L’humanité a besoin de denrées alimentaires et de carburant. Le Réseau des cultures vertes cherche à concilier ces deux exigences (en limitant les émissions de gaz à effet de serre).
Le professeur Don Smith, directeur du Département de phytologie
de McGill et directeur scientifique du Réseau des cultures vertes,
n’est pas homme à mâcher ses mots. « Un jour ou l’autre, il faudra
qu’on se demande si notre planète peut véritablement accueillir six
milliards d’habitants. Je crois que ce moment est venu. »
L’humanité consomme des quantités sans cesse croissantes de
denrées alimentaires et de carburant. Alors qu’elle a choisi de se
tourner vers les ressources végétales en vue de les substituer aux
sources d’énergie fossile, les éléments nécessaires à la vie
végétale tendent de plus en plus à se raréfier. « Les réserves
planétaires en phosphore s’amenuisent à un rythme alarmant, fait
remarquer le Pr Smith, or, pour cultiver, il faut du phosphore. »
Le phosphore n’est que la pointe de l’iceberg, tant il est vrai que
l’eau, l’énergie et les micronutriments, comme le cuivre et le
zinc, se font aussi de plus en plus rares.