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Empêcher tous les hommes homosexuels de donner du sang est anti-scientifique et injustifié, affirment des pionniers de la recherche sur le sida

Nouvelles

Publié: 25 Mai 2010

Drs Mark Wainberg et Norbert Gilmore demandent un changement de politique

Drs Mark Wainberg et Norbert Gilmore demandent un changement de politique

Depuis 1983, les banques de sang du Canada, des États-Unis et de nombreuses autres nations industrialisées refusent les dons de sang des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes. Bien qu'une interdiction totale était alors justifiée sur les plans scientifique et éthique, en 2010, cette mesure n'a plus de sens, affirment des pionniers de la recherche sur le sida, Drs Mark Wainberg et Norbert Gilmore dans un article qui paraîtra le 25 mai dans le Journal de l'Association médicale canadienne.

Dr Wainberg dirige le programme de recherche sur le VIH de l'Institut Lady Davis de recherches médicales (ILD) de l'Hôpital général juif et est un des codécouvreurs du 3TC, un des premiers médicaments reconnus efficaces contre le VIH. Il dirige de plus le Centre du sida de l'Université McGill, basé à l'ILD. Dr Gilmore est professeur à la Faculté de médecine et au Centre de médecine, d'éthique et de droit de McGill ainsi que clinicien au Centre universitaire de santé McGill.

« L'interdiction de 1983 a perduré en raison, malheureusement, du grand nombre de personnes qui, au début des années 80, ont contracté le VIH lors d'une transfusion sanguine. Celles-ci exercent beaucoup de pression sur les banques de sang pour maintenir l'interdiction, explique Dr Wainberg. Bien que l'on sympathise avec ces personnes, l'interdiction n'a plus sa raison d'être en 2010 et en a de moins en moins avec les années. »

Dans l'article, Drs Wainberg et Gilmore préconisent de permettre aux hommes homosexuels qui vivent une relation monogame à long terme stable de donner du sang, tandis que l'interdiction serait maintenue pour ceux qui ont de multiples partenaires sexuels. Il rappelle toutefois que les hétérosexuels qui ont plusieurs partenaires ne sont présentement écartés que pour une année.

« D'autres juridictions, comme l'Australie, ont déjà remplacé l'interdiction à vie par une politique plus équilibrée et réaliste, et j'estime qu'il est temps que le Canada et les États-Unis en fassent autant, affirme Dr Gilmore. Avec la technologie moderne, il est presque impossible que le VIH passe par les mailles du filet, et l'interdiction totale constitue un énorme boulet pour les banques et la réserve de sang. Les pénuries de sang à répétition ne se produiraient peut-être pas si la politique était plus raisonnable. »

« Le dossier comporte un élément de justice sociale qui déborde de la communauté homosexuelle, poursuit Dr Wainberg. Une politique discriminatoire non justifiée par la science mène à la controverse. Il y a eu des protestations et des boycotts des collectes de sang sur les campus canadiens. Je crois donc que les banques de sang seraient mieux d'être d'accord avec nous. Honnêtement, je soupçonne, que plusieurs le sont déjà, en privé. »

Article de Dr Wainberg’s sur le site du JAMC : http://www.cmaj.ca/cgi/doi/10.1503/cmaj.091476

 

Au sujet de l’Institut Lady Davis de recherches médicales de l’Hôpital général juif

Situé à Montréal au Québec, l’Institut Lady Davis de recherches médicales constitue l’organe de recherche de l’Hôpital général juif et entretient des liens étroits avec l’Université McGill. Avec plus de 150 chercheurs affiliés, l’Institut est un des plus importants centres de recherche biomédicale du Québec, voire du Canada. Ses chercheurs ont réalisé des percées majeures dans les domaines du VIH et du sida, du vieillissement, du cancer, des maladies vasculaires, de l’épidémiologie et de la psychosociologie. De ce fait, ceux-ci contribuent à la santé et au mieux-être de millions de patients montréalais, québécois et étrangers.

Au sujet de l’Hôpital général juif

Maintenant dans sa 75e année de soins pour tous, l’Hôpital est à l’origine de soins médicaux supérieurs pour des générations de patients de toutes les origines. Un des plus gros et des plus fréquentés hôpitaux de soins de courte durée du Québec, il s’efforce d’améliorer la qualité des soins pour tous les Québécois, en partenariat avec le réseau de santé provincial. En cette année anniversaire, l’Hôpital a repris son engagement de prodiguer aux patients les meilleurs soins possibles dans un milieu propre, sécuritaire et humain. Il est en mesure d’offrir ces services médicaux novateurs en consolidant son rôle d’hôpital d’enseignement de l’Université McGill, en agrandissant et en modernisant ses installations ainsi qu’en poursuivant des recherches de pointe à l’Institut Lady Davis de recherches médicales (site web : jgh.ca).

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