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Lettres québécoises

On n’a qu’à parcourir la liste des « nouvelles voix qui secouent le roman québécois », publiée par la revue L’actualité en janvier 2011, pour constater la place importante qu’occupent les romanciers formés à McGill ou qui y enseignent. Dans ce cas-ci, près du quart des 35 auteurs recensés ont une affiliation mcgilloise.

Parmi eux, Olivia Tapiero, étudiante au baccalauréat à McGill qui, en 2009, qui a fait une entrée remarquée dans le monde littéraire en remportant, à 19 ans, le prix Robert-Cliche du premier roman avec Les murs. 2009 fut d’ailleurs une année particulièrement faste puisque trois diplômées de McGill se sont retrouvées finalistes dans la catégorie roman/nouvelles des Prix du Gouverneur général : Nadine Bismuth pour Êtes-vous mariée à un psychopathe?, Dominique Fortier pour Du bon usage des étoiles et Julie Mazzieri, l’éventuelle lauréate avec Le Discours sur la tombe de l’idiot.

« Il y a un dynamisme dans notre département qui s’est particulièrement illustré au cours des vingt dernières années », souligne François Ricard, qui enseigne au Département de langue et littérature françaises (DLLF) de McGill depuis 40 ans et a lui-même accumulé les honneurs au fil des ans, dont le prestigieux Prix Killam du Conseil des Arts du Canada, en 2009.

Comptant parmi ses piliers des figures marquantes du monde des lettres québécois telles que François Ricard, le romancier Yvon Rivard et l’historien Yvan Lamonde, il n’est pas étonnant que le DLLF soit devenu une véritable pépinière de romanciers, d’essayistes ou d’éditeurs. Parmi les auteurs à surveiller, notons aussi les noms de Myriam Beaudoin, diplômée de McGill, Éric Dupont, enseignant au Centre d’éducation permanente de McGill, et Alain Farah, dont le premier roman, Matamore no 29, a été décrit par Le Monde comme « aussi audacieux que déconcertant ».

Alain Farah dirige à McGill le programme de création littéraire, créé en 1985 par Yvon Rivard et incontestablement un important élément catalyseur du développement du DLLF. Yvon Rivard a eu une influence déterminante sur de nombreux romanciers et demeure le mentor de plusieurs de ses anciens étudiants. « Ils deviennent un peu comme mes enfants. Je me sens lié à eux », lance-t-il.

Mélanie Vincelette est l’une d’entre eux. L’auteure de Crimes horticoles, roman qui lui a valu le prix Anne-Hébert en 2007, a fondé la maison d’édition Marchand de feuilles en 2001, alors qu’elle était toujours étudiante à McGill. « Lorsqu’on aime les lettres, nos rêves nous semblent inatteignables, souligne-t-elle. Yvon Rivard nous donne la foi. Il nous dit que si l’on veut quelque chose dans la vie, il nous est possible de l’obtenir! »

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