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Nord québécois : immensité et complexite

Le Québec est si vaste qu’il peut contenir à la fois la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande. Toutefois, la grande majorité de ses habitants sont établis sur une mince bande de territoire, le long du fleuve Saint-Laurent. Quelque 43 000 Québécois seulement ont élu domicile dans les magnifiques étendues nordiques. Au cours du siècle dernier, l’Université McGill a noué de solides relations avec le Nord du Québec. Qu’il s’agisse d’offrir des soins de santé de qualité aux collectivités éloignées ou d’élargir les connaissances nécessaires à la gestion de nos fabuleuses ressources naturelles, pour McGill, le Québec ne s’arrête pas au 52e parallèle. Voici quelques exemples des initiatives de l’Université.

  1. Le Dr Paul Brassard, professeur adjoint aux départements de médecine, d’épidémiologie et de biostatistique, participe à la lutte contre les maladies infectieuses. De concert avec la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik, il s’attache à retracer l’histoire naturelle de l’infection causée par le papillomavirus chez les femmes inuites.
  2. Régulièrement, les étudiants de l’École d’urbanisme se penchent sur les enjeux touchant les régions nordiques du Québec. Au nombre des projets récents, mentionnons le plan d’expansion de la nation crie de Wemindji. Ce plan consiste à désigner des lotissements potentiels pour le développement résidentiel au cours des 20 prochaines années.
  3. Le professeur d’anthropologie Colin Scott s’intéresse au savoir des Premières Nations quant à l’exploitation du sol et de l’eau. Depuis 1976, il travaille avec les collectivités cries des régions côtières de la baie James dans le but de se familiariser avec leur approche en gestion des ressources.
  4. Dans le cadre du projet entourant la Réserve de biodiversité Paakumshumwaau-Maatuskaau, Murray Humphries, professeur agrégé en biologie de la faune, collabore avec des trappeurs afin de mieux comprendre le mode d’alimentation et la structure de la population de castors.
  5. Les stages cliniques comptent pour une part importante du programme de maîtrise en ergothérapie de McGill. Dans le cadre de leur formation, les étudiants comme Naajia Isa ont récemment travaillé avec les collectivités cries du Nord pour aider les aînés à rehausser leur autonomie en matière de mobilité.
  6. Parmi les outils auxquels le RUIS McGill fait appel pour fournir des soins et des services de santé spécialisés, la télésanté occupe une place de choix. Bien que la télésanté soit utilisée sur l’ensemble du territoire couvert par le RUIS, c’est dans les 14 villages du Nunavik qu’on y fait le plus appel. Dans cette région – où le service conventionnel à fil est inexistant –, l’arrivée des télécommunications par satellite a ouvert la voie à celle des vidéoconférences. Désormais, ces communautés ne sont plus seulement reliées au sud, mais elles le sont également entre elles. Par exemple, le personnel infirmier qui œuvre en région a de plus en plus recours au système de télésanté afin d’obtenir une consultation en temps réel avec un médecin ou un collègue de l’extérieur.
  7. Les communautés inuites du Nunavik connaissent le taux de croissance démographique le plus élevé au Canada et sont également les plus touchées par les changements climatiques. Cette combinaison de facteurs crée un problème aigu. Professeur adjoint en écologie du paysage, Jeffrey Cardille a participé à une étude sur la communauté de Tasiujaq et sur les répercussions de la fonte du pergélisol sur la stabilité de l’infrastructure.
  8. En 1954, McGill a établi une station de recherche subarctique à Schefferville. Au nombre des projets qu’elle y réalise présentement, mentionnons celui d’Andrew Gonzalez, directeur du Centre de la science de la biodiversité du Québec, qui a choisi les forêts nordiques pour étudier les causes et les conséquences de la perte de la biodiversité ainsi que la stabilité et le fonctionnement des écosystèmes.
  9. Pour la Dre Anne Andermann, il est important de s’assurer que les professionnels de la santé et les responsables des orientations politiques disposent des outils nécessaires pour prendre des décisions éclairées. Consultante auprès du service de santé publique du Conseil cri de la santé, et médecin spécialiste auprès la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits de Santé Canada, elle combine le travail clinique, la recherche et l’enseignement à la pratique en santé publique aux quatre coins du Québec. Elle s’intéresse tout particulièrement à la façon dont les soins primaires peuvent servir à rompre, d’une génération à l’autre, le cycle d’inégalité en santé.
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