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Les étudiants internationaux essentiels à la prospérité

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Les universités doivent toutefois être appuyées davantage dans leurs efforts de recrutement et d’accueil d’étudiants étrangers, estime Heather Munroe-Blum, la principale de McGill
Publié: 19 Oct 2012

Le Québec doit se doter d’une stratégie claire afin de faire du Québec une destination d’études de choix pour les étudiants internationaux, s’il veut accroître sa capacité d’innovation et de productivité. C'est le message qu’a lancé aujourd’hui Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l’Université McGill, lors d’un déjeuner-conférence du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

« Nous avons besoin de tous les étudiants talentueux que nous pouvons attirer », a indiqué Mme Munroe-Blum, soulignant qu’à cet égard, le Québec subit une forte concurrence de la part de pays en émergence mais également, d’autres provinces canadiennes.  « La part du Québec sur l’ensemble des étudiants internationaux au Canada a baissé de 33 à 25 pour cent entre 2001 et 2010, alors que celle de la Colombie-Britannique a grimpé de 10 à près de 20 pour cent. »

Les avantages du recrutement d’étudiants internationaux sont nombreux, à commencer par leur apport à l’économie, a-t-elle ajouté. Par exemple, l’accueil d’étudiants étrangers au Canada rapporte huit milliards de dollars par année. Et selon la Conférence régionale des élus, un tiers des étudiants étrangers qu’accueille le Québec s’installe ici après leurs études. 

« Un bel exemple en est Aldo Bensadoun, originaire du Maroc et diplômé de McGill, qui gère aujourd’hui une multinationale québécoise qui exploite près de 1 000 magasins de chaussures dans 66 pays. »

La principale de McGill a toutefois déploré qu’il n’existe actuellement aucune reconnaissance des coûts qu’entraînent le recrutement et l’accueil des étudiants venant de l’extérieur du Québec. Même si ceux-ci paient des droits de scolarité plus élevés que les étudiants québécois, les universités ne conservent que l’équivalent des droits québécois. La différence – 55 millions de dollars par année dans le cas de McGill – est remise au gouvernement du Québec et ensuite redistribuée à l’ensemble du réseau universitaire québécois.

« Les universités à fort potentiel international se voient ainsi privées de sommes importantes qui devraient leur revenir. Ce n’est pas une invitation à en faire davantage », a-t-elle ajoutéMme Munroe-Blum a demandé au gouvernement du Québec d’inscrire la qualité des programmes, la recherche et le recrutement international à l’ordre du jour du sommet sur l’éducation supérieure à venir : « Le Québec est bien placé pour remporter la course aux talents internationaux s’il agit rapidement, de manière concurrentielle et avec confiance », a-t-elle conclu.

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