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Des fouilles dans la savane québécoise

Nouvelles

Publié: 15 Oct 2007

Des étudiants en archéologie de McGill fouillent un cimetière d'animaux au Parc Safari

Des étudiants d'un cours d'archéologie unique à l'Université McGill passent leurs vendredis après-midis enfoncés jusqu'aux chevilles dans la boue et les marécages, et – quand ils ont de la chance – ils tombent sur des ossements de rhinocéros ou de watusi. Les 17 étudiants profitent de l'occasion exceptionnelle de faire des fouilles dans les cimetières d'animaux du Parc Safari, un zoo d'animaux exotiques à Hemmingford, au Québec. Leurs efforts seront largement récompensés lorsqu'ils découvriront les restes de Magic, un éléphant africain mâle mort et enterré il y a sept ans.

Ce cours unique, Méthodes de terrain en archéologie, a vu le jour lorsque des représentants du zoo d'animaux exotiques, situé à environ 60 km de Montréal, ont fait à M. André Costopoulos, professeur d'anthropologie à McGill, une proposition très intéressante pour toutes les parties prenantes. « Le parc veut exposer les ossements à des fins éducatives et, pour nous, c'est une excellente occasion d'offrir de l'expérience sur le terrain, explique le professeur Costopoulos. « Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance d'exhumer un éléphant et d'apprendre aux étudiants à dégager des animaux exotiques, et tout cela à moins d'une heure de Montréal. »

Jusqu'ici, les travaux ont consisté à mettre en place une série de sondages pilotes d'environ 50 cm de diamètre, éloignés les uns des autres de 5 m. Chaque ossement trouvé a de quoi réjouir les étudiants – et les émerveiller, puisque certains des squelettes sont antérieurs aux souvenirs institutionnels du zoo, selon son directeur, M. Patrice Denault, qui a indiqué que des macaques, des zèbres, des girafes et une variété d'autres espèces ont été enterrés au fil des ans.

Les étudiants ont découvert récemment les restes du rhinocéros Alice dans l'un des deux cimetières qu'utilise le Parc Safari, ainsi que les restes d'un watusi – une espèce bovine d'Afrique à longues cornes impressionnantes. Cette deuxième découverte a été pour eux un moment magique : lorsqu'ils ont dégagé les cornes du watusi, ils ont cru avoir trouvé la poule aux œufs d'or!

« Nous avons trouvé ce qui ressemblait à une défense, mais en fait les défenses sont enlevées avant que l'animal ne soit enterré », a expliqué le professeur Costopoulos, avant d'ajouter que l'équipe avait aussi trouvé une mâchoire de singe et d'autres petits ossements. Les fouilles se poursuivront jusqu'au gel du sol et reprendront au printemps. « Je pense que nous travaillerons ici très longtemps, a-t-il dit. Il nous faudra plusieurs mois seulement pour trouver et dégager l'éléphant et, par la suite, il nous restera encore des années de travail à faire. »

Sur le Web (en anglais): McGill Reporter

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