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Un véritable incubateur de créativité

Initiative conjointe de l’Université McGill et de l’École de technologie supérieure (ÉTS), le QI vise à revitaliser les quartiers Griffintown, Saint-Henri et Pointe-Saint- Charles. À la fois commercial et résidentiel, ce secteur du sud-ouest de Montréal deviendra un cadre privilégié intégrant avec harmonie une foule d’activités : enseignement universitaire, création artistique d’avantgarde, développement d’entreprises, stages pour étudiants et conception de technologies de pointe. On y trouvera des entrepreneurs visionnaires, des organismes sans but lucratif, des groupes communautaires, des lieux de services aux citoyens et des entreprises bien établies, petites et grandes.

Ce sera un laboratoire vivant où la science et la technologie seront accessibles au public, propice à l’élaboration d’un nouveau modèle de vie en société qui permettra de trouver des solutions aux problèmes urbains tout en renforçant les partenariats communautaires.

Toutes ces activités peuvent paraître disparates lorsqu’on s’attarde à leur objet, mais si on s’intéresse à l’esprit qui les anime, on trouvera un dénominateur commun : l’innovation. Sous cet angle, favoriser l’émulation entre entrepreneurs en émergence, étudiants et artistes d’avantgarde devient extrêmement stimulant. « Le QI, il faut le voir comme un écosystème conçu pour nourrir la créativité. Il s’agit en quelque sorte d’une vision holistique du développement urbain qui tranche avec l’approche traditionnelle du développement économique axé sur les secteurs d’activité », affirme le professeur de neurologie, Phil Barker, qui a dirigé le comité de planification interne initial du QI. « Nous voulons donner vie à un projet qui fera la promotion de l’innovation technologique, mais également de l’innovation en développement social, culturel, éducatif et urbain, et, pour ce faire, nous consultons une foule de partenaires, car la première caractéristique de ce projet est d’être inclusif. »

Des chercheurs de l’Institut d’études canadiennes et du Département d’histoire de l’art et d’études en communications de McGill ont réalisé des entrevues avec divers intervenants qui habitent et travaillent à proximité – artistes, propriétaires de cafés et dirigeants communautaires – afin de savoir quelles activités sont en cours et de comprendre leurs attentes et leurs préoccupations. L’équipe du QI a également effectué une analyse comparative des meilleures pratiques qui ont permis aux quartiers de l’innovation ailleurs dans le monde de réaliser leur plein potentiel à titre d’incubateurs de créativité. Des représentants de plusieurs de ces quartiers – dont GIANT, à Grenoble, 22@Barcelona, et Corridor Manchester, au Royaume-Uni – se sont réunis à Montréal en octobre 2012 dans le cadre d’un sommet sur l’innovation.

De concert avec la collectivité, McGill et l’ÉTS mettent en commun leurs ressources humaines et intellectuelles afin de créer ce que Raphaël Fischler, professeur à l’École d’urbanisme de McGill et conseiller auprès du QI, appelle « un croisement entre deux types de quartiers de l’innovation observés dans le monde : les quartiers à vocation technologique – campus, entreprises, parcs de haute technologie publics – et les ecosystems biologiques, créatifs et non planifiés de type Mile-End qui voient le jour lorsque des jeunes unissent leurs efforts pour accéder à des logements abordables.

Nous voulons préserver les communautés créatives et contribuer à leur essor ». « Le QI portera les valeurs fondamentales de l’Université McGill », ajoute la docteure Rose Goldstein, vice-principale (recherche et relations internationales), « notamment la quête d’innovation et de partenariats, l’engagement envers le développement durable, la collaboration interdisciplinaire et la conviction selon laquelle les universités ont la responsabilité de redonner à leur communauté et d’y jouer un rôle actif ».

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