Le ruban rose est mis à mal dans le film L'industrie du ruban rose de Léa Pool, tourné en grande partie aux États-Unis.
Le ruban rose est mis à mal dans le film L'industrie du ruban
rose de Léa Pool, tourné en grande partie aux États-Unis. On y
dénonce le "pinkwashing", la culture rose bonbon liée au cancer du
sein et le manque de recherche en prévention en raison du poids de
l'industrie pharmaceutique. Au Québec aussi, on achète rose. On
marche rose. On court rose. Doit-on cesser de le faire?
Selon Léa Pool, il faut plutôt cesser de croire qu'en "achetant
du papier hygiénique rose, nous faisons ce qu'il y a à faire".
Acheter rose, peut-être, mais pas aveuglément. "On voit beaucoup de
rose, il peut y avoir des dérapages, reconnaît Nathalie Le Prohon,
présidente de la Fondation du cancer du sein du Québec. On doit
s'assurer, comme consommateur, que l'entreprise qui met en marché
le produit remet les sommes amassées à un organisme reconnu."
"Il y aura toujours des cancers, cela est inévitable. C'est
biologique, souligne Michel L. Tremblay,
directeur du Centre de recherche sur le cancer Rosalind et Morris
Goodman de l'Université McGill. Qu'on le veuille ou non, plus de
50% des cancers se produiront inévitablement, même si vous avez le
meilleur environnement de vie, la meilleure condition physique et
la meilleure alimentation. Il faut donc trouver des façons de le
détecter rapidement, d'identifier les cibles et de trouver de
nouveaux médicaments. J'inclus ici la création de nouveaux vaccins
anticancer."