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Le docteur vous attend

Anne Zaharia – dont la mère est médecin augmentation du nombre de malades chroniques.

de famille et le père chirurgien – a eu l’occasion de poser un regard privilégié sur deux facettes très différentes de la profession médicale. Néanmoins, au moment de faire son entrée à la Faculté de médecine, la Montréalaise ne savait pas vers quelle spécialité se diriger. « Quand j’ai commencé le travail clinique, le choix s’est résumé à la médecine interne ou familiale. Dans les deux cas, il faut prodiguer des soins de première ligne, ce qui est important pour moi », déclare la jeune femme de 25 ans qui entreprend sa deuxième année de résidence au Centre hospitalier de St. Mary, à Montréal, l’un des quatre hôpitaux d’enseignement affiliés à McGill.

Finalement, Anne Zaharia a opté pour la polyvalence de la médecine familiale, qui lui permet de tisser des liens étroits avec ses patients. « En médecine familiale, nous devons avoir une vue d’ensemble. Qui est cette personne? Que se passe-t-il dans sa vie? »

Le choix d’Anne Zaharia gagne en popularité. En effet, grâce aux efforts déployés par la Faculté pour valoriser cette spécialité, le nombre d’étudiants mcgillois qui choisissent la médecine familiale a plus que de doublé en dix ans. « McGill est reconnue comme un haut lieu de la recherche scientifique fondamentale, et cette discipline y occupera toujours une place très importante », affirme le docteur David Eidelman, nommé vice- principal (Santé et affaires médicales) et doyen de la Faculté de médecine en janvier 2012. « Toutefois, le vieillissement de la population entraîne une augmentation du nombre de malades chroniques. Au Québec, le taux de natalité étant par ailleurs à la hausse, les besoins de première ligne ne cessent de croître. Bien que nous ayons toujours eu de très bons candidats en médecine familiale, cette spécialité est maintenant une priorité. »

L’année dernière, les initiatives visant à « orienter les activités de la Faculté afin qu’elles soient mieux arrimées aux besoins de la population qu’elle dessert », comme l’affirme le docteur Eidelman, se sont poursuivies. Le renforcement des programmes de médecine familiale constitue un aspect important de cette nouvelle orientation. Ainsi, le Programme d’externat intégré au Campus santé Outaouais, créé pour répondre à la demande de la communauté, a pris de l’expansion, tout comme le Programme de résidence de McGill sur ce campus, et offre aux étudiants une formation approfondie, en français, dans des hôpitaux locaux, tout en les encourageant à entreprendre une carrière dans la région.

Par ailleurs, la Faculté se prépare à lancer en 2013-2014 un nouveau cursus visant à exposer les étudiants à la médecine familiale de façon concrète dès la première année. Ce cursus vise également à favoriser l’établissement de liens étroits entre tous les professionnels de la santé de la Faculté, notamment les infirmières, les physiothérapeutes, les ergothérapeutes et les orthophonistes.

La recherche axée sur le patient constitue également l’une des priorités de la Faculté de médecine. Le programme de maîtrise permet aux médecins de famille d’acquérir une formation en recherche sur les soins aux patients et d’amorcer une réflexion sur la manière de faire évoluer l’exercice de la médecine. Dans certains cas, une infirmière peut-elle prodiguer des soins plus rapidement? Comment pouvons-nous éviter que les patients âgés ne se rendent inutilement aux urgences? Les réponses ne sont pas simples. « Pourtant, ces questions sont tout aussi importantes que celles traitant du rôle de certains gènes dans l’apparition de certaines maladies », estime le docteur Eidelman. « En recherche et en travail clinique, la médecine familiale touche la vie des gens de manière très directe et c’est ce qui la rend si valorisante. »

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