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DISE Statement on the Proposed Charter of Québec Values

Published: 25 Sep 2013

English

The Department of Integrated Studies at McGill University deplores the notion of legislation that reduces freedom of expression within Québec.

We believe that an individual’s expression of religious belief must be protected, and that this expression does not compromise nor threaten the neutrality and secular nature of the state. That neutrality is best preserved when public employees reflect the diversity of the public they serve.

We believe the proposed law has the potential to disadvantage women disproportionately by forcing those affected to choose between their beliefs and their employment. We reject the argument that dressing in a manner that reflects personal beliefs is oppressive.

As educators who prepare teachers for the schools of Québec, and who have collective experience with thousands of students and hundreds of schools, we are unaware of any instances where signs of an individual’s religious belief has affected that person’s effectiveness or responsibility as a public servant and a teacher. We believe that one of the key responsibilities of educators is to inculcate respect for diversity, not least by representing diverse communities and perspectives in their professional identities.

As academics working in a global context and as proud residents of Québec, we believe that this proposed legislation will sully the good reputation of our Province and its universities. The core principles of academia include critical reasoning, building common understanding across difference, and learning from each other; the proposed legislation does not recognise any of these.

We view the proposed legislation and the perspectives that underpin it as deeply flawed, and call on the Premiere Ministre to abandon its introduction.

Français

Le Département d'études intégrées de l'Université McGill déplore la notion de législation qui réduit la liberté d'expression au Québec.

Nous croyons que l'expression d'un individu de sa croyance religieuse doit être protégée, et que cette expression ne compromet ni menace la neutralité et le caractère laïc de l'État. Que la neutralité est mieux préservée lorsque les employés publics reflètent la diversité de la population qu'ils servent.

Nous croyons que le projet de loi a le potentiel de désavantager les femmes de manière disproportionnée en forçant les personnes concernées à choisir entre leurs croyances et leur emploi. Nous rejetons l'argument selon lequel s'habiller d'une manière qui reflète des convictions personnelles est oppressante.

Comme éducateurs qui préparent les enseignants pour les écoles du Québec et qui ont une expérience collective avec des milliers d'étudiants et des centaines d'écoles, nous ne sommes au courant d'aucun cas où des signes de croyance religieuse d'un individu ont affecté l'efficacité ou la responsabilité de cette personne en tant que fonctionnaire et enseignant. Nous croyons que l'une des principales responsabilités des éducateurs est d'inculquer le respect de la diversité, notamment en représentant les diverses communautés et les perspectives de leurs identités professionnelles.

Comme universitaires travaillant dans un contexte mondial et en tant que fiers résidents du Québec, nous croyons que ce projet de loi va entacher la bonne réputation de notre province et de ses universités. Nous tenons à vous rappeler que les principes fondamentaux du monde universitaire qui comprennent entre autres la mise en oeuvre d’un raisonnement critique, la recherche d’une compréhension commune à travers les différences ainsi que l’apprentissage à l’aide des uns et des autres, sont incompatibles avec le projet de loi, qui ne reconnaît aucun de ces éléments.

Nous considérons que le projet de loi et les perspectives qui le sous-tendent sont profondément inadéquats, et nous demandons à la Première Ministre d’abandonner l’introduction de ce projet de loi.

Source Site: /dise