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La paix par l’autonomisation

Que peuvent bien avoir en commun des écoles accessibles en fauteuil roulant en Palestine, des programmes de microfinance pour les femmes de Jordanie et l’électrification de communautés rurales éloignées en Israël? Toutes ces initiatives ont vu le jour grâce au Réseau International D’action Communautaire (RIAC).

Jim Torczyner, professeur à l’École de service social de McGill, a fondé le PMMO il y a plus de dix ans, convaincu que l’autonomisation et la promotion de l’égalité et de la société civile au sein des communautés les plus touchées par les conflits et la précarité économique étaient des moteurs décisifs de changement social et pouvaient permettre aux différents interlocuteurs de trouver un terrain d’entente.

Avec l’aide d’institutions partenaires palestiniennes, jordaniennes et israéliennes, mues par un engagement commun en faveur de la justice sociale, ce programme a établi onze centres d’intervention communautaire fondée sur les droits dans les zones les plus pauvres de la région. Dans ces centres, les plus démunis peuvent consulter des avocats et des travailleurs sociaux, souvent diplômés de McGill, pour obtenir de l’aide dans des domaines aussi variés que le logement, le revenu et l’éducation. On les informe de leurs droits et on les invite à prendre une part active à l’évolution de leur société.

Cette approche fondée sur les droits consiste à travailler avec les membres de la société civile, plutôt que pour eux. Le secret, explique le professeur Torczyner, est de donner aux populations concernées les compétences et les outils dont elles ont besoin pour se prendre en main. « Les personnes qui fréquentent ces centres sont tout à fait capables de faire valoir leurs droits, elles ont juste besoin de conseils et des connaissances nécessaires. »

Les centres desservent aujourd’hui plus de 120 000 personnes par année et affichent un remarquable palmarès de réussite. « La notion de service social fondé sur les droits  était inconnue dans la région avant la création de ces centres », explique Jim Torczyner. « Aujourd’hui, d’autres organismes nous demandent de leur montrer comment faire. »

Pour mener à bien sa mission innovante, le PMMO a bénéficié de subventions de l’Agence canadienne de développement international, du gouvernement du Québec et de donateurs privés.

« Le PMMO témoigne véritablement de ce qu’une université comme McGill peut accomplir en matière de résolution de problèmes si l’on y met le meilleur de nos esprits et de nos cœurs », explique Jim Torczyner. « McGill reconnaît et valorise le service public et incite ses universitaires à aller sur le terrain pour changer le monde et elle est réputée dans le monde entier pour cela. »

 

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