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Bien manger pour bien vieillir

Qu’est-ce qui fait que certaines personnes préservent leurs capacités intellectuelles et leur agilité physique en vieillissant, alors que d’autres sont victimes de chutes et de faiblesses dès l’apparition des premières rides?

Alors que le Québec fait face au vieillissement de la population, ces questions deviennent de plus en plus préoccupantes. En étudiant le régime alimentaire de près de 1 800 personnes âgées présentant un bilan de santé positif, la professeure de diététique de l’Université McGill Katherine Gray-Donald et des collègues des universités de Sherbrooke et de Montréal ont trouvé quelques réponses.

Enquête canadienne la plus exhaustive menée à ce jour, l’Étude longitudinale québécoise de recherche sur le vieillissement NuAge a permis de colliger une multitude de données sur les habitudes alimentaires, la santé et le mode de vie. Échelonnée sur quatre ans, l’enquête a réuni des informations grâce auxquelles les chercheurs ont pu démêler les multiples nuances et complexités liées aux répercussions de l’alimentation sur le processus de vieillissement.

Certaines des données confirment les idées reçues. « On parle beaucoup de l’importance de la vitamine D. Et il est vrai que le manque de vitamine D entraîne des problèmes de la fonction motrice », explique la professeure Gray-Donald. Les chercheurs se sont penchés sur le taux sérique de vitamine D chez des sujets en santé faisant partie de trois groupes d’âge; soit 70, 75 et 80 ans. Ils ont constaté que les personnes âgées en bonne santé ne présentent pas de carences importantes en vitamine D. Ces résultats diffèrent de ceux de personnes qui, vivant en résidence supervisée, affichent généralement de très faibles taux de vitamine D.

Une piste serait donc d’encourager les gens à maintenir un apport suffisant en vitamine D pour préserver leur capital santé. Santé Canada recommande d’ailleurs de prendre un supplément de vitamine D à partir de 50 ans. Les résultats de l’étude NuAge soutiennent cette recommandation et en soulignent également l’importance.

L’étude explore également le rôle des protéines, grâce auxquelles les personnes âgées parviennent à préserver leur vitalité. « Nous sommes très intéressés par la perte de poids. Chez les personnes âgées, elle correspond généralement à une perte de masse musculaire, d’où l’émergence d’une certaine fragilité », précise la professeure de diététique. Les chercheurs ont tenté de déterminer quels éléments nutritifs peuvent atténuer la perte de poids et la réponse est sans équivoque : les protéines.

« Il arrive parfois que les personnes âgées aient moins d’appétit, poursuit la chercheuse. Si leurs besoins caloriques sont réduits, le fait de diminuer la prise d’aliments ne pose pas nécessairement problème. Par contre, elles doivent éviter de réduire leur apport en protéines. Par exemple, au lieu de se contenter d’une rôtie avec un café le soir, elles devraient consommer un morceau de fromage ou un yogourt, qui sont tous deux une source de protéines. »

Alors, un supplément de vitamine D ou un morceau de fromage pourraient-ils nous aider à vieillir en santé? Bien sûr, nombre de facteurs entrent en jeu lorsqu’il s’agit de santé. Il est néanmoins vrai que la mise en pratique de quelques recommandations toutes simples peut faire partie de la solution pour préserver la force et l’agilité de nos personnes âgées.

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