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Produire de l’eau saine en situation d’urgence

Nouvelles

Publié: 23 Fév 2011

Des chercheurs de l’Université McGill ont mis au point un procédé innovateur et économique pour filtrer l’eau au moyen de nanoparticules d’argent

Des chercheurs de l’Université McGill ont mis au point un procédé innovateur et économique pour filtrer l’eau au moyen de nanoparticules d’argent

Les catastrophes naturelles, telles que les inondations, les tsunamis et les tremblements de terre, entraînent souvent la propagation de maladies comme la gastroentérite, la lambliase et même le choléra en raison d’une pénurie immédiate d’eau potable. Aujourd’hui, des chercheurs en chimie de l’Université McGill ont franchi un pas important dans la réalisation d’un filtre papier économique et portatif recouvert de nanoparticules d’argent, utilisable sur les lieux sinistrés.

« On utilise l’argent pour assainir l’eau depuis très longtemps. Les Grecs et les Romains conservaient leur eau dans des cruches d’argent », nous dit le professeur Derek Gray, du Département de chimie de l’Université McGill. Mais, bien que l’on utilise l’argent pour éliminer les bactéries dans toute une variété de contextes, des pansements aux chaussettes antibactériennes, on ne l’a jamais utilisé systématiquement pour purifier l’eau auparavant. « C’est parce que cela semblait trop simple », affirme le professeur Gray.

L’équipe du professeur Gray, dont l’étudiante de troisième cycle Theresa Dankovich, a recouvert des feuilles de papier poreux, absorbant et épais (0,5 mm), de la taille de la main, de nanoparticules d’argent, puis a répandu dessus des bactéries vivantes. « Vu au moyen d’un microscope électronique, le papier semble recouvert de pois d’argent », nous dit Madame Dankovich, « et ce qui est formidable, c’est que les nanoparticules d’argent adhèrent au papier, même si l’eau contaminée le traverse ». Le résultat est convaincant. Même si le papier n’est recouvert que d’une faible quantité d’argent (5,9 mg par gramme de papier sec), le filtre parvient à tuer pratiquement toutes les bactéries et à produire une eau qui satisfait aux normes établies par l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis.

On n’envisage pas d’utiliser ce filtre pour le traitement quotidien de l’eau. Il s’agit plutôt d’un dispositif d’urgence rapide que l’on utilisera à échelle réduite sur les lieux de sinistres. « Le filtre est efficace en laboratoire, nous dit le professeur Gray, mais il faut le perfectionner et en faire l’essai sur le terrain. »

La recherche a été financée par le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et les travaux sont réalisés dans le cadre du NSERC Sentinel Bioactive Paper Network [Réseau Sentinel sur le papier bioactif du CRSNG].

Les résultats de la recherche ont récemment été publiés dans le Journal of Environmental Science & Technology. Pour obtenir un résumé de l’article (en anglais), visitez le site : http://pubs.acs.org/doi/full/10.1021/es103302t

Pour de plus amples renseignements au sujet du laboratoire de Derek Gray, visitez le site : http://www.mcgill.ca/pprc/members/gray/

L’article complet est disponible sur demande.

Coordonnées

Contact: Katherine Gombay
Organisation: Services des relations avec les médias, Université McGill
Courriel:
Téléphone au bureau: 514 398-2189
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