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De la Révolution verte au vert éternel

Nouvelles

Publié: 4 Fév 2010

Cultiver est une chose, encore faut-il que les récoltes parviennent au marché sans trop de gaspillage. Découvrez dans cet article les innovations imaginées par le professeur de génie des bioressources Vijaya Raghavan pour améliorer les techniques de gestion postrécolte en Inde.

Lorsque Vijaya Raghavan est arrivé au Canada il y a quarante ans pour y poursuivre des études en génie agricole, la « Révolution verte » indienne (1967-1978) était en marche depuis déjà deux ans. Mise en oeuvre pour éviter une autre crise alimentaire comme celle qui a causé la mort de quatre millions de personnes dans l’est de l’Inde en 1943, cette révolution a été marquée par l’expansion des terres agricoles, l’introduction de la double culture (deux récoltes provenant de deux plantations effectuées la même année sur le même terrain) et l’utilisation de variétés de semences génétiquement modifiées.

La production alimentaire de l’Inde a alors explosé, non sans s’accompagner d’une tendance plutôt inquiétante aux yeux de Vijaya Raghavan : plus la production alimentaire augmentait, plus les pertes pendant la récolte étaient importantes. Le futur professeur a donc décidé de mettre sa carrière de chercheur au service de l’élaboration de solutions pour son pays natal, découvrant au passage que celles-ci pourraient avoir une importance capitale à l’échelle mondiale. C’est ainsi que dans son petit bureau de McGill, il a constitué un corpus de connaissances précieuses et utiles aux pays en développement plongés dans la quasi-ignorance des techniques postrécolte. Ses recherches l’ont conduit tout naturellement en Inde, mais aussi en Chine, en Malaisie, en Thaïlande, au Brésil, au Costa Rica et dans plusieurs pays africains. Leur impact a été immense, comme il a pu le constater lors d’un récent voyage en Inde. Village après village, il a recueilli des témoignages de réussite, d’idées nouvelles et surtout perçu les accents du bonheur dans la voix de ses interlocuteurs. Car ceux-ci peuvent aujourd’hui envoyer leurs enfants à l’école le ventre plein et envisager l’avenir avec plus d’optimisme.

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