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De futurs ingénieurs s’attaquent aux problèmes d’aujourd’hui

Un village du Malawi n’a pas accès à l’eau potable. Un fermier de Zambie n’a aucun moyen de vendre ses récoltes. Un enfant malade du Ghana ne peut se rendre au dispensaire local.

« Ce qui définit Ingénieurs sans frontières (ISF), c’est l’application de la démarche propre au génie à la résolution de tels problèmes », explique Jonathan Verrett, étudiant en génie chimique et responsable de la section ISF de McGill, sur le campus du centre-ville. « C’est poser un regard critique sur le monde et  essayer de voir en quoi nos compétences peuvent être utiles. »

Les membres de la section ISF de McGill s’emploient inlassablement à recueillir des fonds et  à sensibiliser différents publics à leurs actions en organisant des activités comme des ventes de café équitable et des défilés de mode privilégiant des marques socialement responsables. Avec les fonds qu’ils recueillent, les étudiants de la section de McGill dépêchent des bénévoles (appelés « Junior Fellows ») dans des pays africains pour participer à des projets destinés à apporter des solutions durables aux causes fondamentales de la pauvreté.

L’un de ces bénévoles, Carlo Primiani, est récemment allé au Ghana participer à la formation d’employés du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture afin qu’ils puissent collaborer avec des agriculteurs à la planification des récoltes. L’objectif de cette formation était d’apprendre aux agriculteurs à faire des choix informés pour pouvoir passer d’une exploitation agricole de survie et de subsistance vers une exploitation destinée à leur assurer une source durable de revenus.

« Le soja, par exemple, n’est pas nécessairement plus rentable que les autres cultures, mais il peut l‘être. L’objectif pour l’agriculteur et l’employé du ministère est de nouer une collaboration pour déterminer si cette culture représente pour l’agriculteur la meilleure stratégie à suivre pour l’année à venir », explique Carlo Primiani. « Ingénieurs sans frontières ne distribue pas de brochures, mais apporte aux populations les outils dont elles ont besoin pour briser elles-mêmes le cycle de la pauvreté. Nous essayons de donner aux gens les moyens de penser autrement et de se prendre en main. »

L’intérêt pour la section de McGill n’a cessé de croître depuis sa création en 2001, en grande partie grâce à l’enthousiasme des bénévoles  qui reviennent de mission, selon Jonathan Verrett. « Ils reviennent de l’étranger et parlent de leur expérience », explique-t-il. « Ils tiennent vraiment à raconter ce qu’ils ont fait et vu, et en incitent d’autres à participer. »

Mme si la section de McGill n’est que l’une des 29 sections d’Ingénieurs sans frontières que compte le Canada, elle est loin de se fondre dans la masse. Elle a en effet été désignée Section de l’année 2009 par le Bureau national d’ISF, et elle a la réputation de toujours surperformer.

« McGill a moins d’étudiants que les établissements d’autres sections comme l’Université de Colombie-Britannique ou l’Université de Toronto. Malgré tout, nous parvenons à recruter de nombreux bénévoles et nous excellons dans nos domaines d’intervention », explique Jonathan Verrett. « Cela prouve à quel point la communauté étudiante de McGill est bien décidée à changer le monde. »

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