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L’exercice physique : puissant antidote au cancer

Un esprit sain dans un corps sain, dit le dicton. Or, qu’en est-il lorsque notre corps vient de subir un choc majeur? Comment remonter une pente qui peut souvent paraître insurmontable, surtout lorsque la force émotive en a pris un coup?

Les recherches que mène Catherine Sabiston, du Département de kinésiologie et d’éducation physique de McGill, visent justement à aider des survivantes d’un cancer du sein à intégrer l’exercice physique à leur vie.

« Les femmes qui reçoivent un diagnostic de cancer du sein ont en moyenne entre 55 et 65 ans. Dans bien des cas, l’exercice physique n’a jamais vraiment fait partie de leur vie. La première étape consiste à voir avec eux les moyens à leur disposition afin de devenir plus active », indique la chercheuse.

Dans son Laboratoire de comportement de santé et d’émotion à McGill, Catherine Sabiston suit pendant un an quelque 200 femmes ayant reçu un diagnostic de cancer du sein et dont les traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie sont terminés. Ne pas avoir été active physiquement avant la maladie fait aussi partie des critères de sélection. L’équipe de la professeure Sabiston évalue l’impact de l’exercice sur leur santé physique mais aussi, sur leur santé psychologique. Tous les trois mois, on évalue leur image corporelle, leur niveau de stress, de dépression et la croissance personnelle que peut avoir générée le traumatisme. Jusqu’à présent, les résultats sont sans équivoque : on note les bienfaits de l’exercice pour chacun des indicateurs.

« Les participantes sont stupéfaites de voir toute l’activité physique qu’elles peuvent incorporer dans une journée. Même de petits changements font une différence. Descendre de l’autobus un ou deux arrêts plus tôt, garer la voiture un peu plus loin du commerce où l’on se rend, voilà de petits pas qui peuvent faire une grande différence », souligne la chercheuse.

En 2009, Catherine Sabiston a développé un autre projet de recherche, celui-ci en collaboration avec la Clinique du sein de l’Institut des cèdres contre le cancer et les centres de conditionnement physique Curves. Cette cohorte au profil semblable – 200 femmes survivantes d’un cancer du sein et sédentaires avant leur diagnostic – suit un programme d’entraînement de 30 minutes développé par la chaîne Curves. Dans ce cas-ci, on cherche à développer l’estime de soi afin que les participantes se sentent capables d’intégrer un programme d’exercice à leur routine de façon durable.

« J’ai vite remarqué une progression dans mon niveau d’énergie globale, a indiqué une participante de 33 ans. Je constate maintenant l’importance de l’exercice physique et ses bienfaits dans plusieurs aspects de ma vie. Je reprends tranquillement le contrôle de mes émotions en plus de retrouver mon corps. Quelle sensation extraordinaire de se savoir survivante d’un cancer, mais quelle sensation encore plus extraordinaire d’avoir de plus en plus d’énergie pour accomplir tout ce qu’il me reste à accomplir! »

Système de santé : mieux gérer pour mieux soigner
Plus que jamais, le Département de langue et littérature françaises de McGill contribue à façonner le paysage littéraire québécois.