casuistiques
WHEN May, 6 2015 h 11:00-13:00
WHERE Cenj- Centre d'Etudes des Normes Juridiques Jan Thomas, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, salle 10, 105 bd. Raspail, Paris
Speakers
Arnaud FOSSIER, maître de conférences à l'Université de BourgogneClément LENOBLE, chargé de recherche au CNRSPaolo NAPOLI, directeur d'études à l'EHESSJulien THERY, professeur à l'Université Paul-Valéry (Montpellier-III)
Categories: Comparative Law News

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