Le roman écrase, dans le monde littéraire, tous les autres genres, en popularité comme en ventes. Pour cerner le phénomène au Québec, Michel Biron, prof de littérature à McGill, cisèle, en une centaine de pages, une histoire analytique du roman québécois.
Le roman écrase, dans le monde littéraire, tous les autres
genres, en popularité comme en ventes. Pour cerner le phénomène au
Québec, Michel Biron, prof de littérature à
McGill, cisèle, en une centaine de pages, une histoire analytique
du roman québécois.
Depuis L'influence d'un livre de Philippe Aubert de Gaspé fils,
en 1837, considéré comme le premier roman canadien-français, depuis
les balbutiements qui oscillent entre le conte et l'histoire, Biron
tisse un fil, passe par l'explosion romanesque des années 1960
jusqu'à aujourd'hui.
Pour Biron, la « fiction contemporaine ne cherche plus à opposer
la marge au centre comme pouvait le faire le roman des années 1960
: elle procède par ajouts, elle s'installe en bordure du monde,
partout où il y a des seuils, des zones intermédiaires, des
entre-deux, là où les choses commencent et finissent, là où les
catégories sociales se croisent et se superposent, là où le
personnage fait corps avec ce qui l'entoure pour mieux l'arracher
au temps unifié de l'Histoire. »